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L’Enquête sur les services aux victimes (ESV) a été menée pour une deuxième fois en 2005-2006 grâce au financement assuré par le Centre de la politique concernant les victimes, du ministère de la Justice du Canada. Le questionnaire a été envoyé à 870 organismes de services1 au Canada qui, selon nos données, offraient des services ou des programmes aux victimes d’actes criminels. De ce nombre, on a déterminé que 837 organismes étaient en mesure de participer à l’enquête. Nous avons reçu des réponses de 697 organismes de services aux victimes et de 8 programmes d’indemnisation des victimes d’actes criminels, ce qui donne un taux de participation de 84 %.

Des réponses ont été obtenues auprès de 100 % des organismes à prestation de services basés sur le système de justice2, de 86 % des organismes relevant des tribunaux, de 84 % des organismes relevant de la police, de 82 % des organismes relevant de la collectivité, de 83 % des centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle, de 20 % des autres types d’organismes et de 89 % des programmes de prestations financières ou d’indemnisation aux victimes d’actes criminels.

  • Entre le 1er avril 2005 et le 31 mars 2006, 589 organismes ont déclaré avoir servi 400 017 personnes3.

Portrait des victimes le 19 avril 2006

  • Lors de l’instantané pris le 19 avril 2006, 8 080 personnes ont reçu des services de 636 organismes de services aux victimes au Canada. Parmi celles-ci, 68 % étaient de sexe féminin et 20 % étaient de sexe masculin. On ignorait le sexe de 12 % des victimes qui ont reçu des services.
  • Soixante-douze pourcent des personnes qui ont reçu des services étaient victimes de crimes contre la personne. De ce nombre, 32 % ont été agressées sexuellement, près de 4 % ont été victimes de harcèlement criminel, 3 % étaient les victimes secondaires d’homicide, près de 3 % étaient les victimes secondaires d’autres infractions causant la mort et 59 % avaient fait l’objet d’autres crimes de violence, incluant les voies de fait.
  • Le jour de l’instantané, 1 851 victimes d’agression sexuelle ont reçu des services d’aide. Parmi celles-ci, 19 % ont été agressées par un conjoint, un ex-conjoint ou un partenaire intime, 42 % ont été agressées par un autre membre de la famille et 39 % l’ont été par une personne non apparentée, comme un ami, une connaissance ou un étranger.
  • Parmi les 3 411 victimes d’autres crimes de violence, 63 % ont été agressées par un conjoint, un ex-conjoint ou un partenaire intime, 17 %, par un autre membre de la famille et 21 %, par une personne non apparentée, comme un ami, une connaissance ou un étranger4.

Portrait des organismes de services aux victimes en 2005-2006

  • Parmi les 702 organismes qui ont participé à l’enquête, 42 % relevaient de la police, 19 % relevaient de la collectivité, 17 % étaient des centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle, 8 % relevaient des tribunaux, 7 % étaient des organismes de services d’orientation et d’aide aux victimes (Ontario seulement), 7 % étaient des organismes à prestation de services basés sur le système de justice et un organisme était d’un autre type. Huit des organismes qui ont participé à l’enquête étaient des programmes de prestations financières ou d’indemnisation aux victimes d’actes criminels.
  • La majorité (92 %) des organismes ont déclaré être en mesure d’offrir des services aux personnes à mobilité réduite. De plus, 67 % des organismes ont indiqué pouvoir offrir des services aux personnes sourdes ou ayant une déficience auditive, tandis que 66 % ont déclaré pouvoir répondre aux besoins des personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle.
  • Les services directs suivants étaient les plus souvent offerts par les organismes de services aux victimes : les renseignements généraux (96 %), le soutien affectif (95 %), la liaison avec d’autres organismes au nom du client (90 %) et la planification immédiate de la sécurité (90 %).
  • En 2005-2006, 662 organismes ont déclaré avoir employé l’équivalent de 1 784 personnes rémunérées à temps plein. Entre le 1er avril 2005 et le 31 mars 2006, 556 organismes ont précisé avoir utilisé les services de 8 918 bénévoles.

Notes

  1. L’organisme est l’unité de dénombrement de l’Enquête sur les services aux victimes qui correspond à l’organisme ou au bureau par l’intermédiaire duquel les services aux victimes sont assurés. Il est à noter que dans les cas où le gouvernement provincial offre des programmes de services aux victimes dans plusieurs emplacements ou bureaux, chaque bureau est compté comme un organisme. Cette approche a été choisie pour éviter de sous-estimer l’étendue des services aux victimes dans certains secteurs de compétence.
  2. Les services compris dans ce modèle aident les victimes tout au long de leur cheminement dans le système de justice pénale, de l’étape de la police à celle des services correctionnels. Ce modèle se caractérise par la prestation de services unifiée.
  3. La période de déclaration précise peut varier. On a demandé aux organismes de fournir des renseignements pour la période de 12 mois se terminant le 31 mars 2006 ou pour leur propre exercice financier de 12 mois. Les organismes qui n’ont pu fournir de comptes annuels ou qui n’ont pas répondu à la question ont été exclus du nombre d’organismes ayant participé.
  4. La relation entre la victime et l’agresseur n’a pas été consignée pour l’homicide, les autres infractions entraînant la mort et le harcèlement criminel.