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Étude : Les déterminants sociaux d'un niveau élevé de souffrance mentale chez les Inuits, 2012

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Diffusion : 2015-11-17

Les Inuits qui ont déclaré avoir eu besoin de services de santé au cours des 12 mois précédant l'enquête, mais qui n'en ont pas reçu, étaient plus susceptibles d'avoir un niveau élevé de souffrance mentale que les Inuits qui n'avaient pas de besoins non satisfaits en matière de services de santé, même une fois pris en compte d'autres facteurs.

On estime que plus du quart (27 %) des hommes inuits qui ont déclaré un besoin non satisfait de services de santé éprouvaient un niveau élevé de souffrance mentale, comparativement à 17 % de ceux qui n'ont déclaré aucun besoin non satisfait de services de santé. Dans le cas des femmes inuites ayant un besoin non satisfait de services de santé, on estime que près de la moitié (47 %) avaient un niveau élevé de souffrance mentale, alors que la probabilité pour celles qui n'ont pas déclaré un tel besoin non satisfait était d'un peu moins du quart (23 %).

Ces résultats, qui sont tirés d'une nouvelle étude intitulée Les déterminants sociaux d'un niveau élevé de souffrance mentale chez les Inuits, sont fondés sur des données de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2012. L'étude mesure le rapport entre la souffrance mentale chez les Inuits et divers facteurs sociaux, économiques et culturels.

Les problèmes de santé chroniques, l'insécurité alimentaire et les faibles liens familiaux sont tous associés à un niveau élevé de souffrance mentale

Même lorsque l'on tenait compte d'autres facteurs, les Inuits qui avaient reçu un diagnostic de problème de santé physique chronique étaient plus susceptibles d'éprouver un niveau élevé de souffrance mentale que ceux qui n'avaient pas reçu un tel diagnostic. Les hommes inuits qui avaient un problème de santé chronique (30 %) étaient deux fois plus susceptibles d'éprouver un niveau élevé de souffrance mentale que ceux qui n'en avaient pas (15 %).

Cette relation s'observe aussi chez les femmes inuites : on estime que 36 % de celles ayant reçu un diagnostic de problème de santé chronique éprouvaient un niveau élevé de souffrance mentale, comparativement à 22 % de celles qui n'avaient pas un tel problème.

La sécurité alimentaire a trait à la capacité d'avoir accès à une quantité suffisante d'aliments adéquats. Plus de la moitié (53 %) des Inuits âgés de 18 ans et plus vivaient dans un ménage présentant un degré faible ou très faible de sécurité alimentaire. Dans le cas des hommes inuits, on estime que plus du quart (26 %) de ceux qui ont déclaré un degré faible ou très faible de sécurité alimentaire avaient un niveau élevé de souffrance mentale, comparativement à 10 % de ceux ayant un degré élevé ou modéré de sécurité alimentaire, après avoir pris en compte d'autres facteurs.

Dans le cas des femmes inuites, la probabilité d'avoir un niveau élevé de souffrance mentale était plus grande pour celles ayant déclaré un degré faible ou très faible de sécurité alimentaire (30 %), comparativement à celles ayant indiqué un degré élevé ou modéré de sécurité alimentaire (23 %).

La solidité des liens familiaux avait tendance à être associée à un degré de souffrance mentale plus faible. Après rajustement pour tenir compte de tous les autres facteurs considérés, les hommes inuits qui ont déclaré des liens familiaux forts ou très forts (17 %) étaient moins susceptibles d'éprouver un niveau élevé de souffrance mentale que ceux qui ont mentionné des liens familiaux modérés, faibles ou très faibles (23 %).

Il en allait de même pour les femmes inuites : 24 % de celles qui ont déclaré des liens familiaux forts ou très forts éprouvaient un niveau élevé de souffrance mentale, comparativement à 31 % de celles qui ont mentionné des liens familiaux allant de modérés à très faibles.

  Note aux lecteurs

L'Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) est une enquête nationale sur la situation sociale et économique des Autochtones (Premières Nations vivant à l'extérieur des réserves, Métis et Inuits) âgés de six ans et plus. L'EAPA de 2012 représente le quatrième cycle de l'enquête et est axé sur des questions liées à l'éducation, à l'emploi et à la santé.

Dans l'article intitulé Les déterminants sociaux d'un niveau élevé de souffrance mentale chez les Inuits, on vérifie l'association entre les déterminants sociaux de la santé et le niveau élevé de souffrance mentale. Une analyse multivariée a été effectuée afin de vérifier l'association entre les déterminants sociaux de la santé et un niveau élevé de souffrance mentale, au moyen d'un modèle de régression logistique.

Toutefois, les résultats représentent uniquement les associations entre les variables. Par conséquent, il n'est pas possible de déterminer une quelconque relation de causalité entre la souffrance mentale et les déterminants sociaux de la santé.

La souffrance mentale a été mesurée au moyen de l'échelle K10 de la détresse psychologique, une mesure non spécifique de la détresse psychologique, qui a été utilisée dans de nombreuses enquêtes fondées sur la population. L'échelle se base sur 10 questions pour évaluer le niveau de souffrance de 0 à 40.

Le niveau élevé de souffrance mentale désigne les répondants dont la cote de souffrance mentale se situait dans le quintile le plus élevé de la population à l'étude.

La sécurité alimentaire désigne la capacité d'accéder à des aliments sécuritaires, suffisants et nutritifs. L'échelle de la sécurité alimentaire a été établie à partir de six questions de l'EAPA de 2012.

Un problème de santé chronique est défini comme un état à long terme qui dure ou devrait durer six mois ou plus.

Produits

L'article « Les déterminants sociaux d'un niveau élevé de souffrance mentale chez les Inuits », qui fait partie de la publication Enquête auprès des peuples autochtones de 2012 (Numéro au catalogue89-653-X), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web, sous l'onglet Parcourir par ressource clé.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Pierre Turcotte au 613-854-1622 (pierre.turcotte@canada.ca), Division de la statistique sociale et autochtone.

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