Logo StatCan et la COVID-19: Des données aux connaissances, pour bâtir un Canada meilleur Les perspectives des entreprises rurales et les répercussions de la COVID-19, troisième trimestre de 2021

Warning Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

par Andrew Balcom, Darren Ytsma, Segun Odunade, Marina Smailes et Christopher Cottin

Text begins

Compte tenu de l’augmentation des taux de vaccination et de l’assouplissement des restrictions partout au pays à l’approche de l’été, les entreprises rurales du Canada ont continué de s’adapter à l’évolution de la situation économique. Le produit intérieur brut (PIB) réel a reculé de 0,3 % au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre, après avoir enregistré trois augmentations trimestrielles consécutivesNote . En juin 2021, le PIB n’était toujours pas revenu à ses niveaux observés avant la pandémie : il était en baisse de 1,5 % par rapport à février 2020Note .

L’Enquête canadienne sur la situation des entreprises (ECSE) permet de comprendre en détail les pratiques et les attentes actuelles des entreprises, ainsi que les effets de la pandémie en cours sur les entreprises. Cette analyse est axée sur les entreprises des régions ruralesNote  et s’appuie sur les résultats de l’ECSE pour le troisième trimestre de 2021, menée du début de juillet au début d’août 2021Note .

L’augmentation des coûts des intrants était l’obstacle à court termeNote  attendu le plus souvent déclaré par les entreprises rurales à 45,1 %. Les autres défis communs auxquels les entreprises rurales s’attendaient étaient le recrutement d’employés qualifiés (37,6 %), les pénuries de main-d’œuvre (33,9 %) et le coût des assurances (33,1 %). Les difficultés prévues en ce qui a trait aux pénuries de main-d’œuvre ont augmenté par rapport au trimestre précédent et elles étaient plus fréquentes dans l’industrie des services d’hébergement et de restauration, puisque près des deux tiers des entreprises rurales de cette industrie s’attendaient à éprouver ces difficultés.

En ce qui a trait aux possibilités de travail à distance, un employeur rural sur cinq prévoyait qu’au moins certains de ses employés travailleraient principalement par télétravail à long terme. Cela était particulièrement prononcé dans l’industrie de l’immobilier, de la location et de la location à bail, où environ la moitié des entreprises rurales s’attendaient à ce qu’au moins certains de leurs employés continuent de faire du télétravail.

Plus de la moitié des entreprises rurales mettaient en œuvre une ou plusieurs pratiques environnementales ou le feront au cours de l’année à venir, réduire les déchets étant la stratégie la plus souvent citée.

L’augmentation des coûts des intrants était l’obstacle le plus couramment attendu des entreprises rurales pour le troisième trimestre consécutif

La hausse du coût des intrants est demeurée l’obstacle le plus souvent cité attendu par les entreprises rurales à court terme pour le troisième trimestre consécutif, et a continué d’augmenter tout au long de 2021, passant de 40,2 % des entreprises au premier trimestre à 45,1 % au troisième trimestreNote . L’augmentation du coût des intrants était également l’obstacle le plus fréquent pour les entreprises urbaines au troisième trimestre de 2021. Cette tendance se reflète également dans l’indice des prix des matières brutes, qui a augmenté de 37,7 % d’une année à l’autre en juillet 2021Note , et dans l’augmentation de 2,7 % du coût unitaire de la main-d’œuvre au deuxième trimestreNote .

Les défis liés au recrutement d’employés qualifiés constituaient le deuxième obstacle le plus fréquent pour les entreprises rurales (37,6 %). Au trimestre précédent, cet obstacle avait été cité par 29,4 % des entreprises dans les zones rurales. Le troisième obstacle le plus souvent cité était les pénuries de main-d’œuvre (33,9 %), la première fois en 2021 qu’il s’agissait d’un des quatre obstacles les plus courants pour les entreprises rurales.

Le coût des assurances était le quatrième obstacle le plus fréquent au troisième trimestre de 2021, avec 33,1 % des entreprises rurales prévoyant qu’il sera une difficulté à court terme. Cette situation reste pratiquement inchangée par rapport au deuxième trimestre (32,7 %), quand le coût des assurances était le deuxième obstacle le plus fréquent pour les entreprises rurales. La part des entreprises rurales qui prévoyaient n’être confrontées à aucun obstacle à court terme était de 22,7 %, en hausse de 9,0 points de pourcentage par rapport au deuxième trimestre (13,7 %).

Graphique 1 Quatre principaux obstacles auxquels les entreprises rurales devront faire face au cours des trois prochains mois

Tableau de données du graphique 1 
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1 Augmentation du coût des intrants, Recrutement d’employés qualifiés , Pénurie de main-d’œuvre et Coût des assurances, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Augmentation du coût des intrants Recrutement d’employés qualifiés Pénurie de main-d’œuvre Coût des assurances
pourcentage
Entreprises rurales 45,1 37,6 33,9 33,1
Entreprises urbaines 37,2 34,0 29,6 23,8

La pénurie de main-d’œuvre devrait toucher près des deux tiers des entreprises rurales dans l’industrie des services d’hébergement et de restauration

Le pourcentage d’entreprises rurales qui prévoyaient que la pénurie de main-d’œuvre serait un obstacle à court terme est passé de 27,1 % au deuxième trimestre à 33,9 % au troisième trimestre. Les services d’hébergement et de restauration avaient le plus haut taux d’entreprises qui s’attendaient à rencontrer des difficultés liées à une pénurie de main-d’œuvre au troisième trimestre, soit 64,7 %. Les entreprises urbaines dans l’industrie des services d’hébergement et de restauration s’attendaient également à faire face à des pénuries de main-d’œuvre (59,2 %). Les autres industries qui comptaient également une grande proportion d’entreprises rurales qui s’attendaient à rencontrer des difficultés en raison d’une pénurie de main-d’œuvre comprenaient les soins de santé et l’aide sociale (46,4 %), le commerce de gros (45,9 %), l’administration et le soutien, la gestion des déchets et les services d’assainissement (45,4 %), l’industrie manufacturière (43,0 %) et le commerce de détail (42,9 %).

Même si une part croissante des entreprises rurales dans la plupart des industries citaient la pénurie de main-d’œuvre comme un obstacle futur entre le deuxième et le troisième trimestre de 2021, certaines industries ont signalé une baisse d’un trimestre à l’autre. Plus précisément, la part des entreprises rurales dans les services financiers et d’assurance qui s’attendaient à des difficultés liées à une pénurie de main-d’œuvre a diminué de 11,7 points de pourcentage par rapport à 21,7 % auparavant, et dans la fabrication, qui a diminué de 9,7 points de pourcentage par rapport à 52,7 % auparavant.

Dans la majorité des industries, les entreprises rurales comptaient une plus grande part de pénurie de main-d’œuvre que leurs homologues urbains, les différences les plus importantes étant le commerce de gros (20,1 points de pourcentage) ainsi que les soins de santé et l’aide sociale (18,3 points de pourcentage). En revanche, les autres services (à l’exception de l’administration publique) et les services financiers et d’assurance affichaient les taux les plus élevés parmi les entreprises urbaines, dépassant les entreprises rurales dans la prévision d’une pénurie de main-d’œuvre, respectivement de 11,9 points de pourcentage et de 9,7 points de pourcentage.

Graphique 2 Pourcentage des entreprises rurales qui s’attendent à ce que la pénurie de main-d’œuvre constitue un obstacle futur, par industrie

Tableau de données du graphique 2 
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Industrie (titres de rangée) et Troisième trimestre de 2021
et Deuxième trimestre de 2021, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Industrie Troisième trimestre de 2021
Deuxième trimestre de 2021
pourcentage
Toutes les industries 33,9 27,1
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 29,4 23,1
Extraction minière, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 17,7 17,5
Construction 33,8 32,2
Fabrication 43,0 52,7
Commerce de gros 45,9 30,5
Commerce de détail 42,9 38,8
Transport et entreposage 27,3 15,6
Industrie de l'information et industrie culturelle 17,3 18,2
Finance et assurances 10,0 21,7
Services immobiliers et services de location et de location à bail 20,3 11,2
Services professionnels, scientifiques et techniques 18,5 11,5
Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d'assainissement 45,4 41,1
Soins de santé et assistance sociale 46,4 31,0
Arts, spectacles et loisirs 35,3 25,1
Services d'hébergement et de restauration 64,7 39,1
Autres services (sauf les administrations publiques) 17,2 13,5

La majorité des entreprises rurales n’ont pas l’intention de mettre en œuvre une forme de télétravail de façon permanente après la COVID-19

L’adoption de la technologie de télétravail devenant de plus en plus fréquente en milieu de travail, les entreprises ont commencé à planifier leurs arrangements en matière de main-d’œuvre une fois la pandémie de COVID-19 terminée. Toutefois, la majorité des entreprises dans les régions rurales et urbaines prévoyaient qu’une fois la pandémie de COVID-19 terminée, elles n’auraient plus d’employés qui travailleraient principalement par télétravail (79,1 % en milieu rural, 70,8 % en milieu urbain). Dans les régions rurales, 8,9 % des entreprises s’attendaient à ce que 100 % de leurs employés fassent du télétravail après la pandémie, tandis que 12,0 % ont indiqué que certains de leurs employés feraient du télétravail après la fin de la pandémie. Pour les entreprises urbaines, ces pourcentages étaient respectivement de 9,9 % et de 19,2 %.

Selon les résultats de juin 2021 de l’Enquête sur la population active, la possibilité de travailler à distance a varié en fonction du secteur. Dans le cas du principal employeur rural, c’est-à-dire les soins de santé et l’assistance sociale, 28,8 % des travailleurs (ruraux et urbains) ont déclaré avoir été en mesure de travailler à domicile pendant la pandémie, comparativement à une moyenne intersectorielle de 42,3 %. Dans le cas des quatre principaux employeurs ruraux suivants, cette proportion s’est établie à 58,5 % pour le commerce de détail, à 20,9 % pour la fabrication, à 12,3 % pour la construction, et à 4,8 % pour l’agricultureNote , Note .

Dans les régions rurales, le taux le plus élevé parmi les industries qui s’attendaient à ce qu’au moins certains employés utilisent le télétravail après la pandémie était dans les services immobiliers et services de location et de location à bail, à 50,9 %. Cette industrie présentait également l’une des plus grandes différences entre les entreprises rurales et urbaines, soit 18,6 points de pourcentage.

Parmi les entreprises qui prévoient mettre en œuvre au moins une certaine forme de télétravail dans l’avenir d’après pandémie, 7,3 % de celles qui se trouvent dans les régions rurales prévoyaient une diminution de la taille de leurs emplacements de bureaux en raison du fait qu’une partie de leur main-d’œuvre fait du télétravail, soit environ la moitié de la proportion pour les entreprises urbaines (15,8 %).

Graphique 3 Pourcentage d’entreprises rurales qui prévoyaient continuer à travailler principalement en télétravail une fois la pandémie de COVID-19 terminée, par industrie

Tableau de données du graphique 3 
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Industrie (titres de rangée) et Pas de télétravail (moins de 1 %), Un peu de télétravail (de 1 % à moins de 100 %) et Télétravail complet (100 %), calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Industrie Aucun télétravail (moins de 1 %) Télétravail partiel (de 1 % à 99 %) Télétravail complet (100 %)
pourcentage
Toutes les industries 79,1 12,0 8,9
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 89,3 5,4 5,3
Extraction minière, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 83,6 13,5 2,9
Construction 77,3 7,1 15,6
Fabrication 76,7 11,9 11,5
Commerce de gros 73,8 19,2 6,9
Commerce de détail 82,3 12,3 5,4
Transport et entreposage 84,9 11,6 3,4
Industrie de l'information et industrie culturelle 68,3 28,0 3,7
Finance et assurances 55,6 31,8 12,6
Services immobiliers et services de location et de location à bail 49,0 32,4 18,5
Services professionnels, scientifiques et techniques 57,5 24,0 18,5
Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d'assainissement 68,5 9,4 22,1
Soins de santé et assistance sociale 79,1 16,7 4,1
Arts, spectacles et loisirs 84,6 11,9 3,4
Services d'hébergement et de restauration 89,3 9,3 1,3
Autres services (sauf les administrations publiques) 88,9 5,9 5,1

La réduction des déchets était la pratique environnementale la plus courante pour les entreprises rurales et urbaines

Dans l’ensemble, les entreprises rurales étaient légèrement moins susceptibles que les entreprises urbaines d’avoir mis en œuvre ou de prévoir de mettre en œuvre des pratiques environnementales au cours des 12 prochains mois (58,0 % et 60,3 %, respectivement). Les résultats du troisième trimestre montrent que 36,5 % des entreprises rurales et 39,6 % des entreprises urbaines avaient déjà mis en œuvre la réduction de leurs déchets ou prévoyaient le faire. En outre, 33,2 % des entreprises des régions rurales et 35,3 % des entreprises dans les régions urbaines avaient l’intention d’encourager leurs employés à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement. Environ le quart des entreprises rurales (26,0 %) et urbaines (25,9 %) avaient l’intention de réduire leur consommation d’énergie ou d’eau. Environ les deux cinquièmes des entreprises rurales (42,0 %) et urbaines (39,7 %) n’avaient aucune pratique environnementale en place et n’avaient pas l’intention d’en mettre en œuvre.

Méthodologie

Du 2 juillet au 6 août, des représentants des entreprises de partout au Canada ont été invités à répondre à un questionnaire en ligne sur la manière dont la COVID-19 affecte leur entreprise. Cette itération de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprisesNote  repose sur un échantillon stratifié aléatoire d’entreprises comptant des employés, qui ont été classées selon leur région géographique, leur secteur d’activité et leur taille. L’estimation des proportions se fait à l’aide de poids calibrés afin de calculer les totaux de population dans les domaines d’intérêt.

Les entreprises étaient classées comme rurales ou urbaines en fonction de leur situation géographique. Le Fichier des limites des subdivisions de recensement de 2016 a été utilisé pour déterminer toutes les subdivisions de recensement (SDR) des entreprises en fonction de leur emplacement. Les entreprises situées dans des SDR classées comme des régions métropolitaines de recensement ou des agglomérations de recensement ont été classées comme régions urbaines. Toutes les entreprises situées dans d’autres emplacements étaient classées comme rurales.

Références

Statistique Canada. (2021). Enquête canadienne sur la situation des entreprises, troisième trimestre de 2021.

Statistique Canada. (2021). Enquête canadienne sur la situation des entreprises, deuxième trimestre de 2021.

Date de modification :