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Mortalité : liste sommaire des causes

2004

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Faits saillants

Nombre de décès et taux de mortalité normalisé selon l’âge, 1979 à 2004

  1. De 1979 à 2004, le nombre annuel de décès parmi les hommes n’a que peu augmenté, passant de 96 532 à 114 513. Depuis 2000, le nombre de décès chez les hommes semble avoir atteint un plateau (graphique 1 ).
  2. Au cours de cette même période de 25 ans, le nombre annuel de décès parmi les femmes a augmenté de façon marquée, passant de 71 651 en 1979 à 112 071 en 2004.
  3. En 2004, le taux de mortalité normalisé selon l’âge au Canada se situait à 572 décès pour 100 000 habitants, une baisse de 2,6 % par rapport au taux de 587 enregistré en 2003.
  4. De 1979 à 2004, le taux de mortalité normalisé selon l’âge des hommes a chuté de 34 %, passant de 1 083 à 710 décès pour 100 000 habitants.
  5. De 1979 à 2004, le taux de mortalité normalisé selon l’âge des femmes a baissé de 27 %, passant de 627 à 466 décès pour 100 000 habitants.
  6. L’écart entre les sexes dans les taux de mortalité normalisés selon l’âge a diminué de près de la moitié au cours des derniers 25 ans, passant de 456 à 244 décès pour 100 000 (graphique 2 ).

Tendances pour les deux premiers grands groupes de causes de décès, 1979 à 2004

  1. De 1979 à 2004, les décès attribuables aux maladies cardiovasculaires ont décliné de façon marquée, alors que les décès dus au cancer ont augmenté. La proportion de décès attribuables à ces maladies a convergé à environ 30 % en 2004 (graphique 3 ).
  2. L’effet de ces tendances divergentes est que la part des décès dus au cancer pourrait bientôt rattraper et même dépasser la part des décès dus aux maladies cardiovasculaires.
  3. De 1979 à 2004, le rapport de masculinité des décès dus aux maladies cardiovasculaires a diminué de façon marquée, passant de 125 à 101 hommes pour 100 femmes. Au cours de la même période, le rapport de masculinité des décès attribuables au cancer a diminué graduellement, passant de 126 à 111 hommes pour 100 femmes (graphique 4 ).
  4. Le rétrécissement de l’écart entre les sexes quant au nombre global de décès observés dans le graphique 1 peut être expliqué en partie par le rétrécissement de l’écart entre les sexes pour les deux premiers grands groupes de causes de décès, à savoir les maladies cardiovasculaires et le cancer (graphiques 2 , 3  et 4 ).

Décès attribuables aux maladies cardiovasculaires et au cancer, 2000 à 2004

  1. De 2000 à 2004, un plus grand nombre de femmes que d’hommes sont décédées d’une maladie cardiovasculaire : 2 297 décès de plus chez les femmes (ou 1 %).
  2. Un plus grand nombre d’hommes que de femmes sont décédés du cancer, entre 2000 et 2004 : 18 824 décès de plus chez les hommes (ou 12 %).
  3. De 2000 à 2004, les taux de mortalité normalisés selon l’âge pour les maladies cardiovasculaires et le cancer ont convergé autour de 175 décès pour 100 000 habitants. Ce résultat est causé principalement par la baisse marquée du taux de mortalité normalisé selon l’âge pour les maladies cardiovasculaires.
  4. En 2000, tant les hommes que les femmes avaient des taux de mortalité normalisés selon l’âge plus élevés pour les maladies cardiovasculaires que pour le cancer. Par contre, en 2003 et 2004, les taux normalisés de cancer chez les femmes étaient plus élevés que les taux de maladies cardiovasculaires.
  5. En 2004, les taux de mortalité normalisés selon l’âge chez les hommes pour les maladies cardiovasculaires étaient supérieurs de 62 % à ceux des femmes (stables par rapport à 2000).
  6. En 2004, les taux de mortalité normalisés selon l’âge chez les hommes pour le cancer étaient supérieurs de 44 % à ceux des femmes, comparativement à 51 % en 2000, ce qui constitue une baisse marquée.

Les deux premières causes de décès par cancer, 2000 à 2004

  1. De 2000 à 2004, le nombre cumulatif de décès quinquennaux attribuable aux deux premiers groupes de cancer - le cancer de la trachée, des bronches et du poumon, et le cancer du côlon, du rectum et de l’anus - était de 119 475, soit 37 % de tous les décès dus au cancer.
  2. Au cours de cette période, les décès cumulatifs dus au cancer de la trachée, des bronches et du poumon se sont chiffrés à 84 921, soit 26 % de tous les décès attribuables au cancer. Cependant, les décès dus au cancer du côlon, du rectum et de l’anus (deuxième groupe de causes de décès dus au cancer) se sont chiffrés à 34 554 ou 11 % de tous les décès attribuables au cancer.
  3. De 2000 à 2004, le nombre de décès attribuables au cancer de la trachée, des bronches et du poumon a augmenté trois fois plus rapidement chez les femmes que chez les hommes, soit de 16 % versus 5 % respectivement. Entre-temps, les décès attribuables au cancer du côlon, du rectum et de l’anus chez les femmes n’ont augmenté que légèrement plus que chez les hommes, soit de 11 % versus 9 % respectivement.
  4. Au cours de cette période, le rapport de masculinité des décès attribuables au cancer de la trachée, des bronches et du poumon a diminué, passant de 149 à 135 hommes pour 100 femmes. Cela dénote que l’écart entre les sexes se rétrécit.
  5. En 2000, les taux de mortalité normalisés selon l’âge chez les hommes pour le cancer de la trachée, des bronches et du poumon étaient supérieurs de 87 % aux taux chez les femmes; en 2004, cet écart s’était rétréci considérablement, pour s’établir à 67 %.

Décès dus à certains cancers, selon le sexe, 2000 à 2004

  1. De 2000 à 2004, 50,7 % de tous les décès attribuables au cancer chez les hommes sont causé par trois groupes de cancers : le cancer de la trachée, des bronches et du poumon; le cancer du côlon, du rectum et de l’anus; et le cancer de la prostate.
  2. Les décès d’hommes attribuables à ces trois groupes de cancer étaient plus concentrés dans la catégorie du cancer de la trachée, des bronches et du poumon.
  3. Au cours de la même période, 49,6 % de tous les décès attribuables au cancer chez les femmes sont causé par : le cancer de la trachée, des bronches et du poumon; le cancer du sein; et le cancer du côlon, du rectum et de l’anus.
  4. Les décès de femmes attribuables au cancer étaient dispersés entre le cancer de la trachée, des bronches et du poumon, et le cancer du sein.
  5. Dans le cas des décès attribuables au cancer de la trachée, des bronches et du poumon, les tendances récentes montrent que les décès des femmes se rapprochent à celui des hommes.
  6. Les tendances récentes montrent une augmentation des taux de mortalité normalisés selon l’âge chez les femmes pour le cancer de la trachée, des bronches et du poumon, et une diminution de ces taux chez les hommes.
  7. Les taux de mortalité normalisés selon l’âge pour le cancer de la prostate chez les hommes et pour le cancer du sein chez les femmes ont diminué ces dernières années. Par contre, la baisse a été plus marquée pour le taux de cancer de la prostate chez les hommes que pour le cancer du sein chez les femmes.