Rapports sur la santé
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Une revue à comité de lecture canadienne consacrée à la recherche sur la santé des populations et les services de santé
Juillet 2020
L’association entre les concentrations de pollution atmosphérique ambiante et la détresse psychologique
par Lauren Pinault, Errol M. Thomson, Tanya Christidis, Ian Colman, Michael Tjepkema, Aaron van Donkelaar, Randall V. Martin, Perry Hystad, Hwashin Shin, Daniel L. Crouse et Richard T. Burnett
En plus d’avoir des liens bien établis avec la morbidité et la mortalité respiratoires et cardiovasculaires, la pollution atmosphérique a été associée à un éventail de troubles neurologiques et psychiatriques, y compris la démence, le déclin cognitif ou la déficience cognitive, l’anxiété et la dépression et le suicide. Un nombre croissant d’études expérimentales contrôlées appuient ces associations épidémiologiques. Ces études démontrent que la pollution atmosphérique peut nuire à l’apprentissage spatial et à la mémoire, et provoquer un comportement dépressif chez les souris. Un certain nombre de mécanismes biologiques ont été proposés pour expliquer ces associations. Par exemple, il a été démontré que l’exposition à des polluants inhalés active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) du stress chez les rats, ce qui entraîne une élévation des concentrations sanguines de la corticostérone glucocorticoïde, et une régulation systémique des voies métaboliques, inflammatoires et du stress dans de multiples tissus. Une activation aiguë de l’axe HHS constitue une réaction adaptative critique aux facteurs de stress. Toutefois, le stress chronique et le dérèglement glucocorticoïde sont associés à de nombreux processus pathologiques, y compris l’anxiété, la dépression, les troubles cognitifs, le syndrome de douleur et de fatigue chroniques, l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. L’exposition chronique à la pollution atmosphérique, conjuguée à l’exposition à d’autres facteurs de stress et à l’interaction avec la sensibilité de l’hôte, pourrait mener à un dysfonctionnement de l’axe HHS et à des résultats observables liés au stress et à la détresse, y compris des troubles neurologiques, métaboliques, cardiovasculaires et reproductifs. Par conséquent, les résultats liés au stress dans la voie causale entre l’exposition aux polluants atmosphériques et la maladie devraient être étudiés afin de valider le lien entre les réactions au stress neuroendocriniennes causées par la pollution et les effets sur le cerveau.
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Les données d’enquêtes internationales sur la santé de la population couplées aux données sur les résultats : une nouvelle ressource pour la santé publique et l’épidémiologie
par Stacey Fisher, Carol Bennett, Deirdre Hennessy, Tony Robertson, Alastair Leyland, Monica Taljaard, Claudia Sanmartin, Prabhat Jha, John Frank, Jack V. Tu, Laura C. Rosella, JianLi Wang, Christopher Tait et Douglas G. Manuel
Au Canada et à l’étranger, on a de plus en plus recours au couplage de données d’enquêtes nationales sur la santé de la population aux statistiques de l’état civil et à des données sur les soins de santé, ce qui permet de rassembler de grandes quantités de données de qualité représentatives à l’échelle nationale sur les facteurs de risque liés à la santé et de les combiner avec les résultats en matière de santé à l’échelle de la personne. Les enquêtes sur la santé menées au Canada et aux États-Unis, à elles seules, ont permis de recueillir des données sociodémographiques détaillées et des données sur les comportements influant sur la santé auprès de plus de 1 million de répondants depuis 1997, données qui ont été associées à plus de 6 millions de personnes-années de suivi de la mortalité. Comme les enquêtes nationales sur la santé ont souvent des objectifs de surveillance et des conceptions semblables, le regroupement de données d’enquêtes sur la santé de la population couplées pourrait permettre de créer une nouvelle ressource pour la surveillance de la santé et la recherche en santé, tout en offrant une perspective internationale et démographique beaucoup plus vaste.
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