Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens
Une vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 2020 à 2024

Date de diffusion : le 12 décembre 2024

Passer au texte

Début du texte

Vue d’ensemble

Le Système canadien des comptes macroéconomiques (SCCM) est une source de renseignements précieux pour les entreprises, les administrations publiques et les citoyens. Ces comptes fournissent aux utilisateurs des précisions importantes sur le fonctionnement interne de l’économie, les tendances économiques courantes et les interactions entre les divers secteurs de l’économie. Afin que ces comptes demeurent pertinents, les concepts, les méthodes, les systèmes de classification, et les sources de données sous-jacentes doivent être mises à jour périodiquement.

Des révisions statistiques sont effectuées régulièrement dans le SCCM afin d’y intégrer les renseignements disponibles les plus récents. En général, ces révisions se limitent aux mois ou aux trimestres d’une année de référence donnée ou, sur une base annuelle, aux deux ou trois années précédentes.

Périodiquement, on procède à des révisions exhaustives, qui dépassent généralement la portée des révisions régulières, afin d’améliorer les méthodes d’estimation et d’intégrer des sources de données améliorées et de nouveaux concepts.

Le présent document donne un aperçu des récents changements apportés aux comptes financiers et du patrimoine (CFP) pour le troisième trimestre de 2024. Les CFP sont un ensemble intégré de comptes au sein du SCCM et ils comprennent les comptes du bilan national (CBN), les comptes des flux financiers (CFF) et le compte des autres changements d’actifs (CACA). Les changements importants sont présentés ci-dessous, mais d’autres révisions mineures ont également été apportées aux CFP en raison de l’intégration de données tirées de sources de référence et d’autres améliorations aux données des CFP.

L’un des principaux objectifs de ces révisions était d’accroître l’intelligibilité et la cohérence des estimations tout en assurant une meilleure harmonisation avec les lignes directrices internationalesNote . Les révisions avaient aussi pour objectif secondaire d’harmoniser les estimations entre différents programmes afin d’assurer la cohérence entre les concepts et les produits statistiques.

Dépôts et placements à court terme des non-résidents

Les non-résidents jouent un rôle important dans l’économie du Canada, puisqu’ils effectuent souvent des transactions avec des entreprises et des banques canadiennes. Ces entités détiennent une quantité considérable de dépôts en devises étrangères (38,5 % de tous les dépôts en devises étrangères à la fin de 2023). Le programme du bilan des investissements internationaux (BII) permet de compiler des données sur les actifs en dépôt détenus par des non-résidents, en se fondant sur les déclarations réglementaires que les banques à charte fournissent à la Banque du Canada dans le Relevé des éléments d’actif et de passif répartis par pays et comptabilisés au Canada. Cependant, dans ce relevé, les banques peuvent classer certains titres, tels que les obligations sécurisées et les billets de dépôt au porteur, comme des dépôts, alors que la comptabilité nationale nécessite des distinctions plus claires entre les titres négociables et les instruments non négociables, tels que les dépôts à vue et les dépôts à terme fixe.

Récemment, plusieurs relevés bancaires réglementaires ont été mis à jour afin de permettre de mieux différencier les titres provenant de dépôts, ce qui a incité le programme du BII à revoir et à réviser les données sur les actifs en dépôts détenus par des non‑résidents à partir du premier trimestre de 2021. Le programme des CFP et celui du BII, conscients de ce problème de classification, avaient précédemment ajusté les données du secteur des non-résidents en réduisant les dépôts et en augmentant les effets en fonction des renseignements accessibles à ce moment-là. Maintenant que des renseignements plus détaillés sont disponibles, la répartition entre les dépôts et les effets à court terme a été affinée davantage (graphique 1).

Pour être conforme au bilan total des investissements internationaux, le programme des CFP a révisé les catégories d’actifs en devises et dépôts et d’effets à court terme afin d’obtenir une représentation plus précise. Il se peut que d’autres révisions soient apportées à l’avenir, à mesure que de nouveaux renseignements provenant des déclarations réglementaires sont examinés.

Les actifs et les passifs doivent être équilibrés par instrument dans les CFP. Par exemple, les passifs en dépôt des banques à charte doivent être détenus sous forme d’actifs en dépôt par d’autres secteurs de l’économie. Les nouvelles estimations publiées fournissent maintenant une répartition plus précise des dépôts nationaux détenus par des non-résidents, ce qui a amélioré la répartition entre les secteurs intérieurs. En conséquence, les actifs en dépôt des sociétés non financières privées ont été révisés pour mieux correspondre aux données sources, ce qui se traduit par une amélioration globale de l’exactitude des données dans tous les secteurs.

Graphique 1 Révision apportée aux dépôts en devises étrangères et autres effets à court terme du secteur des non-résidents

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du Graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Graphique 1 Devises et dépôts étrangers - données courantes, Devises et dépôts étrangers - données précédentes, Autres effets à court terme - données courantes et Autres effets à court terme - données précédentes, calculées selon milliards de dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Devises et dépôts étrangers - données courantes Devises et dépôts étrangers - données précédentes Autres effets à court terme - données courantes Autres effets à court terme - données précédentes
milliards de dollars
2020T1 179 351 179 351 171 355 171 355
2020T2 177 278 177 278 135 130 135 129
2020T3 168 941 168 941 103 468 103 469
2020T4 211 737 211 737 120 182 120 183
2021T1 202 371 202 371 108 053 108 881
2021T2 212 120 212 120 125 566 126 411
2021T3 205 837 205 837 138 944 139 778
2021T4 248 602 248 602 127 793 168 806
2022T1 212 926 212 926 111 668 151 668
2022T2 221 180 221 180 133 914 173 914
2022T3 262 367 262 367 148 530 188 533
2022T4 269 299 288 104 137 745 198 856
2023T1 273 493 304 073 120 392 167 472
2023T2 273 045 307 673 112 613 155 645
2023T3 284 059 319 797 113 911 155 833
2023T4 316 972 380 814 110 113 143 931
2024T1 312 773 377 284 89 578 123 904
2024T2 303 945 366 172 89 000 125 218

Prêts accordés par le gouvernement fédéral aux sociétés

Bien que le gouvernement fédéral n’accorde pas souvent de prêts aux entreprises canadiennes, pendant la pandémie, il a mis en place le programme du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), accordant près de 50 milliards de dollars de prêts aux entreprises. Au début de 2024, au moment où le gouvernement mettait fin progressivement au programme, une analyse approfondie a été entreprise pour déterminer la source restante de prêts du gouvernement fédéral aux sociétés. Cette analyse a mis en évidence une surestimation des actifs de prêts du gouvernement fédéral. Certaines sommes souscrites au Fonds monétaire international et d’autres programmes de prêts ont été enregistrés à la fois dans le sous-secteur des autorités monétaires et dans celui de l’administration publique fédérale. Cette divergence a été corrigée à partir du premier trimestre de 2020. Toutefois, il subsiste une rupture dans les données entre le quatrième trimestre de 2019 et le premier trimestre de 2020; celle-ci sera traitée lorsque l’on procédera aux révisions des données pour cette période.

Par ailleurs, dans certains cas, les prêts accordés par le gouvernement fédéral à des organisations non résidentes ont été classés par erreur comme des prêts accordés à des sociétés canadiennes, ce qui a eu une incidence sur les répartitions des contreparties contenues dans la présentation des CFP sur une base de qui a qui. En conséquence, les prêts déclarés du gouvernement fédéral aux entreprises canadiennes ont été révisés à la baisse (graphique 2).

Graphique 2 Révision apportée aux prêts accordés par le gouvernement fédéral aux sociétés non financières canadiennes

Tableau de données du graphique 2 
Tableau de données du Graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Graphique 2 Données courantes et Données précédentes, calculées selon milliards de dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données courantes Données précédentes
milliards de dollars
2020T1 3 524 10 798
2020T2 30 177 37 261
2020T3 31 593 38 741
2020T4 37 774 45 436
2021T1 45 562 53 325
2021T2 51 307 58 406
2021T3 52 138 59 571
2021T4 51 134 58 598
2022T1 48 423 57 310
2022T2 47 157 56 137
2022T3 47 166 54 614
2022T4 47 944 53 606
2023T1 46 013 56 689
2023T2 44 771 53 927
2023T3 43 717 53 222
2023T4 38 051 46 679
2024T1 17 050 27 371
2024T2 18 977 28 529

Mise à jour annuelle des modèles de désaisonnalisation

La désaisonnalisation est une technique courante appliquée aux estimations infra-annuelles dans le Système canadien des comptes macroéconomiques, qui vise à trouver, à estimer et à éliminer les variations saisonnières dans une série chronologique. Ces variations sont attribuables à des facteurs institutionnels et climatiques et l’on s’attend à ce qu’elles se reproduisent à peu près à la même période de l’année à une intensité semblable. Les premiers efforts visant à présenter des statistiques désaisonnalisées sur le crédit dans les comptes financiers et du patrimoine ont mené à la publication d’estimations désaisonnalisées des emprunts des ménages sur une base trimestrielle. Ce travail visait à prendre en compte la variation saisonnière des emprunts et les indicateurs financiers connexes qui masquaient des tendances importantes d’un trimestre à l’autre. Ce cadre de désaisonnalisation a été étendu à d’autres statistiques sur le crédit avec la publication des agrégats mensuels du crédit (AMC), qui présentent les données désaisonnalisées relatives aux passifs de crédit des ménages par produit de crédit et par secteur de prêt sur une base mensuelle.

Aux fins de désaisonnalisation, une mise à jour régulière est entreprise sous la forme de révisions périodiques des modèles sous-jacents et des spécifications servant à produire des estimations à l’aide de la méthode X-12-ARIMA. Les méthodologistes spécialisés en séries chronologiques et en désaisonnalisation analysent les résultats de cette méthode et mettent à jour les spécifications afin de trouver les valeurs aberrantes, de tenir compte de la saisonnalité résiduelle et d’ajuster les modèles de sorte qu’ils reflètent tout changement de chronologie ou d’intensité des variations saisonnières. Dans l’ensemble, les données désaisonnalisées sur le crédit ont été révisées en raison de mises à jour qui ont découlé de cet examen méthodologique et des révisions qui ont été apportés aux données sources non désaisonnalisées.

Graphique 3 Données désaisonnalisées sur les emprunts des ménages sous la forme de crédit à la consommation

Tableau de données du graphique 3 
Tableau de données du Graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Graphique 3 Données courantes et Données précédentes, calculées selon milliards de dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données courantes Données précédentes
milliards de dollars
2020T1 -4 769 -5 175
2020T2 -22 845 -22 186
2020T3 4 509 4 812
2020T4 -3 632 -3 398
2021T1 -7 635 -7 108
2021T2 -2 337 -2 018
2021T3 5 242 4 768
2021T4 5 289 5 751
2022T1 7 265 7 534
2022T2 8 761 7 595
2022T3 7 569 6 481
2022T4 4 881 4 399
2023T1 3 465 3 368
2023T2 5 321 4 933
2023T3 3 927 3 928
2023T4 7 886 7 869
2024T1 7 707 7 835
2024T2 4 183 3 970

Même si les statistiques trimestrielles et mensuelles désaisonnalisées sur le crédit sont produites indépendamment, les deux sources sont comparées pour garantir la cohérence de leurs tendances. Par exemple, la croissance de la dette hypothécaire sur une base désaisonnalisée pour un trimestre donné est cohérente entre chaque approche.

Cet examen a également mis en évidence des tendances saisonnières changeantes dans les estimations mensuelles des soldes de cartes de crédit des ménages auprès des banques à charte à partir des AMC. Depuis le début de la pandémie, les consommateurs ont ajouté des sommes plus importantes à leurs soldes de cartes de crédit en novembre plutôt qu’en décembre, qui était habituellement le mois où les soldes de cartes de crédit augmentaient (voir graphique 4.). Les restrictions de santé liées à la pandémie et les défis liés à la chaîne d’approvisionnement observés à la fin de l’année pourraient expliquer en partie ce changement de comportement; toutefois, ce dernier a persisté au cours des années où ces phénomènes n’étaient pas présents. Afin de mieux rendre compte de cette évolution dans la tendance saisonnière observée, la méthodologie de désaisonnalisation a été mise à jour pour la série de données sur l’endettement par cartes de crédit. Les incidences des événements actuels et futurs, comme le congé de la TPS qui devrait commencer le 14 décembre 2024, continueront d’être évaluées.

Graphique 4 Premières différences d’un mois à l’autre des soldes de cartes de crédit, sur une base non désaisonnalisée

Tableau de données du graphique 4 
Tableau de données du Graphique 4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Graphique 4 novembre et décembre, calculées selon milliards de dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
novembre décembre
milliards de dollars
2016 374 2 482
2017 866 1 080
2018 715 1 466
2019 316 2 325
2020 2 283 -2 386
2021 3 604 -699
2022 2 333 -4
2023 3 602 290

Biens immobiliers résidentiels

Dans les comptes du bilan national, les biens immobiliers résidentiels sont composés à la fois des « logements » et des « terrains supportant des logements ». Pour calculer ces estimations, Statistique Canada utilise deux principales ressources, à savoir le Programme des valeurs des propriétés et l’Enquête sur la sécurité financière (ESF). Les estimations de la valeur des biens représentent une agrégation des valeurs d’évaluation de toutes les propriétés résidentielles imposables au Canada. Ces renseignements sont fournis par chaque province, soit de manière détaillée, soit de manière agrégée, et sont ajustés de sorte que le prix et le volume de toutes les évaluations combinées représentent la période de référence souhaitée. Ces données annuelles sont généralement disponibles avec un décalage d’environ deux ans et demi; par exemple, pour la dernière publication des CFP, les données de l’année de référence 2022 sont maintenant intégrées (graphique 5). Pour les trimestres à l’extérieur de cette période de référence, les estimations sont basées sur les données trimestrielles de prix et de volume. Les données de l’ESF servent à déterminer la part de l’estimation détenue par les ménages et assurer la cohérence avec les estimations du Programme des valeurs des propriétés. L’ESF est généralement menée tous les trois ans.


Tableau 1
Comparaison des programmes immobiliers résidentiels
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Comparaison des programmes immobiliers résidentiels. Les données sont présentées selon Comptes du bilan national (titres de rangée) et Programme des valeurs des propriétés et Enquête sur la sécurité financière(figurant comme en-tête de colonne).
Comptes du bilan national Programme des valeurs des propriétés Enquête sur la sécurité financière
Mesure la valeur marchande de tous les biens immobiliers résidentiels, à l’exclusion des terrains vacants. Disponible par secteur économique sur une base trimestrielle. Les données d’évaluation foncière sont recueillies auprès des entités d’évaluation provinciales, territoriales et municipales et sont fondées sur des cadastres municipaux. La valeur des biens immobiliers résidentiels comprend les terrains vacants. Le programme vise à harmoniser les prix à partir du 1er juillet et à inclure toutes les propriétés jusqu’à la fin de l’année de référence. Une enquête périodique sur les ménages demandant aux répondants d’estimer la valeur de tous leurs actifs immobiliers, y compris les biens immobiliers détenus à l’extérieur du Canada, les terrains vacants, les propriétés commerciales et autres investissements immobiliers, tels que les multipropriétés (en temps partagé).

Graphique 5 Révisions apportées aux biens immobiliers résidentiels

Tableau de données du graphique 5 
Tableau de données du Graphique 5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Graphique 5 Données courantes et Données précédentes, calculées selon milliards de dollars unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Données courantes Données précédentes
milliards de dollars
2020Q1 6 377 519 6 375 974
2020Q2 6 616 170 6 611 108
2020Q3 6 879 285 6 881 542
2020Q4 7 329 288 7 359 325
2021Q1 8 009 546 8 061 571
2021Q2 8 197 222 8 332 832
2021Q3 8 677 939 8 841 425
2021Q4 9 360 192 9 487 198
2022Q1 9 713 552 9 834 031
2022Q2 9 134 771 9 344 553
2022Q3 8 770 159 8 983 164
2022Q4 8 655 198 8 867 661
2023Q1 8 931 258 9 148 521
2023Q2 9 110 268 9 330 512
2023Q3 8 978 602 9 193 379
2023Q4 8 848 902 9 048 708
2024Q1 9 117 554 9 319 218
2024Q2 9 114 109 9 306 352

Tableau 2
Autres changements qui seront intégrés aux séries chronologiques des comptes financiers et du patrimoine
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Autres changements qui seront intégrés aux séries chronologiques des comptes financiers et du patrimoine. Les données sont présentées selon Révision (titres de rangée) et Description du changement(figurant comme en-tête de colonne).
Révision Description du changement
Traitement des acceptations bancaires Le traitement précédent des acceptations bancaires laissait supposer qu’il y avait une relation directe entre les banques et les sociétés non financières en tant que prêteurs et emprunteurs, ces derniers détenant un passif-prêt auprès des banques, qui possèdent l’actif de prêt correspondant et qui émettent des titres sous forme d’acceptations bancaires. Après la cessation de la publication du Canadian Dollar Offered Rate en juin 2024, la forte baisse des acceptations bancaires en circulation et la rotation vers d’autres formes d’emprunt par les sociétés non financières ont révélé que les sociétés financières utilisaient également les acceptations bancaires comme moyen d’emprunt. Le résultat a été une surestimation de l’emprunt des sociétés non financières et une sous-évaluation de l’emprunt des sociétés financières auprès des banques à charte. Dans cette version, les tendances en matière d’emprunt ont été ajustées entre ces deux secteurs débiteurs afin de refléter plus précisément l’incidence de la cessation des acceptations bancaires, et les travaux futurs viseront à améliorer la série chronologique.
Ressources naturelles La valeur des ressources naturelles, un élément clé de la richesse du Canada, a été révisée en raison de la mise à jour des données de référence sur la production des industries des ressources et les coûts d’extraction connexes. Cette information est utilisée pour obtenir une mesure de la rente des ressources, qui constitue la base de l’évaluation des ressources naturelles dans les CBN. Comme la méthode d’estimation des ressources naturelles tient compte de cette rente des ressources sur toute la durée de vie des réserves d’un produit de base, des petites révisions des revenus et des dépenses peuvent entraîner des révisions beaucoup plus importantes de la valeur marchande de l’actif figurant au bilan. Pour obtenir plus de renseignements sur la méthodologie utilisée pour estimer le patrimoine en ressources naturelles dans les comptes du bilan national, veuillez consulter Statistiques sur le patrimoine en ressources naturelles dans les comptes du bilan national.
Actifs en titres d’emprunt des ménages Les comptes du bilan national forment une matrice équilibrée, ce qui signifie que tous les actifs financiers doivent être égaux à tous les passifs financiers par instrument. Comme les données sources de tous les secteurs sont chargées, les déséquilibres permettent de déterminer le niveau des actifs d’obligations des ménages. Au cours de cette révision, il a été déterminé par équilibrage que les ménages détenaient plus d’obligations que ce qui avait été précédemment publié.

Annexe A : Taxonomie des révisions

La révision complète du SCCM englobe normalement six types de révisions : les révisions conceptuelles, les révisions méthodologiques, les révisions des classifications, les révisions statistiques, les révisions de la présentation et les révisions du contenu.

  • Les révisions conceptuelles reflètent les changements concernant ce qui est mesuré. Par exemple, les concepts fondamentaux des comptes macroéconomiques comprennent les concepts de frontière de la production, de consommation, d’unités institutionnelles, etc. Toute modification de ces définitions ou l’ajout d’un nouveau concept est considéré comme une révision conceptuelle.
  • Les révisions méthodologiques reflètent les changements apportés à la façon dont les choses sont mesurées ou aux méthodes utilisées pour produire les comptes. Par exemple, la déflation, la désaisonnalisation, l’étalonnage et la modélisation sont des méthodes fréquemment utilisées en comptabilité macroéconomique. Tout changement apporté à ces méthodes ou l’élaboration de nouvelles méthodes est considéré comme une révision méthodologique.
  • Les révisions des classifications ont lieu lorsque les systèmes de classification (actifs, industries, produits, consommation, etc.) qui sous-tendent les comptes macroéconomiques sont mis à jour. Les révisions des classifications sont nécessaires pour s’assurer que la présentation des comptes macroéconomiques reflète la structure économique et sociale courante.
  • Les révisions statistiques ont lieu quand de nouvelles sources de données (généralement de plus haute qualité) sont intégrées dans les comptes macroéconomiques.
  • Les révisions de la présentation ont lieu quand la façon dont les données sont présentées ou les termes utilisés pour décrire les données sont mis à jour, ou lorsque des données supplémentaires sont fournies. Ces révisions sont généralement faites pour correspondre à la terminologie internationale ou pour rendre les données plus intuitives pour les utilisateurs.
  • Les révisions du contenu reflètent les changements concernant la quantité de détails présentés pour un compte particulier ou un ensemble de statistiques macroéconomiques.

Date de modification :