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    Culture, tourisme et Centre de la statistique de l'éducation

    Différer les études postsecondaires : qui le fait et pendant combien de temps?

    Section 6 : Limites et analyses futures

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    Le présent rapport donne un premier aperçu du moment où les diplômés du secondaire au Canada entreprennent un premier programme d'EPS. Il est destiné à servir de base utile aux travaux futurs qui pourraient étudier la question plus en détail. Trois limites de la présente étude devraient être examinées dans ces travaux : les activités menées pendant l'année de pause, le type d'établissement où sont menées les premières EPS et l'absence de certaines variables de contrôle importantes.

    Une importante voie de recherche pour l'avenir serait l'examen des types d'activités que les élèves effectuent pendant la période de pause. Le temps passé hors de l'école était-il « productif »? Ceux qui reportent leurs EPS travaillaient-ils? Dans l'affirmative, occupaient-ils des emplois de qualité? S'ils ne travaillaient pas, que faisaient-ils? Étaient-ils en voyage? Si oui, que faisaient-ils en voyage? Par exemple, s'agissait-il de voyages organisés? Travaillaient-ils à l'étranger?

    Ce sont là des questions importantes auxquelles les données de l'EJET ne peuvent répondre que partiellement. Par exemple, en utilisant les variables sur les activités mensuelles de l'EJET, il devrait être possible de déterminer les habitudes de travail de la majorité des diplômés du secondaire qui n'avaient pas entrepris d'EPS immédiatement après le secondaire. Nous ne disposons d'aucun renseignement sur les autres activités possibles des diplômés du secondaire pendant les mois passés hors de l'école. Les renseignements sur l'emploi sont toutefois importants, car ils nous permettent de jeter de la lumière sur les premières expériences sur le marché du travail et de savoir si les jeunes participaient à une activité productive hors de l'école. Ces variables sur l'emploi ne nous disent cependant pas si les diplômés du secondaire avaient tiré des leçons de leur expérience et si celles-ci avaient été bénéfiques sous l'angle d'une plus grande maturité (Heath, 2007). Une enquête plus spécialisée serait nécessaire pour réunir ce type de données.

    Le lien entre le report des EPS et le type d'établissement d'enseignement postsecondaire où sont suivies les premières EPS constituerait un autre sujet de recherche. Il existe une grande hétérogénéité entre les universités, les collèges, les écoles de métiers et les écoles techniques relativement aux conditions d'admissibilité et aux éventuels résultats sur le marché du travail. Il peut y avoir des délais de différentes longueurs selon le type d'EPS poursuivies après la période de pause. Par exemple, les diplômés du secondaire qui fréquentent l'université doivent habituellement consacrer plus de temps et d'argent à leurs études que ceux qui fréquentent un collège, puisque les programmes universitaires ont tendance à être plus longs et plus coûteux. Il s'ensuit que ceux qui se dirigent vers l'université et qui doivent travailler pendant la période de pause peuvent passer plus de temps en dehors du système d'éducation que ceux qui poursuivent des études collégiales. Les données de l'EJET sur le type d'établissement où est suivi le premier programme d'EPS se trouvent dans les listes d'établissements et de programmes, mises à jour pour tous les cycles de l'enquête. L'utilisation de ces renseignements permettrait de réaliser des analyses à l'aide de la méthode du « risque concurrent ». Dans le cadre de cette méthode, différents types d'établissements d'enseignement postsecondaire sont considérés comme étant en concurrence, car ils s sont mutuellement exclusifs, c'est-à-dire qu'un seul type de transition peut se produire à un moment donné dans le temps.

    Enfin, les recherches futures pourraient comprendre certaines variables de contrôle qui n'ont pas été prises en considération dans la présente analyse. Par exemple, les notes ont été utilisées comme une mesure des aptitudes scolaires, même s'il s'agit de données autodéclarées pouvant être sujettes à des biais (Maxwell et Lopus, 1994). Il aurait mieux valu utiliser les scores obtenus aux tests scolaires objectifs sur divers sujets. Ainsi, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) comprend les résultats à trois tests objectifs sur la lecture, les mathématiques et les sciences. Au Canada, le PISA est lié à la cohorte des jeunes de 15 ans de l'EJET (Bushnik, Barr-Telford et Bussière, 2004; Bussière, Cartwright, Crocker, Ma, Oderkirk et Zhang, 2001). Ces mesures, notamment l'évaluation de la lecture, ont été largement utilisées. Par exemple, Knighton et Bussière (2006) ont constaté que des résultats élevés en lecture à l'âge de 15 ans étaient fortement corrélés à une plus grande probabilité d'obtenir un DES et à une plus grande probabilité de s'inscrire à un établissement d'enseignement postsecondaire avant l'âge de 19 ans. Le lien entre les résultats obtenus aux tests et la probabilité de différer les EPS serait probablement le même que celui constaté dans la présente étude en utilisant les notes. Cela demeure toutefois une piste intéressante de recherche pour l'avenir.

    La distance entre l'école secondaire et l'établissement d'enseignement postsecondaire pourrait être une autre mesure utile pour les analyses futures. Frenette (2006), par exemple, a constaté que les jeunes adultes qui vivent trop loin d'une université pour faire quotidiennement l'aller-retour étaient moins susceptibles de fréquenter l'université. Dans le présent document, le seul facteur pouvant se rapprocher de ce concept est la taille de la population de la collectivité dans laquelle le répondant vivait, qui indiquait que les jeunes des régions plus peuplées étaient moins susceptibles de différer leurs EPS. Ainsi, une plus grande distance de l'université serait probablement un facteur qui contribuerait aussi à différer le moment où l'élève s'inscrit à un premier programme d'EPS.

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