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Temps d’attente pour la consultation de spécialistes au Canada, 2007

Publication : Rapports sur la santé 2010:21(2) www.statcan.gc.ca/rapportssurlasante

Auteurs : Gisèle Carrière et Claudia Sanmartin

Données : Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2007

En 2007, environ 3 millions de patients de 15 ans et plus ont déclaré avoir consulté un spécialiste concernant un nouveau problème de santé l’année précédente. Près de 60 % de ces patients étaient des femmes. Plus de la moitié des patients étaient âgés de 45 ans et plus.

Les trois principaux problèmes de santé au sujet desquels des spécialistes ont été consultés étaient des problèmes gynécologiques (12 %), une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (9 %) et le cancer (7 %); cela variait selon le sexe. Environ 21 % des femmes ont consulté un spécialiste concernant un nouveau problème gynécologique. Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d’avoir consulté un spécialiste en raison d’un nouveau problème cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral.

Environ 46 % des patients ont attendu moins d’un mois pour la consultation initiale d’un spécialiste. Un autre 40 % ont attendu d’un à trois mois et 14 %, plus de trois mois.

La présente étude détermine les facteurs associés à un temps d’attente plus court par rapport à un temps d’attente plus long pour la consultation d’un spécialiste.

Les femmes avaient tendance à attendre plus longtemps que les hommes. La nature du nouveau problème de santé et la source de l’aiguillage étaient associées de manière significative au temps d’attente. Comparativement aux patients aiguillés par leur médecin de famille, ceux l’ayant été par un autre spécialiste ou un fournisseur de soins de santé autre qu’un médecin, ou encore ceux qui n’ont pas eu besoin d’aiguillage étaient plus susceptibles d’avoir un temps d’attente plus court. Pour les hommes, mais non pour les femmes, le revenu du ménage et le statut d’immigrant constituaient des facteurs non négligeables du temps d’attente.

Même après prise en compte de l’influence des autres variables, les patientes étaient significativement moins susceptibles que les patients de voir un spécialiste en moins d’un mois.

Pour les deux sexes, la nature du nouveau problème de santé comportait un lien significatif avec le temps d’attente. Par exemple, par rapport à ceux qui avaient un nouveau problème cardiaque ou un accident vasculaire cérébral, la cote exprimant la possibilité de voir un spécialiste dans un délai d’un mois était significativement plus faible pour les hommes et pour les femmes ayant une maladie de la peau ou de l’œil ou souffrant d’arthrite ou de rhumatisme.

En outre, les cotes exprimant la possibilité de consulter un spécialiste dans un délai d’un mois étaient plus faibles pour les hommes ayant des problèmes d’asthme ou d’autres problèmes respiratoires et pour les femmes ayant des problèmes gynécologiques.

Comparativement aux patients ayant été aiguillés par leur médecin de famille, ceux l’ayant été par un autre spécialiste ou un autre fournisseur de soins de santé étaient environ deux fois plus susceptibles de consulter un spécialiste dans un délai d’un mois.

Chez les patients ayant indiqué ne pas avoir eu besoin d’aiguillage, la cote exprimant la possibilité de consulter un spécialiste dans un délai d’un mois était cinq fois plus élevée pour les hommes et presque quatre fois plus élevée pour les femmes, comparativement à ceux qui avaient été aiguillés par leur médecin de famille.

Pour les hommes, mais non pour les femmes, plusieurs autres facteurs comportaient un lien significatif avec le temps d’attente. Chez les patients de sexe masculin, les cotes exprimant la possibilité de voir un spécialiste dans un délai d’un mois étaient deux fois plus élevées pour ceux qui avaient immigré il y a plus de dix ans que pour ceux qui étaient nés au Canada.

En outre, les cotes exprimant la possibilité de consulter un spécialiste dans un délai d’un mois étaient significativement plus faibles pour les patients de sexe masculin déclarant faire de l’hypertension que pour ceux ne faisant pas d’hypertension.

Le revenu du ménage était aussi significatif pour les patients de sexe masculin. Comparativement aux hommes du quintile de revenu supérieur, ceux du quintile de revenu inférieur étaient moins susceptibles de voir un spécialiste dans un délai d’un mois.

Article intégral

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec Gisèle Carrière (1-604-666-5907; Gisele.Carriere@statcan.gc.ca), Division de l’analyse de la santé, Statistique Canada.