Produit intérieur brut, revenus et dépenses, premier trimestre de 2026
Diffusion : 2026-05-29
Le produit intérieur brut (PIB) réel a été inchangé au premier trimestre de 2026, après avoir diminué de 0,2 % au quatrième trimestre de 2025. La hausse des importations de biens, en particulier l'or, a été contrebalancée par l'accumulation des stocks des entreprises. La baisse des dépenses en immobilisations des entreprises et des administrations publiques a quant à elle été contrebalancée par la croissance des dépenses des ménages, la demande intérieure finale ayant affiché un léger recul de 0,1 %.
Le PIB réel par habitant a augmenté de 0,2 % au premier trimestre de 2026, puisque la population a diminué pour un deuxième trimestre consécutif et le PIB est resté inchangé.
La hausse des importations freine la croissance du produit intérieur brut
Au premier trimestre de 2026, les importations se sont accrues de 2,9 %, et environ la moitié de cette hausse est attribuable aux produits intermédiaires en métal ainsi qu'aux déchets et rebuts de métal, les deux catégories de produits ayant progressé sous l'effet surtout de la hausse des importations d'or. Cependant, si l'on exclut ces deux catégories, la croissance des importations a été plus de deux fois moins prononcée (+1,2 %), et c'est l'augmentation des achats de voitures automobiles et de camions légers ainsi que de machines et matériel industriel qui y a le plus contribué. En revanche, les importations de produits pharmaceutiques et autres produits médicaux ont diminué au premier trimestre, de même que les importations de services de voyage, comme un moins grand nombre de Canadiens ont voyagé à l'étranger.
Les exportations ont affiché une légère baisse de 0,1 % au premier trimestre de 2026, après avoir augmenté de 1,6 % au quatrième trimestre de 2025. La baisse observée au premier trimestre est principalement attribuable à la diminution des exportations de voitures automobiles et de camions légers, qui ont été touchées par les droits de douane américains. La majeure partie du recul a été contrebalancé par la hausse des expéditions de pétrole brut et de bitume ainsi que de gaz naturel.
L'accumulation des stocks des entreprises contrebalance la hausse des importations de biens
Les stocks des entreprises se sont accrus au premier trimestre de 2026, la progression des importations d'or ayant stimulé l'acquisition nette de ce métal précieux. Les stocks du secteur de la fabrication ont augmenté au premier trimestre, après avoir diminué considérablement au quatrième trimestre. Parallèlement, les stocks des secteurs du commerce de détail et du commerce de gros ont été réduits au premier trimestre.
La baisse des investissements des entreprises en ouvrages de génie vient plus que contrebalancer la croissance des dépenses liées à d'autres immobilisations
Au premier trimestre de 2026, les dépenses en immobilisations des entreprises ont diminué de 0,7 %, affichant leur cinquième baisse trimestrielle consécutive. La baisse des dépenses au chapitre des ouvrages de génie (-4,6 %) a été atténuée par la hausse des dépenses en machines et matériel (+2,5 %), en prospection minière et évaluation (+27,9 %), en bâtiments non résidentiels (+2,1 %) et en logiciels (+1,9 %).
La faiblesse de l'activité de revente entraîne une baisse de l'investissement en bâtiments résidentiels
L'investissement en bâtiments résidentiels a diminué de 2,0 % au premier trimestre de 2026, après avoir reculé de 2,4 % au quatrième trimestre de 2025. La baisse enregistrée au premier trimestre est principalement attribuable à la faiblesse persistante de l'activité de revente de logements (appelée « coûts de transfert de propriété »), qui a reculé de 9,9 % au premier trimestre de 2026 après avoir diminué de 3,4 % globalement en 2025. Au premier trimestre de 2026, les constructions résidentielles neuves ont affiché une légère baisse de 0,1 %, principalement attribuable à la diminution de l'écoulement (l'indicateur des ventes) des unités terminées, tandis que les travaux de mise en place pour des maisons en rangée et des appartements ont augmenté.
L'investissement des administrations publiques dans les systèmes d'armes ralentit
Les dépenses en immobilisations des administrations publiques ont diminué de 2,5 % au premier trimestre de 2026, après avoir affiché une vigueur notable presque toute l'année en 2025. Le recul observé au premier trimestre s'explique surtout par l'investissement plus faible en systèmes d'armes, lequel a diminué par rapport au niveau élevé enregistré à la fin de 2025. Malgré la baisse, l'investissement des administrations publiques dans les systèmes d'armes au premier trimestre de 2026 (8,3 milliards de dollars; montant désaisonnalisé aux taux annuels) était toujours bien supérieur à l'investissement trimestriel moyen enregistré depuis 1981 (1,7 milliard de dollars; montant désaisonnalisé aux taux annuels).
Les dépenses des ménages au chapitre des services financiers et des aliments augmentent
Au premier trimestre de 2026, les dépenses des ménages ont progressé de 0,4 % après avoir augmenté de 0,7 % au quatrième trimestre de 2025. La croissance observée au premier trimestre est principalement attribuable à la hausse des dépenses au chapitre des services financiers et des aliments. Parallèlement, la baisse du nombre de Canadiens voyageant à l'étranger et le recul du nombre d'achats de véhicules neufs ont modéré l'augmentation globale des dépenses de consommation des ménages.
La hausse des prix des exportations fait augmenter le déflateur du produit intérieur brut
Le déflateur du PIB a augmenté de 1,1 % au premier trimestre de 2026. Cette croissance s'explique en grande partie par les prix des exportations, lesquels ont augmenté de 3,4 % à la suite de la croissance mondiale des prix du pétrole. Parallèlement, les prix des importations ont progressé de 1,1 %. Par conséquent, les termes de l'échange, qui représentent l'écart entre les prix des biens et des services exportés et les prix des biens et des services importés, ont augmenté de 2,3 %. Le déflateur des dépenses de consommation finale des ménages a progressé de 0,6 % au premier trimestre; cependant, si l'on exclut les aliments et l'énergie, il a affiché une légère croissance de 0,2 %.
La rémunération des salariés augmente
La rémunération des salariés s'est accrue de 1,2 % au premier trimestre de 2026. Celle-ci est principalement attribuable aux services professionnels et personnels (+2,0 %), aux soins de santé et à l'assistance sociale (+1,7 %) ainsi qu'au commerce de détail et de gros (+1,6 %). Ces hausses ont été modérées par les baisses affichées par l'administration publique fédérale (-3,3 %) et par la finance, les services immobiliers et la gestion d'entreprises (-1,2 %).
La rémunération des salariés a augmenté dans l'ensemble des provinces et des territoires au premier trimestre de 2026, et les hausses sont allées de 0,7 % au Québec à 3,0 % au Yukon.
La vigueur des prix de l'énergie stimule la croissance des revenus des sociétés
Au premier trimestre de 2026, les revenus des sociétés ont augmenté de 1,6 %, ce qui représente une troisième hausse trimestrielle consécutive. C'est le secteur de l'énergie qui a le plus contribué à l'augmentation de l'excédent des sociétés non financières, les prix mondiaux de l'énergie ayant fortement augmenté au cours du trimestre. L'excédent d'exploitation du secteur minier a également augmenté au premier trimestre, poursuivant la tendance à la hausse amorcée au début de 2025, tandis que les revenus des industries de services ont été stables en général. L'excédent brut d'exploitation des sociétés financières s'est accru de 6,1 % au premier trimestre de 2026, principalement sous l'effet de la hausse de la production de services d'investissement et des revenus tirés des frais associés.
Le taux d'épargne des ménages atteint son plus faible niveau en deux ans
Au premier trimestre de 2026, le taux d'épargne des ménages a diminué pour s'établir à 3,5 %, son plus faible taux depuis le premier trimestre de 2024; le revenu disponible a augmenté de 0,6 %, alors que les dépenses de consommation nominales se sont accrues de 0,9 %. Malgré la hausse de la rémunération des salariés au premier trimestre de 2026, les baisses observées sur le plan d'autres sources de revenus ont pesé sur le revenu disponible, y compris le revenu provenant d'un travail autonome (appelé « revenu mixte net »), les revenus de placements nets (appelés « revenus nets de la propriété ») et les recettes nettes tirées des transferts courants.
Les revenus nets de la propriété ont diminué de 0,6 % au premier trimestre de 2026, sous l'effet de la réduction des revenus de placements et de la croissance des paiements d'intérêts. Les revenus de placements des ménages (c'est-à-dire les revenus de la propriété reçus) ont reculé de 0,1 % au premier trimestre, principalement en raison des rendements plus faibles des instruments porteurs d'intérêts. Les revenus de la propriété payés par les ménages, qui comprennent les dépenses d'intérêts hypothécaires et non hypothécaires, se sont accrus de 0,7 %, affichant leur première augmentation depuis le deuxième trimestre de 2024. Le taux directeur de la Banque du Canada a été inchangé durant le premier trimestre de 2026, alors qu'il a été abaissé à plusieurs reprises au cours des deux années précédentes.
Rapprochement du produit intérieur brut selon les revenus et les dépenses pour fournir un portrait précis de l'économie du Canada
Chaque trimestre, un large éventail de sources de données sont rassemblées pour mesurer l'économie canadienne selon deux grandes perspectives, soit selon les revenus et selon les dépenses.
Le produit intérieur brut (PIB) selon les revenus permet de suivre les sommes gagnées grâce à la production. Il s'agit entre autres de ce qui suit :
• les salaires et traitements payés aux employés;
• le revenu gagné par les travailleurs autonomes;
• l'excédent d'exploitation des sociétés;
• les impôts perçus par les administrations publiques sur les produits et la production, moins les subventions.
Le PIB selon les dépenses permet d'examiner comment l'argent est dépensé dans l'économie. Il s'agit entre autres de ce qui suit :
• les dépenses des ménages en biens et services;
• les dépenses gouvernementales;
• l'investissement des entreprises (p. ex. en machines, immeubles et stocks);
• le commerce net, calculé en soustrayant les importations des exportations.
En théorie, les deux mesures devraient donner le même résultat. Le revenu total tiré de la production de biens et de services devrait équivaloir aux dépenses totales engagées quant à ces biens et services.
Explication des écarts
En pratique, les deux mesures ne correspondent pas toujours parfaitement, car elles reposent sur différentes sources de données, lesquelles peuvent différer sur le plan des concepts, de la couverture, du calendrier et de l'exactitude.
Pour éliminer les écarts, des experts en comptabilité nationale appliquent un processus de rapprochement rigoureux, ce qui signifie qu'ils comparent minutieusement les renseignements correspondants selon les deux perspectives pour s'assurer qu'ils concordent.
Fonctionnement du rapprochement
Les experts en comptabilité nationale examinent les liens logiques entre les données sur les revenus et les dépenses. Par exemple :
• dans certains secteurs, les bénéfices sont étroitement liés aux exportations de biens et de services;
• l'investissement en machines et matériel correspond souvent aux importations (p. ex. ordinateurs ou autre technologie);
• l'investissement en projets de construction est étroitement lié aux conditions du marché du travail — particulièrement les tendances en matière de salaires — et aux ventes des principaux matériaux de construction.
Si ces chiffres ne correspondent pas, cela pourrait être indicateur d'une incohérence. Dans un tel cas, des corrections peuvent être apportées pour que les données brossent un portrait cohérent et exact de l'économie.
Ces corrections se fondent sur :
• une analyse quantitative (examen approfondi des chiffres);
• une évaluation qualitative (prise en compte de la qualité et de la fiabilité des sources de données).
Données qui restent habituellement inchangées
La qualité de toutes les sources de données s'améliore au fil du temps et elles sont intégrées conformément à un cycle de révision préétabli, lors duquel des modifications peuvent être apportées aux corrections antérieures. La confrontation des sources de données est effectuée pour tous les trimestres de la période ouverte.
En combinant de multiples sources de données et en éliminant minutieusement les divergences qui peuvent exister entre elles afin d'assurer la cohérence, les comptes nationaux du Canada permettent de brosser un portrait uniforme et fiable de l'économie, qui aide les administrations publiques, les entreprises et la population canadienne à prendre des décisions éclairées.
Objectifs liés au développement durable
Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 années suivantes. Ce plan est fondé sur 17 objectifs précis liés au développement durable.
Les données sur le produit intérieur brut selon les revenus et les dépenses sont un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :
Note aux lecteurs
Révisions
La présente diffusion du produit intérieur brut selon les revenus et les dépenses pour le premier trimestre de 2026 comprend des estimations révisées pour la période allant du premier trimestre de 2025 au quatrième trimestre de 2025. Ces estimations intègrent des données nouvelles et révisées, ainsi que des renseignements à jour sur les tendances saisonnières.
Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux dépenses (comme les dépenses des ménages, l'investissement et les exportations) sont calculées à partir de mesures en volume qui sont corrigées en fonction des variations de prix. Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux revenus (comme la rémunération des salariés et l'excédent d'exploitation) sont calculées à partir de valeurs nominales, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas corrigées en fonction des variations de prix. À moins d'indication contraire, les taux de croissance représentent la variation en pourcentage dans la série d'un trimestre à l'autre, par exemple du deuxième trimestre de 2025 au troisième trimestre de 2025. À moins d'indication contraire, les valeurs énoncées représentent les montants désaisonnalisés aux taux annuels.
Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Données désaisonnalisées : concepts et interprétation, 2026.
Tableaux de données en temps réel
Les tableaux de données en temps réel 36-10-0430-01 et 36-10-0431-01 seront mis à jour le 8 juin.
Prochaine diffusion
Les données du deuxième trimestre de 2026 sur le PIB selon les revenus et dépenses seront diffusées le 28 août.
Produits
Le produit de visualisation « Produit intérieur brut selon les revenus et les dépenses : outil interactif », qui fait partie de la série Statistique Canada – Produits de visualisation des données (71-607-X), est maintenant accessible.
Le document intitulé « Révisions du PIB du Canada », qui fait partie de la collection Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (13-605-X), est accessible.
Le portail Statistiques des comptes économiques, accessible sous l'onglet Sujets du site Web de Statistique Canada, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leur structure.
Le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-606-G) est accessible.
Le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-607-X) est accessible.
Coordonnées des personnes-ressources
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).
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