Rapports économiques et sociaux
Programme des candidats des provinces : tendances récentes et différences dans les résultats en matière de revenus d’une province à l’autre

Date de diffusion : le 21 décembre 2023

DOI : https://doi.org/10.25318/36280001202301200004-fra

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Résumé

Les revenus réels des candidats des provinces et leurs revenus relatifs (comparativement à ceux des autres immigrants de la catégorie économique) sont d’importants indicateurs de la capacité du Programme des candidats des provinces (PCP) à répondre aux besoins du marché du travail des provinces. Le présent document permet de mettre à jour les recherches nationales sur les tendances en matière de gains des candidats des provinces et présente pour la première fois des comparaisons provinciales. L’accent est mis sur les gains réalisés à court et à plus long terme par les demandeurs principaux du PCP qui sont arrivés au Canada de 2005 à 2019. Les résultats révèlent qu’il y a d’importants écarts entre les provinces en ce qui a trait aux gains moyens des candidats des provinces. Les revenus les plus élevés, à l’admission et cinq à six ans après l’admission, ont été observés en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique; les revenus les plus faibles ont été observés dans les provinces de l’Atlantique, au Manitoba et en Saskatchewan. Une proportion importante des variations provinciales observées sur le plan des revenus était liée aux différences dans les conditions économiques et dans les caractéristiques liées aux antécédents des demandeurs principaux du PCP. Cependant, même après avoir pris en considération ces facteurs, d’importants écarts de revenus persistaient entre les provinces. Les résultats montrent également que, parmi les cohortes d’admission de 2005 à 2014, les revenus initiaux (un à deux ans après l’admission) étaient plus élevés chez les candidats provinciaux comparativement aux immigrants du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) (PTQF), mais ce dernier groupe a connu une croissance de revenus plus rapide et a dépassé les candidats provinciaux après cinq ans. Toutefois, l’avantage en matière de revenus initiaux des candidats provinciaux par rapport aux immigrants du PTQF a été inversé dans la cohorte de 2015 à 2019, où les immigrants du PTQF ont déclaré des revenus initiaux supérieurs à ceux des immigrants du PCP. L’analyse multivariée montre que des facteurs, comme l’expérience de travail et d’études au Canada avant l’admission, le niveau de scolarité, la connaissance des langues officielles, la région source, l’âge et le taux de chômage dans la province de résidence, n’expliquent quasiment pas ce renversement dans les revenus initiaux entre les immigrants du PTQF et du PCP qui s’est produit dans les cohortes d’admission de 2010 à 2014 et de 2015 à 2019. Le présent document se termine par une discussion sur d’autres raisons possibles qui pourraient expliquer la baisse des revenus actuels et relatifs des immigrants du PCP, en mettant l’accent sur la mise en œuvre de l’évaluation des diplômes d’études et sur le système de sélection « Entrée express ».

Mots-clés : Programme des candidats des provinces, Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), revenus

Auteurs

Eden Crossman et Garnett Picot travaillent à la Direction générale de la recherche et des données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Feng Hou travaille à la Division de l’analyse sociale et de la modélisation de la Direction des études analytiques et de la modélisation de Statistique Canada.

Remerciements

La présente étude a été menée en collaboration avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Les auteurs tiennent à remercier Chris Hamilton et James Townsend pour les conseils et les commentaires qu’ils ont transmis à l’égard d’une version antérieure du présent article.

Introduction

Le Programme des candidats des provinces (PCP) a été mis en place dans presque toutes les provincesNote et au Yukon au cours de la période allant de 1996 à 2005. Les principaux objectifs du PCP sont : 1) promouvoir l’établissement des immigrants dans les provinces et les collectivités à l’extérieur des trois plus grandes villes du Canada; 2) satisfaire aux besoins du marché du travail des provinces. Le PCP a rapidement pris de l’ampleur depuis sa création. En 2019, 35 % de tous les immigrants économiques (y compris les demandeurs principaux et leur époux ou conjoint et personnes à charge) qui se sont établis au Canada l’ont fait par l’entremise du PCP. Il s’agit de la proportion la plus importante enregistrée par tout programme d’immigration économique (Picot, Hou et Crossman, 2023)Note .

Les résultats en matière de revenus des candidats provinciaux constituent des indicateurs importants de la façon dont le PCP satisfait aux besoins du marché du travail des provinces. Voilà la raison pour laquelle le présent article porte sur les revenus des immigrants du PNP, tant à court terme qu’à long terme, et permet de comparer ces revenus avec ceux des autres programmes pour les immigrants de la catégorie économique. Il permet d’examiner en outre les variations provinciales en ce qui a trait aux revenus des immigrants du PCP, un sujet ayant fait l’objet de peu de recherche. Il y a d’importantes différences entre les provinces en ce qui a trait aux critères du programme, aux méthodes de sélection et aux conditions économiques, ce qui peut mener à des écarts de revenus notables entre les provinces.

Études antérieures

Des études antérieures menées par Pandey et Townsend (2013) sur les demandeurs principaux de la catégorie économique qui se sont établis entre 1988 et 2008 ont conclu que, au cours de leurs deux premières années au Canada, les candidats des provinces avaient habituellement des revenus plus élevés que les autres immigrants de la catégorie économique. Cela s’est produit même si les candidats provinciaux avaient, en moyenne, un niveau de scolarité inférieur, surtout les candidats au Manitoba. Les auteurs ont avancé l’hypothèse que cela était peut-être attribuable en partie au fait que les candidats provinciaux étaient plus susceptibles d’avoir reçu une offre emploi et de travailler au moment de leur établissement, comparativement aux autres immigrants économiques admis, notamment ceux du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) (PTQF). Les auteurs ont aussi trouvé des indications très peu convaincantes que la croissance des gains était plus lente chez les candidats des provinces, par rapport aux autres immigrants économiques.

Des travaux ultérieurs se sont penchés sur les raisons pour lesquelles les candidats provinciaux touchaient des revenus supérieurs à ceux des travailleurs qualifiés du volet fédéral au cours des premières années au Canada. Ces travaux ont souligné principalement les différences entre les programmes en ce qui a trait aux proportions des nouveaux immigrants qui étaient des travailleurs étrangers temporaires avant leur admission. Mais surtout, après leur admission, les anciens travailleurs étrangers temporaires avaient tendance à avoir des résultats économiques supérieurs à ceux des autres immigrants économiques qui n’avaient pas d’expérience de travail au Canada avant leur admission (Hou, Crossman et Picot, 2020a). Pandey et Townsend (2017) ont démontré que les travailleurs étrangers temporaires de sexe masculin avaient des revenus initiaux moyens supérieurs en tant que résidents permanents, comparativement aux autres immigrants économiques, après correction pour tenir compte des caractéristiques d’origine.

Hou et Bonikowska (2018) ont aussi déterminé que les immigrants économiques qui ont déjà acquis de l’expérience de travail au Canada (c.-à-d. à titre de travailleurs étrangers temporaires) touchaient des gains supérieurs dans les premières années suivants leur immigration, comparativement aux immigrants sans une telle expérience. Les auteurs ont découvert que cet écart s’est rétréci au fil du temps, mais il a persisté. Hou et Picot (2016) ont fait état de constatations semblables, mais plus nuancées, à l’égard des immigrants économiques. Les travailleurs étrangers temporaires réalisant des gains moyens ou élevés avant leur établissement touchaient des gains supérieurs à ceux sans expérience de travail au Canada avant leur établissement, mais cet avantage ne s’appliquait pas aux travailleurs étrangers temporaires ayant de faibles gains avant leur établissement. Hou, Crossman et Picot (2020a) ont révélé que, entre les cohortes d’admission de 2000 à 2016, la hausse de la part d’immigrants ayant touché des gains au Canada avant leur établissement représentait 94 % de l’augmentation des revenus initiaux. À titre de comparaison, des changements dans la région source, le niveau de scolarité, la connaissance des langues officielles et la catégorie d’immigration ont eu peu d’incidence sur ces gains.

Quant à la variation des gains entre les candidats des provinces et les travailleurs qualifiés du volet fédéral, Hou, Crossman et Picot (2020b) ont conclu que l’avantage observé en matière de revenus initiaux des immigrants du PCP par rapport aux immigrants du PTQF était entièrement attribuable à la proportion plus élevée d’immigrants du PCP ayant reçu des revenus moyens ou élevés au Canada avant leur immigration (c.-à-d. à titre de travailleurs étrangers temporaires exerçant des emplois mieux rémunérés).

Ce qui manque à partir des recherches antérieures est une analyse des variations provinciales dans les revenus générés par les immigrants qui se sont établis à l’aide du PCP. Chaque province élabore ses propres programmes dans le cadre du PCP pour satisfaire à des objectifs provinciaux. Voilà pourquoi les détails du programme varient d’une province à l’autre (voir Picot, Crossman, et Hou, à venir). Cela peut mener à des différences importantes entre les provinces en ce qui a trait aux caractéristiques liées aux antécédents des candidats provinciaux, notamment leur niveau de scolarité, leur âge, leur emploi, leurs connaissances des langues officielles, leur expérience de travail ou d’études au Canada avant leur admission, etc. Ces différences peuvent, à leur tour, mener à des variations entre les provinces en ce qui a trait aux résultats économiques des candidats provinciaux. Le présent article permet d’examiner si de telles différences expliquent toute variation provinciale des revenus des immigrants du PCP. Bien entendu, les différences observées d’une province à l’autre en ce qui a trait aux conditions économiques et à la demande en main-d’œuvre peu spécialisée ou très spécialisée peuvent aussi influer les résultats sur le marché du travail.

Données

La présente étude repose sur la Base de données longitudinales sur l’immigration (BDIM), qui combine les fiches d’établissement et les renseignements fiscaux annuels des immigrants (Statistique Canada, 2021). La base de données comprend les données des immigrants qui ont produit au moins une déclaration de revenus depuis 1982. Les fiches d’établissement contiennent des données sur les caractéristiques des immigrants au moment de leur admission, notamment leur niveau de scolarité, leur âge, leur catégorie d’admission (p. ex. catégorie économique, catégorie du regroupement familial et catégorie des réfugiés), leur pays d’origine et leur capacité autodéclarée de parler une langue officielle. Les dossiers fiscaux fournissent des renseignements sur le revenu annuel et le lieu de résidence. Les données les plus récentes de la BDIM couvrent les renseignements sur l’admission jusqu’à 2021 et les renseignements fiscaux jusqu’à 2020.

L’analyse a porté sur les demandeurs principaux de la catégorie économique qui étaient âgés de 20 à 54 ans au moment de leur immigration au Canada, et qui sont arrivés au pays entre 2005 et 2019. L’année 2005, où la dernière province (Ontario) a signé pour adhérer au PCP, est l’année de départ. Environ 98 % de tous les demandeurs principaux de la catégorie économique qui sont arrivés pendant la période allant de 2005 à 2019 étaient âgés de 20 à 54 ans à leur admission. L’analyse a été restreinte par la suite aux immigrants qui ont produit une déclaration de revenus pendant l’année de leur admission ou l’année suivante, car ces années ont servi à définir la province de résidence initiale des immigrants. La province de résidence initiale est la province de résidence à la fin de l’année d’admission des immigrants ayant produit une déclaration de revenus au cours de cette même année, ou la province de résidence au cours de l’année suivant l’admission pour les immigrants qui n’ont pas produit une déclaration de revenus pendant l’année de leur admissionNote . La province de résidence initiale a été utilisée pour comparer les résultats au chapitre des gains d’une province à l’autre. L’analyse des variations provinciales se limitait aux demandeurs principaux qui se sont établis entre 2010 et 2019, car le nombre d’immigrants du PCP était plutôt restreint dans certaines provinces avant 2010, y compris en Ontario. L’analyse des gains comprenait seulement les immigrants ayant déclaré avoir gagné au moins 500 $ (en dollars constants de 2020) au cours d’une année d’imposition donnée.

Différences de gains parmi les immigrants économiquesNote

Entre les cohortes d’admission de 2005 à 2009 et de 2015 à 2019, les revenus initiauxNote réalisés par les immigrants occupant un emploi (un à deux ans après leur admission) ont diminué chez les candidats provinciaux, mais ont augmenté chez les immigrants économiques des autres programmes, y compris les travailleurs qualifiés du volet fédéral, les immigrants de la Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) et les immigrants économiques « Autre » (tableau 1). Parmi les cohortes de 2005 à 2009 et de 2010 à 2014, les candidats provinciaux avaient des revenus initiaux plus élevés que les travailleurs qualifiés du volet fédéral. Par contre, pour la cohorte de 2015 à 2019, l’inverse a été observé, où les revenus initiaux moyens chez les candidats provinciaux s’élevaient à 50 100 $ (en dollars constants de 2020), alors que ceux des travailleurs qualifiés du volet fédéral s’élevaient à 56 600 $. Les revenus initiaux des immigrants de la CEC étaient nettement plus élevés, s’établissant à 72 000 $, alors que ceux des immigrants des programmes économiques « Autre » étaient considérablement plus faibles, s’établissant à 38 900 $ (tableau 1).

De plus, le taux de croissance des gains après l’établissement des immigrants était nettement plus élevé chez les travailleurs qualifiés du volet fédéral que chez les candidats provinciaux. Pour les cohortes de 2005 à 2009 et de 2010 à 2014, les gains moyens ont augmenté d’environ 15 % entre les années 1 à 2 et les années 5 à 6 chez les candidats provinciaux, et de 35 % chez les travailleurs qualifiés du volet fédéral. Par conséquent, pour la cohorte de 2010 à 2014, les gains à plus long terme étaient plus élevés chez les immigrants du PTQF (61 400 $) que chez les immigrants du PCP (58 900 $), même si les revenus initiaux étaient plus élevés chez les candidats provinciaux. Il est trop tôt pour savoir quelles seront les différences dans les gains à plus long terme entre les cohortes plus récentes, qui enregistrent déjà des revenus initiaux plus élevés chez les travailleurs qualifiés du volet fédéral. Les immigrants de la CEC avaient des revenus initiaux et des gains à plus long terme nettement supérieurs à ceux des autres immigrants économiques (tableau 1). Toutefois, les taux de croissance des gains entre les années 1 à 2 et les années 5 à 6 pour les immigrants de la CEC étaient inférieurs à ceux enregistrés pour les immigrants du PTQF.


Tableau 1
Revenus annuels des demandeurs principaux de la catégorie des immigrants économiques, âgés de 20 à 54 ans à leur admission et qui avaient des revenus
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenus annuels des demandeurs principaux de la catégorie des immigrants économiques Tous les immigrants économiques, Programme des candidats des provinces, Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) , Catégorie de l’expérience canadienne et Autres immigrants économiques, calculées selon dollars de 2020 unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Tous les immigrants économiques Programme des candidats des provinces Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) Catégorie de l’expérience canadienne Autres immigrants économiques
dollars de 2020
Un à deux ans après l’immigration
Cohorte de 2005 à 2009 42 100 56 700 46 000 62 800 31 900
Cohorte de 2010 à 2014 44 600 51 800 44 900 70 800 32 100
Cohorte de 2015 à 2019 52 900 50 100 56 600 72 000 38 900
Cinq à six ans après l’immigration
Cohorte de 2005 à 2009 54 800 65 100 61 600 76 100 43 500
Cohorte de 2010 à 2014 56 000 58 900 61 400 81 900 44 500
Dix à onze ans après l’immigration
Cohorte de 2005 à 2009 64 500 69 300 72 400 94 400 53 900

Analyse multivariée

Les écarts de gains observés entre les programmes d’admission et dans l’ensemble des cohortes d’admission pourraient en partie témoigner des variations et des changements dans les caractéristiques sociodémographiques des immigrants. Par exemple, comparativement aux immigrants du PTQF, les candidats provinciaux occupaient une plus petite part dans le groupe d’âge de 40 à 49 ans à l’admission, une plus petite part de candidats provenant de l’Asie du Sud, mais une plus grande part de candidats provenant de l’Asie du Sud-Est. Les candidats provinciaux étaient aussi moins nombreux que les immigrants du PTQF à détenir un diplôme d’études supérieures, mais ils étaient beaucoup plus nombreux à avoir de l’expérience de travail et d’études au Canada avant leur immigration (tableau 2). Dans les cohortes plus récentes, les écarts se sont accentués entre les immigrants du PCP et les immigrants du PTQF sur le plan du niveau de scolarité, de la structure par âge et de l’expérience de travail et d’études au Canada avant l’établissement (tableau 2).


Tableau 2
Caractéristiques sociodémographiques des demandeurs principaux de la catégorie des immigrants économiques, par programme et cohorte d’admission, âgés de 20 à 54 ans à l’admission
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Caractéristiques sociodémographiques des demandeurs principaux de la catégorie des immigrants économiques Programme des candidats des provinces, Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) , Catégorie de l’expérience canadienne, 2005 à 2009, 2010 à 2014 et 2015 à 2019, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Programme des candidats des provinces Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) Catégorie de l’expérience canadienne
2005 à 2009 2010 à 2014 2015 à 2019 2005 à 2009 2010 à 2014 2015 à 2019 2005 à 2009 2010 à 2014 2015 à 2019
pourcentage
Hommes 73,6 66,2 64,7 69,6 61,5 57,0 58,4 65,3 64,6
Âge à l'admission
20 à 29 ans 5,4 3,9 2,4 4,3 4,3 0,5 1,2 1,6 0,9
30 à 39 ans 26,5 32,3 40,5 17,0 16,8 33,5 71,1 50,6 55,4
40 à 49 ans 38,8 41,1 40,4 50,1 53,6 60,5 20,8 38,1 37,2
50 à 54 ans 29,3 22,8 16,7 28,6 25,4 5,6 6,9 9,7 6,5
Langues officielles
Ne parle ni le français ni l'anglais 13,0 6,8 1,4 11,0 8,7 1,4 0,0 0,6 0,1
Autre langue maternelle, parle le français ou l'anglais 72,3 81,9 90,7 76,6 81,6 85,8 81,6 78,4 78,3
Langue maternelle : français ou anglais 14,8 11,3 8,0 12,4 9,8 12,9 18,4 21,0 21,6
Niveau de scolarité
Études secondaires ou niveau inférieur 16,2 13,6 8,6 4,0 3,3 0,8 2,4 5,1 9,0
Études postsecondaires partielles 30,9 24,2 19,4 10,3 10,2 1,6 21,7 19,5 9,6
Baccalauréat 40,9 45,5 45,8 49,1 41,8 38,8 58,0 52,4 53,0
Diplôme d'études supérieures 12,0 16,7 26,2 36,6 44,6 58,8 17,9 23,0 28,4
Région d'origine
Caraïbes, Amérique centrale et Amérique du Sud 5,6 4,8 4,6 6,1 4,8 4,6 6,3 6,6 7,4
Europe de l'Ouest 9,1 2,9 1,4 1,7 1,3 1,9 3,3 3,9 3,9
Europe du Nord 9,1 5,1 2,9 5,2 3,4 2,5 6,4 8,2 8,6
Europe du Sud 1,3 1,5 2,2 0,9 0,7 1,0 0,6 1,6 2,3
Europe de l'Est 4,7 4,4 3,7 6,0 3,0 2,5 1,6 3,1 4,0
Afrique 4,7 4,7 6,7 7,4 9,0 13,9 3,4 4,0 5,7
Asie du Sud 9,7 21,8 34,1 27,7 36,6 55,2 15,7 24,8 37,8
Asie du Sud-Est 24,6 31,1 17,6 9,1 12,8 5,0 3,8 9,3 5,6
Asie de l'Est 22,2 17,3 21,6 22,8 12,6 4,7 50,8 28,2 16,0
Asie de l'Ouest 5,2 4,1 3,6 10,1 14,3 6,9 1,7 3,2 2,8
Autres régions 1,3 1,1 0,9 0,9 0,7 0,7 2,0 2,8 2,5
États-Unis 2,6 1,3 0,8 2,1 1,0 1,1 4,6 4,4 3,4
Ayant de l'expérience de travail au Canada avant l’admission 47,9 62,5 73,1 22,2 21,2 18,9 98,6 98,8 98,9
Ayant fait des études au Canada avant l’admission 13,0 20,7 41,6 15,0 11,0 14,1 74,6 55,6 60,0
Province de résidence initiale
Provinces de l'Atlantique 8,4 6,8 8,6 1,6 1,4 1,3 1,5 1,4 1,8
Québec 0,5 0,3 0,7 3,6 2,3 2,5 0,5 0,8 1,1
Ontario 6,4 8,5 21,6 60,6 57,1 66,2 68,1 55,6 59,4
Manitoba 36,7 23,6 15,6 0,9 1,2 1,1 0,7 0,6 0,9
Saskatchewan 11,9 17,8 12,6 0,8 1,4 1,0 0,3 1,0 1,3
Alberta 15,7 24,2 20,1 13,3 20,1 13,4 12,6 24,2 15,3
Colombie-Britannique 20,3 18,2 20,4 19,0 16,5 14,5 16,3 16,3 20,0
Territoires 0,3 0,7 0,5 0,1 0,1 0,1 0,1 0,2 0,1

Une analyse de régression multivariée a été utilisée pour déterminer si diverses variables économiques et démographiques pourraient être attribuables aux écarts de gains entre les programmes d’immigration économique à l’échelle nationale. La variable des résultats était les gains annuels. Les variables indépendantes comprenaient la catégorie d’immigrants, les cohortes d’admission (2005 à 2009, 2010 à 2014, et 2015 à 2019), l’interaction de la catégorie d’immigrants avec la cohorte d’admissionNote , la province de résidence initiale, le sexe, l’âge à l’admission, la connaissance d’une langue officielle à l’admission, le niveau de scolarité à l’admission, la région source, l’état matrimonial, le nombre d’enfants, le fait d’avoir de l’expérience de travail au Canada avant l’admission, le fait d’avoir fait des études au Canada avant l’admission, et le taux annuel de chômage dans la provinceNote . Les détails de ces variables se trouvent dans le tableau 1 en annexe.

Des modèles ont été exécutés séparément pour les revenus initiaux (gains réalisés pendant les deux premières années après l’admission) et les revenus à plus long terme (gains réalisés cinq et six ans après l’admission). En ce qui a trait aux modèles traitant les revenus initiaux, l’échantillon comprenait des demandeurs principaux de la catégorie économique âgés de 20 à 54 ans à leur admission qui avaient enregistré des gains positifs pendant la première ou la deuxième année suivant leur admission. Les données ont été regroupées pour les cohortes de 2005 à 2009, de 2010 à 2014 et de 2015 à 2019. La même approche a été utilisée pour les modèles de régression à plus long terme, mais seules les cohortes de 2005 à 2009 et de 2010 à 2014 ont été utilisées, car l’analyse se limitait aux données observées cinq à six ans après l’admissionNote . Pour l’analyse des revenus initiaux et des gains à plus long terme, deux modèles ont été créés. Le modèle 1 comprenait seulement les programmes pour les immigrants de la catégorie économique, ainsi que l’interaction entre la cohorte d’admission et le programme d’immigrants. En plus des variables du modèle 1, le modèle 2 comprenait aussi les variables de contrôle susmentionnées. Par conséquent, les écarts des résultats entre le modèle 1 et le modèle 2 indiquent la mesure dans laquelle les variables de contrôle permettent d’expliquer les variations des gains observés dans l’ensemble des programmes d’immigration.

Revenus initiaux

Comme mentionné précédemment, les revenus initiaux des immigrants du PCP étaient nettement supérieurs à ceux des travailleurs qualifiés du volet fédéral dans les cohortes de 2005 à 2009 et de 2010 à 2014. Cependant, pour la cohorte de 2015 à 2019, les résultats s’étaient inversés (tableaux 1 à 3). Les résultats du modèle 2 (tableau 1 en annexe) fournissent les valeurs prédites après la prise en compte des effets des variables explicatives (indépendantes). Les variables explicatives, y compris l’expérience de travail au Canada avant l’admission, l’expérience d’études au Canada avant l’admission, la langue parlée à l’admission, la région source, la province, le taux de chômage provincial et d’autres variables, étaient à l’origine de 26 % à 60 % des écarts de revenus initiaux entre les candidats des provinces et les immigrants de la CEC (tableau 3).

Toutefois, les caractéristiques sociodémographiques n’expliquaient qu’en faible partie les écarts de revenus initiaux entre les immigrants du PCP et les immigrants du PTQF dans les cohortes de 2005 à 2009 et de 2015 à 2019. En fait, après la prise en compte des variables explicatives, l’avantage en matière de revenus initiaux détenu par les immigrants du PTQF pour la cohorte de 2015 à 2019 serait plus marqué que celui observéNote . Cette constatation est intéressante, car elle renverse les tendances antérieures observées pour les immigrants du PTQF et les immigrants du PCP. Les hypothèses qui pourraient expliquer ces écarts de revenus doivent aller au-delà des différences dans les variables explicatives susmentionnées, car l’effet de ces facteurs sur les revenus est déjà pris en compte dans le modèle. Une discussion sur les hypothèses pouvant expliquer ces écarts est comprise dans la conclusion.


Tableau 3
Écarts de revenus observés et prédits, un à deux ans suivant l’admission entre les immigrantsTableau 3 Note 1 du Programme des candidats des provinces et les immigrants d’autres programmes pour les immigrants de la catégorie économique, par cohorte d’admission
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Écarts de revenus observés et prédits Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), Catégorie de l’expérience canadienne et Autres programmes économiques, calculées selon dollars de 2020 unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) Catégorie de l’expérience canadienne Autres programmes économiques
dollars de 2020
Écarts observés
Cohorte de 2005 à 2009 -10 700 6 100 -24 800
Cohorte de 2010 à 2014 -6 900 19 000 -19 700
Cohorte de 2015 à 2019 6 500 21 900 -11 200
Écarts prédits
Cohorte de 2005 à 2009 -10 700 4 500 -19 300
Cohorte de 2010 à 2014 -4 600 7 600 -15 100
Cohorte de 2015 à 2019 7 100 9 100 -13 100
Proportion des écarts observés pris en considération pourcentage
Cohorte de 2005 à 2009 0 26 22
Cohorte de 2010 à 2014 33 60 23
Cohorte de 2015 à 2019 0 58 0

Revenus à plus long terme

Les modèles de régression comprenant les revenus dans les cinq à six années après l’admission sont présentés dans le tableau 2 en annexe. L’écart entre les résultats observés et les résultats rajustés indique qu’environ les trois quarts des variations entre le PCP et le PTQF dans la cohorte d’admission de 2005 à 2009 peuvent être expliqués par des différences dans les variables explicatives (tableau 4). À plus long terme, les immigrants du PTQF touchaient des revenus nettement inférieurs à ceux des immigrants du PCP, surtout en raison de leurs différentes caractéristiques liées aux antécédents. Une analyse plus approfondie a démontré que le principal facteur ayant contribué à cela sont les écarts observés dans la proportion des répondants ayant une expérience de travail au Canada avant leur admission. De même, environ les deux tiers de l’avantage en matière de revenus à plus long terme détenu par les immigrants de la CEC par rapport aux immigrants du PCP étaient attribuables aux différences dans les caractéristiques liées aux antécédents. Notamment, la forte proportion d’immigrants de la CEC ayant de l’expérience de travail au Canada avant leur admission, leur niveau de scolarité plus élevé et leur plus forte concentration en Ontario.

Les revenus à plus long terme de la cohorte d’admission de 2010 à 2014 faisaient exception, alors que les variables relatives aux antécédents n’expliquaient aucun des écarts observés entre les immigrants du PTQF et les immigrants du PCP en ce qui a trait aux revenus à plus long terme (tableau 4). Dans cette cohorte, les revenus actuels étaient plus élevés à long terme chez les travailleurs qualifiés du volet fédéral, comparativement aux candidats provinciaux, bien qu’ils aient été plus faibles les deux premières années suivant l’admission. Des facteurs inconnus, autres que ceux pris en compte, étaient en grande partie à l’origine de cet avantage en matière de revenus.


Tableau 4
Écarts de revenus observés et prédits, cinq à six ans suivant l’admission entre les immigrantsTableau 4 Note 1 du Programme des candidats des provinces et les immigrants des autres programmes pour les immigrants de la catégorie économique, par cohorte d’admission
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Écarts de revenus observés et prédits Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), Catégorie de l’expérience canadienne et Autres programmes économiques, calculées selon dollars de 2020 unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) Catégorie de l’expérience canadienne Autres programmes économiques
dollars de 2020
Écarts observés
Cohorte de 2005 à 2009 -3 500 11 000 -21 600
Cohorte de 2010 à 2014 2 500 23 000 -14 400
Écarts prédits
Cohorte de 2005 à 2009 -800 3 800 -15 200
Cohorte de 2010 à 2014 3 300 8 900 -11 200
Proportion des écarts observés pris en considération pourcentage
Cohorte de 2005 à 2009 77 65 30
Cohorte de 2010 à 2014 0 61 22

Différences de revenus entre les provinces

La présente section aborde trois questions : 1) Des écarts ont-ils été observés entre les provinces en ce qui a trait aux revenus des candidats provinciaux? 2) Quel était l’écart en matière de revenus entre les candidats provinciaux et les travailleurs qualifiés du volet fédéral au sein des provinces? 3) De quelle façon les tendances en matière de revenus changent-elles d’une cohorte à l’autre et d’une année à l’autre après l’établissement dans la province?

Tout d’abord, il y avait des écarts considérables entre les provinces en ce qui a trait aux revenus initiaux et aux revenus à plus long terme des immigrants du PCP dans toutes les cohortes d’admission (tableau 5). Par exemple, les revenus initiaux dans la cohorte de 2015 à 2019 d’immigrants du PCP variaient de 36 500 $ au Manitoba à 59 600 $ en Ontario. En général, l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique enregistraient les revenus initiaux les plus élevés, alors que les provinces de l’Atlantique, le Manitoba et la Saskatchewan avaient les revenus initiaux les plus faibles. Les revenus à plus long terme dans la cohorte d’admission de 2010 à 2014 affichaient une tendance semblable, alors que les mêmes provinces affichaient respectivement des revenus relativement plus faibles et plus élevés.


Tableau 5
Revenus annuels moyens parmi les demandeurs principauxTableau 5 Note 1 de la catégorie économique, par province de résidence initialeTableau 5 Note 2, par cohorte d’admission et nombre d’années écoulées depuis l’admission
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenus annuels moyens parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique Tous les immigrants de la catégorie économique, Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), Programme des candidats des provinces et Catégorie de l’expérience canadienne, calculées selon dollars de 2020 unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Tous les immigrants de la catégorie économique Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) Programme des candidats des provinces Catégorie de l’expérience canadienne
dollars de 2020
Cohorte de 2010 à 2014, un à deux ans après l’immigration
Provinces de l'Atlantique 49 800 57 700 47 500 77 700
Ontario 44 400 42 000 58 000 73 500
Manitoba 34 700 43 300 34 100 84 300
Saskatchewan 47 900 50 400 47 500 77 600
Alberta 58 800 55 300 67 800 67 400
Colombie-Britannique 45 300 39 300 57 300 64 100
Territoires 52 600 83 500 45 000 116 400
Cohorte de 2010 à 2014, cinq à six ans après l’immigration
Provinces de l'Atlantique 57 400 72 500 54 200 82 600
Ontario 58 200 59 500 70 600 87 600
Manitoba 44 900 62 200 44 100 91 400
Saskatchewan 54 800 70 000 53 600 91 500
Alberta 65 400 67 900 70 300 71 600
Colombie-Britannique 56 900 55 600 67 700 76 600
Territoires 64 200 107 200 56 700 105 200
Cohorte de 2015 à 2019, un à deux ans après l’immigration
Provinces de l'Atlantique 48 900 62 800 46 500 69 400
Ontario 57 500 57 700 59 600 74 000
Manitoba 37 800 49 400 36 500 65 200
Saskatchewan 45 100 54 800 43 800 63 800
Alberta 54 000 54 500 54 200 67 600
Colombie-Britannique 57 400 60 400 58 100 73 200
Territoires 61 200 85 700 53 500 91 000

Il est possible que les écarts de revenus entre les provinces enregistrant les revenus initiaux les plus élevés et les plus faibles soient attribuables aux différences dans les types de candidats provinciaux sélectionnés. Par exemple, si une province sélectionne plus de candidats provinciaux ayant un niveau de scolarité plus faible, sans expérience de travail ou d’études au Canada avant leur admission, et avec une faible connaissance des langues officielles, il est alors probable que les gains de ces candidats soient inférieurs à ceux des immigrants du PCP dans les provinces qui ont tendance à sélectionner moins d’immigrants ayant ces mêmes caractéristiques. Les candidats provinciaux dans les provinces ayant des conditions économiques moins favorables, déterminés par le taux de chômage, peuvent aussi toucher un revenu inférieur à celui des immigrants dans les autres provinces. Pour déterminer si ces facteurs permettent d’expliquer les écarts entre les provinces où les revenus sont moins élevés et les provinces où les revenus sont plus élevés, une analyse de régression a été menée, appliquant un riche ensemble de variables explicatives possiblesNote . Les résultats de régression provinciaux qui reposent sur les revenus perçus un à deux ans après l’admission sont présentés dans le tableau 3 en annexe; les résultats qui reposent sur les revenus perçus cinq à six ans après l’admission sont présentés dans le tableau 4 en annexe.

La présente analyse met l’accent sur les écarts de gains entre les provinces ayant les candidats provinciaux touchant les revenus les plus faibles (les provinces de l’Atlantique, le Manitoba et la Saskatchewan) et l’Ontario, qui représente les provinces où se trouvent les candidats des provinces qui ont les revenus les plus élevés. Même après la prise en compte des différences dans le capital humain, de l’expérience de travail et d’études au Canada avant l’admission et du taux de chômage provincial, des écarts importants de gains persistaient toujours pour les immigrants du PCP entre l’Ontario et les provinces de l’Atlantique, le Manitoba et la Saskatchewan. L’écart (résultats rajustés) dans les revenus initiaux variait de 5 200 $ à 16 500 $Note . Pour les revenus perçus cinq à six ans après l’admission dans la province, l’écart variait de 9 100 $ à 14 600 $Note selon la province (tableau 6). En d’autres mots, les variables explicatives représentaient de 6 % à 55 % de l’écart observé sur le plan des revenus initiaux entre l’Ontario et les trois provinces où les revenus étaient les moins élevés, et entre 11 % et 50 % de l’écart observé en matière de revenus après cinq à six ans au Canada (tableau 6). D’autres facteurs non examinés dans le cadre de la présente analyse ont aussi contribué aux variations des revenus des candidats des provinces selon la province. D’après les observations, des candidats des provinces qui sont comparables ont des niveaux de revenus différents, selon leur province de résidence initiale.


Tableau 6
Écart de revenus des immigrants du Programme des candidats des provincesTableau 6 Note 1 entre l’Ontario et certaines provinces
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Écart de revenus des immigrants du Programme des candidats des provinces entre l’Ontario et certaines provinces Écarts observés , Données corrigées et Proportion des écarts observés qui s’expliquent par les variables de contrôle , calculées selon dollars de 2020 et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Écarts observés Données corrigéesTableau 6 Note 2 Proportion des écarts observés qui s’expliquent par les variables de contrôle
dollars de 2020 pourcentage
A. Revenus un à deux ans après l’admission, cohortes de 2010 à 2019
Provinces de l'Atlantique -11 600 -5 200 55
Manitoba -22 900 -16 500 28
Saskatchewan -12 600 -11 900 6
B. Revenus cinq à six ans après l’admission, cohortes de 2010 à 2014
Provinces de l'Atlantique -16 400 -14 600 11
Manitoba -26 500 -13 200 50
Saskatchewan -17 000 -9 100 46

Outre les variations des gains réalisés par les immigrants du PCP d’une province à l’autre, les différences de revenus entre les catégories d’immigrants (PCP, PTQF et CEC) variaient aussi entre les provinces. Tout comme il en était le cas à l’échelle nationale, parmi la cohorte de 2010 à 2014, les immigrants du PCP affichaient des revenus initiaux nettement plus élevés que les immigrants du PTQF dans plusieurs provinces. Par exemple, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, les candidats provinciaux avaient des revenus initiaux plus élevés de 12 500 $ à 18 000 $ que ceux des travailleurs qualifiés du volet fédéral. Toutefois, dans la cohorte de 2015 à 2019, la situation a changé considérablement dans ces provinces. Les immigrants du PTQF ont connu de fortes hausses de revenus initiaux entre les cohortes de 2010 à 2014 et de 2015 à 2019, atteignant des taux aussi élevés que 37 % en Ontario et 54 % en Colombie-BritanniqueNote . Au cours de cette même période, les candidats provinciaux dans toutes les provinces ont enregistré des revenus initiaux qui ont augmenté lentement, ou qui ont baisséNote . Par conséquent, l’avantage détenu par les immigrants du PCP par rapport aux travailleurs qualifiés du volet fédéral en ce qui a trait aux revenus initiaux dans la cohorte de 2010 à 2014 s’est transformé en désavantage pour les candidats provinciaux dans la cohorte de 2015 à 2019 (tableau 6).

Dans toutes les provinces, les revenus des travailleurs qualifiés du volet fédéral ont augmenté plus rapidement au cours des années suivant leur admission, comparativement aux revenus des candidats provinciauxNote . Par conséquent, plus les années s’écoulent après l’immigration, plus élevés sont les revenus des travailleurs qualifiés du volet fédéral par rapport aux candidats provinciaux dans toutes les provinces.

Enfin, les immigrants de la CEC avaient un avantage important en matière de revenus par rapport aux immigrants du PCP dans toutes les provinces, sauf en Alberta, tant pour les revenus initiaux que pour les revenus enregistrés cinq à six ans après l’immigration (tableau 6).

Conclusion et discussion

Dans le présent document, nous avons examiné les gains à court et à plus long terme des demandeurs principaux du Programme des candidats des provinces qui se sont établis de 2005 à 2019, une période au cours de laquelle de nombreux changements ont eu lieu qui pourraient avoir eu des effets sur les revenus (p. ex. l’élargissement du PCP et le déclin simultané du PTQF; la création et la progression de la CEC; la création de PCP uniques dans les provinces, qui ont souvent des critères de sélection très différents).

Des études antérieures, qui reposent sur des données remontant jusqu’à la cohorte d’admission de 2015 environ, ont révélé que les revenus initiaux étaient plus élevés chez les immigrants du PCP par rapport aux immigrants du PTQF, mais que les revenus de ces derniers ont rattrapé, voire dépassé, les revenus des immigrants du PCP après environ cinq ans suivant leur admission. D’autres études ont démontré que les écarts de revenus entre les immigrants du PCP et les immigrants du PTQF étaient grandement attribuables aux variations dans la proportion d’immigrants qui avaient déjà des revenus au Canada avant leur admission.

Ces tendances ont changé dans la plus récente cohorte d’admission de 2015 à 2019 regroupant les immigrants économiques. Le grand avantage que détenaient habituellement les immigrants du PCP à l’égard des revenus initiaux (pendant la première et la deuxième années suivant leur admission), comparativement aux immigrants du PTQF, a été inversé dans la cohorte de 2015 à 2019, où les immigrants du PTQF gagnaient en moyenne 6 500 $ de plus annuellement que les immigrants du PCP, comparativement à 6 900 $ de moins dans la cohorte de 2010 à 2014 (résultats réels non corrigés). Les revenus initiaux ont augmenté chez les immigrants du PTQF et de la CEC, tandis qu’ils ont diminué pour les candidats provinciaux. Les revenus initiaux des candidats provinciaux ont aussi diminué par rapport à ceux des immigrants de la CEC. D’importantes variables, comme l’expérience de travail avant l’admission, avoir fait des études au Canada avant l’admission, le niveau de scolarité, les compétences en matière de langues officielles, la région source, l’âge et le taux de chômage dans la province de résidence, ne pouvaient pas expliquer de façon significative le renversement de la tendance en matière de revenus initiaux entre les immigrants du PTQF et les immigrants du PCP qui s’est produit dans les cohortes de 2010 à 2014 et de 2015 à 2019.

La baisse des revenus des candidats des provinces par rapport aux travailleurs qualifiés du volet fédéral dans les cohortes les plus récentes a d’importantes répercussions, en partie parce que la part des immigrants économiques admis dans le cadre du PCP a augmenté, alors que la part des immigrants admis dans le cadre du PTQF a diminué. En 2000, le PTQF représentait la majorité (79 %) des immigrants économiques, mais cette part a diminué pour s’établir à 30 % en 2019. Au cours de la même période, le PCP a connu une croissance rapide, représentant 1 % des immigrants économiques en 2000 et 35 % en 2019, au moment où ce programme représentait la plus grande catégorie de nouveaux immigrants économiquesNote . Ce changement de composition, combiné aux tendances de revenus, ferait en sorte de réduire les gains moyens globaux des immigrants économiques.

Il existe d’autres explications possibles concernant la baisse de l’avantage relatif en matière de revenus des immigrants du PCP, mais elles vont au-delà de ce qui peut être traité à l’aide des données actuellement disponibles. Une possibilité concerne les changements dans la sélection des immigrants économiques. En 2013, le PTQF a instauré une nouvelle exigence selon laquelle les demandeurs doivent faire évaluer officiellement leurs titres scolaires étrangers par l’entremise d’un programme d’évaluation des diplômes d’études (EDE). L’EDE vise à authentifier le diplôme d’un demandeur obtenu à l’étranger et à en déterminer l’équivalence avec un diplôme d’études obtenu au Canada (gouvernement du Canada, 2020). Banerjee et al. (2021) ont démontré que, parmi les immigrants du PTQF, cette exigence a eu un effet très positif sur les revenus initiaux, qui ont augmenté de 26 % chez les femmes et de 20 % chez les hommes. Les effets positifs sur les résultats en matière de revenus étaient surtout évidents chez les immigrants économiques originaires de pays non occidentaux. Il semble probable que le capital humain des immigrants du PTQF (les titres scolaires dans le cas présent) ait été amélioré en raison du processus d’EDE, ayant ainsi une incidence sur leurs revenus.

La majorité des immigrants économiques de la cohorte de 2010 à 2014 n’auraient pas eu besoin d’une EDE, car elle a été instaurée en mai 2013 et il a fallu un certain temps avant qu’elle devienne entièrement opérationnelle. Toutefois, pour la cohorte de 2015 à 2019, tous les titres étrangers des immigrants du PTQF étaient assujettis à une EDE, alors que seulement les 22 % d’immigrants du PCP qui ont suivi le processus de demande Entrée expressNote devaient obtenir une EDE. La plupart des candidats des provinces sont sélectionnés au moyen de processus de sélection provinciaux, plutôt que par le système Entrée express. Cette tendance aurait pu entraîner une augmentation des gains des immigrants du PTQF, comparativement aux immigrants du PCP, dans la cohorte de 2015 à 2019, car même parmi ceux ayant des niveaux de scolarité comparables sur le plan observationnel (p. ex. un grade universitaire), la qualité de l’éducationNote était, en moyenne, probablement plus élevée chez les immigrants du PTQF que chez les candidats des provinces. Il est probable que l’instauration de l’EDE et l’augmentation de la qualité de l’éducation qui en découle pourraient expliquer une grande partie de la hausse des revenus initiaux chez les immigrants du PTQF par rapport aux immigrants du PCP entre les cohortes de 2010 à 2014 et de 2015 à 2019.

L’introduction du système Entrée express en 2015 peut aussi avoir contribué à la forte hausse des revenus relatifs chez les immigrants du PTQF, comparativement aux immigrants du PCP. Les immigrants sélectionnés au moyen du système Entrée express avaient des revenus initiaux plus élevés que les immigrants sélectionnés au moyen de l’ancien système de points (IRCC, 2020), et proportionnellement plus d’immigrants du PTQF et de la CEC que de candidats provinciaux ont été sélectionnés au moyen du système Entrée express pendant la période de 2015 à 2019. Tous les demandeurs sélectionnés par le système Entrée express doivent obtenir une EDE pour les études effectuées à l’étranger. Ils doivent aussi passer des tests formels pour évaluer leurs compétences dans les langues officielles et satisfaire aux exigences en matière de langues officielles. Parmi les demandeurs sélectionnés au moyen du processus Entrée express (EE), les principaux résultats du Système de classement global (SCG) étaient plus élevés chez les immigrants admis dans le cadre du PTQF (451 points en moyenne pour la période de 2015 à 2019) et de la CEC (421 points), comparativement au PCP (371 points)Note . Cela indique que, même parmi les demandeurs principaux admis au moyen du système Entrée express, les niveaux de capital humain étaient plus élevés chez les immigrants du PTQF et de la CEC, comparativement aux candidats des provinces.

En raison du renforcement des critères de sélection des immigrants dans le cadre du PTQF et de la CEC, il est également possible que certains demandeurs qui ne seraient pas admissibles au PTQF et à la CEC se tournent vers le PCP comme solution de rechange pour devenir résident permanent (Thevenot, 2022). La forte hausse du nombre d’immigrants ayant recours au PCP peut aussi avoir entraîné un taux de sélection inférieur en raison du non-respect des exigences en matière de compétences, ainsi qu’un taux réduit de concordance entre l’offre de main-d’œuvre et la demande sur le marché du travail à l’échelle provinciale, ce qui se traduirait par une diminution des gains.

Tous ces facteurs pourraient avoir contribué à la hausse des revenus initiaux des immigrants du PTQF et de la CEC, alors que les revenus étaient à la baisse chez les immigrants du PCP.

D’autres faits saillants sont liés à la présente étude. Après l’admission, les revenus ont augmenté plus rapidement chez les immigrants du PTQF que chez les immigrants du PCP. Dans la cohorte de 2010 à 2014, soit la plus récente des cohortes pour laquelle les revenus à plus long terme ont pu être déterminés, les gains après cinq à six ans suivant l’admission étaient plus élevés chez les immigrants du PTQF (et de la CEC) par rapport aux immigrants admis au moyen du PCP.

Il y avait aussi des écarts considérables entre les provinces en ce qui a trait aux gains moyens des candidats des provinces. Les revenus les plus élevés (à l’admission et cinq à six ans après l’admission) ont été observés en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, alors que les revenus les plus faibles ont été observés dans les provinces de l’Atlantique, au Manitoba et en Saskatchewan. L’analyse de régression a indiqué qu’une proportion (6 % à 55 %, selon la province) des écarts observés en matière de revenus entre les provinces affichant les plus hauts revenus et les provinces affichant les plus faibles revenus était attribuable aux différences observées sur le plan des conditions économiques d’une province à l’autre (mesuré par le taux de chômage) et aux caractéristiques liées aux antécédents des demandeurs principaux du PCP. Cependant, même après la prise en compte de ces différences, d’importants écarts de revenus persistaient (variant de 5 200 $ à 16 500 $ par année) entre les candidats provinciaux dans les provinces où les revenus sont les plus élevés et les provinces où les revenus sont les plus faibles. D’après les observations, de semblables demandeurs principaux du PCP touchaient des revenus plus élevés que d’autres dans certaines provinces en raison de facteurs autres que ceux ayant été pris en compte dans la présente analyse.

Il se peut que ces variations provinciales observées chez les immigrants du PCP reflètent tout simplement les écarts de revenus observés pour tous les travailleurs. Cependant, les écarts provinciaux dans les revenus des immigrants du PCP étaient beaucoup plus marqués que ceux pour tous les travailleurs (personnes nées au Canada et résidents permanents) et différaient des variations provinciales s’appliquant aux travailleurs qualifiés du volet fédéral. Parmi tous les travailleurs, ceux de l’Alberta et de l’Ontario avaient tendance à avoir un revenu d’emploi plus élevé que ceux des autres provinces, mais les écarts provinciaux étaient beaucoup plus faibles que ceux observés chez les immigrants du PCPNote . De plus, une analyse plus approfondie a démontré que, d’ordre général, les immigrants du PTQF en Ontario n’avaient pas un avantage sur le plan des revenus initiaux et à plus long terme, comparativement aux immigrants des autres provinces (tableaux 3 et 4 en annexe)Note . Le PCP semble être le seul programme où l’on peut voir de grandes variations provinciales en matière de revenus chez des immigrants semblables d’après les observations.

La présente étude a permis de montrer que les revenus des candidats provinciaux, en termes absolus et par rapport à d’autres programmes, ont changé considérablement au cours des dernières années. Les tendances plus récentes en matière de revenus reflètent probablement les changements apportés au processus de sélection pour les trois programmes pour les immigrants de la catégorie économique. Les changements susmentionnés ont renforcé le capital humain et, par conséquent, les résultats sur le marché du travail chez les immigrants du PTQF et de la CEC. Les candidats provinciaux semblent ne pas avoir tiré profit de ces changements de la même manière.

Annexe


Tableau A.1
Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires visant à prédire les revenus dans les deux premières années suivant l’immigration parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique, âgés de 20 à 54 ans à l’admission, arrivés entre 2005 et 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires visant à prédire les revenus dans les deux premières années suivant l’immigration parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique Modèle 1 et Modèle 2, calculées selon cœfficients unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Modèle 1   Modèle 2
cœfficients
Ordonnée à l'origine 50 139Note *** 127 368Note ***
Catégorie d’immigration (référence : Programme des candidats des provinces)
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) 6 460Note *** 7 109Note ***
Catégorie de l’expérience canadienne 21 887Note *** 9 110Note ***
Autres programmes économiques -11 265Note *** -13 067Note ***
Cohorte d’admission (référence : 2015 à 2019)
2005 à 2009 6 534Note *** 7 290Note ***
2010 à 2014 1 623Note *** 1 916Note ***
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) x 2005 à 2009 -17 119Note *** -17 788Note ***
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) x 2010 à 2014 -13 362Note *** -11 744Note ***
Catégorie de l’expérience canadienne x 2005 à 2009 -15 795Note *** -4 584Note ***
Catégorie de l’expérience canadienne x 2010 à 2014 -2 874Note *** -1 461Note ***
Autres programmes économiques x 2005 à 2009 -13 506Note *** -6 244Note ***
Autres programmes économiques x 2010 à 2014 -8 381Note *** -1 985Note ***
Province de résidence initiale (référence : Ontario)
Terre-Neuve-et-Labrador Tableau 1 de l'annexe  Note § 23 313Note ***
Île-du-Prince-Édouard Tableau 1 de l'annexe  Note § -4 123Note ***
Nouvelle-Écosse Tableau 1 de l'annexe  Note § -606
Nouveau-Brunswick Tableau 1 de l'annexe  Note § -3 794Note ***
Québec Tableau 1 de l'annexe  Note § -1 701Note ***
Manitoba Tableau 1 de l'annexe  Note § -12 559Note ***
Saskatchewan Tableau 1 de l'annexe  Note § -7 468Note ***
Alberta Tableau 1 de l'annexe  Note § 1 359Note ***
Colombie-Britannique Tableau 1 de l'annexe  Note § -4 556Note ***
Territoires Tableau 1 de l'annexe  Note § 1 988Note ***
Femmes Tableau 1 de l'annexe  Note § -15 434Note ***
Âge à l’admission (référence : 20 à 29 ans)
30 à 39 ans Tableau 1 de l'annexe  Note § 2 021Note ***
40 à 49 ans Tableau 1 de l'annexe  Note § 5 716Note ***
50 à 54 ans Tableau 1 de l'annexe  Note § 6 954Note ***
Langues officielles (référence : français ou anglais comme langue maternelle)
Ne parle ni le français ni l'anglais Tableau 1 de l'annexe  Note § -11 643Note ***
Autre langue maternelle, parle le français ou l'anglais Tableau 1 de l'annexe  Note § -5 642Note ***
Niveau de scolarité (référence : diplôme d’études supérieures)
Études secondaires ou niveau inférieur Tableau 1 de l'annexe  Note § -15 975Note ***
Études postsecondaires partielles Tableau 1 de l'annexe  Note § -15 237Note ***
Baccalauréat Tableau 1 de l'annexe  Note § -6 836Note ***
Région d'origine (référence : États-Unis)
Amérique centrale Tableau 1 de l'annexe  Note § -46 950Note ***
Caraïbes Tableau 1 de l'annexe  Note § -49 120Note ***
Amérique du Sud Tableau 1 de l'annexe  Note § -38 152Note ***
Europe de l'Ouest Tableau 1 de l'annexe  Note § -36 130Note ***
Europe du Nord Tableau 1 de l'annexe  Note § -26 541Note ***
Europe du Sud Tableau 1 de l'annexe  Note § -42 948Note ***
Europe de l'Est Tableau 1 de l'annexe  Note § -50 606Note ***
Afrique Tableau 1 de l'annexe  Note § -48 705Note ***
Asie du Sud Tableau 1 de l'annexe  Note § -54 216Note ***
Asie du Sud-Est Tableau 1 de l'annexe  Note § -57 004Note ***
Asie de l'Est Tableau 1 de l'annexe  Note § -57 977Note ***
Asie de l'Ouest Tableau 1 de l'annexe  Note § -51 953Note ***
Autres régions Tableau 1 de l'annexe  Note § -28 376Note ***
État matrimonial (référence : marié)
Célibataire Tableau 1 de l'annexe  Note § -8 046Note ***
Divorcé, séparé, veuf Tableau 1 de l'annexe  Note § -4 236Note ***
Nombre d’enfants Tableau 1 de l'annexe  Note § -2 655Note ***
Ayant de l'expérience de travail au Canada avant l’admission Tableau 1 de l'annexe  Note § 23 847Note ***
Ayant fait des études au Canada avant l’admission Tableau 1 de l'annexe  Note § -10 744Note ***
Taux de chômage annuel dans la province de destination initiale Tableau 1 de l'annexe  Note § -2 164Note ***

Tableau A.2
Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires pour les revenus après cinq à six ans suivant l’immigration parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique, âgés de 20 à 54 ans à l’admission, arrivés entre 2005 et 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires pour les revenus après cinq à six ans suivant l’immigration parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique Modèle 1 et Modèle 2, calculées selon cœfficients unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Modèle 1 Modèle 2
cœfficients
Ordonnée à l'origine 58 853Note *** 134 879,69Note ***
Catégorie d’immigration (référence : Programme des candidats des provinces)
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) 2 547Note *** 3 277,97Note ***
Catégorie de l’expérience canadienne 23 046Note *** 8 860,65Note ***
Autres programmes économiques -14 390Note *** -11 154,96Note ***
Cohorte d’admission (référence : 2010 à 2014)
2005 à 2009 6 257Note *** 6 285,11Note ***
Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) x 2005 à 2009 -6 062Note *** -4 048,57Note ***
Catégorie de l’expérience canadienne x 2005 à 2009 -12 040Note *** -5 054,50Note ***
Autres programmes économiques x 2005 à 2009 -7 268Note *** -4 084,45Note ***
Province de résidence initiale (référence : Ontario)
Terre-Neuve-et-Labrador Tableau 2 de l'annexe  Note § 31 959,41Note ***
Île-du-Prince-Édouard Tableau 2 de l'annexe  Note § -1 287,90
Nouvelle-Écosse Tableau 2 de l'annexe  Note § -1 383,88Note **
Nouveau-Brunswick Tableau 2 de l'annexe  Note § -3 159,89Note ***
Québec Tableau 2 de l'annexe  Note § -2 216,26Note ***
Manitoba Tableau 2 de l'annexe  Note § -9 937,24Note ***
Saskatchewan Tableau 2 de l'annexe  Note § -3 587,44Note ***
Alberta Tableau 2 de l'annexe  Note § 7 447,37Note ***
Colombie-Britannique Tableau 2 de l'annexe  Note § -3 858,57Note ***
Territoires Tableau 2 de l'annexe  Note § 2 702,21Note **
Femmes Tableau 2 de l'annexe  Note § -17 852,31Note ***
Âge à l’admission (référence : 20 à 29 ans)
30 à 39 ans Tableau 2 de l'annexe  Note § -493,34Note ***
40 à 49 ans Tableau 2 de l'annexe  Note § -4 095,57Note ***
50 à 54 ans Tableau 2 de l'annexe  Note § -9 535,51Note ***
Langues officielles (référence : français ou anglais comme langue maternelle)
Ne parle ni le français ni l'anglais Tableau 2 de l'annexe  Note § -13 217,06Note ***
Autre langue maternelle, parle le français ou l'anglais Tableau 2 de l'annexe  Note § -8 601,00Note ***
Niveau de scolarité (référence : diplôme d’études supérieures)
Études secondaires ou niveau inférieur Tableau 2 de l'annexe  Note § -19 110,49Note ***
Études postsecondaires partielles Tableau 2 de l'annexe  Note § -17 253,91Note ***
Baccalauréat Tableau 2 de l'annexe  Note § -6 889,77Note ***
Région d'origine (référence : États-Unis)
Amérique centrale Tableau 2 de l'annexe  Note § -35 330,42Note ***
Caraïbes Tableau 2 de l'annexe  Note § -35 228,90Note ***
Amérique du Sud Tableau 2 de l'annexe  Note § -22 191,13Note ***
Europe de l'Ouest Tableau 2 de l'annexe  Note § -27 618,66Note ***
Europe du Nord Tableau 2 de l'annexe  Note § -13 590,52Note ***
Europe du Sud Tableau 2 de l'annexe  Note § -28 784,01Note ***
Europe de l'Est Tableau 2 de l'annexe  Note § -37 251,02Note ***
Afrique Tableau 2 de l'annexe  Note § -34 099,71Note ***
Asie du Sud Tableau 2 de l'annexe  Note § -44 260,88Note ***
Asie du Sud-Est Tableau 2 de l'annexe  Note § -44 090,44Note ***
Asie de l'Est Tableau 2 de l'annexe  Note § -48 999,15Note ***
Asie de l'Ouest Tableau 2 de l'annexe  Note § -36 903,07Note ***
Autres régions Tableau 2 de l'annexe  Note § -17 268,58Note ***
État matrimonial (référence : marié)
Célibataire Tableau 2 de l'annexe  Note § -8 179,00Note ***
Divorcé, séparé, veuf Tableau 2 de l'annexe  Note § -2 802,00Note ***
Nombre d’enfants Tableau 2 de l'annexe  Note § -1 830,00Note ***
Ayant de l'expérience de travail au Canada avant l’admission Tableau 2 de l'annexe  Note § 19 472,00Note ***
Ayant fait des études au Canada avant l’admission Tableau 2 de l'annexe  Note § -2 566,00Note ***
Taux de chômage annuel dans la province de destination initiale Tableau 2 de l'annexe  Note § -2 551,00Note ***

Tableau A.3
Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires visant à prédire les écarts provinciaux de revenus parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique qui sont arrivés entre 2010 et 2019, deux premières années suivant l’immigration
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires visant à prédire les écarts provinciaux de revenus parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique qui sont arrivés entre 2010 et 2019 Candidats provinciaux, Travailleurs qualifiés du volet fédéral, Modèle 1 et Modèle 2, calculées selon cœfficients unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Candidats provinciaux Travailleurs qualifiés du volet fédéral
Modèle 1 Modèle 2 Modèle 1 Modèle 2
cœfficients
Ordonnée à l'origine 58 009Note *** 154 597Note *** 49 913Note *** 134 498Note ***
Province de résidence initiale (référence : Ontario)
Provinces de l'Atlantique -11 570Note *** -5 174Note *** 9 336Note *** 15 968Note ***
Québec -9 924Note *** -13 191Note *** -3 881Note *** -3 077Note ***
Manitoba -22 909Note *** -16 467Note *** -4 596Note *** -7 677Note ***
Saskatchewan -12 606Note *** -11 864Note *** 1 543 -2 158Note **
Alberta 2 001Note *** -2 344Note *** 4 555Note *** -1 723Note ***
Colombie-Britannique -164 -7 294Note *** -831Note ** -4 814Note ***
Territoires -9 643Note *** -10 710Note *** 33 705Note *** 21 042Note ***
Cohorte d’arrivée (référence : 2015 à 2019)
2010 à 2014 Tableau 3 de l'annexe  Note § 2 683Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -9 609Note ***
Nombre d’années écoulées depuis l’immigration (référence : deuxième année)
Première année Tableau 3 de l'annexe  Note § -4 432Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -8 280Note ***
Femmes Tableau 3 de l'annexe  Note § -13 962Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -17 548Note ***
Âge à l’admission (référence : 20 à 29 ans)
30 à 39 ans Tableau 3 de l'annexe  Note § 1 626Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § 1 930Note ***
40 à 49 ans Tableau 3 de l'annexe  Note § 5 907Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § 2 172Note ***
50 à 54 ans Tableau 3 de l'annexe  Note § 7 583Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § 1 597Note *
Langues officielles (référence : français ou anglais comme langue maternelle)
Ne parle ni le français ni l'anglais Tableau 3 de l'annexe  Note § -12 666Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -12 756Note ***
Autre langue maternelle, parle le français ou l'anglais Tableau 3 de l'annexe  Note § -6 713Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -8 171Note ***
Niveau de scolarité (référence : diplôme d’études supérieures)
Études secondaires ou niveau inférieur Tableau 3 de l'annexe  Note § -22 710Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -5 585Note ***
Études postsecondaires partielles Tableau 3 de l'annexe  Note § -18 061Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -11 485Note ***
Baccalauréat Tableau 3 de l'annexe  Note § -10 431Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -724Note ***
Région d'origine (référence : États-Unis)
Amérique centrale Tableau 3 de l'annexe  Note § -67 472Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -25 909Note ***
Caraïbes Tableau 3 de l'annexe  Note § -60 625Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -35 513Note ***
Amérique du Sud Tableau 3 de l'annexe  Note § -53 626Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -22 587Note ***
Europe de l'Ouest Tableau 3 de l'annexe  Note § -55 738Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -19 572Note ***
Europe du Nord Tableau 3 de l'annexe  Note § -40 851Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -14 209Note ***
Europe du Sud Tableau 3 de l'annexe  Note § -62 147Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -31 667Note ***
Europe de l'Est Tableau 3 de l'annexe  Note § -70 280Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -31 721Note ***
Afrique Tableau 3 de l'annexe  Note § -58 816Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -35 924Note ***
Asie du Sud Tableau 3 de l'annexe  Note § -71 562Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -38 668Note ***
Asie du Sud-Est Tableau 3 de l'annexe  Note § -71 450Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -38 699Note ***
Asie de l'Est Tableau 3 de l'annexe  Note § -76 901Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -40 736Note ***
Asie de l'Ouest Tableau 3 de l'annexe  Note § -66 835Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -41 246Note ***
Autres régions Tableau 3 de l'annexe  Note § -43 576Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -18 949Note ***
État matrimonial (référence : marié)
Célibataire Tableau 3 de l'annexe  Note § -8 002Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -6 583Note ***
Divorcé, séparé, veuf Tableau 3 de l'annexe  Note § -5 779Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -2 214Note **
Nombre d’enfants Tableau 3 de l'annexe  Note § -2 426Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -3 674Note ***
Ayant de l'expérience de travail au Canada avant l’admission Tableau 3 de l'annexe  Note § 19 487Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § 32 035Note ***
Ayant fait des études au Canada avant l’admission Tableau 3 de l'annexe  Note § -6 258Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -19 383Note ***
Taux de chômage annuel dans la province de destination initiale Tableau 3 de l'annexe  Note § -2 203Note *** Tableau 3 de l'annexe  Note § -3 863Note ***

Tableau A.4
Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires visant à prédire les écarts provinciaux de revenus parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique qui sont arrivés de 2010 et 2014, cinq à six ans suivant l’immigration
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Modèles de régression par les moindres carrés ordinaires visant à prédire les écarts provinciaux de revenus parmi les demandeurs principaux de la catégorie économique qui sont arrivés de 2010 et 2014 Candidats provinciaux, Travailleurs qualifiés du volet fédéral, Modèle 1 et Modèle 2, calculées selon cœfficients unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Candidats provinciaux Travailleurs qualifiés du volet fédéral
Modèle 1 Modèle 2 Modèle 1 Modèle 2
cœfficients
Ordonnée à l'origine 70 554Note *** 147 962Note *** 59 453Note *** 126 467Note ***
Province de résidence initiale (référence : Ontario)
Provinces de l'Atlantique -16 333Note *** -14 598Note *** 13 064Note *** 4 795Note **
Québec -21 705Note *** -21 883Note *** -13 577Note *** -12 995Note ***
Manitoba -26 485Note *** -13 199Note *** 2 745 3 100Note *
Saskatchewan -16 929Note *** -9 141Note *** 10 506Note *** 10 320Note ***
Alberta -219 -132 8 481Note *** 5 423Note ***
Colombie-Britannique -2 825Note *** -7 159Note *** -3 876Note *** -3 881Note ***
Territoires -13 844Note *** -10 672Note *** 47 792Note *** 33 265Note ***
Nombre d’années écoulées depuis l’immigration (référence : sixième année)
Cinquième année Tableau 4 de l'annexe  Note § -1 168Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -2 925Note ***
Femmes Tableau 4 de l'annexe  Note § -16 365Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -18 238Note ***
Âge à l’admission (référence : 20 à 29 ans)
30 à 39 ans Tableau 4 de l'annexe  Note § -234 Tableau 4 de l'annexe  Note § -1
40 à 49 ans Tableau 4 de l'annexe  Note § 254 Tableau 4 de l'annexe  Note § -9 221Note ***
50 à 54 ans Tableau 4 de l'annexe  Note § -3 588Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -19 809Note ***
Langues officielles (référence : français ou anglais comme langue maternelle)
Ne parle ni le français ni l'anglais Tableau 4 de l'annexe  Note § -9 409Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -14 216Note ***
Autre langue maternelle, parle français ou anglais Tableau 4 de l'annexe  Note § -4 682Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -11 333Note ***
Niveau de scolarité (référence : diplôme d’études supérieures)
Études secondaires ou niveau inférieur Tableau 4 de l'annexe  Note § -32 575Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -5 436Note ***
Études postsecondaires partielles Tableau 4 de l'annexe  Note § -26 027Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -11 736Note ***
Baccalauréat Tableau 4 de l'annexe  Note § -15 283Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -666Note *
Région d'origine (référence : États-Unis)
Amérique centrale Tableau 4 de l'annexe  Note § -55 793Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -23 505Note ***
Caraïbes Tableau 4 de l'annexe  Note § -44 275Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -30 609Note ***
Amérique du Sud Tableau 4 de l'annexe  Note § -37 853Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -17 363Note ***
Europe de l'Ouest Tableau 4 de l'annexe  Note § -43 907Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -18 798Note ***
Europe du Nord Tableau 4 de l'annexe  Note § -23 824Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -12 301Note ***
Europe du Sud Tableau 4 de l'annexe  Note § -43 910Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -26 331Note ***
Europe de l'Est Tableau 4 de l'annexe  Note § -58 551Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -31 512Note ***
Afrique Tableau 4 de l'annexe  Note § -36 896Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -31 694Note ***
Asie du Sud Tableau 4 de l'annexe  Note § -60 663Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -41 307Note ***
Asie du Sud-Est Tableau 4 de l'annexe  Note § -56 433Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -37 853Note ***
Asie de l'Est Tableau 4 de l'annexe  Note § -66 683Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -44 076Note ***
Asie de l'Ouest Tableau 4 de l'annexe  Note § -53 850Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -35 899Note ***
Autres régions Tableau 4 de l'annexe  Note § -32 750Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -19 567Note ***
État matrimonial (référence : marié)
Célibataire Tableau 4 de l'annexe  Note § -8 018Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -5 918Note ***
Divorcé, séparé, veuf Tableau 4 de l'annexe  Note § -5 636Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -726
Nombre d’enfants Tableau 4 de l'annexe  Note § -1 455Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -1 738Note ***
Ayant de l'expérience de travail au Canada avant l’admission Tableau 4 de l'annexe  Note § 17 829Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § 23 699Note ***
Ayant fait des études au Canada avant l’admission Tableau 4 de l'annexe  Note § 953Note * Tableau 4 de l'annexe  Note § -5 780Note ***
Taux de chômage annuel dans la province de destination initiale Tableau 4 de l'annexe  Note § -752Note *** Tableau 4 de l'annexe  Note § -1 134Note ***

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