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Les immigrants sur le marché du travail canadien : tendances récentes entre 2006 et 2017

Diffusion : 2018-12-24

À l'instar d'autres pays industrialisés, le Canada fait face au vieillissement de la population — une tendance prolongée qui se traduit par le recours continu du pays à l'immigration pour maintenir et promouvoir sa croissance démographique et économique.

Cette tendance se manifeste aussi dans le marché du travail, puisque la croissance de l'emploi provient essentiellement de deux groupes : les immigrants du principal groupe d'âge actif et les natifs du Canada âgés de 55 ans et plus. De 2016 à 2017, l'emploi dans le principal groupe d'âge actif (25 à 54 ans) a augmenté de 2,9 % (+87 000) chez les immigrants reçus, alors qu'il a progressé de 0,7 % (+59 000) chez les natifs. Une croissance d'emploi supplémentaire en 2017 a été enregistrée chez les natifs âgés de 55 ans et plus (+3,8 % ou +103 000).

Taux d'emploi : l'écart entre immigrants et natifs se rétrécit

Le taux d'emploi chez les immigrants du principal groupe d'âge actif a augmenté en 2017, passant à 78,9 % — soit le taux le plus élevé depuis 2006, année où des données comparables sont devenues disponibles. Le taux correspondant chez les natifs se situait à 84,0 %. L'écart entre les deux taux s'est rétréci en 2017, passant à son niveau le plus bas depuis 2006, après s'être élargi durant et après la récession de 2008-2009.

Le taux d'emploi des immigrants a tendance à augmenter avec la durée de résidence au pays. En 2017, ce taux était de 69,8 % chez les immigrants résidant au pays depuis cinq ans ou moins, par rapport à 82,0 % pour ceux établis depuis plus de dix ans.

Taux d'emploi plus élevés chez les immigrants dans l'Ouest canadien

Les immigrants du Manitoba affichaient le taux d'emploi le plus élevé en 2017, à savoir 83,1 %, comparativement à 83,9 % chez les natifs, d'où l'écart le plus étroit à l'échelle provinciale.

En Alberta, le taux d'emploi a commencé à afficher une tendance à la baisse en 2014, tant chez les immigrants que chez les natifs — parallèlement à un ralentissement économique provoqué par la baisse des cours du pétrole — tombant à des niveaux historiquement bas en 2016, avant de remonter l'année suivante. En 2017, le taux d'emploi des immigrants de l'Alberta était le troisième plus élevé (79,8 %) au pays, alors que celui de la Colombie-Britannique était le deuxième plus élevé (80,1 %).

L'écart le plus prononcé entre le taux d'emploi des immigrants et celui des natifs a été observé au Québec, les immigrants affichant un taux de 77,8 % et les natifs un taux de 86,2 %.

Graphique 1  Graphique 1: Le taux d'emploi le plus élevé se trouve chez les immigrants du principal groupe d'âge actif dans l'Ouest canadien, 2017
Le taux d'emploi le plus élevé se trouve chez les immigrants du principal groupe d'âge actif dans l'Ouest canadien, 2017

Le portrait sectoriel des immigrants diffère de celui des natifs

Les immigrants ont plus tendance à travailler dans certains secteurs d'activité et moins tendance à travailler dans d'autres. Alors qu'ils représentaient 26 % de l'emploi global en 2017, leur part dans le secteur des services d'hébergement et de restauration — un secteur faiblement rémunéré — s'élevait à 35 %. Par ailleurs, les immigrants sont aussi plus susceptibles de travailler dans certains secteurs bien rémunérés, tels que la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail (34 %), ainsi que les services professionnels, scientifiques et techniques (32 %). Par contre, 16 % des travailleurs de l'administration publique étaient des immigrants.

Les nouveaux arrivants présentent le taux de chômage le plus bas depuis 2006

Le taux de chômage des immigrants du principal groupe d'âge actif était de 6,4 % en 2017, soit le taux le plus bas depuis 2006 — année où des données comparables sont devenues disponibles. L'ensemble des immigrants ont connu une baisse du taux de chômage, notamment les nouveaux arrivants (au pays depuis cinq ans ou moins), dont le taux de chômage (9,6 %) s'est établi à moins de 10 % pour la première fois depuis 2006. Les natifs ont aussi connu une baisse du taux de chômage en 2017, celui-ci passant à 5,0 %, soit le taux le plus bas depuis 2008.

Les immigrants récents (reçus au pays depuis 5 à 10 ans) ont connu la baisse la plus notable du taux de chômage, celui-ci passant de 7,7 % en 2016 à 6,2 % en 2017.

Graphique 2  Graphique 2: Le taux de chômage des immigrants très récents du principal groupe d'âge actif à son plus bas depuis 2006
Le taux de chômage des immigrants très récents du principal groupe d'âge actif à son plus bas depuis 2006

Parmi les immigrants, les hommes s'en sortent mieux que les femmes

En 2017, et pour la première fois depuis 2006 — lorsque des données comparables sont devenues disponibles —, le taux de chômage des hommes immigrants du principal groupe d'âge actif était le même que celui des hommes natifs du Canada, à savoir 5,6 %.

En outre, le taux d'emploi des hommes immigrants du principal groupe d'âge actif (86,5 %) était légèrement plus élevé que celui des natifs (86,0 %). En fait, il était considérablement plus élevé chez les immigrants récents (reçus au pays depuis 5 à 10 ans) et les immigrants établis (reçus au pays depuis plus de 10 ans), se situant à 88,2 % et 87,3 % respectivement. Toutefois, le taux d'emploi des hommes du principal groupe d'âge actif qui étaient immigrants très récents (installés depuis 5 ans ou moins) était nettement plus bas, s'établissant à 82,2 %.

En revanche, les disparités sur le marché du travail sont typiquement plus prononcées chez les immigrantes, à la fois par rapport à leurs homologues de sexe masculin et par rapport aux femmes nées au Canada. Par exemple, le taux d'emploi des immigrantes du principal groupe d'âge actif était nettement plus bas que celui des femmes nées au Canada (72,0 % contre 82,0 %) en 2017, et leur taux de chômage était presque le double (7,2 % contre 4,3 %).

  Note aux lecteurs

Les données du présent communiqué proviennent de l'Enquête sur la population active (EPA), série relative aux immigrants.

Produits

Un rapport détaillé intitulé « Les immigrants sur le marché du travail canadien : Tendances récentes entre 2006 et 2017 » — paru aujourd'hui dans la Série d'analyse de la population active immigrante (Numéro au catalogue71-606-X) examine les tendances récentes du marché du travail des immigrants, notamment deux indicateurs clés : le taux d'emploi et le taux de chômage. L'analyse met l'accent sur les immigrants du principal groupe d'âge actif (25 à 54 ans). Les personnes appartenant à ce groupe d'âge sont plus susceptibles d'avoir terminé leur scolarité et de n'avoir pas encore pris leur retraite.

Le rapport examine aussi les tendances récentes du marché du travail des immigrants du principal groupe d'âge actif selon la province, le secteur d'activité, le niveau de scolarité, les caractéristiques sociodémographiques ainsi que le lieu de naissance. Une brève analyse des salaires des immigrants y figure également.

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