Recul de la syndicalisation
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De 1998 à 2008, la baisse de l'emploi a touché presque toutes les industries manufacturières, en particulier le textile et le vêtement, les véhicules et pièces automobiles ainsi que le bois et le papier. Les emplois perdus étaient généralement des emplois syndiqués.
Au cours de cette période, les emplois syndiqués du secteur manufacturier ont disparu deux fois plus vite que les emplois non syndiqués. Le taux de syndicalisation a ainsi chuté à 26,4 % en 2008, contre 32,2 % en 1998. Dans le reste de l'économie, il s'est établi à 29,5 %, contre 30,1 %.
La syndicalisation est en général considérée comme un indicateur de la qualité des emplois, qui sont le plus souvent à temps plein; les travailleurs syndiqués touchent, en moyenne, un salaire horaire plus élevé. En 2008, 4,1 % des emplois manufacturiers étaient à temps partiel, et cette proportion est demeurée pratiquement inchangée depuis 1998. La très faible proportion d'emplois à temps partiel est une caractéristique propre au secteur manufacturier. Dans le reste de l'économie (où le secteur des services progresse dans les grandes villes et en région), plus de 20 % des emplois sont à temps partiel.
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