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Le paradoxe des immigrants scolarisés

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Face au vieillissement de la main-d’oeuvre et au faible taux de fécondité, le gouvernement mise davantage sur les immigrants hautement scolarisés pour s’assurer de disposer de travailleurs qualifiés pour soutenir l’économie. Ces immigrants font souvent eux‑mêmes face à un paradoxe : ils sont recrutés en raison de leurs connaissances, mais les exigences de réagrément canadiennes peuvent empêcher un usage complet de leurs compétences.

Un immigrant sur trois de 25 à 54 ans et arrivé de 2001 à 2006 avait au moins un baccalauréat, par rapport à une personne sur six née au Canada et faisant partie du même groupe d’âge. De plus, un immigrant récent sur cinq avait un diplôme d’études supérieures, comparativement à un Canadien sur vingt.

Les immigrants ayant fait des études en génie constituent un bon exemple du paradoxe en question, puisque cette matière était le domaine d’études universitaires le plus populaire auprès des immigrants récents diplômés : 25 % détenaient un diplôme en 2006 par rapport à 6 % des diplômés nés au Canada. Parmi les 34 000 ingénieurs formés à l’étranger, 26 % de ceux de 32 à 54 ans occupaient un poste en génie en 2001, comparativement à 41 % des ingénieurs nés et formés au Canada.

Le sous‑emploi — l’impossibilité de trouver un travail correspondant à une formation professionnelle — était plus courant pour les immigrants formés à l’étranger et nés en Asie du Sud‑Est et en Asie de l’Est. Les personnes nées dans des pays européens autres que les pays d’Europe de l’Est ou d’Asie du Sud étaient les plus susceptibles de trouver un travail en génie au Canada.

Les caractéristiques importantes pour les spécialistes qui demandent un réagrément au Canada, dont le système d’enseignement du pays d’origine, la durée de la scolarité et le type d’études (y compris le contenu des grades professionnels et les exigences associées aux grades spécialisés) ainsi que l’utilisation du français ou de l’anglais dans le système d’enseignement ou d’autres secteurs de l’économie.