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En 2023, 13,5 % des immigrants admis un an plus tôt se sont établis dans une autre province ou un territoire, en hausse par rapport à 10,1 % en 2022

Diffusion : 2025-12-19

Les schémas d'établissement des immigrants au Canada sont dynamiques et comportent souvent des changements résidentiels au sein du pays, particulièrement au cours des premières années suivant leur admission.

Selon les données du Recensement de 2021, les immigrants récents admis depuis 2016 étaient environ quatre fois plus susceptibles d'avoir déménagé dans une autre province ou dans un territoire au cours de l'année précédente que les immigrants établis (admis avant 2016) et environ trois fois plus susceptibles que la population née au Canada.

Le taux de rétention, qui représente la proportion d'immigrants qui résident dans leur destination prévue une ou cinq années après leur admission au Canada, fournit un aperçu de leurs choix résidentiels. Le solde de la migration interne des immigrants est la différence entre le nombre d'immigrants entrants et d'immigrants sortants pour une région géographique donnée. Ces mesures peuvent aider à planifier des infrastructures et des services pour une région géographique dans divers domaines comme le logement, le marché du travail, l'éducation ainsi que l'accès aux services sociaux et publics.

À l'aide de données tirées de la Base de données longitudinales sur l'immigration, cette diffusion présente les résultats les plus récents concernant les taux de rétention et le solde de la migration interne des immigrants.

Une proportion croissante d'immigrants changent de province ou de territoire au cours de leur première année au Canada, ce qui reflète la migration interprovinciale plus élevée en 2023, après la pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 a perturbé la vie quotidienne, de plusieurs façons, y compris la migration interprovinciale. Le nombre de Canadiens qui ont déménagé dans une autre province ou un autre territoire a considérablement augmenté au cours des deux années qui ont suivi le début de la pandémie en 2020, pour ensuite commencer à redescendre en 2023 mais en demeurant plus élevé que les niveaux observés avant la pandémie. La propension des immigrants à résider, un an après leur admission, dans la province ou dans le territoire où ils avaient l'intention de s'établir a également fluctué pendant cette période. En 2023, 86,5 % des immigrants admis en 2022 résidaient dans la province ou le territoire de destination prévue, en baisse par rapport au taux de 89,9 % enregistré chez les immigrants admis en 2021 et par rapport aux taux observés chez ceux admis en 2020 (88,4 %) et en 2019 (88,1 %).

Parmi les immigrants admis en 2022, ceux qui prévoyaient s'établir au Québec (91,5 %), en Ontario (91,3 %), en Colombie-Britannique (88,5 %) et en Alberta (87,3 %) étaient les plus susceptibles de résider dans la même province un an plus tard. Les taux de rétention sur un an dans ces provinces étaient plus bas chez les immigrants admis en 2022 que chez ceux admis en 2021, ce qui a renversé la hausse précédemment observée chez les immigrants admis en 2021 comparativement à ceux admis en 2020.

Les taux de rétention sur un an des immigrants admis en 2022 étaient les plus bas dans les provinces de l'Atlantique, allant de 46,7 % à 64,3 %. Cependant, ces taux ont augmenté par rapport aux taux de rétention des immigrants admis dans les provinces de l'Atlantique en 2021. La croissance a été la plus marquée à Terre-Neuve-et-Labrador (+7,0 points de pourcentage pour s'établir à 59,7 %) et à l'Île-du-Prince-Édouard (+4,9 points de pourcentage pour s'établir à 46,7 %). Malgré cette hausse, la proportion des immigrants admis en 2022 qui résidaient dans l'une des quatre provinces atlantiques était inférieure aux proportions de ceux admis en 2020 et en 2019.

Un schéma semblable a également été observé au Manitoba, où 71,5 % des immigrants admis en 2022 demeuraient dans la province de destination prévue un an plus tard, une proportion plus élevée par rapport à celle observée parmi les immigrants ayant été admis dans la province en 2021 (69,4 %), mais qui était moins élevée que la proportion enregistrée pour les immigrants admis en 2020 (75,0 %) et en 2019 (77,5 %).

Dans les territoires, le taux de rétention sur un an parmi les immigrants admis en 2022 était de 66,7 %, ce qui est supérieur au taux de rétention de ceux admis en 2021 (61,6 %), mais inférieur au taux de rétention des immigrants admis en 2020 (75,5 %).

L'Ontario est la destination la plus fréquente chez les immigrants qui ne résident pas, un an après leur admission, dans la province où ils prévoyaient s'établir

Parmi les immigrants admis en 2022 qui avaient l'intention de s'établir en Ontario, 36,8 % résidaient au Québec, 34,4 %, en Alberta, 20,3 %, en Colombie-Britannique, et 8,4 %, dans une autre province ou dans les territoires un an après leur admission. Par ailleurs, l'Ontario a été la province dans laquelle se sont établis la plus grande part (38,4 %) des immigrants admis en 2022 qui ne sont pas restés, dans l'année suivant leur admission, dans la province ou le territoire qu'ils avaient initialement choisi comme lieu de résidence. L'Ontario était le lieu de résidence de plus de la moitié des immigrants admis en 2022 qui avaient initialement prévu s'établir dans les provinces de l'Atlantique, au Québec, en Alberta ou en Colombie-Britannique, mais qui n'y résidaient pas un an après l'admission.

Par conséquent, l'Ontario (+4 470 immigrants), le Québec (+2 095), l'Alberta (+5 530) et la Colombie-Britannique (+1 730) ont affiché un solde de migration interne sur un an qui était positif pour les immigrants admis en 2022, comme cela avait été le cas précédemment pour les immigrants admis en 2021, en 2020 et en 2019 (sauf le Québec qui a enregistré un solde de migration interne négatif pour les immigrants admis en 2019).

Le solde de migration interne sur un an des immigrants admis en 2022 était négatif en Saskatchewan (-3 760), au Manitoba (-3 460), en Nouvelle-Écosse (-2 715), au Nouveau-Brunswick (-1 975), à l'Île-du-Prince-Édouard (-995), à Terre-Neuve-et-Labrador (-860) et dans les territoires (-50). Au cours d'une année, chacune de ces régions a perdu plus d'immigrants admis en 2022 qu'elle n'en a reçu d'autres régions du pays. Une perte nette dans ces régions a aussi été constatée chez les immigrants admis en 2021, en 2020 et en 2019 (sauf pour les territoires qui ont affiché un solde migratoire positif pour les immigrants admis en 2020).

Graphique 1  Graphique 1: Solde de la migration interne sur un an chez les immigrants, selon la province et les territoires et l'année d'admission, 2019 à 2022
Solde de la migration interne sur un an chez les immigrants, selon la province et les territoires et l'année d'admission, 2019 à 2022 

La proportion des immigrants vivant à l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick cinq ans après leur admission augmente

Bien que certains déménagements aient lieu au cours de la première année d'admission, une période plus longue de cinq ans après l'admission d'un immigrant correspond à une période cruciale durant laquelle divers aspects de la vie — comme le travail, les études, la structure familiale, les réseaux personnels et les préférences en matière de lieu de vie — évoluent, ce qui influence potentiellement les décisions relatives au lieu de résidence et à la migration. En 2023, 82,5 % des immigrants admis en 2018 résidaient dans leur province ou leur territoire de destination prévue, tandis que 17,5 % avaient changé de province ou de territoire.

L'Ontario (90,8 %), l'Alberta (86,0 %), la Colombie-Britannique (84,9 %) et le Québec (79,6 %) affichaient les proportions les plus élevées d'immigrants qui y résidaient cinq ans après leur admission. Dans ces provinces, les taux de rétention sur cinq ans parmi les immigrants admis en 2018 étaient inférieurs à ceux des immigrants admis en 2013; les baisses variaient de -5,3 points de pourcentage en Colombie-Britannique à -2,4 points de pourcentage en Ontario.

Le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard se démarquent des autres provinces en ce qui concerne le taux de rétention sur cinq ans. Une tendance à la hausse du taux de rétention sur cinq ans au Nouveau-Brunswick a été observée entre les immigrants admis en 2013 (47,8 %) et ceux admis en 2018 (57,6 %). Parallèlement, l'Île-du-Prince-Édouard a également connu une récente augmentation du taux de rétention sur cinq ans, lequel a atteint 34,1 % pour les immigrants admis en 2018, ce qui représente le taux le plus élevé depuis celui observé pour les immigrants admis en 2014 (28,1 %) et un taux qui se rapproche de celui affiché par les immigrants admis en 2013 (39,9 %).

La Saskatchewan et le Manitoba ont connu les plus fortes baisses des taux de rétention sur cinq ans entre les immigrants admis en 2013 et en 2018 (une baisse passant de 66,5 % à 47,5 % en Saskatchewan et de 75,1 % à 60,9 % au Manitoba).

L'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique continuent d'afficher un solde positif de la migration interne sur cinq ans

Dans les provinces de l'Ontario (+8 080), de l'Alberta (+5 500) et de la Colombie-Britannique (+3 030), il y a eu plus d'immigrants admis en 2018 qui sont entrés en provenance d'une autre province ou d'un territoire que d'immigrants qui sont sortis pour s'établir dans une autre province ou un territoire au cours des cinq années suivant leur admission. Un solde positif de la migration interne sur cinq ans a également été observé dans ces provinces pour chacun des groupes d'immigrants ayant été admis au cours de la période allant de 2013 à 2017.

En revanche, le solde de la migration interne sur cinq ans des immigrants admis en 2018 était négatif en Saskatchewan (-5 215), au Québec (-4 290), au Manitoba (-3 715), au Nouveau-Brunswick (-950), à l'Île-du-Prince-Édouard (-945), en Nouvelle-Écosse (-930) et à Terre-Neuve-et-Labrador (-525) ainsi que dans les territoires (-35). Le solde de la migration interne sur cinq ans était également négatif pour les immigrants admis au cours de la période allant de 2013 à 2017 dans ces régions.

Graphique 2  Graphique 2: Solde de migration interne sur cinq ans des immigrants, selon la province et les territoires et l'année d'admission, 2013 à 2018
Solde de migration interne sur cinq ans des immigrants, selon la province et les territoires et l'année d'admission, 2013 à 2018

Le taux de rétention sur cinq ans reste élevé et stable pour les immigrants parrainés par la famille et les réfugiés, tandis qu'il continue de diminuer pour les immigrants de la catégorie économique

Différents contextes d'immigration peuvent correspondre à différents besoins et peuvent influencer la décision de résider dans la province ou le territoire qui était initialement prévu.

Les immigrants admis en 2018 dans le cadre des programmes de parrainage des familles — qui visent à réunir les familles — étaient les plus susceptibles de résider dans leur province ou territoire de destination prévue cinq ans plus tard. Parmi les immigrants admis en 2018 dans le cadre de cette catégorie, 91,4 % résidaient dans la province ou le territoire cinq ans après l'admission. À titre de comparaison, cette proportion était de 93,6 % pour les immigrants admis en 2013. La proportion des réfugiés qui habitaient dans la province ou le territoire de destination prévue cinq ans après leur admission en 2018 (86,7 %) est également restée stable par rapport à celle des réfugiés admis en 2013 (87,1 %).

Le taux de rétention sur cinq ans des immigrants de la catégorie économique admis en 2018 se situait à 76,8 %, en baisse de 5,9 points de pourcentage par rapport au taux de rétention sur cinq ans des immigrants admis en 2013. Cette baisse a été plus marquée parmi les immigrants admis dans le cadre de programmes d'immigration des gens d'affaires (-31,0 points de pourcentage pour s'établir à 28,5 %), des travailleurs qualifiés et des métiers spécialisés (-8,9 points de pourcentage pour se chiffrer à 76,0 %), des candidats des provinces et des territoires (-8,0 points de pourcentage pour se fixer à 70,7 %) et des immigrants de la catégorie de l'expérience canadienne (-5,0 points de pourcentage pour s'établir à 86,5 %).

Les taux de rétention sur cinq ans continuent de diminuer dans les principales régions métropolitaines de recensement

La plupart des immigrants ont élu domicile dans les centres urbains. De 2013 à 2023, environ 90 % des immigrants avaient l'intention de s'établir dans des régions métropolitaines de recensement (RMR), et près de 75 % d'entre eux avaient choisi les plus grandes RMR de Toronto, de Montréal, de Vancouver, de Calgary, d'Edmonton, de Winnipeg ou de la partie ontarienne d'Ottawa–Gatineau comme destinations prévues.

Les immigrants qui prévoient initialement s'établir dans les plus grandes RMR sont de plus en plus susceptibles de résider dans d'autres régions quelques années plus tard. Les taux de rétention sur cinq ans des immigrants admis en 2018 ont diminué dans les plus grandes RMR par rapport à ceux des immigrants admis plus tôt, en 2013. Winnipeg (-16,0 points de pourcentage) et Toronto (-13,5 points de pourcentage) ont enregistré les baisses les plus marquées. En ce qui concerne les autres RMR figurant parmi les plus grandes, les baisses variaient entre -5,2 points de pourcentage et -7,8 points de pourcentage.

Parmi les immigrants admis en 2018, ceux qui se sont établis dans une des trois plus grandes RMR de l'Ouest, c'est-à-dire Vancouver (79,8 %), Calgary (79,4 %) et Edmonton (78,1 %), étaient plus susceptibles de demeurer dans la même RMR cinq ans plus tard par rapport à ceux qui avaient initialement choisi les principales RMR de l'Est comme lieu de résidence, c'est-à-dire Toronto (72,8 %), Montréal (71,3 %) et la partie ontarienne d'Ottawa–Gatineau (69,9 %).

La plupart des immigrants admis en 2018 qui avaient prévu s'établir à Toronto, mais qui n'y habitaient pas cinq ans plus tard, résidaient dans les centres urbains avoisinants comme Oshawa, Hamilton et Kitchener–Cambridge–Waterloo. Parallèlement, ceux qui avaient prévu s'établir dans une autre grande RMR étaient plus susceptibles de s'être installés à Toronto. Après Toronto, Vancouver était la RMR la plus susceptible d'être le lieu de résidence parmi ceux qui avaient initialement prévu de s'établir à Montréal et Calgary. Parallèlement, Calgary était la RMR de résidence la plus répandue parmi les immigrants admis en 2018 qui avaient prévu habiter Edmonton et la deuxième RMR la plus fréquente parmi ceux qui avaient initialement choisi Vancouver et Winnipeg comme destination.

Les immigrants admis en 2018 qui prévoyaient s'installer dans une des régions à l'extérieur des RMR étaient moins susceptibles d'y résider cinq ans après leur admission que ceux qui avaient choisi une RMR comme destination prévue. Dans la plupart des cas, les RMR situées dans la même province étaient les plus susceptibles d'être le lieu de résidence choisi après l'admission.

Vancouver, Calgary et Edmonton comptent davantage d'immigrants entrants que d'immigrants sortants cinq ans après leur admission au pays

Ces tendances en matière de mobilité résidentielle relatives au taux de rétention dans les plus grandes RMR ont contribué au solde de la migration interne des immigrants sur cinq ans. Parmi les immigrants admis en 2018, Vancouver (+2 030), Calgary (+3 860) et Edmonton (+1 655) ont accueilli plus d'immigrants qu'ils n'en ont perdu sur une période de cinq ans. Un solde positif a également été observé pour les groupes d'immigrants admis au cours de la période allant de 2013 à 2017. En revanche, Montréal (-5 725 pour les immigrants admis en 2018) et Winnipeg (-3 035) ont observé un plus grand nombre de départs d'immigrants que d'arrivées durant cette période. Toronto a connu un solde positif de migration interne sur cinq ans pour les immigrants admis en 2013 (+810) et en 2016 (+510), mais a commencé à observer un solde négatif de migration interne sur cinq ans pour ceux admis en 2017 (-2 590) et en 2018 (-8 350).

Graphique 3  Graphique 3: Solde de migration interne sur cinq ans des immigrants dans certaines régions métropolitaines de recensement, selon l'année d'admission, 2013 à 2018
Solde de migration interne sur cinq ans des immigrants dans certaines régions métropolitaines de recensement, selon l'année d'admission, 2013 à 2018





  Note aux lecteurs

Définitions et concepts

La Base de données longitudinales sur l'immigration (BDIM) est une source complète de données qui joue un rôle essentiel pour ce qui est de mieux comprendre le comportement économique des immigrants et des résidents non permanents. Il s'agit du seul ensemble annuel de données canadiennes permettant d'étudier les caractéristiques des immigrants au Canada au moment de leur admission ainsi que leur situation économique et leur mobilité régionale sur plus de 40 ans.

La BDIM est le fruit d'un partenariat entre Statistique Canada, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et les provinces et les territoires. La BDIM combine des fichiers de données administratives sur les admissions d'immigrants et sur les permis de résidence non permanente provenant d'IRCC à des fichiers de données fiscales provenant de l'Agence du revenu du Canada. Les dossiers administratifs d'IRCC contiennent des renseignements exhaustifs sur les immigrants admis au Canada depuis 1952. Ils contiennent aussi des renseignements sur les résidents non permanents ayant obtenu un permis de résidence temporaire depuis 1980. Les déclarations de revenus sont disponibles pour les immigrants depuis 1982.

La BDIM permet d'établir un lien entre les résultats à court et à long terme et les caractéristiques au moment de l'admission, comme la catégorie d'admission de la personne immigrante, le pays de naissance et la connaissance des langues officielles. La BDIM fournit également des renseignements sur l'expérience canadienne avant l'admission et l'obtention de la citoyenneté depuis 2004.

Il convient de souligner que la BDIM est mise à jour chaque année. D'une année à l'autre, des changements ont été apportés au traitement des données. Chaque mise à jour annuelle est indépendante.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la couverture et la qualité des données de la BDIM, les utilisateurs sont invités à consulter la publication Base de données longitudinales sur l'immigration (BDIM) Rapport technique, 2024.

Cet article présente des données concertant différentes années d'admission et années d'imposition. Des mesures sur un an pour les immigrants admis en 2022 (fondées sur les données de l'année d'imposition de 2023) sont décrites et comparées à celles des immigrants admis en 2021, 2020 et 2019 (fondées sur les données de l'année d'imposition de 2022, 2021 ou 2020 respectivement). Des mesures sur cinq ans pour les immigrants admis en 2018 (fondées sur les données de l'année d'imposition de 2023) sont présentées, ainsi que celles pour les immigrants admis au cours de la période allant de 2013 à 2017 (fondées sur les données des années d'imposition de 2018 à 2022).

Le taux de rétention représente le pourcentage d'immigrants déclarants qui résident dans la zone géographique (province ou région métropolitaine de recensement [RMR] désignée) de destination prévue. Le taux de rétention est calculé pour les immigrants déclarants admis au Canada au cours d'une année d'admission de référence, et à un moment spécifique après l'admission (un an ou cinq ans). Le taux de rétention n'inclut pas les immigrants qui sont entrés — appelés entrants — dans la province ou dans un des territoires au cours de la période de référence.

Le solde de la migration interne représente la différence entre le nombre d'immigrants entrants et le nombre d'immigrants sortants pour une région géographique donnée (province, territoire ou région métropolitaine de recensement (RMR). Le solde de la migration interne est calculé pour les immigrants déclarants fiscaux admis au Canada, en prenant en compte l'année d'admission ainsi qu'un moment spécifique après cette admission (un an ou cinq ans).

Les immigrants entrants sont des immigrants déclarants qui sont entrés dans une région géographique donnée (province, territoire ou RMR) au cours d'une période de référence (un an ou cinq ans) après leur admission au Canada. Les immigrants sortants sont des immigrants déclarants qui ont quitté la zone géographique (province, territoire ou RMR) de destination prévue au cours de la période de référence suivant leur admission au Canada. Les immigrants sortants comprennent les immigrants déclarants qui résident toujours au Canada et excluent ceux qui ont quitté le pays.

Les catégories d'admission des immigrants économiques comprennent les immigrants qui ont été sélectionnés pour leur capacité à contribuer à l'économie canadienne en raison de leur capacité à répondre aux besoins en matière de main-d'œuvre, à posséder et gérer ou à mettre sur pied une entreprise, à investir une somme importante, à créer leur propre emploi ou à répondre à des besoins provinciaux ou territoriaux précis en matière de main-d'œuvre.

Les catégories des immigrants parrainés par la famille comprennent les immigrants qui ont été parrainés par un citoyen canadien ou un résident permanent et qui ont reçu le statut de résident permanent en raison de leur lien, soit comme conjoint, partenaire, parent, grand-parent, enfant ou autre lien de parenté avec ce parrain. Les termes « catégorie de la famille » ou « réunification familiale » sont parfois utilisés pour désigner cette catégorie.

Les catégories des réfugiés comprennent les immigrants qui ont reçu le statut de résident permanent en raison d'une crainte fondée de retourner dans leur pays d'origine. Cette catégorie comprend les personnes qui craignaient avec raison d'être persécutées pour des motifs liés à leur race, leur religion, leur nationalité, leur appartenance à un groupe social particulier ou leurs opinions politiques (réfugiés au sens de la Convention de Genève), de même que les personnes qui ont subi des conséquences graves et personnelles en raison d'une guerre civile, d'un conflit armé ou d'une violation massive des droits de la personne. Certains réfugiés étaient au Canada lorsqu'ils ont demandé l'asile pour eux-mêmes et pour les membres de leur famille (résidant soit avec eux au Canada soit à l'étranger). D'autres étaient à l'étranger et ont été recommandés aux fins de réinstallation au Canada par l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, un autre organisme de recommandation désigné ou des répondants du secteur privé.

Pour obtenir une description plus détaillée des catégories d'admission des immigrants, consultez le Glossaire d'IRCC.

Immigrant désigne une personne qui est, ou qui a déjà été, un immigrant reçu ou résident permanent. Il s'agit d'une personne à qui les autorités de l'immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence. Les immigrants qui ont obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont compris dans ce groupe.

Les immigrants déclarants sont les immigrants qui ont produit une déclaration de revenus pour une année d'imposition donnée.

La province ou le territoire d'admission est la province ou le territoire de destination prévue selon la demande d'immigration.

Une région métropolitaine de recensement (RMR) est formée d'une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d'un centre de population (aussi appelé le noyau). Une RMR doit avoir une population totale d'au moins 100 000 habitants, selon les données du Recensement de la population de 2021, et son noyau doit compter au moins 50 000 habitants, d'après les données ajustées du Recensement de la population de 2016. Une explication illustrée du concept de RMR est accessible en ligne : Glossaire illustré - Région métropolitaine de recensement (RMR) et agglomération de recensement (AR).

Produits

L'outil de visualisation des données « Base de données longitudinales sur l'immigration (BDIM), application interactive : mobilité », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X), est également accessible

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