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Le bleuet et le raisin de cuve dominent la production de fruits en constante évolution. En 2006, la superficie consacrée aux fruits totalisait près de 272 000 acres, une hausse de 5 % par rapport à 2001.
Les bleuets, qui ont la réputation d’être riches en antioxydants efficaces pour lutter contre le cancer, se retrouvent dans toutes sortes de produits transformés et sur de plus en plus de terres agricoles : de 2001 à 2006, la superficie consacrée aux bleuets a augmenté de 17 % pour s’établir à 127 000 acres.
Le Québec a accru sa superficie consacrée à la culture de bleuets de 25 % entre les deux recensements, soit à près de 42 000 acres. Cette croissance a repoussé en deuxième place la Nouvelle-Écosse (augmentation de 3 %) suivie du Nouveau‑Brunswick et de la Colombie-Britannique.
Le succès des vins canadiens a entraîné une hausse du nombre de vignobles, surtout en Ontario et en Colombie-Britannique, mais aussi au Québec et dans les Maritimes, à moindre échelle. En 2006, la superficie consacrée aux raisins a atteint 30 000 acres, en hausse de 15 % par rapport à 2001. Les raisins de cuve, dont les variétés conviennent souvent aux climats frais, sont maintenant plantés dans des régions comme la Montérégie (Québec), le comté de Prince Edward (Ontario), la vallée de l’Annapolis (Nouvelle-Écosse) et l’île de Vancouver.
La culture des pommes et d’autres fruits de verger était traditionnellement florissante dans ces régions, mais les pomiculteurs ont souffert durant la première moitié de la décennie. La superficie de culture de pommiers a chuté de 14 % au pays de 2001 à 2006, pour s’établir à moins de 55 000 acres : la concurrence étrangère et l’évolution des goûts des consommateurs ont joué un rôle dans le déclin.
Pour les autres fruiticulteurs, la superficie consacrée aux fraises a baissé de 13 % entre les recensements et celle de framboises, de 5 %. La canneberge connaît toutefois la même vague de popularité axée sur la santé que le bleuet, et la superficie de sa culture a augmenté de 13 % de 2001 à 2006.