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Des gens provenant de toutes les régions du monde se trouvent dans la plupart des quartiers du pays. Un camarade de classe ou un collègue de bureau peut venir d’Amérique du Sud. Votre équipe sportive peut comprendre une personne originaire d’Afrique, d’Europe ou d’Asie. Ou encore, vous et les membres de votre famille pouvez faire partie des 6,2 millions de personnes nées à l’étranger qui vivent maintenant ici.
Lors du Recensement de 2006, on a dénombré plus de 200 origines ethniques différentes. Le pourcentage de personnes déclarant plus d’une origine ethnique est monté à 41 % par rapport à 36 % une décennie plus tôt, en 1996.
Les origines ethniques de la population témoignent des tendances de l’immigration. Par contre, la notion d’origine ethnique peut aussi fluctuer : la perception des origines peut varier selon le temps passé au Canada, la connaissance des antécédents familiaux ou le contexte social au moment du recensement. En outre, il arrive souvent que les personnes se marient ou s’unissent avec des personnes d’autres groupes ethniques, ce qui amplifie la complexité de réunir des données sur leurs origines.
Sur le formulaire du Recensement de 1996, le mot « Canadien » a pour la première fois été ajouté dans la liste des exemples d’origines ethniques. En 2006, une personne sur trois (10,1 millions d’individus de 15 ans et plus) a déclaré être d’origine canadienne, soit comme seule origine ou combinée à d’autres origines. De ce groupe, la majorité (91 %) était née au Canada, tout comme leurs parents.
Après Canadien, les origines les plus souvent déclarées étaient Anglais, Français, Écossais, Irlandais, Allemand, Italien, Chinois, Indien de l’Amérique du Nord, Ukrainien et Hollandais.
En 2006, 20 % de la population canadienne était née à l’étranger, la proportion la plus élevée depuis 1931. Celle-ci était inférieure à la proportion de l’Australie (22 %), mais supérieure à celle des États-Unis (13 %). Dans la ville de Toronto, un résident sur deux était né en dehors du Canada. Dans la ville de Montréal, cette proportion était d’une personne sur trois, et à Richmond (Colombie‑Britannique), de trois personnes sur cinq.
Selon les données du Recensement de 2006, 1,1 million d’immigrants sont arrivés au Canada entre le 1er janvier 2001 et le 16 mai 2006. Le plus important groupe d’immigrants récents provenait d’Asie (y compris le Moyen‑Orient), où étaient nés 58 % d’entre eux. L’Europe venait au deuxième rang avec 16 %, comparativement à 61 % au Recensement de 1971. Les personnes nées en Amérique centrale et en Amérique du Sud ainsi qu’aux Antilles constituaient 11 % des nouveaux immigrants, un pourcentage équivalent à celles originaires d’Afrique.
Au début du XXe siècle, de nombreux immigrants, particulièrement des Européens, sont venus au Canada en quête de bonnes terres agricoles. Les immigrants d’aujourd’hui sont enclins à s’installer dans une grande ville. En fait, les régions métropolitaines de recensement (RMR) de Toronto, Montréal et Vancouver, où vit 34 % de la population canadienne, ont attiré 69 % de tous les nouveaux arrivants. Calgary en a accueilli 5 %, Ottawa–Gatineau, 3 %, et Edmonton, 3 %.
Selon l’Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC), les raisons qui poussent les nouveaux arrivants à s’établir dans les trois principales RMR varient. La première raison évoquée est la volonté de se joindre au réseau de soutien social formé par les parents et amis. Parmi les immigrants résidant à Toronto, la deuxième raison la plus souvent citée se rapporte aux perspectives d’emploi. À Montréal, la langue constitue le deuxième principal facteur, tandis qu’à Vancouver, c’est le climat.
Certains immigrants s’installent dans de plus petits centres. Après leur première année de résidence permanente, les immigrants établis dans de petites localités ou dans les régions rurales touchaient, en 2005, un revenu moyen supérieur de 4 % à celui des personnes nées au Canada et habitant la même région. Les immigrants qui s’étaient installés dans les régions rurales ou dans de petites villes avaient un revenu médian de 19 500 $ contre 16 800 $ pour ceux des grands centres urbains.
Dans l’ELIC, les immigrants récents ont été questionnés sur la raison principale pour laquelle ils avaient immigré au Canada. Les réponses étaient les suivantes : la qualité de vie (32 %), le désir d’être à proximité de la famille et des amis (20 %), les perspectives d’avenir au Canada pour les membres de leur famille (18 %) et la nature pacifique du pays (9 %).
Dans le Recensement de 2006, 61 % des répondants de 15 ans et plus étaient des Canadiens de la troisième génération ou plus : ces derniers et leurs parents étaient nés au pays.
Les Canadiens de la deuxième génération, soit des personnes dont l’un des parents ou les deux étaient nés dans un autre pays, représentaient 16 % de la population. La majorité (54 %) ont déclaré des origines européennes uniques ou multiples. Un grand nombre d’entre eux ont en effet immigré au début du XXe siècle.
Les origines européennes les plus fréquentes sont Allemand (13 %), Italien (11 %), Hollandais (6 %) et Ukrainien (5 %). Certains Canadiens de deuxième génération (41 %) ont déclaré des origines des îles Britanniques (Cornouaillais, Anglais, Irlandais, Mannois, Écossais, Gallois et d’autres origines des îles Britanniques).
Selon le Recensement de 2006, les personnes de la première génération, c’est‑à‑dire nées à l’étranger, formaient 24 % de la population de 15 ans et plus. La composition ethnique de cette première génération est le reflet des plus récentes sources de l’immigration au Canada. De ce groupe, 24 % ont déclaré des origines uniques ou multiples d’Asie de l’Est ou du Sud-Est.
Les personnes ayant des origines européennes représentent un peu plus du tiers (34 %) de la population de la première génération. Les Italiens se classent au premier rang (6,0 % des personnes de la première génération), suivent les Allemands (5,8 %), les Polonais (3,5 %) et les Portugais (3,2 %).
En outre, 14 % des personnes de la première génération âgées de 15 ans et plus ont déclaré des origines des îles britanniques, soit seule ou avec d’autres origines.
En 2006, les unions mixtes représentaient 3,9 % des unions au Canada, en hausse par rapport à 3,1 % en 2001 et à 2,6 % en 1991. Parmi les couples recensés, 3,3 % étaient formés d’un membre d’une minorité visible et d’une personne n’appartenant pas à une minorité visible. Par contre, les unions mixtes formées de membres de deux minorités visibles différentes représentaient 0,6 % des couples en 2006.
Le Recensement de 2006 a enregistré depuis 2001 une hausse de 33 % du nombre d’unions mixtes (mariage ou union libre) composées soit d’un seul membre d’une minorité visible et d’une personne n’appartenant pas à une minorité visible, soit de deux membres de minorités visibles différentes. Il s’agit là d’une augmentation cinq fois plus forte que pour l’ensemble des couples (6 %).
Les Japonais se distinguent par la plus forte proportion de couples mixtes. On dénombrait 29 700 couples dont au moins un des partenaires est japonais au Recensement de 2006, 75 % de ces couples comprenaient un partenaire d’une autre origine. En revanche, les Asiatiques du Sud et les Chinois sont les moins susceptibles de former des unions mixtes : 13 % des couples incluaient un Asiatique du Sud et 17 % des couples comprenaient une personne chinoise.