Rapports sur la santé

Une revue à comité de lecture canadienne consacrée à la recherche sur la santé des populations et les services de santé

Décembre 2014

Soutien professionnel et informel en santé mentale déclaré par les Canadiens de 15 à 24 ans

par Leanne C. Findlay et Adam Sunderland

La santé mentale des jeunes et des jeunes adultes, y compris la prestation de services correspondant à leurs besoins, pose un défi de santé publique qui est reconnu à l’échelle mondiale. Au Canada, la prévalence des troubles de l’humeur et des troubles liés à la consommation d’alcool ou de drogues est plus grande chez les jeunes que chez les personnes plus avancées en âge. Les problèmes de santé mentale souvent se manifestent chez les adolescents et les jeunes adultes et peuvent avoir des conséquences négatives toute la vie durant. Cela étant dit, l’adolescence et le jeune âge adulte marquent une période de transition pour laquelle il existe des possibilités d’intervention.


Écarts hommes-femmes : espérance de vie et proportion de la vie vécue en mauvaise santé

par Marc Luy et Yuka Minagawa

Dans les années 1920, des tendances de la santé et de la mortalité ont commencé à émerger chez les hommes et les femmes. Selon l'observation de Lorber et Moore, les femmes sont plus malades, mais les hommes meurent plus jeunes. Bien que le taux de mortalité des hommes soit supérieur à celui des femmes à tout âge, les femmes ont généralement tendance à déclarer être en moins bonne santé. Même en excluant les problèmes de santé liés à la reproduction, on constate un écart notable entre hommes et femmes quant à la prévalence des problèmes de santé aigus et de l'incapacité à court terme. Les femmes âgées affichent des taux élevés de déclin du fonctionnement physique, sont moins susceptibles de se remettre d'une incapacité et déclarent plus souvent éprouver de la douleur. Certaines études révèlent que les femmes ont plus souvent recours que les hommes aux services de soins de santé et aux médicaments sur ordonnance et en vente libre. Ces observations sont à l'origine d'un grand nombre d'études et ont servi à désigner le phénomène de « paradoxe de la santé et des sexes », « paradoxe de la "femme faible, mais forte� et de "l'homme fort, mais faible� », ou « paradoxe santé–survie hommes–femmes ».

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