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Statistique des sciences

Édition mai 2008

88-001-X


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Analyse

La forte concurrence au niveau mondial, la nouvelle économie et l’évolution rapide de la technologie ont fait en sorte que la recherche et développement (R-D) constitue une priorité de premier plan pour de nombreux pays, y compris le Canada. Compte tenu de cela, le personnel affecté à la R-D joue un rôle central dans toute stratégie gouvernementale visant à raffermir et à élargir la capacité de R-D du Canada. Cela jette de la lumière sur l’évolution qui a touché le nombre de personnes qui ont mené des activités de R-D au Canada de 1996 à 2005.

Le nombre de personnes ayant des activités de R-D au Canada (c’est-à-dire les chercheurs, techniciens et employés de soutien) a augmenté de 3,8 % entre 2004 et 2005, mais ce taux de croissance est relativement faible si on le compare à celui de 5,3 % enregistré en 2004, ou à la hausse de 9,6 % enregistrée entre 1999 et 2000 (153 350 à 168 130) (tableau 1-1). En 2005, 8 nouveaux employés affectés à la R-D sur 10 (83 %) étaient des chercheurs (tableau 3-2).

Entre 1996 et 2005, le nombre des personnes ayant des activités de R-D a connu une hausse impressionnante de 48,8 %. Cette hausse a été accentuée dans une large mesure par la montée en flèche du nombre de chercheurs (48,4 %) et de techniciens (55,2 %) (tableau 3-2). Les hausses du nombre de chercheurs en sciences naturelles et en génie (55,6 %) ont été à l’origine d’une part importante de l’augmentation du nombre total de chercheurs au cours de cette période (tableau 3-2). Au cours de la même période, quatre nouveaux chercheurs sur cinq en sciences naturelles et en génie travaillaient dans le secteur des entreprises commerciales (tableau 1-41  .

En 2005, le nombre de personnes menant des activités de R-D dans le secteur des entreprises commerciales a augmenté de 2,9 % (environ la moitié du taux de croissance de 5,8 % atteint entre 2003 et 2004) (tableaux 1-1 et 1-4), tandis que le nombre de personnes travaillant dans le secteur de l’enseignement supérieur (le deuxième employeur en importance de personnel affecté à la R-D) a connu une croissance modeste de 4,1 %, un taux plus faible que celui enregistré pour ce secteur entre 2003 et 2004 (5,5 %) (tableaux 1-1 et 1-5).

Qui plus est, le secteur des entreprises commerciales a vu sa part du nombre total de personnes menant des activités de R-D augmenter pour passer de 55 % en 1996 à 64 % en 2005 (tableaux 1-4 et 3-2). Par ailleurs, au cours de la même période, le secteur de l’enseignement supérieur a connu une baisse de sa part de personnel affecté à la R-D, celle-ci étant passée de 32 % en 1996 à 27 % en 2005 (tableaux 1-5 et 3-2). Même si le nombre d’employés affectés à la R-D dans le secteur de l’enseignement supérieur est en hausse depuis des années, le secteur des entreprises commerciales a connu une augmentation beaucoup plus forte du nombre d’employés affectés à la R-D.

En 2005, les chercheurs représentaient 63 % de tout le personnel menant des activités de R-D au Canada. Toutefois, la Colombie-Britannique (70 %), l’Alberta (66 %) et l’Ontario (64 %) étaient les seules provinces à avoir des proportions plus élevées de chercheurs parmi leurs employés affectés à la R-D (tableau 2-1).

Le secteur des entreprises commerciales employait 81 960 chercheurs en 2005 et presque la moitié (49 %) des 6 460 nouveaux chercheurs (tableaux 1-4 et 3-2). Le secteur de l’enseignement supérieur employait 43 420 chercheurs en 2005 et presque le tiers (32 %) des nouveaux chercheurs (tableau 1-5). En outre, au cours de la période de 1996 à 2005, le nombre d’étudiants au doctorat menant des activités de R-D dans le secteur de l’enseignement supérieur a augmenté de 7 727 (33,2 %) (tableau 4-3).

En 2005, l’Ontario et le Québec employait trois personnes sur quatre menant des activités de R-D (75 %), le nombre de chercheurs dans ces provinces se situant respectivement à 62 060 et 39 000. Cela peut être lié au fait que l’on retrouve un pourcentage significatif des organismes menant des activités de R-D au Canada dans ces deux provinces (tableaux 2-2 et 3-2).

Parmi les pays qui utilisent des méthodes similaires pour mesurer le personnel affecté à la R-D, le Canada compte un taux impressionnant de chercheurs pour 1 000 personnes dans sa population active. Par exemple, en 2004, le taux pour le Canada était de 7,7 chercheurs pour 1 000 personnes dans la population active, tandis qu’au Royaume-Uni et en France, les taux étaient de 5,7 et 8,0, respectivement (tableau 4-1).

Le secteur des sciences naturelles et du génie est le secteur scientifique le plus important dans lequel le personnel affecté à la R-D du gouvernement fédéral est actif (tableau 1-2). Le nombre de personnes menant des activités de R-D qui sont employées par le gouvernement fédéral a fluctué entre 1996 et 2005. Toutefois, en 2005, on a assisté à une croissance impressionnante de 11,2 % du nombre de ces employés (tableau 1-1).