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Contexte

La prévalence des décès par infarctus aigu du myocarde (IAM) est plus élevée chez les Premières Nations que chez les Canadiens non autochtones. Les interventions subies à l’hôpital comprennent souvent une revascularisation, par intervention coronaire percutanée (ICP) ou par pontage aortocoronarien. Comme l’origine ethnique du patient n’est pas consignée systématiquement dans les dossiers d’hospitalisation, on ne dispose pas de données nationales sur les hospitalisations à la suite d’un IAM ni sur le recours à ce genre d’interventions chez les Premières Nations.

Données et méthodes

La présente étude fait appel à une approche fondée sur la région géographique pour repérer les personnes hospitalisées à la suite d’un IAM qui vivent dans des aires de diffusion où un pourcentage relativement élevé de résidents s’identifient comme Premières Nations. Au sein de la cohorte de patients victimes d’un IAM, on détermine quelles interventions ont été pratiquées pendant l’hospitalisation.

Résultats

Les taux normalisés selon l’âge d’événements d’IAM menant à une hospitalisation étaient de 276,8 pour 100 000 personnes chez les résidents des régions à fort pourcentage de Premières Nations et de 157,1 pour 100 000 personnes chez les résidents des régions à faible pourcentage de personnes s’identifiant comme Autochtones. Les patients victimes d’un IAM provenant des régions à fort pourcentage de Premières Nations étaient moins susceptibles que ceux provenant des régions à faible pourcentage d’Autochtones d’avoir subi une revascularisation, différence principalement attribuable à un plus faible taux d’interventions coronaires percutanées (ICP). Le taux plus faible d’ICP persistait après neutralisation de l’effet de l’âge, du sexe, de la résidence en région rurale ou urbaine et de l’état du patient au moment de l’admission à l’hôpital.

Interprétation

Les résidents des régions à fort pourcentage de Premières Nations étaient plus susceptibles d’être hospitalisés en raison d’un IAM, mais moins susceptibles de subir une intervention de revascularisation.

Mots-clés

Santé autochtone, pontage aortocoronarien, maladies du cœur, dossiers d’hospitalisation, ischémie myocardique, intervention coronaire percutanée, revascularisation, variations sur petits domaines.

Résultats

Le taux de mortalité par infarctus aigu du myocarde (IAM), appelé communément crise cardiaque, est 25 % plus élevé chez les hommes des Premières Nations et 55 % plus élevé chez les femmes des Premières Nations que chez la population canadienne non autochtone. L’obtention rapide de soins de santé appropriés après un IAM peut réduire la mortalité et améliorer la qualité de vie des survivants. Les interventions hospitalières en vue de traiter l’IAM sont axées sur le rétablissement de la circulation du sang vers le cœur en éliminant ou en contournant les blocages. On peut pour cela recourir à une pharmacothérapie en vue de dissoudre les caillots de sang ou à une revascularisation par intervention coronaire percutanée (ICP) ou par pontage aortocoronarien. [Texte intégral]

Auteurs

Helen Ke Wei-Randall (1-613-694-6559; hwei@cihi.ca), Mélanie Josée Davidson, Jing Jin et Sushma Mathur travaillent à l’Institut canadien d’information sur la santé, Ottawa (Ontario) K2A 4H6. Lisa Oliver travaille à Statistique Canada.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Le taux de mortalité due à un infarctus aigu du myocarde (IAM) est plus élevé chez les Premières Nations que chez les Canadiens non autochtones.
  • Des soins de santé appropriés dispensés rapidement après un IAM peuvent réduire la mortalité et améliorer la qualité de vie ultérieure des patients.
  • Le traitement hospitalier est axé sur le rétablissement de la circulation du sang vers le cœur, souvent en faisant appel à une revascularisation, par intervention coronaire percutanée (ICP) ou par pontage aortocoronarien.
  • Des études antérieures ont indiqué que le recours à ce genre de procédures pour traiter l’IAM est souvent moins fréquent chez les populations défavorisées.
  • L’absence d’indicateurs de l’identité ethnique dans les dossiers d’hospitalisation limite l’information dont on dispose sur les hospitalisations à la suite d’un IAM et sur le recours aux interventions cardiaques chez les patients des Premières Nations hospitalisés.

Ce qu'apporte l'étude

  • La présente analyse s’appuie sur une approche fondée sur la région géographique pour repérer les patients ayant fait un IAM qui proviennent des régions à fort pourcentage de Premières Nations et des régions à faible pourcentage d’Autochtones.
  • Les résidents des régions à fort pourcentage de Premières Nations étaient plus susceptibles d’être hospitalisés à la suite d’un IAM, et ce, plus tôt dans la vie, mais étaient moins susceptibles de subir des interventions de revascularisation que les résidents des régions à faible pourcentage d’Autochtones.
  • Cette différence concernant la revascularisation était attribuable en grande partie à la proportion relativement faible de patients provenant des régions à fort pourcentage de Premières Nations chez lesquels on avait pratiqué une ICP.
  • La tendance persistait après avoir tenu compte de l’effet de l’âge, du sexe, de la résidence en région rurale ou urbaine et de l’état du patient au moment de l’admission.
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