Étude : Utilisation des méthodes de transfert de fonds électroniques
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Diffusion : 2020-10-02
Les immigrants et les résidents temporaires qui s'établissent au Canada gardent souvent des liens solides avec leur famille et leurs amis dans leur pays d'origine. Bon nombre d'entre eux leur envoient régulièrement de l'argent pour les aider à payer les dépenses courantes (éducation, logement ou soins médicaux). Ces transferts de fonds internationaux représentent une importante source de revenus pour les familles qui vivent dans des pays en développement.
La réduction du coût des transferts de fonds internationaux est l'un des objectifs de développement durable des Nations Unies pour remédier à l'inégalité du revenu. Dans le contexte de la pandémie actuelle, beaucoup d'habitants de pays en développement subissent des pressions économiques supplémentaires, notamment en raison d'une diminution des flux de transferts de fonds internationaux. Ainsi, il importe à l'heure actuelle de mieux comprendre les facteurs qui influent sur les frais d'envoi à partir du Canada.
Une nouvelle étude, « Utilisation des méthodes de transfert de fonds électroniques : leçons tirées de l'Étude sur les transferts de fonds internationaux du Canada» parue aujourd'hui dans Regards sur la société canadienne fournit des renseignements supplémentaires sur le coût exigé pour envoyer de l'argent à l'étranger, plus particulièrement sur les différences entre le coût lié aux transferts de fonds par les méthodes de transfert électroniques (sites Web des banques ou des fournisseurs de services) et traditionnelles (comptoirs de transfert d'argent ou services bancaires en personne).
Selon l'étude, les coûts associés aux méthodes de transfert électroniques sont inférieurs à ceux qui sont associés aux méthodes traditionnelles, même lorsqu'on tient compte des différences comme la région de destination ou le montant des fonds transférés. L'étude révèle également que certaines caractéristiques personnelles des personnes qui transfèrent de l'argent, y compris l'âge et le niveau de scolarité, sont associées à une plus forte probabilité d'utiliser des méthodes électroniques.
Les Canadiens ont envoyé 5,2 milliards de dollars à l'étranger en 2017
L'étude est fondée sur des données provenant de l'Étude sur les transferts de fonds internationaux menée en 2018 pour examiner les habitudes de transfert de fonds des immigrants reçus, des Canadiens naturalisés et des résidents temporaires nés dans des pays admissibles à l'Aide publique au développement (APD).
Tous les pays les moins avancés, tels que définis par les Nations Unies, ainsi que les pays à revenu faible ou intermédiaire, en fonction du revenu national brut par habitant, sont admissibles à l'APD.
Des résultats de l'Étude sur les transferts de fonds internationaux diffusés précédemment indiquent que 37 % des résidents canadiens nés dans des pays admissibles à l'APD ont transféré de l'argent à l'étranger à leur famille ou à leurs amis en 2017. En moyenne, ces Canadiens ont envoyé 2 855 $, ce qui porte le total à 5,2 milliards de dollars.
Les résultats ont également montré que la grande majorité (environ 85 %) des personnes qui ont envoyé des fonds à l'étranger avaient utilisé des méthodes de transfert en personne, tandis que 15 % d'entre elles avaient opté pour des méthodes de transfert électroniques.
Les méthodes de transfert de fonds électroniques coûtent moins cher que les méthodes traditionnelles, quelle que soit la destination des fonds
La présente étude révèle que le coût du transfert d'argent à l'étranger peut varier beaucoup entre ces deux types de méthodes. Parmi les Canadiens nés dans des pays admissibles à l'APD qui ont envoyé des fonds à l'étranger en 2017, les frais associés aux méthodes électroniques représentaient en moyenne 4,1 % des montants envoyés, comparativement à 5,8 % des montants envoyés par des méthodes de transfert traditionnelles.
Ces différences variaient selon certaines caractéristiques, y compris la région de destination et le montant envoyé. Cependant, dans toutes les régions de destination, les frais associés aux méthodes traditionnelles demeuraient nettement plus élevés que les frais associés aux méthodes électroniques, même après la prise en compte des différences relatives au montant envoyé, à la région de résidence de la personne qui a envoyé des fonds et à d'autres facteurs sociodémographiques.
Par exemple, après la prise en compte de tous ces facteurs, les frais d'envoi pour un montant de 201 $ à 300 $ en Afrique subsaharienne s'élevaient à 4,3 % pour les méthodes de transfert électroniques, par rapport à 6,4 % pour les méthodes traditionnelles.
Les personnes plus jeunes et les personnes très scolarisées qui envoient de l'argent à l'étranger sont plus enclines à utiliser une méthode électronique
D'autres facteurs étaient aussi associés à l'utilisation des méthodes de transfert d'argent électroniques plutôt que des méthodes de transfert d'argent traditionnelles.
Plus précisément, les personnes qui ont envoyé de l'argent à l'étranger en utilisant des méthodes de transfert électroniques étaient plus susceptibles d'être plus jeunes et de posséder un niveau de scolarité élevé. La probabilité d'utiliser une méthode électronique était de 25 % chez les personnes de 18 à 29 ans, par rapport à 7 % chez celles de 60 à 69 ans.
Les personnes qui ont envoyé de l'argent à leur famille et à leurs amis vivant dans des pays à revenu élevé (22 %), ainsi que celles qui en ont envoyé en Afrique subsaharienne (18 %), étaient également plus enclines à utiliser une méthode électronique (après la prise en compte d'autres facteurs).
Les perceptions personnelles sont également associées à la méthode de transfert de fonds utilisée. Dans le cadre de l'enquête, on a demandé aux répondants la raison principale pour laquelle ils ont choisi une méthode de transfert d'argent en particulier. Les répondants qui ont déclaré que le facteur le plus important pris en considération au moment d'envoyer des fonds à l'étranger était l'aspect pratique pour eux-mêmes (c'est-à-dire pour l'expéditeur) ou le coût de la méthode étaient plus susceptibles d'avoir utilisé une méthode de transfert électronique (23 % et 19 %, respectivement).
En revanche, ceux qui ont dit que la « fiabilité de la méthode » (13 %), la « rapidité » (12 %) ou « l'aspect pratique pour le destinataire » (10 %) était le facteur le plus important lors du choix d'une méthode de transfert de fonds étaient moins susceptibles d'opter pour une méthode électronique.
Note aux lecteurs
L'étude est fondée sur des données provenant de l'Étude sur les transferts de fonds internationaux (ETFI) menée en 2018. La population cible se composait des citoyens naturalisés canadiens, des immigrants reçus et des résidents temporaires de 18 ans ou plus nés dans des pays admissibles à l'Aide publique au développement (APD).
Dans le cadre de l'enquête, des données ont été recueillies sur les caractéristiques démographiques, les activités sur le marché du travail et le revenu, les transferts de fonds à l'extérieur du Canada, les méthodes utilisées pour effectuer les transferts, les renseignements concernant les transferts de fonds et les facteurs importants considérés par les répondants lorsqu'ils transfèrent des fonds.
Produits
L'étude « Utilisation des méthodes de transfert de fonds électroniques : leçons tirées de l'Étude sur les transferts de fonds internationaux du Canada », qui fait partie de la publication Regards sur la société canadienne (75-006-X), est maintenant accessible.
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