Statistique Canada | Statistics Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Langues

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Selon le Recensement de 2006, 98 % des Canadiens parlent l’une des langues officielles du pays ou les deux, sans qu’elle soit pour autant leur langue maternelle — la première langue apprise et encore comprise. Environ 58 % des Canadiens ont déclaré avoir l’anglais pour langue maternelle, et environ 22 %, le français. Le troisième groupe linguistique en importance, regroupant 3 % de la population, a déclaré comme langue maternelle l’une des langues chinoises, dont le mandarin et le cantonais.

En 2006, le Canada comptait 18,0 millions d’anglophones, 3 % de plus qu’en 2001, et 6,9 millions de francophones, 2 % de plus qu’en 2001. Bien que les effectifs de ces groupes augmentent, la part qu’ils représentent dans la population canadienne diminue. Ainsi, la proportion des anglophones est passée de 59 % en 2001 à 58 % en 2006, et celle des francophones est passée de 23 % en 2001 à 22 % en 2006. Ces baisses sont largement attribuables à la croissance de la population allophone.

Un Canadien allophone est une personne n’ayant ni le français ni l’anglais pour langue maternelle. Cette population s’élevait à près de 6,3 millions de personnes en 2006. Les allophones représentaient 20 % de la population en 2006, comparativement à 18 % en 2001 et à 17 % en 1996.

La première langue apprise et la langue d’usage à la maison

La première langue apprise et la langue généralement parlée à la maison ne coïncident pas toujours. En outre, dans bon nombre de ménages, plusieurs langues sont employées. Le français et l’anglais, toutefois, sont les langues les plus souvent parlées à la maison : 94 % des Canadiens parlent régulièrement l’une ou l’autre des langues officielles à la maison, et 89 % y parlent fréquemment le français ou l’anglais, parfois avec une autre langue non officielle.

L’emploi régulier du français ou de l’anglais à la maison n’exclut pas l’usage d’autres langues. De 2001 à 2006, la croissance rapide de la population allophone a fait grimper la proportion de personnes qui parlent une langue non officielle à la maison, celle-ci étant passée de 10 % à 12 %. En 2006, 46 % des 6,3 millions d’allophones ont déclaré parler le français ou l’anglais le plus souvent à la maison; 22 % ont déclaré parler l’une de ces langues régulièrement à la maison, mais utiliser une autre langue plus souvent.

La mosaïque des langues maternelles

Parmi les 1,1 million d’immigrants qui se sont établis au Canada entre le Recensement de 2001 et celui de 2006, 901 300, ou 80 %, sont des allophones. Les Canadiens ont déclaré plus de 200 langues maternelles dans le cadre du Recensement de 2006. Celles-ci comprennent les langues associées à l’immigration ancienne, comme l’allemand, l’italien, l’ukrainien et le néerlandais, mais également celles qui caractérisent l’immigration plus récente, comme les langues chinoises, le pendjabi et l’espagnol.

Les deux tiers des 1 034 000 personnes de langue maternelle chinoise recensées en 2006 sont arrivées au Canada au cours des 25 dernières années. La plus forte croissance dans les groupes allophones du Canada depuis 2001 a été observée dans la population de langue maternelle chinoise, dont l’effectif a augmenté de 19 % de 2001 à 2006. Viennent ensuite les groupes ayant pour langue maternelle l’espagnol, le pendjabi, l’ourdou, le tagalog et l’arabe.

Les langues chinoises formaient, en 2006, le plus important groupe de locuteurs d’une langue maternelle non officielle (16 %); elles étaient suivies de l’italien (8 %) et de l’allemand (8 %).

Si certains groupes de langue maternelle non officielle affichent une croissance, d’autres diminuent. Dans la mesure où les nouveaux immigrants sont moins nombreux à venir d’Italie, d’Ukraine et de Pologne, les langues maternelles leur étant associées perdent du terrain et sont remplacées par d’autres, comme le chinois et le pendjabi. Ainsi, au Canada, le nombre de personnes ayant l’italien pour langue maternelle a diminué de plus de 17 000, soit une baisse de 4 %, de 2001 à 2006. Le groupe de langue maternelle ukrainienne accuse un recul comparable (‑15 600). L’effectif des germanophones, en revanche, a augmenté de 11 000 de 2001 à 2006 après avoir diminué de 1961 à 2001.

Les régions métropolitaines de recensement (RMR) du Canada regroupaient 87 % des allophones : 72 % d’entre eux habitent Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary, Edmonton et Ottawa–Gatineau, et 6 % vivent à Hamilton, Winnipeg et Kitchener.

Toronto comptait la plus forte proportion d’allophones : en 2006, 44 % des Torontois avaient une langue maternelle autre que le français ou l’anglais, suivi de Vancouver (41 %), de Calgary (23 %), de Montréal (22 %), d’Edmonton (21 %) et d’Ottawa–Gatineau (17 %).

La langue : un outil

Lorsque les immigrants arrivent au Canada, leur capacité de s’exprimer dans l’une des langues officielles peut avoir une grande influence sur leur intégration.

L’obtention d’un emploi approprié — un emploi correspondant aux compétences de la personne — s’est imposée comme la principale difficulté déclarée par 46 % des répondants de l’Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC) en 2004-2005, quatre ans après leur arrivée en 2000-2001. La barrière linguistique arrive au deuxième rang pour 26 % des immigrants qui ont pris part à l’enquête.

Six mois après leur arrivée, 58 % des répondants à l’enquête ont déclaré être capables de parler l’anglais bien ou très bien, et il en va de même pour 11 % des répondants à l’égard du français. Ces taux passent à 69 % et à 14 % après quatre années au Canada.

Au Québec, 55 % des immigrants ont déclaré parler le français bien ou très bien six mois après leur arrivée et ce pourcentage grimpe à 73 % après quatre ans au Canada. Parmi les immigrants du Québec, 40 % pouvaient parler l’anglais bien ou très bien six mois après leur arrivée, et 54 %, après quatre ans de résidence au pays.

Bon nombre d’immigrants jugent qu’il est important d’améliorer leur connaissance de l’anglais ou, au Québec, des deux langues officielles. Environ 45 % des immigrants qui ont participé à l’ELIC ont déclaré avoir pris des cours d’anglais depuis leur arrivée au Canada, et 10 %, des cours de français. La plupart des participants ont tiré profit de cette formation linguistique : 38 % ont jugé la formation anglaise très utile, et 47 % l’ont jugée utile.

Au Québec, 55 % ont déclaré que la formation française avait été très utile, 35 % l’ont jugé utile.

La formation linguistique aide les immigrants dans leurs communications de tous les jours, facilite leur adaptation au Canada et les aide à se faire des amis et à chercher du travail.