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Rapports économiques et sociaux, juin 2021

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Diffusion : 2021-06-23

Le numéro de juin 2021 de Rapports économiques et sociaux contient six articles.

Canadiens qui occupent un emploi à triple protection

Certains emplois sont moins susceptibles que d'autres d'être touchés par les progrès en matière d'intelligence artificielle et de robotique, ainsi que par les répercussions de futures pandémies. Les emplois considérés comme « à triple protection » sont ceux qui n'ont pas de date de fin prédéterminée (p. ex. les emplois qui ne sont pas déterminés ou saisonniers), qui présentent un faible risque d'être perdus ou transformés en raison de l'automatisation, et qui sont moins susceptibles de faire l'objet de restrictions liées à une pandémie, parce qu'ils peuvent être effectués à domicile ou qu'ils permettent de maintenir une distance physique suffisante avec autrui, ou parce qu'ils sont jugés essentiels par les autorités.

L'étude « La sécurité d'emploi à l'ère de l'intelligence artificielle et des pandémies potentielles » porte sur les taux d'emplois à triple protection occupés par les travailleurs canadiens. Dans l'ensemble, 2 employés sur 5 (40,7 %) âgés de 18 à 64 ans occupaient un emploi à triple protection en 2019, avant la pandémie de COVID-19. Parmi les employés de ce groupe d'âge, 44,7 % occupaient un emploi comportant deux niveaux de protection d'emploi (un emploi à double protection) et 1,3 % occupaient un emploi sans protection, tel que défini dans la présente étude.

Les couples à deux revenus situés dans les 10 % supérieurs de la répartition du revenu étaient environ 20 fois plus susceptibles d'être formés de deux conjoints occupant des emplois à triple protection (77,0 %) que les couples à deux revenus situés dans les 10 % inférieurs (3,5 %). De même, les couples à deux revenus dont les deux conjoints détenaient un diplôme d'études postsecondaires (55,7 %) étaient sept fois plus susceptibles d'être formés de deux conjoints occupant des emplois à triple protection que les couples à deux revenus dont les deux conjoints n'avaient aucun titre scolaire de niveau postsecondaire (7,9 %).

Une infographie intitulée « Les emplois à triple protection à l'ère de l'automatisation et des pandémies » a également été publiée.

Plus du tiers des entreprises avec employés ont eu recours à la Subvention salariale d'urgence du Canada pour protéger des emplois

Le gouvernement du Canada a créé la Subvention salariale d'urgence du Canada (SSUC) afin d'aider à protéger les emplois pendant la pandémie. L'article « Le recours au programme de Subvention salariale d'urgence du Canada par les employeurs en 2020 » a permis d'examiner la façon dont la SSUC a été utilisée par les employeurs canadiens pour éviter ou réduire les mises à pied et les licenciements en 2020. Dans le cadre de cet article, on constate que 36 % des entreprises avec employés actives ont reçu du soutien de la SSUC pendant la période d'avril à octobre 2020.

Dans l'ensemble des secteurs, ceux qui ont eu le plus recours à la SSUC étaient les services d'hébergement et de restauration, les arts, les spectacles et les loisirs, ainsi que la fabrication. Les secteurs qui ont le moins eu recours à la SSUC étaient les services publics, l'agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse, ainsi que la finance et les assurances. Le recours à la SSUC variait également selon la taille de l'entreprise; les entreprises comptant de 10 à 49 employés y avaient le plus souvent recours, et les entreprises comptant moins de 10 employés y avaient le moins souvent recours.

Le fait de conserver un emploi d'étudiant après l'obtention du diplôme est associé à un revenu plus élevé

Est-il possible de transformer l'emploi occupé par un étudiant en carrière? Il s'agit de la question posée dans l'étude « Transformer l'emploi occupé pendant les études postsecondaires en carrière : l'importance de rester au sein de l'entreprise après avoir obtenu son diplôme ». Après avoir pris en compte les caractéristiques socioéconomiques détaillées et les caractéristiques de l'emploi après l'obtention du diplôme, on a constaté que, deux ans après avoir obtenu leur diplôme, les diplômés ayant conservé leur emploi d'étudiant gagnaient 4 918 dollars (hommes) et 2 471 dollars (femmes) de plus que les diplômés n'ayant pas conservé leur emploi d'étudiant, et 10 317 dollars (hommes) et 7 873 dollars (femmes) de plus que ceux n'ayant pas occupé d'emploi d'étudiant.

En plus de toucher un revenu plus élevé, les diplômés qui ont conservé leur emploi d'étudiant étaient aussi plus susceptibles d'avoir un régime de pension d'employeur et d'être syndiqués (comme en témoigne le paiement de cotisations syndicales) que les diplômés qui n'avaient pas conservé leur emploi d'étudiant ou qui n'avaient pas occupé d'emploi d'étudiant.

Recruter les étudiants étrangers comme source de main-d'œuvre

Deux des articles diffusés aujourd'hui font partie d'une série de publications qui permettent de dresser un portrait général des étudiants étrangers comme source de main-d'œuvre au Canada.

De plus en plus, les étudiants étrangers sont considérés comme un bassin prometteur de personnes qualifiées qui peuvent être mises à contribution pour participer au marché du travail canadien. L'étude « Les étudiants étrangers comme source de main d'œuvre : transition vers la résidence permanente » documente la proportion des étudiants étrangers qui sont devenus des immigrants reçus, selon diverses caractéristiques sociodémographiques.

Au total, 3 étudiants étrangers sur 10 qui sont arrivés au Canada en 2000 ou plus tard sont devenus des immigrants reçus dans un délai de 10 ans. Le taux de transition augmentait généralement avec le niveau d'études prévu. Par exemple, 5 étudiants à la maîtrise sur 10 et 6 étudiants au doctorat sur 10 sont devenus résidents permanents dans les 10 années ayant suivi la date à laquelle ils ont reçu leur premier permis d'études, comparativement au tiers des étudiants au baccalauréat.

De nombreux étudiants étrangers avaient acquis de l'expérience de travail au Canada, soit en occupant un emploi pendant leurs études, soit en décrochant un emploi après l'obtention de leur diplôme. Plus de 60 % des étudiants étrangers qui ont acquis de l'expérience de travail au Canada sont devenus des immigrants reçus dans les 10 années ayant suivi la date à laquelle ils ont reçu leur premier permis d'études, comparativement à environ 15 % de ceux qui n'ont jamais travaillé au Canada.

La rétention des étudiants étrangers dans leurs provinces d'études une fois qu'ils obtiennent leur diplôme est souvent considérée comme un moyen important de promouvoir la croissance démographique et économique dans les régions où la population active est en déclin.

Grâce aux données du couplage du Système d'information des étudiants postsecondaires et du Fichier des familles T1, les résultats de l'étude intitulée « Les étudiants étrangers comme source de main-d'œuvre : rétention dans leur province d'études » révèlent que 47 % des étudiants étrangers qui ont obtenu un diplôme dans un établissement d'enseignement postsecondaire public canadien entre 2010 et 2016 sont restés dans la province d'études un an après l'obtention de leur diplôme. En revanche, 81 % des diplômés ayant la citoyenneté canadienne y sont restées. Cinq ans après l'obtention du diplôme, le taux de rétention était de 36 % chez les diplômés étrangers, comparativement à 76 % chez les diplômés ayant leur citoyenneté canadienne.

Un an après l'obtention du diplôme, le taux de rétention était le plus élevé dans les provinces des Prairies, 60 % des étudiants étrangers demeurant en Alberta, suivi de 59 % au Manitoba et de 55 % en Saskatchewan. Le taux de rétention variait de 24 % à 28 % dans les quatre provinces de l'Atlantique. Les taux de l'Ontario (50 %) et de la Colombie-Britannique (49 %) étaient près de la moyenne nationale, tandis que celui du Québec (40 %) était inférieur à la moyenne nationale.

Différences provinciales dans les répercussions économiques de la COVID-1

De plus amples détails au sujet de cet article, qui porte sur la façon dont les répercussions économiques de la pandémie de COVID-19 varient selon la province et le territoire, sont accessibles dans le communiqué du Quotidien « Répercussions économiques de la COVID-19 dans les provinces et les territoires ».

Produits

Il est maintenant possible de consulter le numéro de juin 2021 de Rapports économiques et sociaux, vol. 1, no 6 (Numéro au catalogue36280001), qui comprend les articles « La sécurité d'emploi à l'ère de l'intelligence artificielle et des pandémies potentielles », « Le recours au programme de Subvention salariale d'urgence du Canada par les employeurs en 2020 », « Transformer l'emploi occupé pendant les études postsecondaires en carrière : l'importance de rester au sein de l'entreprise après avoir obtenu son diplôme », « Les étudiants étrangers comme source de main d'œuvre : transition vers la résidence permanente », « Les étudiants étrangers comme source de main-d'œuvre : rétention dans leur province d'études », et « Différences entre les répercussions économiques de la COVID-19 dans les provinces et les territoires ».

Une infographie intitulée « Les emplois à triple protection à l'ère de l'automatisation et des pandémies », qui fait partie de la collection Statistique Canada – Infographies (Numéro au catalogue11-627-M), a aussi été publiée aujourd'hui.

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