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L’urbanisation croissante de la population canadienne s’accompagne d’un phénomène d’étalement urbain, c’est-à-dire d’une croissance démographique plus rapide dans les périphéries plutôt qu’au centre des régions métropolitaines de recensement (RMR). Ceci pose de nombreux défis, notamment sur le plan des transports, des services à la population et de l’environnement.
De 2001 à 2006, la croissance des municipalités périphériques des 33 RMR a été de 11 %, soit deux fois supérieure à la moyenne nationale de 5 %. La croissance des municipalités centrales a été plus faible (4 %).
L’étalement urbain s’observe habituellement le long des grands axes de transport. Dans la RMR de Toronto, les municipalités en périphérie se sont développées le long d’un réseau de voies rapides. En outre, certaines municipalités situées près de Montréal comme Saint-Jérôme, au nord de Montréal, et Boucherville, sur la Rive-Sud, ont crû rapidement grâce au développement d’infrastructures routières.
En 2006, près de 20 % de la population avait moins de 15 ans dans les banlieues contre 17 % dans les municipalités centrales. Les banlieues comptaient également une population plus élevée de résidents de 40 à 59 ans dont plusieurs vivaient probablement au sein de familles avec enfants.
Les RMR de Toronto, Montréal et Vancouver présentaient une population de 20 à 34 ans plus élevée dans les municipalités centrales que dans les banlieues. L’apport migratoire de jeunes en provenance des autres régions canadiennes et de nombreux immigrants pourrait expliquer cette particularité.
La proportion de personnes âgées dans les municipalités centrales était plus élevée que celle des banlieues : respectivement 14 % et 12 %. À Toronto, Montréal et Vancouver, la plus forte proportion de personnes âgées des municipalités centrales pourrait être liée à la présence de résidences pour personnes âgées et de services de santé destinés à la population âgée.