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Minorités de langue officielle

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Au Canada, les membres des minorités de langue officielle sont les francophones vivant hors Québec, où la langue anglaise est prédominante, et les anglophones vivant au Québec dans une majorité française. Dans la Loi sur les langues officielles de 1988, le gouvernement s’engage « à favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada ».

En 2006, 8 % de la population québécoise avait l’anglais pour langue maternelle et 4 % de la population canadienne hors Québec, le français.

Selon l’Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle de 2006, la plupart des adultes francophones vivant hors Québec (78 %) et des adultes anglophones du Québec (87 %) estiment que l’usage de leur langue dans leur vie quotidienne est important. La plupart des francophones hors Québec et des anglophones du Québec accordent de l’importance au respect de leurs droits en ce qui concerne, par exemple, l’accès à l’éducation ou aux services fédéraux. Toutefois, l’importance accordée à ces droits linguistiques varie — ainsi, 91 % des francophones qui se sentent moins à l’aise en anglais accordent de l’importance à ces droits, comparativement à 79 % des francophones qui se sentent autant à l’aise en français qu’en anglais.

Parmi les adultes francophones à l’extérieur du Québec, 26 % sont d’avis que la présence du français s’est renforcée au cours des dix dernières années, et 20 % croient qu’elle a diminué. Plus de 35 % des anglophones du Québec estiment que la présence de l’anglais a reculé ces dix dernières années.

Les francophones hors Québec semblent généralement optimistes quant au maintien du français dans leur collectivité : seulement 25 % des adultes francophones vivant à l’extérieur du Québec croient que le français perdra du terrain au cours des dix prochaines années. Leurs homologues anglophones du Québec sont plus pessimistes quant à l’avenir de l’anglais dans leur collectivité, 36 % d’entre eux prévoyant un repli de leur langue.