Appendice I : Annexe I

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Concepts et méthodologie

Le présent rapport dresse un profil des établissements qui se livrent à des activités liées aux aliments fonctionnels et aux produits de santé naturels au Canada. Il est fondé sur les données de l’Enquête sur les aliments fonctionnels et les produits de santé naturels (AFPSN) de 2011, qui a été réalisée en association avec Agriculture et Agroalimentaire Canada. L’enquête de 2011 a servi à recueillir des renseignements sur les activités que les établissements ont menées durant l’année financière 2011-2012. Des itérations de cette enquête ont aussi eu lieu en 2003, en 2005 et en 2007.

Concepts

Établissement

L’établissement est l’unité statistique de l’Enquête sur aliments fonctionnels et les produits de santé naturels. Un établissement est l’entité de production ou le plus petit groupe d’entités de production : 

  1. qui produit un ensemble homogène de biens ou de services;
  2. dont les activités ne s’étendent pas au-delà des frontières provinciales;
  3. qui fournit des données sur la valeur de la production et le coût des matières principales ou intermédiaires utilisées et sur le coût et l’importance de la main-d’oeuvre affectée à la production.

Par exemple, une usine de fabrication qui fournit des données comptables sur la valeur des expéditions (ventes), les coûts directs et les coûts de la main-d’oeuvre est considérée comme un seul établissement. Cependant, deux magasins de détail peuvent être considérés comme un seul établissement si les données comptables mentionnées ci-haut ne sont pas présentées séparément, mais sont combinées à un niveau supérieur.

L’entité de production représente l’unité physique où se déroulent les activités commerciales. Elle doit avoir une adresse de voirie et une main-d’oeuvre directement affectée au processus de production.

La taille des établissements varie, allant des entreprises en démarrage aux multinationales.

Couverture

La population cible de l’Enquête sur les aliments fonctionnels et les produits de santé naturels comprenait tous les établissements situés au Canada qui ont développé ou produit des aliments fonctionnels ou des produits de santé naturels destinés à la consommation humaine ou qui ont fourni des services connexes durant la période de référence. Les aliments pour animaux, les cosmétiques et les crèmes topiques étaient expressément exclus de l’enquête.

Les établissements dont les activités étaient limitées exclusivement à la vente au détail ou en gros d’aliments fonctionnels ou de produits de santé naturels étaient exclus, de même que les types d’établissements suivants : les organismes sans but lucratif, les associations, les alliances, les syndicats, les universités, ainsi que les ministères, les commissions et les organismes gouvernementaux.

La base de sondage a été établie en plusieurs étapes. Agriculture et Agroalimentaire Canada a dressé une liste des unités commerciales définies par le ministère comme se livrant à des activités liées aux aliments fonctionnels et aux produits de santé naturels au Canada. D’autres unités ont été ajoutées à cette liste à partir des répondants à l’édition de 2007 de l’enquête et d’autres sources de données externes connexes. Ensuite, les entreprises figurant sur la liste ont été appariées aux unités du Registre des entreprises de Statistique Canada et les enregistrements en double ont été supprimés. La base de sondage finale était composée de 1 623 établissements se livrant à des activités liées aux aliments fonctionnels et aux produits de santé naturels.

Les populations cibles des éditions de 2007 et de 2011 de l’Enquête sur les aliments fonctionnels et les produits de santé naturels étaient les mêmes. Cependant, les unités statistiques et les bases de sondages étaient différentes. En 2011, l’enquête visait les établissements individuels. En 2007, elle visait des groupes d’établissements appartenant à une même entreprise et situés dans une même province. Les bases de sondage pour chacune des années ont été compilées à partir de toutes les sources de données disponibles, lesquelles étaient différentes d’une période de référence à l’autre. Par conséquent, les estimations des enquêtes de 2007 et de 2011 ne peuvent être comparées.

Collecte

Les données de l’enquête ont été recueillies auprès des répondants au moyen d’un questionnaire papier. Ce questionnaire a été conçu par Statistique Canada en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada et en consultation avec un groupe d’experts en aliments fonctionnels et en produits de santé naturels. À la suite des travaux de conception initiaux, le questionnaire a fait l’objet d’un essai sur le terrain auprès d’éventuels répondants. Leurs commentaires sur la conception et le contenu du questionnaire ont été intégrés à la version définitive.

Tous les établissements ont été contactés préalablement par téléphone pour confirmer qu’ils faisaient partie du champ de l’enquête et pour obtenir le nom et l’adresse postale du gestionnaire supérieur ou du chef de la recherche et du développement de l’établissement qui serait appelé à remplir le questionnaire.

Les données de l’enquête ont été recueillies au moyen d’un questionnaire envoyé et retourné par la poste. Des questionnaires ont été postés à 1 233 établissements après la prise de contact préalable. On a demandé aux répondants de retourner le questionnaire rempli dans un délai de trente jours après l’avoir reçu. Le suivi des cas de non-réponse a été fait par téléphone et par télécopieur. Une fois reçus, les questionnaires remplis ont été convertis en images numériques et leurs données ont été saisies. Le taux de réponse à l’enquête a été de 50,6 %.

Détection des erreurs

La détection des erreurs a fait partie intégrante aussi bien de la collecte que du traitement des données. Les enregistrements de données ont fait l’objet de vérifications automatisées durant la collecte, afin de relever les erreurs de saisie et de déclaration. Durant la collecte, les répondants ont été contactés par téléphone afin de vérifier les données recueillies qui ont été rejetées à la vérification.

Avant l’imputation, les spécialistes du domaine ont employé divers outils pour relever et résoudre les incohérences et les valeurs aberrantes contenues dans les données recueillies. Cet examen des microdonnées a été concentré sur les enregistrements ayant la plus grande incidence sur les estimations finales de l’enquête, soit en raison de l’importance de leur apport, soit en raison de leur usage aux fins de l’imputation. Les problèmes ont été résolus à l’aide de données historiques ou administratives, de données provenant d’autres enquêtes et de renseignements obtenus d’autres sources externes.

Après l’imputation, les spécialistes du domaine ont comparé les tendances relatives aux estimations courantes avec celles observées dans les données des éditions antérieures de l’enquête, lorsque cela était possible. Les plus grandes divergences ont été scrutées en examinant la source du changement dans les microdonnées et en résolvant tout autre problème relatif aux données.

Imputation

On a eu recours à l’imputation pour déterminer les valeurs plausibles de toutes les variables manquantes ou incohérentes des données recueillies qui n’ont pu être résolues par la vérification. Un certain nombre de méthodes différentes ont été employées pour imputer les données manquantes ou incohérentes. La technique la plus simple a consisté à utiliser une série de règles déterministes et de règles de cohérence qui dictent les rapports acceptables entre les variables et qui permettent de dériver les valeurs manquantes par recoupement. Les variables manquantes ont également été imputées en appliquant les ratios entre les variables et les tendances historiques observées dans les données des répondants aux enregistrements contenant des données partielles. Une autre méthode d’imputation a consisté à remplacer directement les variables manquantes par des données provenant d’autres sources. Enfin, on a aussi eu recours à l’imputation par enregistrement donneur. Cela consistait à relever un enregistrement déclarant (donneur) qui était semblable à l’enregistrement à imputer (receveur), selon les renseignements qui étaient disponibles pour les deux entreprises. Les données de l’enregistrement déclarant ont ensuite été employées pour dériver celles de l’enregistrement à imputer.

Les groupes d’imputation étaient fondés sur un certain nombre de critères, y compris le type d’établissement, diverses mesures de la taille, la complexité, ainsi que la province ou la région. Les données de certaines questions de l’enquête ont été utilisées pour attribuer un type d’établissement à chaque répondant. Sept types d’établissements ont été établis : aliments fonctionnels seulement; produits de santé naturels seulement; services seulement; aliments fonctionnels et produits de santé naturels; aliments fonctionnels et services; produits de santé naturels et services; aliments fonctionnels, produits de santé naturels et services. Les enregistrements auxquels il n’était pas possible d’attribuer un type d’établissement n’ont fait l’objet d’aucune imputation.

Estimation

Un fichier complet de microdonnées a été créé pour tous les établissements de la population observée au sujet desquels des données ont été recueillies ou ont pu être imputées. Normalement, dans un recensement, chaque établissement de la population ne représente que lui-même dans les estimations, selon un coefficient de pondération de 1. Cependant, les enregistrements auxquels il n’était pas possible d’attribuer un type d’établissement n’ont fait l’objet d’aucune imputation. Ces enregistrements ont été traités comme des cas de non-réponse. Par conséquent, les coefficients de pondération de tous les enregistrements ont été ajustés selon un facteur tenant compte de la non-réponse à l’enquête, de manière à ce que les estimations finales soient représentatives de l’ensemble de la population observée.

Évalutation de la qualité

Les estimations de l’enquête ont été comparées avec celles des éditions antérieures de l’enquête, lorsque cela était possible. De plus, des spécialistes du domaine provenant de l’extérieur de Statistique Canada ont eu l’occasion d’examiner les estimations et de faire des commentaires sur leur qualité avant leur diffusion.

Contrôle de la divulgation

La loi interdit à Statistique Canada de diffuser tout renseignement recueilli qui pourrait révéler l’identité d’une personne, d’une entreprise ou d’un organisme sans le consentement du répondant ou sans en être autorisé par la Loi sur la statistique. Diverses règles de confidentialité s’appliquent à toutes les données diffusées ou publiées, afin d’empêcher la publication ou la divulgation de tout renseignement jugé confidentiel. Au besoin, des données sont supprimées pour empêcher la divulgation directe ou par recoupements de données identifiables.

Afin de prévenir toute divulgation des données, une analyse de confidentialité a été faite à l’aide du système G-CONFID de Statistique Canada. Ce système a été utilisé pour les besoins de confidentialité primaire et de suppression secondaire (divulgation par recoupements). Il y a divulgation directe ou confidentialité primaire lorsque la valeur des cellules d’un tableau correspond à trop peu d’entreprises ou qu’elle est dominée par un trop petit nombre d’entreprises. Il y a divulgation par recoupements lorsqu’il est possible de déduire indirectement des renseignements confidentiels en assemblant de l’information provenant de différentes sources ou séries de données.

Exactitude des données

Les indicateurs de l’exactitude des données utilisés pour l’Enquête sur les aliments fonctionnels et les produits de santé naturels sont l’erreur type et le coefficient de variation. L’erreur type est une mesure statistique d’usage courant qui montre l’erreur d’une estimation provenant de l’échantillonnage ou des ajustements pour la non-réponse complète. Il n’y a eu aucune erreur provenant de l’échantillonnage dans l’enquête. Le coefficient de variation est l’erreur type exprimée en pourcentage de l’estimation. La fiabilité des données a été indiquée selon les symboles figurant au tableau 1.

Tableau explicatif 1
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