Mesure de la proximité des services et commodités
Analyse de la chaîne d’approvisionnement en bœuf


Date de diffusion : le 29 juillet 2021 Date de correction : le 10 novembre 2021

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Le 10 novembre 2021, une correction a été apportée aux valeurs des tableaux 8 et 9 associées respectivement au nombre de bovins et à la disponibilité et écoulement des bovins.

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Remerciements

Les auteurs de cette étude remercient Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) pour sa collaboration et ses commentaires continus tout au long de l’étude. Ils remercient également la Division de l’agriculture, la Division du commerce et des comptes internationaux (DCCI), la Division du commerce de détail et des industries de service (DCDIS) et la Division des comptes des industries (DCI) de Statistique Canada d’avoir préparé and fourni des données au CPSE.

Résumé

Le Centre des projets spéciaux sur les entreprises (CPSE) de Statistique Canada a produit ce rapport pour Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) dans le cadre d’une étude visant à décrire en détail la chaîne d’approvisionnement en bœuf du Canada. L’étude vise à déterminer les principaux nœuds et flux de la chaîne d’approvisionnement en bœuf, à élaborer des indicateurs des intrants et des ressources à diverses étapes de la chaîne d’approvisionnement et à présenter des statistiques pour mieux comprendre la chaîne d’approvisionnement en bœuf du Canada. Ce rapport est accompagné d’un tableau de bord qui fournit des visualisations des données pour la chaîne d’approvisionnement en bœuf.

Les aspects étudiés de la chaîne d’approvisionnement en bœuf ont trait à la production, à la transformation et à la distribution, ainsi qu’au commerce international et interprovincial qui a lieu à divers étapes de la chaîne d’approvisionnement. De plus, la structure financière des fermes d’élevage de bovins et le niveau d’emploi dans l’industrie sont également inclus dans l’étude. Les principales sources de données de la présente étude sont celles disponibles à Statistique Canada.

À l’étape de la production primaire, de 2010 à 2019, l’augmentation annuelle moyenne de la quantité de bétail importé au Canada était de 42 % et l’augmentation annuelle moyenne de la valeur monétaire des importations de bétail était de 59 %. Presque toutes les importations de bétail provenaient des États-Unis et la majorité de ces importations ont été acheminées par transport routier.

Selon le Recensement de l’agriculture de 2016, la majorité des bovins de boucherie ont été élevés en Alberta et en Saskatchewan. Le prix que les agriculteurs ont reçu pour les bovins et les veaux a augmenté de 72 % de 2007 à 2019. La valeur nette moyenne des éleveurs de bovins a augmenté de 25 % de 2013 à 2017, tandis que leur revenu agricole net en espèces moyen (revenus, dépenses) a augmenté de 31 % au cours de la même période pour atteindre 44 872 $.

Par rapport aux autres provinces, l’Alberta a déclaré les revenus moyens (3,0 millions de dollars) et les dépenses (2,9 millions de dollars) les plus élevés en 2018 dans l’industrie de l’élevage de bovins de boucherie. Environ 5 % des employés des industries agricoles travaillaient dans l’industrie des bovins de boucherie et des parcs d’engraissement, pour un total de 14 267 employés en 2018. Le nombre de travailleurs étrangers temporaires dans les secteurs de l’élevage et de l’engraissement de bovins de boucherie a augmenté de 31 % entre 2016 et 2018 pour atteindre 1 548.

En ce qui concerne la transformation de la viande, de 2010 à 2019, le prix des bovins pour l’abattage a augmenté de 62 %. En 2018, la production agricole était estimée à 3,7 millions de bovins, dont environ 3,2 millions ont été abattus pour la production de viande.

Parmi les produits du bœuf importés au Canada aux fins de distribution en 2019, les produits de bœuf frais et réfrigérés étaient les plus importés en 2019 (69 millions de kilogrammes) et représentaient également la plus grande valeur (668 millions de dollars). De même, les exportations canadiennes de produits du bœuf, de bœuf frais et congelé, ont atteint un sommet en 2019 (308 millions de kilogrammes), et ont également représenté la plus grande valeur en matière d’exportations en 2019 (2,3 milliards de dollars). La majorité des importations de bœuf au Canada et des exportations du Canada ont été faites par transport routier, et les États-Unis étaient le principal partenaire commercial du Canada pour les importations et les exportations de produits du bœuf.

Les indices de prix ont été évalués afin de fournir des renseignements sur les types de variations de prix observés à différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement. L’Indice des prix à la consommation (IPC) a indiqué que le prix de détail du bœuf frais et congelé a augmenté de 57 % entre 2010 et 2019.

Introduction

La pandémie de COVID-19 a entraîné une crise sanitaire ainsi qu’une crise économique dans de nombreux secteurs, dont celui de la viande. Selon la Canadian Cattlemen’s Association (CCA), en 2020 « les répercussions [du nouveau virus] sur l’industrie canadienne du bœuf devraient être immédiates et sévères » (CTW News 2020). On a supposé que les mesures de distanciation physique mises en œuvre pour atténuer la propagation du virus auraient eu des effets néfastes sur la transformation de la viande et l’approvisionnement en bœuf dans les magasins de détail. Depuis le début de la pandémie, les intervenants du secteur de la viande soulignent l’importance de mieux comprendre les données disponibles pour surveiller les chaînes d’approvisionnement en bœuf.

Les perturbations du côté de l’offre, y compris les pénuries de main-d’œuvre et les perturbations des réseaux de transport et des chaînes d’approvisionnement transfrontalières, ont eu une incidence sur les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Ces perturbations ont été combinées à des chocs du côté de la demande, qui ont été démontrés par un changement dans les habitudes de consommation, passant des services de restauration aux magasins de détail, ce qui a imposé des tensions supplémentaires aux chaînes d’approvisionnement alimentaire (Hobbs 2020).

Ces perturbations ont renouvelé l’attention portée aux chaînes d’approvisionnement, à leur organisation, à leur dispersion géographique, à leurs interdépendances et à un goulot d’étranglement potentiel. Cela a donc mis en évidence des lacunes au niveau des données disponible ainsi que la fragmentation de l’information sur les chaînes d’approvisionnement alimentaire. Un certain nombre d’études ont été entreprises pour combler ces lacunes en matière d’information, dont une par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’étude a souligné que le secteur de la transformation a été particulièrement perturbé par les pénuries de main-d’œuvre et les fermetures, car il y a eu plusieurs éclosions de COVID-19 dans des usines de transformation de divers pays. Plusieurs usines de transformation de la viande ont été forcées de fermer leurs portes ou de réduire leur niveau de production. Les répercussions de cette perturbation peuvent être constatées au Canada, où l’abattage des bovins a diminué de 31,1 % en avril 2020 par rapport à la même période en 2019 (Patrice et Lamboni 2020). Le mouvement des produits le long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire a également été touché par les goulots d’étranglement dans le transport et la logistique. Ces perturbations du côté de l’offre, jumelées à une baisse de la demande des consommateurs auprès des restaurants et à une hausse de la demande pour des aliments dans les magasins de détail, ont entraîné une dissociation de l’offre et de la demande pour certains produits, ce qui a créé des surplus simultanés pour les producteurs et des pénuries pour les consommateurs; alors que pour d’autres produits la demande a diminué, entraînant une offre excédentaire (OCDE 2020).

Ce document est une première étape pour combler les lacunes en matière d’information et pour développer des produits statistiques visant à fournir une compréhension complète des chaînes d’approvisionnement. La présente analyse porte spécifiquement sur la chaîne d’approvisionnement en bœuf. Elle est importante, car le Canada est l’un des plus grand exportateur de viande rouge et de bétail au monde et a exporté 4,4 milliards de dollars de bœuf en 2019. Le Canada exporte 47 % des bovins qu’il produit, principalement aux États-Unis (Canadian Cattlemen’s Association 2020). L’objectif de ce rapport est de déterminer les principaux nœuds et flux de la chaîne d’approvisionnement en bœuf, à développer des indicateurs clés des intrants et des ressources à diverses étapes de la chaîne d’approvisionnement et à présenter des statistiques pour comprendre les chaînes d’approvisionnement du bœuf canadien.

Perturbations antérieures dans l’industrie canadienne du bœuf

Au Canada, l’industrie du bœuf a connu des chocs importants lors de l’éclosion de la maladie de la vache folle (ESB) de 2003 en raison de la fermeture des frontières aux animaux vivants. Entre les deuxième et troisième trimestres de 2003, le prix des bovins au Canada a chuté de 47 %, le prix des bovins d’engraissement a chuté de 20 % et le prix des vaches de réforme a chuté de 64 %. L’éclosion de l’ESB de 2003 a entraîné des difficultés sans précédent, principalement parce que l’espace d’accrochage des usines de transformation était limité et que les bovins de réforme ne pouvaient être abattus ailleurs.

En 2011, un cas d’ESB a été décelé sur une vache laitière, et un autre en 2015 a été décelé sur un bovin de boucherie. En raison du cas de 2015, plusieurs pays ont suspendu leurs importations de bœuf canadien, notamment la Chine, Taïwan, le Pérou, le Bélarus et la Corée du Sud (Johnson 2015). Avant l’interdiction en 2015, la Chine était le cinquième plus grand importateur de bœuf de l’Alberta, représentant 39 millions de dollars des 1,43 milliard de dollars engendrés par les exportations annuelles de bœuf de la province (Edmonton Journal 2015), tandis qu’environ 12 millions de dollars des 2 milliards de dollars d’exportations annuelles totales de bœuf du Canada étaient destinés à Taïwan, qui représentaient le septième plus important marché de bœuf du Canada (Global News 2016). Alors que bon nombre de ces pays ont levé leur interdiction sur le bœuf canadien en 2016, le Mexique a également levé son interdiction de 10 ans sur certaines importations de bovins canadiens, ce qui devait rapporter 250 millions de dollars aux éleveurs de bovins canadiens. Le Mexique figurait parmi les dizaines de pays qui avaient suspendu le commerce du bœuf avec le Canada après la détection du premier cas d’ESB en 2003.

Plus récemment, en juin 2019, la Chine a annoncé l’interdiction des importations de bœuf et de porc en provenance du Canada « après que des inspecteurs des douanes ont détecté des résidus d’un additif alimentaire interdit dans un lot de produits de porc canadiens » (Financial Post 2019). L’interdiction a été levée en novembre 2019. Le coût de l’interdiction s’élevait à près de 100 millions de dollars pour les agriculteurs canadiens (CTW News 2019).

En raison de la COVID-19, des revers semblables ont de nouveau été ressentis, y compris les fermetures de frontières, ainsi que l’espace limité pour l’accrochage dans les usines de transformation et l’incertitude quant à la réaction des consommateurs (Rude 2020).

Renseignements sur la chaîne d’approvisionnement

Dans le contexte décrit dans la section précédente, les décideurs ne disposent pas d’un système de renseignements complet et détaillé sur l’ensemble des chaînes d’approvisionnement, qui leur permettrait de comprendre les vulnérabilités, les goulots d’étranglement et toute la ramification des répercussions à l’échelle nationale et dans diverses régions. Par conséquent, la première étape de cette analyse est une représentation stylisée de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en bœuf, y compris des nœuds et des flux.

La figure 1 présente la chaîne d’approvisionnement en bœuf. À l’aide d’intrants comme les terres, les aliments destinés aux animaux, l’élevage des animaux, le capital et l’équipement, la chaîne d’approvisionnement en bœuf commence à l’étape de la production primaire. À cette étape, les veaux sont nés et sevrés (exploitation de naissage [vache-veau]), puis élevés selon un régime de fourrages pour prendre du poids et des muscles (semi-finition) avant d’entrer dans les parcs d’engraissement où les bovins sont engraissés ou finis dans le but d’ajouter plus de graisse musculaire et intramusculaire. Une quantité importante de valeur est ajoutée à cette phase de finition et de parc d’engraissement (Drouillard 2018). Les bovins de finition sont envoyés à l’abattoir. Les sous-produits de l’abattage, les carcasses et les abats (comme le foie, le cerveau, le cœur, les reins et les langues) sont exportés ou envoyés à une installation de transformation pour une transformation plus poussée.

À l’étape de la transformation, les viandes canadiennes peuvent être mélangées aux viandes de transformation primaire importées aux fins de traitement ultérieur à une installation de transformation secondaire. Les coupes de viande à forfait sont préparées (viande à fumer ou à sécher) et finalement emballées pour la distribution dans une installation de transformation secondaire ou dans une boucherie. La viande emballée provenant de la phase de transformation et les produits de bœuf transformés importés sont distribués aux fins de consommation par l’intermédiaire de grossistes ou détaillants ou de services de restauration.

Les importations et les exportations de bovins se déroulent à diverses étapes de la chaîne d’approvisionnement. Les importations de bétail passent par la phase de production primaire, tandis que les importations de bœuf de transformation primaire passent par la transformation secondaire avant la distribution. Les importations de bœuf transformé sont destinées à la distribution et à la consommation directe. Une partie des bovins de finition, des bovins d’abattage et des produits de bovins de transformation secondaire est exportée du Canada. Pour que la chaîne d’approvisionnement fonctionne adéquatement, il faut de la main-d’œuvre à chaque étape afin d’effectuer les tâches de production et de traitement nécessaires. Le transport des marchandises se fait entre les étapes parmi les entités participant à la chaîne d’approvisionnement.

Figure 1. Structure de la chaîne d’approvisionnement

Figure 1 Structure de la chaîne d’approvisionnement du bœuf

Description de la figure 1

Structure de la chaîne d’approvisionnement du bœuf. Ce diagramme montre que la chaîne d’approvisionnement commence par les intrants et les importations de bétail utilisés dans la phase de production. Après avoir suivi le processus de production, les bovins de finition sont envoyés à l’abattoir ou sont exportés. Après l’abattage, le sous-produit est soit envoyé à la phase de transformation, soit exporté. À l’étape de la transformation, les produits du bœuf importés peuvent être mélangés aux viandes canadiennes. Après l’étape de la transformation, les produits de bœuf transformés sont soit envoyés à la distribution, soit exportés. Certains produits de bœuf importés sont également introduits au Canada à des fins de distribution et de consommation directes.

Remarque : Les exportations de bétail existent, mais elles n’ont pas été affichées dans ce diagramme.

Sources de données

Les données présentées dans les tableaux suivants proviennent de l’Environnement de fichiers couplables (EFC) de Statistique Canada, du Recensement de l’agriculture de 2016, de totalisations personnalisées fondées sur les programmes de Statistique Canada et de tableaux publiés par Statistique Canada (tableaux du Nouveau modèle de diffusion) qui comprennent des données d’enquête et administratives. L’EFC établit un lien entre les données du Registre des entreprises (RE)  et d’autres sources de données administratives, comme les données fiscales, et constitue donc une source riche qui fournit de l’information pour différentes industries. Les totalisations personnalisées produites pour le présent rapport sont expliquées dans l’analyse qui accompagne les tableaux. Étant donné que la méthodologie des nombreuses sources de données peut différer, des mesures statistiques semblables dans les tableaux peuvent indiquer des valeurs différentes. Ces écarts, ainsi que les limites des données, seront abordés au fur et à mesure qu’ils se présenteront dans le texte. Les tableaux ci-dessous présentent les différents aspects de la chaîne d’approvisionnement en bœuf selon la structure présentée à la figure 1 : production primaire, transformation et distribution.

Les indicateurs clés relatifs au prix et à la quantité de produits sont déterminés à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement. Toutefois, en raison de l’utilisation de sources de données variées, les unités de mesure des indicateurs peuvent varier, car il se pourrait que des indicateurs cohérents ne soient pas disponibles d’une étape à l’autre.

Intrants

Les données sur les intrants des chaînes d’approvisionnement des bovins de boucherie, y compris les terres, les aliments pour animaux, l’élevage des animaux, le capital et l’équipement utilisés pour la production et la transformation des bovins, sont dispersées ou, dans certains cas, incomplètes à Statistique Canada.

Toutefois, le tableau 1 présente les frais d’exploitation des éleveurs de bovins de 2015 à 2018. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un indicateur parfait du coût des intrants, certains renseignements peuvent être tirés des frais d’exploitation. En 2018, les frais d’exploitation des éleveurs de bovins de boucherie se sont chiffrés à près de 13,4 milliards de dollars. Environ 65 % de ces frais d’exploitation provenaient des dépenses au titre du bétail (8,6 milliards de dollars), ce qui comprenait les achats de bétail, les aliments pour animaux, les suppléments ainsi que les frais de vétérinaire, de médicaments et de reproduction. Les dépenses générales (3,2 milliards de dollars) telles que les salaires et traitements, la location, les assurances, les paiements de services publics, les impôts fonciers et les réparations et l’entretien représentaient environ 25 % du total des frais d’exploitation. Les dépenses générales ont augmenté de 6 % de 2015 à 2018.


Tableau 1
Dépenses d’exploitation des fermes d’élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissementTableau 1 Note 1, 2015 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Dépenses d’exploitation des fermes d’élevage de bovins de boucherie. Les données sont présentées selon Estimations des dépenses (titres de rangée) et 2015, 2016, 2017, 2018 et Croissance de 2015 à 2018, calculées selon Dollars (en millions de dollars) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Estimations des dépenses 2015 2016 2017 2018 Croissance de 2015 à 2018
dollars (en millions de dollars) pourcentage
Total des dépenses d’exploitation 13 316 12 056 12 280 13 371 0
Total des dépenses au titre des cultures 657 589 546 600 -9
Total des dépenses au titre du bétail 8 638 7 632 7 888 8 576 -1
Total des dépenses au titre des machines 970 854 886 971 0
Total des dépenses générales 3 051 2 981 2 959 3 225 6

Production primaire

Dans la chaîne d’approvisionnement en bœuf, l’étape de la production primaire comprend les exploitations de naissage (vache-veau), la semi-finition, la finition et les parcs d’engraissement. Les ventes aux enchères de bovins ont lieu à divers moments à l’étape de la production primaire. Lors des ventes aux enchères, des veaux et des vaches de différentes races et fermes sont mis aux enchères et peuvent être achetés dans des fermes ou des ranchs. Il est important de connaître les prix aux enchères des veaux et des vaches pour connaître la valeur du bétail au début de la chaîne d’approvisionnement en bœuf et mieux comprendre les majorations de prix du bœuf à mesure qu’ils progressent dans la chaîne d’approvisionnement. Statistique Canada ne dispose d’aucune donnée sur les bovins de boucherie mis aux enchères.

Les tableaux 2 et 3 présentent les indicateurs clés de quantité et de valeur du bétail importé au Canada, respectivement. Les importations ont été déterminées en fonction des codes du Système harmonisé (SH), un système de classification utilisé pour classer les biens échangés aux fins de douanes. Les importations de bétail ont été saisies à l’aide du code SH 0102, qui comprend les bovins de race pure, les bovins qui ne sont pas de race pure, les buffles et les bovins. Ce code ne précise toutefois pas si des animaux vivants ont été importés pour l’élevage de bovins de boucherie ou de bovins laitiers.

Le tableau 2 présente la quantité d’animaux vivants de l’espèce bovine importés et de bovins importés au Canada. Ces animaux sont élevés par des exploitations de naissage (vache-veau), de semi-finition et de finition. De 2010 à 2016, on peut observer une tendance à la baisse de la quantité de bétail importé, lequel est passé de près de 56 000 kilogrammes en 2010 à 32 000 kilogrammes en 2016. Toutefois, l’augmentation depuis 2016 s’est traduite par une augmentation annuelle moyenne de la quantité de 42 % entre 2010 et 2019, les quantités ayant totalisé 275 065 kilogrammes en 2019.


Tableau 2
Quantité de bétail importé au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Quantité de bétail importé au Canada. Les données sont présentées selon Code du Système harmonisé (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Variation annuelle moyenne en pourcentage, calculées selon Quantité et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Code du Système harmonisé 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Variation annuelle moyenne en pourcentageTableau 2 Note 2
quantité pourcentage
Bovins vivants (0102)Tableau 2 Note 1 55 820 73 445 56 175 47 850 44 955 35 905 31 800 141 130 201 810 275 065 42

Le tableau 3 montre que la valeur des importations de bétail est passée de 19 millions de dollars en 2010 à 267 millions de dollars en 2019, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 59 %. Des augmentations importantes de la quantité et de la valeur des importations ont été observées de 2016 à 2017, et de 2018 à 2019.


Tableau 3
Valeur du bétail importé au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Valeur du bétail importé au Canada. Les données sont présentées selon Code du Système harmonisé (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Variation annuelle moyenne en pourcentage, calculées selon Dollars (en milliers de dollars) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Code du Système harmonisé 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Variation annuelle moyenne en pourcentageTableau 3 Note 2
dollars (en milliers de dollars) pourcentage
Bovins vivants (0102)Tableau 3 Note 1 19 565 40 860 31 265 25 195 24 490 28 245 38 595 182 870 199 465 266 950 59

Le tableau 4 présente le mode de transport par lequel le bétail a été importé au Canada. En 2019, 100 % de tout le bétail importé au Canada a été transporté par transport routier.


Tableau 4
Mode de transport du bétail importé au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Mode de transport du bétail importé au Canada. Les données sont présentées selon Mode de transport (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mode de transport 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
pourcentage
Routier 99 100 100 100 100 94 100 0 100 100
Aérien 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Maritime 0 0 0 0 0 6 0 0 0 0
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Le tableau 5 présente le pays d’origine du bétail importé au cours de la même période, illustrant que tout le bétail importé au Canada provenait des États-Unis, ainsi que certaines réimportations au Canada entre 2010 et 2019.


Tableau 5
Pays d’origine du bétail importé au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pays d’origine du bétail importé au Canada. Les données sont présentées selon Pays d’origine (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Pays d’origine 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
pourcentage
Canada 0 0 2 1 1 0 0 0 0 0
États-Unis 100 99 98 99 99 99 100 100 100 100
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Les tableaux suivants fournissent des renseignements sur les bovins de semi-finition et de finition destinés à l’abattage. Le tableau 6 présente le nombre de fermes ayant déclaré élever des bovins de boucherie dans le cadre du Recensement de l’agriculture (REAG), qui recueille des données pour toutes les fermes tous les cinq ans (Statistique Canada 2016b). Le nombre de fermes ayant déclaré élever des bovins de boucherie de 1996 à 2016 a diminué dans les dix provinces. En 2016, il y avait deux fois moins de fermes d’élevage de bovins de boucherie (53 837) qu’en 1996 (103 673) au Canada. L’abandon des petites exploitations individuelles au profit de grandes exploitations centralisées, comme en Saskatchewan (12 428) et en Alberta (17 022), explique la diminution du nombre de fermes d’élevage de bovins de boucherie au fil des ans.


Tableau 6
Nombre d’exploitations agricoles ayant déclaré des vaches de boucherie par province, 1996 à 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre d’exploitations agricoles ayant déclaré des vaches de boucherie par province. Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016, calculées selon Quantité unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province 1996 2001 2006 2011 2016
quantité
Terre-Neuve-et-Labrador 97 63 70 42 35
Île-du-Prince-Édouard 784 559 550 386 320
Nouvelle-Écosse 1 520 1 205 1 132 944 767
Nouveau-Brunswick 1 235 979 909 712 557
Québec 8 470 6 130 5 699 4 575 3 805
Ontario 19 572 16 179 15 017 11 567 9 681
Manitoba 10 859 10 089 9 216 6 668 5 739
Saskatchewan 22 906 20 987 19 738 14 074 12 428
Alberta 32 048 28 510 25 665 18 618 17 022
Colombie-Britannique 6 182 5 365 5 004 3 839 3 483
Canada 103 673 90 066 83 000 61 425 53 837

Le tableau 7 présente le nombre de bovins de boucherie déclaré dans le REAG. Parmi toutes les exploitations agricoles dénombrées dans le Recensement de 2016, 3 732 555 bovins de boucherie ont été déclarés à l’échelle nationale, la majorité provenant de l’Alberta (1 576 354) et de la Saskatchewan (1 093 496). Ces deux provinces représentaient environ les deux tiers du troupeau de bovins de boucherie au Canada.


Tableau 7
Nombre de vaches de boucherie par province, 1996 à 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre de vaches de boucherie par province. Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016, calculées selon Quantité unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province 1996 2001 2006 2011 2016
quantité
Terre-Neuve-et-Labrador 732 649 761 382 254
Île-du-Prince-Édouard 16 472 13 251 16 107 10 207 9 391
Nouvelle-Écosse 32 068 26 500 25 925 18 329 16 269
Nouveau-Brunswick 22 881 20 397 22 248 16 312 13 610
Québec 231 891 207 852 226 236 187 332 145 057
Ontario 441 211 376 020 377 354 282 062 236 253
Manitoba 510 197 563 300 655 587 484 727 428 882
Saskatchewan 1 135 027 1 215 216 1 444 640 1 124 149 1 093 496
Alberta 2 016 889 2 099 288 2 035 841 1 530 391 1 576 354
Colombie-Britannique 273 217 279 927 276 897 195 477 212 989
Canada 4 680 585 4 802 400 5 081 596 3 849 368 3 732 555

Le tableau 8 présente les dénombrements de bovins dans les exploitations bovines de l'Enquête sur le bétail, une enquête semestrielle visant à déterminer le nombre d’animaux dans les fermes au Canada (Statistique Canada, 2020b). La période de référence pour les estimations de l'enquête est le 1er janvier et le 1er juillet de chaque année. Le tableau 8 présente un indicateur clé de la quantité de bétail au Canada. Au 1er janvier 2020, un total de 9,3 millions de bovins ont été déclarés dans les exploitations bovines et au 1er juillet 2020, le même total déclaré était de 10,4 millions. La majorité des bovins de boucherie déclarés se trouvaient dans des exploitations vache-veau où les veaux sont nés et sevrés.


Tableau 8
Nombre de bovins par type d’exploitation agricole, 2016 à 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre de bovins par type d’exploitation agricole. Les données sont présentées selon Type d’exploitation agricole (titres de rangée) et Type d'exploitation agricole, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020, calculées selon Tête (en milliers) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Type d’exploitation agricole Type d'exploitation agricole 2016 2017 2018 2019 2020
tête (en milliers)
Au 1er janvier Sur les exploitations de boucherie 9 715 9 599 9 638 9 542 9 307
Sur les exploitations de naissage (vache-veau) 6 744 6 691 6 578 6 443 6 246
Sur les exploitations de long engraissement 1 587 1 543 1 609 1 691 1 620
Sur les parcs d'engraissement 1 384 1 366 1 451 1 408 1 441
Au 1er juillet Sur les exploitations de boucherie 10 679 10 673 10 582 10 427 10 388
Sur les exploitations de naissage (vache-veau) 6 885 6 907 6 769 6 693 6 629
Sur les exploitations de long engraissement 2 240 2 209 2 287 2 297 2 321
Sur les parcs d'engraissement 1 555 1 557 1 526 1 437 1 438

Le tableau 9 montre l'offre et la disposition des bovins de l'Enquête sur le bétail, qui recueille des données à deux reprises, le 1er janvier et le 1er juillet. Le tableau de l’approvisionnement et de l’écoulement intègre des données d'enquête et administratives pour afficher le flux de bovins au Canada. En 2019, la disponibilité totale des bovins au Canada était de 15,4 millions entre janvier et juin et de 14,5 millions entre juillet et décembre. Au cours de la même période de référence, la vente totale  des bovins au Canada était de 3,1 millions de janvier à juin et de 3,2 millions de juillet à décembre.

Les données sur les inventaires de bovins sont collectées à un moment précis et ne peuvent être agrégées annuellement. En 2019, Inventaire d’ouverture des bovins était de 11,5 millions au 1er janvier et de 12,3 millions au 1er juillet. L’Inventaire de fermeture des bovins était de 12,3 millions au 1er juillet et de 11,3 millions au 1er janvier 2020. Étant donné que la plupart des veaux sont nés entre janvier et juin et ont des taux de mortalité plus élevés que les bovins, le nombre de décès et de condamnations est plus élevé pour ce période que la période de juillet à décembre.


Tableau 9
Disponibilité et écoulement des bovins, 2015 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Disponibilité et écoulement des bovins. Les données sont présentées selon Disponibilité et écoulement des bovins (titres de rangée) et Date de l'enquête, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Tête (en milliers) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Disponibilité et écoulement des bovins Date de l'enquête 2015 2016 2017 2018 2019
tête (en milliers)
Disponibilité totale des bovins janvier à juin 15 304 15 245 15 309 15 363 15 368
juillet à décembre 14 425 14 406 14 631 14 582 14 459
Inventaire d’ouverture des bovinsTableau 9 Note 1 janvier à juin 11 640 11 610 11 535 11 565 11 500
juillet à décembre 12 615 12 530 12 535 12 465 12 300
Veaux nés janvier à juin 3 186 3 159 3 231 3 210 3 240
juillet à décembre 1 012 1 114 1 116 1 137 1 096
Importations interprovinciales de bovins janvier à juin 461 466 509 520 535
juillet à décembre 780 743 874 846 882
Importations internationales de bovins janvier à juin 18 11 35 68 94
juillet à décembre 18 20 106 134 182
Écoulement total des bovins janvier à juin 2 689 2 715 2 774 2 898 3 068
juillet à décembre 2 815 2 871 3 066 3 082 3 194
Abattage de bovins janvier à juin 1 386 1 458 1 570 1 682 1 762
juillet à décembre 1 526 1 634 1 725 1 783 1 839
Exportations interprovinciales de bovins janvier à juin 461 466 509 520 535
juillet à décembre 780 743 874 846 882
Exportations internationales de bovins janvier à juin 485 434 339 342 414
juillet à décembre 346 332 302 289 309
Morts et condamnations de bovins janvier à juin 358 358 357 354 358
juillet à décembre 163 163 165 164 164
Inventaire de fermeture des bovinsTableau 9 Note 1 janvier à juin 12 615 12 530 12 535 12 465 12 300
juillet à décembre 11 610 11 535 11 565 11 500 11 265

Le tableau 10 présente l’Indice des prix des produits agricoles (IPPA) pour les bovins et les veaux, qui représente le prix que les éleveurs ont reçu pour les bovins et les veaux. L’IPPA a augmenté de 72 % à l’échelle nationale de 2007 à 2019. La plus forte augmentation de prix au cours de cette période a été enregistrée en Colombie-Britannique (103 %) et la plus faible, au Québec (31 %). Le prix que les éleveurs ont reçu pour les bovins et les veaux a considérablement augmenté en 2015 dans toutes les provinces.


Tableau 10
Indice des prix des produits agricoles (IPPA) pour les bovins et les veaux par province, 2007 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Indice des prix des produits agricoles (IPPA) pour les bovins et les veaux par province. Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Indice (2007=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
indice (2007=100)Tableau 10 Note 1
Terre-Neuve-et-Labrador 101,3 103,5 107,1 109,2 133,2 144,4 146,7 199,6 239,1 179,1 175,9 170,1 168,5
Île-du-Prince-Édouard 99,3 105,0 104,8 107,2 132,3 147,4 149,5 205,5 245,7 190,8 184,4 171,9 179,6
Nouvelle-Écosse 99,7 102,0 101,9 105,4 129,8 141,2 142,2 191,9 233,9 181,5 169,3 157,8 168,4
Nouveau-Brunswick 99,3 98,5 99,2 102,0 124,1 137,2 136,6 180,1 225,5 181,8 177,2 168,9 154,5
Québec 100,4 101,8 98,8 95,4 114,1 125,3 125,7 161,2 197,8 159,0 146,5 135,0 130,8
Ontario 100,8 101,3 101,4 100,9 117,5 120,2 126,3 168,5 198,1 163,4 158,2 143,5 142,2
Manitoba 100,7 92,8 95,4 100,7 117,9 128,5 130,9 189,8 236,0 177,3 181,0 177,6 179,3
Saskatchewan 101,3 95,1 99,8 111,2 132,1 146,0 144,1 212,8 264,8 189,8 190,3 187,2 193,5
Alberta 100,2 101,5 97,7 102,6 123,3 133,1 139,6 185,6 224,2 181,9 179,7 178,2 176,9
Colombie-Britannique 105,7 94,1 100,1 108,4 133,3 153,2 153,0 217,3 283,7 207,7 202,1 199,0 202,6
Canada 100,8 99,6 98,8 103,4 123,2 133,2 137,4 187,7 227,8 179,8 177,1 171,9 171,6

Les renseignements sur la structure financière des éleveurs de bovins sont présentés dans les tableaux 11 à 14.

Le tableau 11 présente la structure financière des éleveurs de bovins de boucherie tirée de l’Enquête financière biennale sur les fermes. Avant 2013, les fermes dont le revenu d’exploitation brut était égal ou supérieur à 10 000 $ étaient incluses dans l’enquête. Toutefois, à partir de 2013, la limite inférieure aux fins d’inclusion a été modifiée pour inclure seulement les fermes dont le revenu d’exploitation brut est de 25 000 $ ou plus (Statistique Canada 2020a). Cette modification des critères d’admissibilité pour participer à l’enquête pourrait avoir contribué à la diminution du nombre de fermes sondés en 2013 et 2015. En raison de la variation de la limite inférieure du revenu d’exploitation brut des fermes en 2013, le taux de croissance a été calculé de 2013 à 2017 dans le tableau 11. Le tableau montre que le nombre de fermes sondées pour la période de 2013 à 2017 a augmenté de 22 %. Au cours de cette période, la valeur nette des éleveurs de bovins (actifs, passifs) a augmenté de 25 %, et leur revenu d’exploitation net de la ferme comptant (revenus, dépenses) a augmenté de 31 %.


Tableau 11
Structure financière des fermes d’élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissementTableau 11 Note 1, 2011 à 2017
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Structure financière des fermes d’élevage de bovins de boucherie. Les données sont présentées selon Structure financière (titres de rangée) et 2011, 2013, 2015, 2017 et Croissance de 2013 à 2017, calculées selon Quantité, Pourcentage et Dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Structure financière 2011 2013 2015 2017 Croissance de 2013 à 2017
quantité pourcentage
Nombre d’exploitations agricoles 26 455 22 980 21 695 28 012 22
dollars pourcentage
Total de l’actif 1 547 650 1 947 343 2 472 127 2 467 232 27
Total du passif 238 377 291 739 373 731 393 193 35
Valeur netteTableau 11 Note 2 1 309 273 1 655 604 2 098 396 2 074 038 25
Total des revenus 282 923 345 318 534 642 390 579 13
Total des dépenses 262 276 311 118 477 935 345 707 11
Revenu agricole net comptantTableau 11 Note 3 20 647 34 200 56 707 44 872 31

Les tableaux 12 et 13 présentent des statistiques tirées du Programme des données fiscales agricoles annuel, qui fournit des estimations détaillées des revenus et des dépenses agricoles fondées sur les dossiers de déclarants constitués en société et non constitués en société (Statistique Canada 2020j).

Le tableau 12 présente les revenus d’exploitation des éleveurs de bovins de boucherie. Les revenus d’exploitation totaux ont baissé de 5 % de 2015 à 2018, tandis que les revenus dérivés des produits du bétail ont baissé de 9 %, sur la même période. En 2018, près de 80 % des revenus d’exploitation totaux des éleveurs de bovins de boucherie (14,2 milliards de dollars) provenaient des produits bovins (11,1 milliards de dollars). Les autres revenus (2 milliards de dollars) comme les paiements de programme, les produits d’assurance, le travail à forfait et la location de machines représentaient 14 % des revenus d’exploitation totaux des éleveurs de bovins de boucherie, et ils ont augmenté de 17 % de 2015 à 2018.


Tableau 12
Revenus d’exploitation des fermes d’élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissementTableau 12 Note 1, 2015 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenus d’exploitation des fermes d’élevage de bovins de boucherie. Les données sont présentées selon Estimations des revenus (titres de rangée) et 2015, 2016, 2017, 2018 et Croissance de 2015 à 2018, calculées selon Dollars (en millions de dollars) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Estimations des revenus 2015 2016 2017 2018 Croissance de 2015 à 2018
dollars (en millions de dollars) pourcentage
Total des revenus d’exploitation 15 081 13 543 13 494 14 260 -5
Total des revenus au titre des cultures 1 043 889 889 955 -9
Total des revenus au titre du bétail et des produits d’origine animale 12 321 10 899 10 855 11 302 -8
Bovins 12 165 10 742 10 678 11 109 -9
Total des autres revenus 1 717 1 755 1 750 2 004 17

Le tableau 13 présente le bénéfice net d’exploitation des fermes (revenus d’exploitation, frais d’exploitation) de l’élevage de bovins de boucherie entre 2015 et 2018. Le bénéfice net d’exploitation des fermes s’élevait à 889 millions de dollars en 2018, une diminution de 50 % par rapport à 2015. Si l’on tient compte de l’amortissement des biens et du capital, le bénéfice net d’exploitation des éleveurs de bovins de boucherie s’élevait à 42 millions de dollars en 2018, une diminution de 95 % par rapport à 2015. Un facteur pouvant contribuer à une diminution de cette ampleur pourrait être attribué aux prix records des bovins en 2015, causés par l’offre insuffisante de bovins au Canada et la forte demande en provenance des pays en développement, conjuguées à la dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain, ce qui a entraîné des prix élevés pour les bovins canadiens de 2014 à 2015 (Statistique Canada 2016a).


Tableau 13
Bénéfice net d’exploitation des fermes d’élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissementTableau 13 Note 1, 2015 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Bénéfice net d’exploitation des fermes d’élevage de bovins de boucherie. Les données sont présentées selon Estimations du bénéfice net d’exploitation (titres de rangée) et 2015, 2016, 2017, 2018 et Croissance de 2015 à 2018, calculées selon Dollars (en millions de dollars) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Estimations du bénéfice net d’exploitation 2015 2016 2017 2018 Croissance de 2015 à 2018
dollars (en millions de dollars) pourcentage
Bénéfice net d’exploitation 1 765 1 487 1 214 889 -50
Paiements de programme nets 183 210 304 344 88
Revenu net du marché 1 582 1 277 910 545 -66
Bénéfice net d’exploitation rajusté pour la déduction pour amortissement 884 670 378 42 -95

Le tableau 14 présente le revenu total, les charges et le revenu net moyen des éleveurs de bovins de boucherie par province, à l’aide des données fiscales administratives T2 de l’Environnement de fichiers couplables (EFC). De toutes les entreprises actives de l’industrie de l’élevage de bovins de boucherie (53 848), seules les entreprises qui ont déclaré des revenus positifs (4 903) et des dépenses positives (4 937) ont été prises en considération. L’Alberta a déclaré le revenu total moyen (3,0 millions de dollars) et les charges (2,9 millions de dollars) les plus élevés en 2018. La Colombie-Britannique a déclaré le revenu net moyen le plus élevé (193 578 $), tandis que le revenu net moyen de l’Île-du-Prince-Édouard indiquait que l’industrie de l’élevage de bovins de boucherie était déficitaire (-9 641 dollars). Les données n’étaient pas disponibles pour les Territoires du Nord-Ouest.


Tableau 14
Revenus et dépenses moyens des fermes d’élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissementTableau 14 Note 1, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenus et dépenses moyens des fermes d’élevage de bovins de boucherie. Les données sont présentées selon Province/Territoire (titres de rangée) et Revenu total moyen, Dépenses moyennes et Revenu net moyen, calculées selon Dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province/Territoire Revenu total moyenTableau 14 Note 2 Dépenses moyennesTableau 14 Note 2 Revenu net moyen
dollars
Terre-Neuve 375 768 367 142 8 626
Île-du-Prince-Édouard 479,645  489 287 -9 641
Nouvelle-Écosse 244 387 231 678 12 709
Nouveau-Brunswick 1 069 995 990 300 79 695
Québec 1 146 990 1 039 129 107 861
Ontario 2 799 308 2 613 712 185 596
Manitoba 1 597 955 1 506 657 91 299
Saskatchewan 831 580 792 064 39 517
Alberta 3 027 263 2 921 676 105 587
Colombie-Britannique 916 965 723 387 193 578
Territoires du Nord-Ouest Note ..: indisponible pour une période de référence précise Note ..: indisponible pour une période de référence précise Note ..: indisponible pour une période de référence précise
Yukon 324 669 234 817 89 852

Pour bien comprendre le secteur de la production primaire dans la chaîne d’approvisionnement en bœuf, il importe aussi d’examiner l’emploi dans ce secteur. Les tableaux 15 à 17 présentent des statistiques sur l’emploi dans l’industrie du bœuf et des parcs d’engraissement.

Le tableau 15 présente le nombre d’employés dans l’industrie des bovins de boucherie et des parcs d’engraissement. En 2018, 268 779 employés au total ont déclaré travailler dans les industries agricolesNote , dont environ 5 % dans les industries des bovins et des parcs d’engraissement (14 267). Pour mettre ce chiffre en contexte, les industries du bœuf et des parcs d’engraissement (4 152) représentaient 10 % des exploitations agricoles et comptaient au moins un employé (39 223) en 2018.


Tableau 15
Employés de l’industrie des bovins de boucherie et des parcs d’engraissement, CanadaTableau 15 Note 1, 2016 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Employés de l’industrie des bovins de boucherie et des parcs d’engraissement. Les données sont présentées selon Industrie (titres de rangée) et Nombre total d’employés, Croissance de 2016 à 2018, Exploitations agricoles comptant au moins un employé, 2016, 2017 et 2018, calculées selon Quantité et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Industrie Nombre total d’employés Croissance de 2016 à 2018 Exploitations agricoles comptant au moins un employé Croissance de 2016 à 2018
2016 2017 2018 2016 2017 2018
quantité pourcentage quantité pourcentage
Total des industries agricoles 265 797 266 140 268 779 1 39 978 39 436 39 223 -2
Bovins de boucherie et parcs d’engraissementTableau 15 Note 2 14 511 14 228 14 267 -2 4 334 4 199 4 152 -4

Le tableau 16 présente le nombre d’emplois occupés par des travailleurs étrangers temporaires dans l’industrie de l’élevage de bovins, selon les données tirées d’enquêtes et les données administratives de Statistique Canada. Il convient de noter que ces données n’étaient disponibles que pour le code à quatre chiffres du SCIAN, 1121, qui regroupe les bovins laitiers et les bovins de boucherie. En 2018, 54 734 travailleurs étrangers temporaires ont été déclarés comme travaillant dans toutes les industries agricoles, tandis que 1 548 travailleurs étrangers temporaires ont été déclarés dans l’industrie de l’élevage de bovins, une augmentation de 31 % par rapport à 2016. De plus, en 2018, sur les 3 846 exploitations agricoles ayant déclaré au moins un travailleur étranger temporaire, 501 étaient des fermes d’élevage de bovins.


Tableau 16
Emplois occupés par des travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de l’élevage de bovins, CanadaTableau 16 Note 1, 2016 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Emplois occupés par des travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de l’élevage de bovins. Les données sont présentées selon Industrie (titres de rangée) et Emplois occupés par des travailleurs étrangers temporaires, Croissance de 2016 à 2018, Exploitations agricoles comptant au moins un travailleur étranger temporaire, 2016, 2017 et 2018, calculées selon Quantité et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Industrie Emplois occupés par des travailleurs étrangers temporaires Croissance de 2016 à 2018 Exploitations agricoles comptant au moins un travailleur étranger temporaire Croissance de 2016 à 2018
2016 2017 2018 2016 2017 2018
quantité pourcentage quantité pourcentage
Total des industries agricoles 48 585 50 641 54 734 13 3 630 3 634 3 846 6
Élevage de bovinsTableau 16 Note 2 1 179 1 041 1 548 31 383 377 501 31

Le tableau 17 présente le nombre moyen d’employés dans les industries de l’élevage de bovins de boucherie qui utilisent le Registre des entreprises et le formulaire de retenues sur la paie (PD7) que toutes les entreprises ayant des employés sont tenues de remplir. La moyenne a été établie à partir des entreprises actives comptant un employé ou plus (3 072 entreprises). Terre-Neuve-et-Labrador, l’Alberta et la Colombie-Britannique affichaient le plus grand nombre moyen d’employés (quatre), suivies du Québec et de l’Ontario (trois). Il convient de souligner que la taille de l’échantillon dans les provinces de l’Atlantique et les territoires était plus petite que dans les autres provinces. Il est possible que cela ait pu fausser les données sur le nombre moyen d’employés qui figurent dans le tableau ci-dessous. Les données n’étaient pas disponibles pour les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon.


Tableau 17
Nombre moyen d’employés dans l’élevage de bovins de boucherie, y compris l’exploitation de parcs d’engraissementTableau 17 Note 1, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Nombre moyen d’employés dans l’élevage de bovins de boucherie. Les données sont présentées selon Province/Territoire (titres de rangée) et Nombre moyen d’employés, calculées selon Quantité unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province/Territoire Nombre moyen d’employés
quantité
Terre-Neuve 4
Île-du-Prince-Édouard 2
Nouvelle-Écosse 2
Nouveau-Brunswick 2
Québec 3
Ontario 3
Manitoba 2
Saskatchewan 2
Alberta 4
Colombie-Britannique 4
Note ..: indisponible pour une période de référence précise
Yukon Note ...: n'ayant pas lieu de figurer

Transformation

Après la production primaire, les bovins de finition sont abattus et passent à l’étape de transformation de la chaîne de valeur, où la transformation secondaire et la boucherie ont lieu.

Le tableau 18 présente le poids froid habillé et le total des issues comestibles de bovins et de veaux provenant de l’Enquête sur le bétail. Le poids froid habillé correspond au poids de la carcasse après avoir été partiellement dépecé (prélèvement des organes internes), et les abats comestibles correspondent aux organes internes ou à d’autres parties de la carcasse qui ont été découpés ou écorchés. Comparativement à 2014, le poids froid habillé moyen des bovins (387 kg) et des veaux (151 kg) a augmenté d’environ 5 % en 2019. De même, le poids total des abats comestibles des bovins (38 825 tonnes) a augmenté de 17 % de 2014 à 2019, tandis que le poids des abats des veaux (995 tonnes) a diminué de 14 % de 2014 à 2019.


Tableau 18
Poids froid habillé et issues comestibles de bovins et de veaux, 2014 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Poids froid habillé et issues comestibles de bovins et de veaux. Les données sont présentées selon Statistiques du bétail (titres de rangée) et 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2014 à 2019, calculées selon Kilogrammes, Pourcentage et Tonnes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Statistiques du bétail 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2014 à 2019
kilogrammes pourcentage
Poids moyen froid habillé
Bovins 367 379 390 383 381 387 5
Veaux 142 147 144 145 148 151 6
tonnes pourcentage
Issues comestibles
Bovins 33 250 30 884 32 698 34 995 37 102 38 825 17
Veaux 1 155 1 043 1 097 1 101 1 063 995 -14

Les tableaux 19 et 20 présentent les indicateurs clés de prix et de quantité respectivement pour les bovins abattus.

Le tableau 19 présente les prix des bovins destinés à l’abattage provenant de l’Enquête sur les prix des produits agricoles, qui recueille les prix reçus par les agriculteurs pour les produits agricoles produits et vendus (Statistique Canada 2020d). Le prix du poids vivant des bovins est habituellement présenté en dollars par quintal ($/100 lb), mais pour le comparer aux statistiques du bétail comme celles présentées au tableau 18, le prix des bovins destinés à l’abattage au tableau 19 est présenté ici en dollars par kilogramme. En 2019, le prix des bovins destinés à l’abattage a augmenté de 62 % par rapport à 2010. Le prix des bovins était le plus élevé en 2015 (32,68 $/kg), en raison de l’offre insuffisante de bovins au Canada et de la forte demande de bovins en provenance de pays en développement, ainsi que de la dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain, ce qui a mené à des prix des bovins canadiens records en 2015 (Statistique Canada 2016a).


Tableau 19
Prix moyens des produits agricoles de bovins pour l’abattage, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Prix moyens des produits agricoles de bovins pour l’abattage. Les données sont présentées selon Prix des produits agricoles (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Dollars par kilogramme et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Prix des produits agricoles 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
dollars par kilogramme pourcentage
Bovins pour l’abattage 14,92 16,38 19,83 20,29 27,44 32,68 26,03 25,54 24,13 24,10 62

Le tableau 20 présente le nombre de bovins et de veaux transformés pour la production de viande d’après l’Enquête sur le bétail et les données administratives. En 2018, la production dans les fermes était estimée à 3,7 millions de bovins, dont environ 3,2 millions ont été abattus pour la production de viande, près de 550 000 ont été exportés, tandis qu’une plus petite proportion a été importée pour l’abattage (14 000). Les importations de bétail pour l’abattage ont augmenté de 315 % et de 341 % pour les bovins et les veaux, respectivement, de 2014 à 2018.


Tableau 20
Bovins et veaux pour la production dans les fermes et la production de viande, 2014 à 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Bovins et veaux pour la production dans les fermes et la production de viande. Les données sont présentées selon Statistiques du bétail (titres de rangée) et 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et Croissance de 2014 à 2018, calculées selon Tête (en milliers) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Statistiques du bétail 2014 2015 2016 2017 2018 Croissance de 2014 à 2018
tête (en milliers) pourcentage
Abattages totaux, production dans les fermes et production de viande Bovins 2 911 2 682 2 850 3 052 3 230 11
Veaux 255 230 242 243 234 -8
Abattages inspectés de la production dans les fermes Bovins 2 891 2 662 2 830 3 032 3 210 11
Veaux 249 224 236 237 229 -8
Abattages non inspectés de la production dans les fermes Bovins 20 20 20 20 20 0
Veaux 6 6 6 6 6 -2
Production estimée dans les fermes Bovins 3 868 3 337 3 527 3 597 3 764 -3
Veaux 499 370 299 200 135 -73
Importations d’animaux vivants pour l’abattage, production dans les fermes Bovins 3 5 10 29 14 315
Veaux 41 31 22 109 182 341
Exportations d’animaux vivants, production dans les fermes Bovins 960 660 687 574 548 -43
Veaux 285 172 79 67 83 -71

Distribution

La viande de l’étape de la transformation et les produits de bœuf transformés importés sont soit distribués pour consommation (soit par l’intermédiaire de grossistes ou détaillants, ou des services alimentaires) ou exportés.

Il n’y a pas de nombre précis d’exploitants dans ce segment de la chaîne d’approvisionnement, car il n’y a pas de distribution spécialisée pour le bœuf. La viande transformée qui arrive sur le marché intérieur est vendue dans des magasins de détail d’aliments généraux ou dans le secteur des services de restauration (p. ex., restaurants).

Le tableau 21 présente les stocks de viandes froides et congelées recueillis dans le cadre de l’Enquête trimestrielle sur les stocks de viandes froides et congelées (Statistique Canada 2020e). En 2019, 143 999 tonnes de bœuf ont été transformées, dont 80 % étaient du bœuf désossé. Bien que le bœuf avec os ait contribué à une plus faible proportion des stocks de viandes de bœuf froides et congelées, il a affiché la plus forte augmentation de 2010 à 2019 (136 %). Depuis 2010, le stock total de bœuf frais et réfrigéré a augmenté de 75 %, tandis que les stocks de viandes de veau froides et congelées ont diminué de 39 %. Les abats de bœuf et de veau sont des catégories qui comprennent la queue, la viande de tête, la viande d’œsophage, l’œsophage, les parures du cou et le plasma sanguinNote . Depuis 2010, les stocks d’abats de bœuf et de veau ont respectivement diminué de 7 % et de 43 %.


Tableau 21
Stocks de viandes froides et congeléesTableau 21 Note 1, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Stocks de viandes froides et congelées. Les données sont présentées selon Type de viande (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Tonnes et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Type de viande 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
tonnes pourcentage
Bœuf, total 82 153 73 550 88 948 104 280 118 641 145 761 141 652 128 117 132 656 143 999 75
Bœuf, avec os 12 620 10 220 10 184 10 891 24 113 30 481 31 251 25 998 23 805 29 794 136
Bœuf, désossé 69 534 63 329 78 764 93 387 94 527 115 278 110 401 102 118 108 853 114 206 64
Veau, total 8 203 4 328 4 320 4 300 3 946 5 021 5 716 5 494 4 017 4 968 -39
Veau, avec os 2 192 699 598 842 847 1 507 938 520 948 427 -81
Veau, désossé 6 012 3 630 3 721 3 458 3 100 3 514 1 550 1 505 3 068 4 401 -27
Abats de bœuf 13 609 14 526 11 774 10 165 8 898 7 511 8 536 10 830 8 042 12 660 -7
Abats de veau 373 380 384 376 334 318 409 144 546 213 -43

Le tableau 22 présente les stocks de bœuf et de veau importés au Canada selon l’Enquête trimestrielle sur les stocks de viandes froides et congelées. Les stocks de bœuf et de veau importés ont augmenté de 2010 à 2019. En 2019, la majorité des importations étaient de bœuf désossé (43 585 tonnes), qui ont augmenté de 145 % de 2010 à 2019. Les importations de veau ont augmenté de 341 % de 2010 à 2019, pour atteindre 1 945 tonnes.


Tableau 22
Stocks de bœuf et de veau importés, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Stocks de bœuf et de veau importés. Les données sont présentées selon Type de viande (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Tonnes et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Type de viande 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
tonnes pourcentage
Total bœuf et veau 19 465 24 635 24 672 24 094 25 544 53 617 60 812 53 128 48 283 48 275 148
Bœuf, désossé 17 808 22 629 22 276 20 736 20 442 44 971 52 488 47 049 43 691 43 585 145
Bœuf, avec os 1 216 1 674 1 945 2 420 3 961 6 168 4 885 3 191 2 636 2 745 126
Total veau 441 332 451 938 1 141 2 478 3 439 2 888 1 956 1 945 341

Le tableau 23 présente le commerce interprovincial et international des bovins et des veaux. En 2016, la Saskatchewan était la plus grande exportatrice interprovinciale (1 milliard de dollars), exportant environ 70 % de son bétail en Alberta, la plus grande importatrice de bétail (1,1 milliard de dollars) de toutes les provinces. L’Alberta était la plus grande exportatrice interprovinciale de bétail (600 millions de dollars) et la Colombie-Britannique a importé le plus de bétail (24 millions de dollars) à l’échelle internationale par rapport aux autres provinces. L’Alberta a déclaré l’offre la plus importante (4,7 milliards de dollars) et la demande la plus importante (4,6 milliards de dollars) de bovins et de veaux en 2016.

Le tableau 24 met en évidence le commerce interprovincial et international des produits de bœuf frais et congelés transformés. En 2016, l’Alberta était la plus grande exportatrice interprovinciale (2,4 milliards de dollars), exportant un peu plus de produits de bœuf au Québec (36 %) qu’elle n’en a conservé dans sa propre province (33 %). Par conséquent, le Québec était le plus grand importateur interprovincial (1,0 milliard de dollars). L’Alberta a également déclaré les plus importantes exportations internationales de bœuf (1,6 milliard de dollars), tandis que l’Ontario a déclaré la plus grande quantité d’importations internationales de bœuf (790 millions de dollars). L’Ontario a déclaré l’offre la plus importante quantité de bœuf frais ou congelé entre les importations interprovinciales et internationales (2,6 milliards de dollars), tandis que l’Alberta a déclaré la demande totale la plus élevée de bœuf frais et congelé (4,8 milliards de dollars) en 2016. La grande quantité de bétail exporté de la Saskatchewan, comme le montre le tableau 25, peut expliquer son faible niveau de flux des échanges par rapport aux autres provinces.


Tableau 23
Ressources et emplois – Flux commerciaux interprovinciaux et internationaux des bovins et des veaux, 2016Tableau 23 Note 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Ressources et emplois – Flux commerciaux interprovinciaux et internationaux des bovins et des veaux. Les données sont présentées selon Origine (titres de rangée) et Destination, Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique, Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Total des exportations interprovinciales, Exportations internationales, Réexportations internationales et Demande totale, calculées selon Dollars (en milliers de dollars) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Origine Destination
Terre-Neuve-et-Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Yukon Territoires du Nord-Ouest Total des exportations interprovinciales Exportations internationales Réexportations internationales Demande totale
dollars (en milliers de dollars)
Terre-Neuve-et-Labrador 2 358 0 940 0 0 0 0 0 0 0 0 0 940 0 0 3 298
Île-du-Prince-Édouard 0 18 439 0 0 10 057 1 095 0 0 0 0 0 0 11 152 11 0 29 602
Nouvelle-Écosse 0 13 291 547 0 11 357 4 384 0 0 0 0 0 0 29 032 79 0 29 658
Nouveau-Brunswick 0 15 600 0 7 151 4 650 5 632 0 0 0 0 0 0 25 882 12 966 0 45 999
Québec 0 987 0 0 284 787 208 398 0 0 0 0 0 0 209 385 109 743 0 603 915
Ontario 0 0 0 0 56 427 1 127 159 197 0 0 0 0 0 56 624 192 986 0 1 376 769
Manitoba 0 0 0 0 44 013 78 354 66 743 2 997 216 956 0 0 0 342 320 158 490 0 567 553
Saskatchewan 0 0 0 0 9 972 290 198 43 944 97 841 744 556 259 0 0 1 088 929 207 737 0 1 394 507
Alberta 0 0 0 0 2 591 275 113 16 754 99 891 3 602 236 5 375 0 0 399 724 604 184 0 4 606 144
Colombie-Britannique 0 0 0 0 0 2 229 0 203 183 503 9 571 0 0 185 935 49 006 0 244 512
Yukon 0 0 0 0 0 0 0 0 0 55 62 0 55 0 0 117
Territoires du Nord-Ouest 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7 0 0 7 0 0 7
Total des importations interprovinciales 0 29 878 940 0 139 067 865 403 60 895 103 091 1 145 015 5 696 0 0 0 0 0 2 349 985
Importations internationales 0 0 0 7 1 595 8 684 2 790 583 1 634 24 295 0 0 0 0 0 39 588
Offre totale 2 358 48 317 1 487 7 158 425 449 2 001 246 130 428 201 515 4 748 885 39 562 62 0 2 349 985 1 335 202 0 8 941 669

Tableau 24
Ressources et emplois – Flux commerciaux interprovinciaux et internationaux de bœuf frais et congelé, 2016Tableau 24 Note 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Ressources et emplois – Flux commerciaux interprovinciaux et internationaux de bœuf frais et congelé. Les données sont présentées selon Origine (titres de rangée) et Destination, Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique, Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut, Enclaves territoriales du Canada à l’étranger, Total des exportations interprovinciales, Exportations internationales, Réexportations internationales et Demande totale, calculées selon Dollars (en milliers de dollars) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Origine Destination
Terre-Neuve-et-Labrador Île-du-Prince-Édouard Nouvelle-Écosse Nouveau-Brunswick Québec Ontario Manitoba Saskatchewan Alberta Colombie-Britannique Yukon Territoires du Nord-Ouest Nunavut Enclaves territoriales du Canada à l’étranger Total des exportations interprovinciales Exportations internationales Réexportations internationales Demande totale
dollars (en milliers de dollars)
Terre-Neuve-et-Labrador 295 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 295
Île-du-Prince-Édouard 4 543 10 042 25 719 3 852 2 834 8 653 0 0 0 0 0 0 0 0 45 601 0 0 55 643
Nouvelle-Écosse 0 137 3 403 1 096 0 206 0 131 97 88 0 0 0 0 1 755 213 0 5 371
Nouveau-Brunswick 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Québec 177 992 1 598 1 961 209 004 11 946 903 1 028 6 294 3 301 0 0 0 0 28 200 97 377 0 334 581
Ontario 16 148 6 921 20 142 37 100 122 887 1 193 604 28 109 11 576 40 994 101 421 0 0 0 0 385 298 426 784 0 2 005 686
Manitoba 1 421 734 2 001 310 2 282 7 701 24 026 6 574 7 265 3 224 1 442 528 0 0 33 482 1 116 0 58 624
Saskatchewan 0 0 0 0 0 0 36 1 103 81 17 0 0 0 0 134 1 313 0 2 550
Alberta 162 91 57 747 56 885 870 573 557 044 87 749 95 373 795 358 680 305 0 775 0 0 2 406 704 1 629 641 0 4 831 703
Colombie-Britannique 0 0 5 068 1 683 8 964 20 646 5 412 1 566 17 342 129 853 0 0 0 0 60 681 3 508 0 194 042
Total des importations interprovinciales 22 451 8 875 112 275 102 887 1 007 540 606 196 122 209 116 248 72 073 788 356 1 442 1 303 0 0 0 0 0 2 961 855
Importations internationales 51 341 133 748 470 220 090 789 570 74 879 32 420 10 565 15 279 4 380 6 965 548 123 0 0 578 1 208 089
Offre totale 74 087 19 050 116 426 103 357 1 436 634 2 589 370 221 114 149 771 877 996 933 488 5 822 8 268 548 123 2 961 855 2 159 952 578 8 696 584

Les statistiques sur les importations de produits du bœuf au Canada sont présentées dans les tableaux 25 à 28. Les tableaux 25 et 26 présentent les indicateurs clés de la quantité et de la valeur des produits du bœuf importés au Canada, respectivement. Le tableau 25 présente la quantité de produits du bœuf importés. En 2019, les produits de bœuf frais et réfrigéré étaient les produits les plus importés (69 millions de kilogrammes), suivis des produits de bœuf congelés (48 millions de kilogrammes). Les stocks de bœuf frais et réfrigéré importé (23 %), d’abats comestibles (19 %) et de viande congelée (1 %) ont tous diminué par rapport à 2010 et 2019, ce qui suggère que le Canada dépend de moins en moins de ces importations. Les importations de viande séchée, salée ou fumée ont toutefois augmenté de 289 %.


Tableau 25
Quantité de produits de bœuf importés au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Quantité de produits de bœuf importés au Canada. Les données sont présentées selon Code du Système harmonisé (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Kilogrammes (en milliers) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Code du Système harmonisé 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
kilogrammes (en milliers) pourcentage
Total 151 780 179 220 193 095 183 960 172 885 172 155 159 120 145 825 147 035 127 900 -16
Viandes des animaux de l’espèce bovine, fraîches ou réfrigérées (0201) 90 650 118 460 124 695 123 310 87 260 77 175 77 595 79 990 77 325 69 440 -23
Viandes des animaux de l’espèce bovine, congelées (0202) 48 760 48 730 54 775 50 560 75 395 82 855 69 505 56 710 58 870 48 375 -1
Abats comestibles, langues, foies et ndaTableau 25 Note 1 de l’espèce bovine (02061, 02062) 12 340 11 970 13 605 10 055 10 215 12 095 11 920 9 020 10 755 9 975 -19
Viandes séchées, salées ou fumées de bovins (0210) 30 55 25 35 15 25 100 105 85 110 289

Le tableau 26 présente la valeur des produits du bœuf importés au Canada et indique que la majorité (67 %) des produits du bœuf importés étaient de la viande fraîche ou froide, dont la valeur était la plus élevée en 2019 (668 millions de dollars), bien que la valeur des importations n’ait augmenté que de 17 % de 2010 à 2019. Les produits de bœuf congelés (286 millions de dollars) représentaient 29 % des importations de bœuf. La valeur des produits de bœuf congelés et des abats comestibles a augmenté d’environ 67 % de 2010 à 2019. La valeur d’importations de viandes séchées a augmenté de 247 % de 2010 à 2019.


Tableau 26
Valeur des produits de bœuf importés au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Valeur des produits de bœuf importés au Canada. Les données sont présentées selon Code du Système harmonisé (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Dollars (en milliers de dollars) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Code du Système harmonisé 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
dollars (en milliers de dollars) pourcentage
Total 765 615 1 023 280 1 194 890 1 198 835 1 237 165 1 327 805 1 134 075 1 115 530 1 092 140 991 570 30
Viandes des animaux de l’espèce bovine, fraîches ou réfrigérées (0201) 571 750 799 285 936 500 961 110 856 105 847 315 748 300 772 615 726 225 667 960 17
Viandes des animaux de l’espèce bovine, congelées (0202) 171 810 195 795 229 250 213 815 354 145 442 945 356 620 313 390 332 505 286 405 67
Abats comestibles, langues, foies et ndaTableau 26 Note 1 de l’espèce bovine (02061, 02062) 21 745 27 655 28 880 23 505 26 745 37 310 28 650 28 745 32 620 36 120 66
Viandes séchées, salées ou fumées de bovins (0210) 315 540 260 410 165 235 505 785 785 1 085 247

Le tableau 27 présente le mode de transport utilisé pour les importations de produits de bœuf au Canada. La majorité des importations transportées ont été par la route (79 %) en 2019. Les importations par voie maritime en 2019 (18 %) ont augmenté comparativement à 2010 (13%).


Tableau 27
Mode de transport des produits de bœuf importésTableau 27 Note 1 au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Mode de transport des produits de bœuf importés au Canada. Les données sont présentées selon Mode de transport (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mode de transport 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
pourcentage
Routier 78 82 80 86 81 78 77 81 81 79
Maritime 13 8 10 11 16 19 21 15 15 18
Ferroviaire 9 9 10 3 2 3 2 3 3 1
Aérien 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Le tableau 28 présente les pays en provenance desquels le Canada importe des produits du bœuf. Les États-Unis ont toujours été le principal pays d’où le Canada importe du bœuf, bien que le pourcentage des importations ait diminué, passant de 81 % à 66 % entre 2010 et 2019. Cette diminution est sans doute attribuable au fait que le Canada s’est diversifié en incluant les importations de nombreux autres pays depuis 2010.


Tableau 28
Pays d’origine des produits de bœuf importés au Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pays d’origine des produits de bœuf importés au Canada. Les données sont présentées selon Pays d’origine (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Pays d’origine 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
pourcentage
Australie 4 4 5 6 14 17 13 11 13 11
Chili 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
Allemagne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Irlande 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Italie 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Mexique 0 0 0 0 1 1 2 2 3 5
Pays-Bas 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Nouvelle-Zélande 10 9 8 5 6 10 10 10 9 8
Royaume-Uni 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
États-Unis 81 84 83 84 73 65 67 70 67 66
Uruguay 5 2 4 4 7 6 7 5 5 4
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Les statistiques sur les exportations de produits du bœuf du Canada sont présentées dans les tableaux 29 à 32. Le tableau 29 indique la quantité de bœuf exporté du Canada au cours de la période de 2010 à 2019. Les exportations de produits de bœuf congelés (53 %) et d’abats comestibles (36 %) ont augmenté de 2010 à 2019, tandis que les exportations de bœuf frais et réfrigéré (4 %) et de viande séchée (23 %) ont diminué.


Tableau 29
Quantité de produits de bœuf exportés du Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Quantité de produits de bœuf exportés du Canada. Les données sont présentées selon Code du Système harmonisé (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Kilogrammes (en milliers) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Code du Système harmonisé 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
kilogrammes (en milliers) pourcentage
Total 406 775 335 090 270 405 277 705 315 525 319 940 355 520 373 495 393 675 433 795 7
Viandes des animaux de l’espèce bovine, fraîches ou réfrigérées (0201) 320 120 247 125 185 360 183 605 209 235 213 865 247 025 258 780 280 930 308 085 -4
Viandes des animaux de l’espèce bovine, congelées (0202) 51 020 54 975 51 915 51 685 57 380 65 965 62 165 66 295 70 290 78 130 53
Abats comestibles, langues, foies et ndaTableau 29 Note 1 de l’espèce bovine (02061, 02062) 34 320 31 880 32 065 41 450 47 675 38 855 45 625 47 485 41 570 46 560 36
Viandes séchées, salées ou fumées de bovins (0210) 1 320 1 110 1 060 965 1 240 1 255 705 940 880 1 020 -23

Le tableau 30 présente la valeur des exportations de bœuf canadien. En 2019, la majorité de la valeur obtenue des exportations de bœuf provenait de bœuf frais et réfrigéré (2,3 milliards de dollars). Depuis 2010, la valeur du bœuf frais et réfrigéré (112 %), du bœuf congelé (172 %) et des abats comestibles (136 %) a augmenté considérablement.


Tableau 30
Valeur des produits de bœuf exportés du Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Valeur des produits de bœuf exportés du Canada. Les données sont présentées selon Code du Système harmonisé (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon Dollars (en milliers de dollars) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Code du Système harmonisé 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2010 à 2019
dollars (en milliers de dollars) pourcentage
Total 1 426 770 1 331 635 1 209 040 1 329 175 1 920 365 2 210 400 2 232 895 2 362 875 2 701 155 3 162 490 122
Viandes des animaux de l’espèce bovine, fraîches ou réfrigérées (0201) 1 110 055 982 815 841 085 862 005 1 293 070 1 492 860 1 592 295 1 680 650 1 979 995 2 348 265 112
Viandes des animaux de l’espèce bovine, congelées (0202) 201 245 208 050 211 745 279 395 362 025 462 870 386 490 436 945 496 365 547 975 172
Abats comestibles, langues, foies et ndaTableau 30 Note 1 de l’espèce bovine (02061, 02062) 110 495 136 020 151 270 183 005 259 825 248 910 250 805 240 985 220 595 261 100 136
Viandes séchées, salées ou fumées de bovins (0210) 4 975 4 750 4 940 4 765 5 450 5 755 3 305 4 295 4 205 5 155 4

Le tableau 31 présente le mode de transport utilisé pour l’exportation des produits de bœuf du Canada. La majorité des exportations ont été transportées par transport routier (75 %), suivie du transport maritime (24%) en 2019. De 2010 à 2019, le mode de transportation routier a diminué, tandis que le mode de transportation par maritime a augmenté.


Tableau 31
Mode de transport des produits de bœuf exportés du Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Mode de transport des produits de bœuf exportés du Canada. Les données sont présentées selon Mode de transport (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Mode de transport 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
pourcentage
Routier 86 83 81 77 77 77 79 78 77 75
Maritime 14 16 19 22 22 22 20 21 22 24
Aérien 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Le tableau 32 présente les pays qui reçoivent les exportations de bœuf canadien. La majorité des exportations de bœuf étaient destinées aux États-Unis (72 %) en 2019, qui est demeurée relativement similaire depuis 2010.


Tableau 32
Pays de destination des produits de bœuf exportés du Canada, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pays de destination des produits de bœuf exportés du Canada. Les données sont présentées selon Pays de destination (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Pays de destination 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
pourcentage
Chine 0 0 0 2 2 12 3 4 4 3
Cuba 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Hong Kong 5 7 6 12 10 4 7 7 6 5
Japon 6 5 6 6 5 4 6 7 8 11
Corée du Sud 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0
Macao 11 11 9 7 8 7 5 5 4 4
Mexique 2 2 1 0 0 0 0 0 0 0
Fédération de Russie 0 0 1 1 1 0 2 1 1 1
Taïwan 1 0 0 0 1 0 0 1 1 1
Royaume-Uni 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
États-Unis 72 72 72 68 69 70 73 73 73 72
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Prix

Étant donné que la valeur d’un produit augmente au fur et à mesure de sa progression dans les étapes de la chaîne d’approvisionnement, l’idéal serait que la valeur d’un produit à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement en bœuf soit relevée par l’entité intervenant à cette étape, afin de saisir la majoration de prix aux différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement. En raison du peu de données disponibles pour les produits du bœuf, cela n’a pas été possible pour la chaîne d’approvisionnement en bœuf. Cependant, les indices de prix sont recueillis à différentes étapes de la production et de la distribution d’un bien à Statistique Canada, et peuvent fournir quelques renseignements sur les prix des produits du bœuf.

Les tableaux suivants montrent que les prix des bovins et du bœuf ont atteint un niveau record en 2015. Cela a été attribué à la diminution du cheptel de bovins de boucherie canadiens, ce qui a entraîné des niveaux d’offre inférieurs records depuis 1991. Une diminution semblable du cheptel de bovins de boucherie a également été observée aux États-Unis. En raison de disponibilité insuffisante, pour le premier semestre de 2015, l’abattage a diminué au Canada (13,5 %) et aux États-Unis (7 %), de sorte que l’abattage est demeuré faible pour l’année 2015. Au cours de la même période, la demande de bœuf des pays en développement a augmenté, tandis que la production mondiale de bœuf stagnait, et les marchés concurrentiels de la viande, comme les États-Unis, ont connu une croissance plus lente que prévu. Outre ces facteurs liés à l’offre et à la demande, la dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain a également contribué à la hausse des prix des bovins canadiens de mars 2014 à mars 2015 (Statistique Canada 2016a).

Le tableau 33 présente l’Indice des prix des matières brutes (IPMB) pour les bovins et les veaux. L’Indice des prix des matières brutes (IPMB) mesure la variation des prix d’achat des matières brutes par les fabricants opérant au Canada en vue d’une transformation subséquente. (Statistique Canada 2020g). Cela comprend tous les frais engagés par l’acheteur pour faire parvenir un produit à la porte de son établissement. Le tableau 33 montre que si le prix des bovins et des veaux a augmenté de 51 % de 2010 à 2019, après avoir atteint un sommet en 2015, il a affiché une forte baisse jusqu’en 2019.


Tableau 33
Indice des prix des matières brutes, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Indice des prix des matières brutes. Les données sont présentées selon Système de classification des produits de l’Amérique du Nord (SCPAN) (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Indice (2010 = 100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Système de classification des produits de l’Amérique du Nord (SCPAN) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
indice (2010 = 100)
Bovins et veaux (11111) 100,0 117,4 124,9 130,8 173,3 203,9 162,3 162,8 155,7 150,8

Le tableau 34 présente l’indice des prix des produits industriels (IPPI) pour les produits du bœuf. L’IPPI mesure la variation des prix des principaux produits vendus par les fabricants opérant au Canada. Les prix visés par l’IPPI représentent ce que le producteur reçoit, non pas ce que l’acheteur paye (Statistique Canada 2020h). L’IPPI exclut toutes les taxes indirectes, comme les taxes de vente et les tarifs douaniers. Le bœuf haché frais et congelé a le plus augmenté (93 %) de 2010 à 2019. Les coupes de bœuf fraîches et congelées (41 %) et le veau frais et congelé (40 %) ont augmenté de la même quantité, tandis que les carcasses fraîches et congelées et les demi-carcasses de bœuf et de veau ont augmenté de 31 %. Le pic notable des prix des produits du bœuf peut être constaté en 2015.


Tableau 34
Indice des prix des produits industriels, par produit, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Indice des prix des produits industriels. Les données sont présentées selon Système de classification des produits de l’Amérique du Nord (SCPAN) (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Indice (2010 = 100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Système de classification des produits de l’Amérique du Nord (SCPAN) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
indice (2010 = 100)
Carcasses et demi-carcasses de bœuf et de veau, fraîches et congelées (172111) 100,0 103,9 103,9 113,3 135,7 165,1 141,2 139,2 132,5 130,9
Coupes de bœuf fraîches et congelées (172112) 100,0 103,9 103,9 108,8 128,0 147,6 134,1 133,0 138,3 140,6
Bœuf haché frais ou congelé (172113) 100,0 101,8 132,4 134,8 164,0 192,8 172,3 187,1 187,7 193,2
Veau frais et congelé (sauf les carcasses et les demi-carcasses) (172114) 100,0 106,0 109,1 107,6 129,2 152,7 135,2 138,7 138,5 140,4

Le tableau 35 présente l’Indice des prix des services de commerce de gros (IPSCG) pour les grossistes-marchands d’animaux vivants. Cet indice a chuté de 50 % de 2013 à 2019 (Statistique Canada 2020i). Il convient de mentionner que les grossistes-marchands d’animaux vivants (SCIAN 41111) comprennent de nombreux animaux, et non seulement des bovins, de sorte que les résultats ne peuvent être considérés comme étant directement attribuables aux changements dans la chaîne d’approvisionnement en bœuf.


Tableau 35
Indice des prix des services de commerce de gros, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Indice des prix des services de commerce de gros. Les données sont présentées selon Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Indice (2013 = 100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
indice (2013 = 100)
Grossistes-marchands d’animaux vivants (41111) 67,7 96,3 109,7 100,0 96,4 79,8 71,1 63,6 61,2 49,6

L’Indice des prix des services du commerce de détail (IPSCD) mesure les variations des prix des services fournis par les détaillants et fournit des renseignements sur l’inflation, la production réelle et la productivité du secteur du commerce de détail. L’IPSCD pour les marchés de la viande n’est pas affiché en raison des exigences de confidentialité.

Le tableau 36 présente les estimations moyennes au détail du bœuf frais et congelé par kilogramme provenant de l’Enquête sur les marchandises vendues au détail (qui produit des estimations des ventes de divers produits) et des données administratives de lecteurs optiques (Statistique Canada 2020c). En 2019, les estimations moyennes pour le bœuf frais et congelé étaient les plus élevées au Québec (16,83 $/kg), suivi de l’Alberta (15,87 $/kg). Le tableau 36 présente également les estimations pour 2020 fondées sur les données recueillies de janvier à mars. Jusqu’à présent, les tendances de 2020 suggèrent que le Québec (17,11 $/kg) continuera d’enregistrer les plus fortes ventes de bœuf frais et congelé, suivi de la Colombie-Britannique (16,59 $/kg).


Tableau 36
Estimations des ventes au détail de produits de bœuf frais et congelés, 2019 et 2020
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Estimations des ventes au détail de produits de bœuf frais et congelés. Les données sont présentées selon Province (titres de rangée) et Bœuf frais et congelé, 2019 et 2020, calculées selon Dollars par kilogramme unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Province Bœuf frais et congelé
2019 2020
dollars par kilogramme
Terre-Neuve-et-Labrador 13,57 13,64
Île-du-Prince-Édouard 13,70 13,58
Nouvelle-Écosse 13,47 13,46
Nouveau-Brunswick 13,56 13,44
Québec 16,83 17,11
Ontario 14,15 14,83
Manitoba 15,23 15,59
Saskatchewan 14,79 14,99
Alberta 15,87 16,20
Colombie-Britannique 15,77 16,59
Canada 14,69 14,94

Le tableau 37 présente les prix moyens des produits du bœuf provenant de l’Indice des prix à la consommation. Le rôti de côtes de choix est demeuré le produit du bœuf le plus cher, à 32,65 $/kg, tandis que le bœuf haché (11,41 $/kg) affichait le prix le plus bas. Ce tableau illustre comment les prix de détail des produits du bœuf augmentent de 2010 à 2015, en raison des facteurs de l’offre et de la demande susmentionnés, puis diminuent ou se stabilisent au cours des années suivantes.


Tableau 37
Prix de détail moyens des produits de bœuf, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Prix de détail moyens des produits de bœuf. Les données sont présentées selon Produit (titres de rangée) et 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019, calculées selon Dollars par kilogramme unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Produit 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
dollars par kilogramme
Bifteck de ronde 12,55 13,43 14,13 14,40 16,54 18,86 18,51 17,92 17,82 17,53
Bifteck de surlonge 15,28 16,17 17,29 17,77 20,24 23,60 23,97 22,84 22,47 22,52
Rôti de côtes de choix 21,07 22,09 23,40 23,31 26,54 30,04 31,60 31,31 30,61 32,65
Rôti de palette 10,16 10,65 11,29 12,01 14,16 16,18 16,54 16,19 16,01 15,67
Bœuf à ragoût 9,66 10,26 11,05 11,32 14,02 16,71 16,50 16,02 15,50 15,52
Bœuf haché 7,50 8,21 9,06 9,44 10,94 12,65 12,45 12,24 12,03 11,41

Le tableau 38 présente l’Indice des prix à la consommation du bœuf frais et congelé. L’IPC représente les variations des prix expérimentées par les consommateurs canadiens (Statistique Canada 2020f). Il est obtenu en comparant, au fil du temps, le coût d’un panier fixe de biens et services achetés par les consommateurs. Étant donné que le panier comprend des biens et des services dont la quantité et la qualité restent inchangées ou équivalentes, l’indice rend compte uniquement la fluctuation pure de prix.

De 2002 à 2019, le prix du bœuf frais et congelé a augmenté de 84 %, ce qui est supérieur à l’augmentation de 50 % observée pour tous les produits alimentaires et à l’augmentation de 34 % observée pour un panier général de biens et services. Toutefois, depuis 2010, le prix du bœuf frais et congelé en particulier n’a augmenté que de 57 %.

Les Territoires du Nord-Ouest ont signalé une augmentation de 111 % du prix du bœuf frais et congelé depuis 2002, ce qui constitue la plus forte augmentation de toutes les provinces et de tous les territoires déclarés. Terre-Neuve-et-Labrador a déclaré la plus faible augmentation de prix, soit 64 %, depuis 2002.


Tableau 38
Indice des prix à la consommation par province/territoire, 2010 à 2019
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Indice des prix à la consommation par province/territoire. Les données sont présentées selon Géographie (titres de rangée) et Produits, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, Croissance de 2002 à 2019 et Croissance de 2010 à 2019, calculées selon indice (2002 = 100) et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Géographie Produits 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Croissance de 2002 à 2019 Croissance de 2010 à 2019
indice (2002 = 100) pourcentage
Terre-Neuve-et-Labrador Ensemble 117,4 121,4 123,9 126 128,4 129 132,5 135,7 137,9 139,3 39 19
Aliments 123,6 128,1 132,6 134,5 137,7 142,9 146,4 145 145,5 148,2 48 20
Bœuf frais ou congelé 119,8 125,6 132,7 126,7 151,3 179,7 183,1 166,3 168,9 164,3 64 37
Île-du-Prince-Édouard Ensemble 119,5 123 125,5 128 130,1 129,3 130,8 133,2 136,3 137,9 38 15
Aliments 126,4 132 137,4 138,8 140,8 146,4 150 146,8 147,6 152,9 53 21
Bœuf frais ou congelé 116,1 123,6 135,1 135 163,6 203,6 200,6 179,5 177 175,4 75 51
Nouvelle-Écosse Ensemble 118,2 122,7 125,1 126,6 128,8 129,3 130,9 132,4 135,3 137,5 38 16
Aliments 128,2 134,1 137,8 139,6 141,5 147,8 151,4 148,4 148,9 153 53 19
Bœuf frais ou congelé 117,6 124,7 132,3 135,4 155,5 185,6 186,8 163,8 162,4 168,1 68 43
Nouveau-Brunswick Ensemble 115,9 120 122 123 124,8 125,4 128,2 131,2 134 136,3 36 18
Aliments 126,9 132,8 137,3 138,5 141,1 147,9 150,6 148,6 150,6 155,6 56 23
Bœuf frais ou congelé 116,3 123,8 134,2 134,3 159,5 198,4 200 188,4 186,8 189,9 90 63
Québec Ensemble 114,8 118,3 120,8 121,7 123,4 124,7 125,6 126,9 129 131,7 32 15
Aliments 124,8 129,2 132,4 133,8 136,8 141,7 143,2 143,7 145,1 149,4 49 20
Bœuf frais ou congelé 120,5 129,5 138,4 142,6 161,6 186,9 183,5 182,3 183,5 184,3 84 53
Ontario Ensemble 116,5 120,1 121,8 123 125,9 127,4 129,7 131,9 135 137,5 38 18
Aliments 123,2 128,1 131 132,9 136,2 141,2 143,5 143,3 147,4 152,6 53 24
Bœuf frais ou congelé 120,1 124,6 133,2 139,6 159,1 179,1 179,1 177,4 178,8 184,6 85 54
Manitoba Ensemble 115 118,4 120,3 123 125,3 126,8 128,4 130,5 133,8 136,8 37 19
Aliments 122,5 127 129,8 133,1 136,7 141,3 141,7 141,6 143,8 148 48 21
Bœuf frais ou congelé 114,5 130,4 147 149,3 165,4 191,7 186,4 177,4 180,5 190 90 66
Saskatchewan Ensemble 118,7 122 123,9 125,7 128,7 130,8 132,2 134,4 137,5 139,9 40 18
Aliments 123,1 128,2 131,2 134 138,1 143,4 144,5 146,1 147,1 151,8 52 23
Bœuf frais ou congelé 117,3 136 151 155 180,2 209,5 191,9 188,1 181,6 189,1 89 61
Alberta Ensemble 122,7 125,7 127,1 128,9 132,2 133,7 135,2 137,3 140,6 143,1 43 17
Aliments 121,8 125,6 128,1 130,8 134,6 139,6 141,5 141,7 143,9 149,2 49 22
Bœuf frais ou congelé 112,4 127 140,8 144,3 161 187,4 181 175,9 176,6 188 88 67
Colombie-Britannique Ensemble 113,8 116,5 117,8 117,7 118,9 120,2 122,4 125 128,4 131,4 31 15
Aliments 119,6 124,6 127,3 127,4 129,5 134,5 136,9 137,7 140,1 145,6 46 22
Bœuf frais ou congelé 107 118,6 125,7 125,9 142,1 163,7 165 162,8 166 177,8 78 66
Whitehorse, Yukon Ensemble 114,7 118,1 120,8 122,8 124,4 124,1 125,4 127,5 130,6 133,2 33 16
Aliments 117,2 120,2 123,3 125,4 129,4 132,3 133,3 132,5 131,5 134,1 34 14
Bœuf frais ou congelé 102 105,6 115,4 120,1 141,9 160,7 164,2 162,7 160,7 172,1 72 69
Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest Ensemble 117,9 121,6 124,3 126,2 128,4 130,4 131,9 133,5 136,6 138,8 39 18
Aliments 119,8 122,9 124,4 128,1 131,6 138,6 142,6 142,6 142,5 146,1 46 22
Bœuf frais ou congelé 105,5 112,8 120,5 128,2 145,3 183,2 196,2 207,6 198,2 211,1 111 100
Canada Ensemble 116,5 119,9 121,7 122,8 125,2 126,6 128,4 130,4 133,4 136 36 17
Aliments 123,1 127,7 130,8 132,4 135,5 140,5 142,6 142,7 145,3 150,2 50 22
Bœuf frais ou congelé 117,6 125,9 135,4 139,3 158,2 182,1 180,1 176,8 178 184,3 84 57

Conclusion

Ce rapport a utilisé les données de Statistique Canada pour présenter des statistiques sur la chaîne d’approvisionnement en bœuf. Des données étaient disponibles sur les étapes de la chaîne d’approvisionnement liées à la production, à la transformation, à la distribution, ainsi que sur le commerce interprovincial et international.

En ce qui concerne la production de bœuf, l’Alberta et la Saskatchewan ont déclaré le plus grand nombre de bovins de boucherie, selon le Recensement de l’agriculture de 2016. Les industries des bovins et des parcs d’engraissement représentaient 10 % de toutes les exploitations agricoles comptant au moins un employé en 2018, et 14 267 employés ont déclaré travailler dans les industries des bovins de boucherie et des parcs d’engraissement. Environ 3 % des travailleurs étrangers temporaires des industries agricoles ont déclaré avoir travaillé dans l’élevage et l’engraissement de bovins de boucherie (1 548) en 2018, et 501 exploitations agricoles comptant au moins un travailleur étranger temporaire ont déclaré participer à l’élevage et à l’engraissement de bovins de boucherie.

En ce qui concerne la structure financière, la valeur nette des éleveurs de bovins de boucherie a augmenté de 25 % de 2013 à 2017, et leur revenu agricole net comptant a augmenté de 31 %. Leurs revenus d’exploitation dérivés des produits bovins ont chuté de 5 % de 2015 à 2018, tandis que leurs frais d’exploitation sont demeurés relativement stables de 2015 à 2018. Les revenus d’exploitation des éleveurs de bovins de boucherie se sont chiffrés à 13,3 milliards de dollars en 2018, dont 65 % provenaient des dépenses liées au bétail. Le bénéfice net d’exploitation des fermes des éleveurs de bovins de boucherie (revenus d’exploitation – frais d’exploitation) a baissé de 50 % de 2015 à 2018. L’Alberta a déclaré les revenus (3,0 millions de dollars) et dépenses (2,9 millions de dollars) moyens les plus élevés en 2018 dans l’industrie de l’élevage de bovins de boucherie (2,9 millions de dollars).

En 2018, dans le secteur de la transformation de la viande, 3,2 millions de bovins ont été abattus et le prix moyen des bovins destinés à l’abattage était de 24,13 $/kg.

Sur le plan des échanges, la quantité (42 %) et la valeur (59 %) des importations de bétail au Canada ont augmenté sur une base annuelle, au cours de la période 2010-2019. Le bœuf frais et réfrigéré était le produit le plus importé et exporté du Canada, ainsi que le produit dont la valeur était la plus élevée. Toutefois, de 2010 à 2019, les stocks de bœuf frais et réfrigéré importés ont baissé de 23 %, tandis que les exportations de bœuf frais et réfrigéré ont chuté de 4 %. La quantité (289 %) et la valeur (247 %) des importations de viande traitée au Canada ont augmenté considérablement de 2010 à 2019.

En ce qui concerne les exportations du Canada, la valeur du bœuf frais et réfrigéré (112 %), du bœuf congelé (172 %) et des abats comestibles (136 %) ont tous augmenté considérablement de 2010 à 2019. Le transport routier a été utilisé pour la majorité des importations et des exportations de bétail et de produits du bœuf. Les États-Unis étaient le principal partenaire commercial du Canada pour les importations et les exportations.

Des indices de prix ont également été inclus pour fournir des renseignements sur les prix observés à différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement. L’Indice des prix des matières brutes pour les bovins et les veaux a augmenté de 51 % de 2010 à 2019, tandis que l’Indice des prix des produits industriels de coupes de bœuf fraîches et congelées a augmenté de 41 % et du bœuf haché frais ou congelé a augmenté de 93 % au cours de la même période. L’Indice des prix des services de commerce de gros pour les grossistes-marchands d’animaux vivants a baissé de 50 % de 2013 à 2019. L’Indice des prix à la consommation du bœuf frais et congelé a augmenté de 57 % de 2010 à 2019.

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