Fabrication

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En 2010, les ventes du secteur manufacturier ont connu leur première hausse annuelle (8,9 %) depuis 2006 pour atteindre 530 milliards de dollars. Les ventes se sont accrues considérablement dans la première moitié de 2010, mais la croissance a ralenti vers la fin de l'année. À l'échelle provinciale, les ventes du secteur manufacturier ont crû le plus au Nouveau-Brunswick (21,2 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (18,1 %).

Les ventes de métaux de première transformation et de produits du pétrole et du charbon ont affiché les plus fortes hausses de l'année (23,8 % et 15,2 % respectivement).

Malgré la hausse des ventes, le secteur manufacturier a perdu 375 000 travailleurs en 2010, faisant chuter l'emploi dans le secteur manufacturier à 1,7 million de travailleurs, soit 2,1 % de moins que le niveau de 2009.

Recul de l'emploi

Le recul de l'emploi dans le secteur manufacturier persiste dans presque tous les pays de l'OCDE. De 1998 à 2008, par exemple, les États-Unis ont perdu près du quart (4,1 millions) de leurs emplois manufacturiers. Ailleurs, de 1990 à 2003, l'emploi manufacturier a reculé de 29 % au Royaume-Uni, de 24 % au Japon, de 20 % en Belgique et en Suède et de 14 % en France.

De 2000 à 2007, le secteur manufacturier canadien a perdu 278 000 emplois (soit 1 sur 6) et a vu sa part de l'emploi total passer de 16 % à 12 %. Cette part a ensuite reculé à 10 % en 2009, la récession de 2008-2009 ayant entraîné une baisse de la demande et une réduction de la capacité industrielle, d'où la perte de 188 000 emplois cette année-là.

Les régions où l'emploi est fortement concentré dans la fabrication, situées surtout au Québec et en Ontario, ont connu les plus fortes pertes d'emplois manufacturiers. Dans ces régions, les travailleurs de 20 à 29 ans ont été les plus touchés par le recul de l'emploi. Ils étaient jusqu'à deux fois plus susceptibles de subir une perte de revenu que ceux ayant un emploi comparable dans une région à faible intensité manufacturière.

De plus, la sécurité d'emploi s'est détériorée dans les régions à forte concentration manufacturière en 2007, augmentant la probabilité d'être prestataire de l'assurance-emploi (AE). Les travailleurs manufacturiers de ces régions étaient 39 % plus susceptibles de recevoir des prestations d'AE que leurs homologues des régions à faible concentration manufacturière.

Moins de stabilité de l'emploi 

Tout comme lors des récessions antérieures, les récentes pertes d'emplois manufacturiers se sont accompagnées d'une baisse appréciable de la stabilité de l'emploi ainsi que de l'allongement des périodes de chômage. Cette fois, cependant, l'écart entre la stabilité de l'emploi manufacturier et celle des autres secteurs s'est élargi et n'a jamais été aussi grand. Les départs volontaires ayant tendance à diminuer en période de ralentissement économique, cette réduction de la stabilité de l'emploi a probablement été alimentée par des mises à pied.

En 2008, la stabilité de l'emploi manufacturier est descendue à son deuxième niveau le plus faible en 29 ans. Même si les emplois manufacturiers étaient presque exclusivement à temps plein et plus souvent syndiqués, les travailleurs manufacturiers avaient 48 % de chance de conserver leur emploi pendant quatre ans, contre 57 % chez les travailleurs des autres secteurs.

La stabilité de l'emploi manufacturier a reculé sans égard à la durée d'occupation de l'emploi, mais les travailleurs ayant une ancienneté moyenne (de 10 à 19 ans) ont été les plus touchés. Outre une importante perte de salaire, la situation de ces travailleurs mis à pied est souvent précaire : ils sont trop jeunes pour prendre leur retraite, ne peuvent pas toujours utiliser leurs compétences spécialisées dans d'autres secteurs et ont souvent des enfants à charge.

En 2008, les périodes de chômage dans la fabrication étaient en moyenne 15 % plus longues que dans les autres secteurs. Cet écart est le plus grand jamais observé à ce chapitre entre les anciens travailleurs de la fabrication et ceux des autres secteurs.

Baisse de la stabilité de l'emploi dans les grands centres urbains

L'économie des grandes villes est très différente de celle des petites villes. Dans ces dernières, elle est souvent moins diversifiée et dépend davantage de secteurs comme celui de la fabrication. Ayant moins de possibilités d'emploi, les travailleurs manufacturiers mis à pied sont parfois plus portés à quitter les petits centres urbains, dont l'économie est ainsi perturbée.

Malgré leur économie diversifiée, les grands centres urbains ont été touchés plus durement que les régions non métropolitaines par la baisse de la stabilité de l'emploi manufacturier. En 2008, le taux rajusté de maintien de l'effectif dans le secteur manufacturier était de 46 % dans les grands centres urbains, contre 50 % dans les régions non métropolitaines. De plus, il présente une tendance à la baisse dans les grands centres urbains depuis 2000, alors qu'il n'a commencé à reculer dans les régions non métropolitaines qu'en 2005.

graphique 14.1 Durée de chômage prévue pour les travailleurs mis à pied du secteur de la fabrication et des autres secteurs
Voir la source des données du graphique 14.1

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