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| Voyages internationaux
2005 Qualité des données, concepts et méthodologie Statistiques des voyages internationaux Contexte Les séries statistiques sur les voyages entre le Canada et les autres pays remontent au début des années 20; elles avaient pour but premier de répondre aux besoins de la balance canadienne des paiements internationaux. On puisait largement dans les dossiers administratifs détaillés de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et de Citoyenneté et immigration Canada afin d'obtenir le nombre de passages à la frontière. On demandait aux agents de ces ministères de remettre des questionnaires à un échantillon de voyageurs afin de recueillir des données sur leurs dépenses de voyage. La précision de ces méthodes dépendait de l'exhaustivité des registres des déplacements des voyageurs et de la représentativité des dépenses obtenues de l'échantillon pour chaque catégorie de voyageurs. Les méthodes statistiques ont été basées sur les dossiers administratifs des ministères participants jusqu'en 1972. Les méthodes de dénombrement des visiteurs et des voyageurs résidents ont été modifiées à plusieurs reprises à la suite de révisions apportées aux politiques des programmes des Douanes et de l'Immigration. Ces changements ont provoqué le remaniement des définitions et des discontinuités statistiques. La modification qui date de 1972 avait pour but de normaliser les définitions, les méthodes de collecte et les exigences du dénombrement des voyageurs tout en facilitant les déplacements internationaux et en resserrant le contrôle des résultats de l'enquête. À l'origine, les enquêtes par questionnaire visaient uniquement à recueillir des données sur les dépenses qui servaient, une fois combinées au nombre de voyageurs, à calculer les dépenses globales des visiteurs au pays et des résidents rentrant de l'étranger. Les premiers questionnaires étaient courts, ne renfermant que trois ou quatre questions. Le taux de réponse, plus que satisfaisant, ne variait guère d'une année à l'autre. À mesure que les voyages jouaient un rôle de plus en plus important dans l'économie canadienne, l'industrie du tourisme a exprimé le besoin d'obtenir des renseignements plus détaillés sur les voyageurs en vue de faciliter ses travaux de planification et ses études de marché. Les questionnaires se sont progressivement allongés et comptent maintenant jusqu'à 19 questions, portant entres autres sur le but du voyage, la durée, les endroits visités, les types d'hébergement utilisés, les activités et les dépenses. Les derniers changements importants apportés aux questionnaires ont eu lieu en 1990. Toutefois, des changements mineurs ont été effectués en 2001. Avant 1990, les questionnaires destinés aux résidents des États-Unis en visite au Canada étaient distribués par les agents des douanes américaines lorsque ces voyageurs rentraient chez eux. Une fois les réponses dépouillées par le « Department of commerce », les résultats étaient envoyés à Statistique Canada. Depuis 1990, les questionnaires sont distribués par les agents de l'ASFC aux résidents des États-Unis lorsqu'ils entrent au Canada durant les périodes d'échantillonnage. Une fois complétés, les questionnaires sont envoyés à Statistique Canada pour y être dépouillés. En 2000 et 2001, plusieurs initiatives méthodologiques ont été développées afin d'améliorer la qualité des estimations tirées des enquêtes par questionnaire. Ces initiatives comprennent : un ajustement du biais appliqué sur les poids de la population, une méthode d'imputation des tarifs de transport international et des dépenses totales de voyage, une enquête sur les départs aériens des visiteurs d'outre-mer, une pondération régionale pour les questionnaires des visiteurs d'outre-mer, un nouvel horaire de production pour permettre l'ajout de nouveaux questionnaires et une nouvelle méthode de calcul des coefficients de variation. En 2002, les données de 2000 et 2001 provenant des enquêtes par questionnaire ont été révisées afin d'intégrer le résultat de ces initiatives. Depuis 2002, ces initiatives font partie de la nouvelle méthodologie utilisée pour la production des estimations tirées des enquêtes par questionnaire. Cette nouvelle méthodologie est résumée sous « Enquêtes par questionnaire » de la section « Qualité des données, concepts et méthodologie — Description des méthodes ». De plus, des documents décrivant de façon plus détaillée la nouvelle méthodologie et chacune des initiatives sont disponibles sur demande. L'introduction de cette nouvelle méthodologie entraîne un bris dans la série chronologique des estimations tirées des enquêtes par questionnaire. Par conséquent, les données des années antérieures à 2000 ne sont pas comparables avec les données révisées de 2000 et 2001 et celles publiées depuis 2002. Par contre, les révisions faites aux données de 2000 et 2001 permettent aux utilisateurs de faire des comparaisons à partir de 2000. La méthodologie utilisée peut être entachée de deux genres de biais, à savoir, celui lié à la distribution (lorsque les questionnaires ne sont pas remis à un échantillon aléatoire de voyageurs) et celui dû à la non-réponse (lorsque les déclarations ne sont pas représentatives de l'ensemble des voyageurs). Même si environ 98 000 non-résidents entrant au Canada et 90 800 résidents revenant au pays ont été couverts par l'enquête pour créer les estimations de 2005, ces chiffres représentent moins de 1,0 % du trafic total. Compte tenu de la taille des échantillons, l'objectif fondamental des enquêtes par questionnaire, c'est-à-dire l'estimation des dépenses des visiteurs pour l'ensemble du Canada et par région et celle des dépenses des voyageurs résidents par région du monde, continue d'être atteint avec une fiabilité raisonnable. Toutefois, ceci n'est possible qu'à condition de respecter assez fidèlement l'hypothèse de biais négligeables. L'enquête n'a cependant pas toute l'ampleur voulue pour produire des estimations des dépenses et d'autres caractéristiques à des niveaux inférieurs d'agrégation (certaines données provinciales et classements finement recoupés, par exemple); les chiffres obtenus sont donc moins fiables et plusieurs d'entre eux ne peuvent être publiés en raison de leur manque de fiabilité, comme on peut le voir dans plusieurs tableaux de cette publication. Voyages et Balance des paiements Les débours des non-résidents qui visitent le Canada (recettes) et ceux des résidents qui rentrent de voyages à l'étranger (paiements) sont incorporés au compte des voyages, qui constitue une partie intégrante du compte courant de la Balance canadienne des paiements internationaux. En 2005, les recettes au titre des voyages, pris en compte dans la section « services » des exportations, figuraient pour environ 2,9 % de toutes les recettes du compte courant, tandis que les paiements au titre des voyages, pris en compte dans la section « services » des importations, contribuaient pour à peu près 4,1 % de tous les paiements du compte courant. Dans le contexte de la Balance des paiements canadienne, les recettes au titre des voyages englobent toutes les dépenses liées aux voyages de non-résidents au Canada. On y trouve notamment les sommes payées au Canada pour l'hébergement, les repas, les divertissements, le transport local et interurbain ainsi que tous les autres achats de biens et services (y compris les cadeaux) effectués par les voyageurs. La série comprend donc tous les achats de biens personnels destinés à être exportés par les voyageurs. On y trouve également les recettes provenant des dépenses médicales et des dépenses en éducation des étrangers au Canada ainsi que les dépenses des membres d'équipage étrangers au pays. En contrepartie, les paiements au titre des voyages réunissent toutes les dépenses liées aux voyages de résidents canadiens à l'étranger. Ces dépenses comprennent les sommes payées outre-frontière par les voyageurs pour l'hébergement, les repas, les divertissements, le transport local et interurbain ainsi que tous les autres achats de biens et services (y compris les cadeaux). La série comprend donc tous les achats de biens destinés à être importés par les voyageurs pour leur usage personnel. On y trouve également les paiements provenant des dépenses médicales et des dépenses en éducation des résidents canadiens à l'extérieur du Canada de même que les dépenses des membres d'équipage canadiens dans les autres pays. Le compte des voyages n'est pas tout à fait conforme aux notions recommandées par le Fonds monétaire international (FMI). Selon le cadre conceptuel du FMI, les dépenses personnelles des travailleurs migrants étrangers ou canadiens, y compris les travailleurs temporaires et saisonniers et les navetteurs, font partie d'autres comptes de la balance des paiements. Toutefois, étant donné les limites de l'enquête, ces dépenses font partie du compte des voyages internationaux du Canada. De plus, il est à noter que les recettes au titre des voyages excluent les tarifs internationaux payés par les voyageurs non-résidents à des transporteurs canadiens. De même, les paiements au titre des voyages ne comprennent pas les tarifs internationaux payés par les voyageurs résidents aux transporteurs étrangers. Dans les deux cas, ces dépenses sont inclues dans un autre compte de la balance de paiements, conformément au cadre conceptuel du FMI. |
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