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Basu (1996) a observé que trois hypothèses concurrentes peuvent expliquer la procyclicité de la CPMF mesurée. Premièrement, les variations exogènes de la technologie de production sont le principal moteur des cycles économiques, comme il est supposé dans certains modèles du cycle économique réel (Cooley et Prescott, 1995). Deuxièmement, une économie accroît son efficacité de manière endogène en produisant plus de produits, en raison de l’augmentation des rendements d’échelle. Troisièmement, les variations cycliques du taux d’utilisation de la capacité, qui est élevé durant les périodes d’expansion et faible durant les périodes de ralentissement, ne sont pas prises en compte comme il convient pour mesurer la CPMF. Basu (1996) a conclu que la procyclicité de la CPMF découle le plus probablement de la variation cyclique du taux d’utilisation de la capacité.
L’emploi pourrait ne pas être ajusté entièrement dans le court terme, en raison du comportement de thésaurisation de la main-d’oeuvre et des coûts quasi fixes d’ajustement de la main-d’oeuvre, tels que le recrutement, la formation ou la redondance. Néanmoins, dans la plupart des cas, les employeurs peuvent réduire le nombre d’heures travaillées par travailleur durant les périodes de ralentissement économique.
Il est important de faire la distinction entre les concepts économique et technique d’utilisation de la capacité. Le premier se fonde sur une optimisation. En particulier, le capital en place est utilisé pleinement du point de vue économique quand la contrainte d’optimisation imposée au capital est satisfaite (la valeur des produits marginaux du capital est égale aux coûts d’usage du capital du marché). Par conséquent, la portion de capital en usage dépend des coûts d’usage relatifs des facteurs de production. En revanche, le concept technique de production à pleine capacité est fondé sur l’utilisation de la machinerie selon un horaire normal ou plein, et est donc indépendant des coûts d’usage relatifs des facteurs de production. Sauf indication contraire, c’est le concept économique qui est utilisé dans le présent article.
Le q de Tobin est le ratio de la valeur de marché à la valeur de remplacement d’une entreprise. Étant donné le calcul du taux de rendement du capital durant une période sous forme du ratio du revenu du capital à la valeur du marché (ex ante) ou au coût de remplacement (ex post) du capital, une variante du q de Tobin peut s’écrire comme étant le ratio du taux ex post au taux ex ante. Quand le taux ex ante est plus élevé (plus faible) que le taux ex post, le coût de remplacement d’une entreprise est plus élevé (plus faible) que sa valeur marchande, ce qui implique que le capital est sous-utilisé (surutilisé).
Voir Morrison (1985, 1986, 1988, 1992a, 1992b).
Voir Macdonald (2007) pour une discussion de ces problèmes dans l’analyse multivariée classique en utilisant la base de données KLEMS.
Dans les comptes canadiens de productivité, Statistique Canada utilise des parts variables des facteurs de production dans la mesure de la CPMF.
Cela est particulièrement le cas des organismes qui utilisent plutôt le stock de capital et qui prennent la moyenne des parts de revenu du capital ou des parts de revenu dérivées des taux exogènes de rendement.
Le débat sur l’existence de la fonction de production agrégée remonte aux années 1960. Il a eu pour principaux acteurs Robinson et Sraffa à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni, et Samuelson et Solow au Massachusetts Institute of Technology aux États-Unis et est connu sous le nom de controverse de Cambridge. Néanmoins, la théorie des fonctions de production est généralement adoptée en analyse de la productivité. Jorgenson (1966) a élaboré une approche moins restrictive en utilisant la frontière des possibilités de production.
La question de savoir si ces hypothèses faussent considérablement les estimations résultantes, qui relève de la recherche empirique, a été étudiée pour le Canada (Baldwin et coll., 2001). Selon cet article, jusqu’à 20 % de la CPMF observée au Canada de 1961 à 1995 est due à l’exploitation des économies d’échelle et au capital fixe.
La valeur de marché d’une entreprise reflète la valeur de marché des immobilisations corporelles et incorporelles. Si les immobilisations incorporelles ne sont pas incluses dans le stock de capital, le coût ex ante d’usage du capital sera exagéré, et par conséquent introduira un biais à la baisse dans l’estimation de l’utilisation de la capacité. Le coût d’usage ex ante est calculé comme étant la moyenne mobile de neuf ans du coût ex post d’usage du capital (voir la section suivante), ce qui nous permet d’ignorer le problème de l’omission des immobilisations incorporelles si les deux types de capital ont le même niveau d’utilisation de la capacité.
Voir Denison (1979).
Statistique Canada publie la mesure de l’utilisation de la capacité fondée sur des données d’enquête. Il s’agit d’une mesure de l’utilisation de la capacité de type technique. La capacité est définie comme la production maximale pouvant être atteinte sous les pratiques d’exploitation normales des entreprises en ce qui concerne l’utilisation des installations de production, les heures supplémentaires, le travail par quart, les congés, etc. Nous nous sommes servis de cette mesure officielle pour corriger des variations de l’utilisation de la capacité la mesure de la CPMF pour le secteur canadien de la fabrication et nous avons constaté que la CPMF et la croissance de la production mesurée restent fortement corrélées (résultats disponibles sur demande). En revanche, lorsqu’on utilise la mesure de type économique de l’utilisation de la capacité élaborée dans le présent article, les deux variables ne sont plus corrélées. Ces résultats portent à privilégier la mesure présentée dans la présente analyse pour les objectifs examinés ici.
Voir la note en bas de page 14 dans Berndt et Fuss (1986).
Le facteur d’impôt indirect est calculé comme étant le ratio de la somme des impôts indirects sur la production et des versements de redevance au stock de capital net réel. Les données sur les impôts indirects sur la production et les redevances proviennent des comptes nationaux.
Nous avons également produit des mesures de l’utilisation de la capacité fondées sur la production brute pour l’approche paramétrique.
Les résultats montrent aussi que, pour le secteur minier, la mesure corrigée de la CPMF est moins cyclique que la mesure classique. Ces résultats pourraient refléter un mouvement de la composition du secteur minier vers les sables bitumineux et les mines exploitant des minerais à faible teneur, plutôt que des variations de l’utilisation de la capacité.
Nous remercions Jianmin Tang d’avoir souligné ce point.
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