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Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude

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Contexte

La littérature porte à croire que les femmes déclarent être en moins bonne santé, mais qu’elles vivent plus longtemps que les hommes. C’est ce que l’on appelle le « paradoxe hommes-femmes » dans le contexte de la santé et de la mortalité. Bien que les études de ce paradoxe abondent, on en sait relativement peu sur les mécanismes qui sous-tendent ces écarts.

Données et méthodes

À partir des données sur l’espérance de vie en santé tirées de l’étude de 2010 sur la charge de morbidité globale, le présent article analyse le lien entre la durée de vie et la santé chez les hommes et les femmes dans 45 pays en développement relativement avancé. La proportion de la vie vécue en mauvaise santé est utilisée comme indicateur de santé. L’approche tient compte de la différence de longévité entre hommes et femmes et permet de brosser un tableau plus clair du profil de santé moins favorable des femmes.

Résultats

L’espérance de vie à la naissance et la proportion de la vie vécue en mauvaise santé sont étroitement liées chez les hommes et les femmes. En outre, plus la longévité des femmes dépasse celle des hommes, plus leur proportion de la vie vécue en mauvaise santé le fait également.

Interprétation

En mettant l’accent sur la proportion de la vie vécue en mauvaise santé, la présente analyse laisse entendre que l’avantage dont jouissent les femmes par rapport aux hommes sur le plan de la longévité se traduit par un désavantage sur le plan de la santé.

Ainsi, les résultats montrent que les femmes affichent une mauvaise santé non pas malgré qu’elles vivent plus longtemps, mais bien parce qu’elles vivent plus longtemps.

Mots-clés

Différences entre les sexes, espérance de santé, morbidité, mortalité, santé dans le monde.

Résultats

Dans les années 1920, des tendances de la santé et de la mortalité ont commencé à émerger chez les hommes et les femmes. Selon l’observation de Lorber et Moore, les femmes sont plus malades, mais les hommes meurent plus jeunes. Bien que le taux de mortalité des hommes soit supérieur à celui des femmes à tout âge, les femmes ont généralement tendance à déclarer être en moins bonne santé. Même en excluant les problèmes de santé liés à la reproduction, on constate un écart notable entre hommes et femmes quant à la prévalence des problèmes de santé aigus et de l’incapacité à court terme. Les femmes âgées affichent des taux élevés de déclin du fonctionnement physique, sont moins susceptibles de se remettre d’une incapacité et déclarent plus souvent éprouver de la douleur. Certaines études révèlent que les femmes ont plus souvent recours que les hommes aux services de soins de santé et aux médicaments sur ordonnance et en vente libre. Ces observations sont à l’origine d’un grand nombre d’études et ont servi à désigner le phénomène de « paradoxe de la santé et des sexes », « paradoxe de la “femme faible, mais forte” et de “l’homme fort, mais faible” », ou « paradoxe santé–survie hommes–femmes ». [Texte intégral]

Auteurs

Marc Luy travaille au Centre Wittgenstein pour la démographie et le capital humain mondial de l’Institut de démographie de Vienne, de l’Académie autrichienne des sciences (IIASA, ÖAW/VID, WU), à Vienne (Autriche). Yuka Minagawa (y-minagawa@sophia.ac.jp) est rattachée à la Faculté des arts libéraux de l’Université Sophia, à Tokyo (Japon).

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Les données publiées montrent que les femmes déclarent être en moins bonne santé que les hommes, mais qu’elles vivent plus longtemps.
  • Un grand nombre d’études se sont penchées sur ce paradoxe, mais on en sait toujours relativement peu à propos des mécanismes qui le sous-tendent.
  • L’une des pistes de recherche est que l’espérance de vie plus longue chez la femme que chez l’homme se traduit en soi par un désavantage sur le plan de la santé.
  • La plupart des études ont mis l’accent sur le nombre absolu d’années vécues en mauvaise santé, faisant ainsi abstraction du fait que les hommes et les femmes n’ont pas la même espérance de vie.

Ce qu'apporte l'étude

  • La présente analyse porte sur les différences entre les sexes quant à la proportion de la vie vécue en mauvaise santé et formule l’hypothèse que la longévité des femmes (comparées aux hommes) contribue beaucoup à leur situation moins favorable sur le plan de la santé.
  • D’après les données se rapportant à 45 pays classés comme étant « en développement relativement avancé », il existe un lien parallèle entre l’espérance de vie à la naissance et la proportion de la vie vécue en mauvaise santé chez les personnes des deux sexes.
  • Plus la longévité des femmes est grande, plus leur proportion de la vie vécue en mauvaise santé augmente.
  • L’analyse proportionnelle appuie l’hypothèse selon laquelle l’avantage dont bénéficient les femmes (comparées aux hommes) sur le plan de la longévité contribue de façon significative à leur situation moins favorable sur le plan de la santé.
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