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- En 2006, les services de police du Canada, qui desservaient 87 % de la population, ont déclaré 892 crimes motivés par la haine. Ces crimes représentaient moins de 1 % des affaires signalées à la police et un taux de 3,1 affaires pour 100 000 habitants.
- Selon l'Enquête sociale générale (ESG) de 2004, qui permet de recueillir des données autodéclarées sur les perceptions des personnes à l'égard de la criminalité, 3 % des incidents étaient considérés par les victimes comme des crimes motivés par la haine.
- Les données déclarées par la police révèlent que la grande majorité des crimes de haine étaient motivés par la race ou l'origine ethnique (61 %), la religion (27 %) ou l'orientation sexuelle (10 %). Les résultats de l'ESG indiquent également que les crimes motivés par la haine de la race ou de l'origine ethnique étaient les plus courants.
- En 2006, la moitié des crimes motivés par la haine à caractère racial déclarés par la police ciblaient les Noirs, et près des deux tiers des crimes motivés par la haine de la religion étaient dirigés contre la foi juive.
- La moitié des crimes de haine déclarés par la police étaient des infractions contre les biens, habituellement des méfaits, et le tiers étaient des crimes violents. À l'inverse, les crimes de haine déclarés par les victimes dans le cadre de l'ESG étaient davantage des crimes violents que des crimes contre les biens.
- Parmi les régions métropolitaines de recensement, les plus forts taux de crimes motivés par la haine déclarés par la police ont été enregistrés à Calgary (9,1), Kingston (8,5), Ottawa (6,6), London (5,9) et Toronto (5,5). Aucun crime de haine n'a été déclaré à Saguenay, Sherbrooke, St. Catharines–Niagara et Saskatoon.
- Les crimes de haine sont plus susceptibles d'impliquer des jeunes, tant du côté de la victime que de celui de l'auteur présumé. Les taux les plus élevés de victimes de crimes violents motivés par la haine déclarés par la police se trouvaient chez les personnes de 12 à 17 ans et de 18 à 24 ans. Par ailleurs, les jeunes de 12 à 17 ans affichaient le plus fort taux d'auteurs présumés.
- La plupart des crimes violents motivés par la haine sont commis par des étrangers plutôt que par des personnes connues des victimes. En 2006, 77 % des victimes de crimes violents motivés par la haine déclarés par la police ne connaissaient pas l'auteur du crime, comparativement à 33 % des victimes d'autres crimes violents.
- Les données de l'ESG indiquent que les conséquences psychologiques des crimes ont tendance à être plus graves lorsque l'incident est motivé par la haine. En 2004, les victimes de crimes motivés par la haine ont déclaré plus souvent que les victimes d'autres crimes se sentir inquiètes lorsqu'elles se promenaient seules le soir et lorsqu'elles attendaient ou utilisaient le transport en commun.
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