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Rapport de situation – Septembre 2007

Récolte

En Alberta et en Saskatchewan, le progrès de la récolte a été légèrement plus lent qu’en 2006, car des pluies ont retardé les opérations dans certaines régions. La récolte de céréales du Manitoba s’est achevée tôt, mais celles du lin, du soya et du tournesol ont été retardées par des chutes de pluie localisées. On a signalé que les ensemencements de blé d’hiver étaient importants parce que les terres étaient en général disponibles tôt et parce que les prix du blé étaient élevés. En Ontario, la récolte de soya était presque terminée à la fin de septembre, mais les rendements étaient variables. On s’attendait à ce qu’une quantité record de blé d’hiver soit semée dans l’est du Canada également.

Stocks de céréales de fin d’année

Au 31 juillet 2007, les stocks canadiens de la plupart des céréales, sauf le lin, ont baissé par rapport au début d’année. Les stocks de tout le blé ont chuté de près de 30 %, malgré une augmentation des approvisionnements, à cause de l’importance des exportations et de la demande intérieure. La demande de blé du secteur de l’éthanol s’est accrue considérablement par rapport à l’année précédente. La faible production d’orge en 2006 a entraîné une baisse des stocks de fermeture, malgré une régression des exportations. Par contraste, l’offre d’avoine était forte, mais les exportations d’avoine vers les États-Unis étaient très importantes en 2006‑2007, ce qui a ramené les stocks à 556 000 tonnes. Il s’agit d’un niveau bien inférieur à la moyenne quinquennale de 704 000 tonnes. Les stocks de canola ont fléchi légèrement par rapport à juillet 2005‑2006, car le broyage intérieur et les exportations étaient en légère augmentation. Par comparaison aux autres céréales, les stocks de lin ont augmenté pour une troisième année pour atteindre le niveau le plus élevé depuis juillet 2000. Les stocks sont demeurés élevés après deux années de forte production, malgré d’importantes exportations vers l’Europe de l’Ouest, la Chine et les États-Unis.

Le ralentissement de la production a ramené les stocks totaux de pois aux niveaux de fin d’année de 2003‑2004, après deux années d’importants reports des stocks. L’offre de lentilles a fléchi en 2006‑2007, car la production est revenue à des niveaux plus normaux après la récolte record de 2005. Les exportations, particulièrement vers l’Asie, étaient solides, ce qui a également contribué à réduire les stocks de fermeture de fin d’année à un niveau inférieur à la moyenne quinquennale. Les stocks de moutarde ont chuté après deux années d’importants reports des stocks. Une régression de la superficie ensemencée en 2006 et un fléchissement des rendements ont abouti à des réductions de la production, de l’offre et des stocks. La situation était semblable pour les graines de l’alpiste des Canaries. Les stocks de semences de tournesol de juillet étaient légèrement inférieurs à la moyenne quinquennale, à la suite de la réduction des approvisionnements abondants par de fortes livraisons à l’exportation vers les États-Unis et les Émirats arabes unis. Les stocks de fermeture de pois chiches ont diminué pendant plusieurs années, les stocks au 31 juillet 2007 s’établissant seulement à 10 000 tonnes. L’offre a été importante au cours des deux précédentes campagnes agricoles, et les exportations de 2006‑2007 avaient presque doublé, par suite de fortes augmentations des expéditions vers l’Europe de l’Ouest et le Moyen-Orient.

Au 31 août 2007, les stocks de soya avaient fléchi de façon minimale par rapport aux niveaux record de 2006 et étaient toujours importants. L’offre colossale n’a pas été fortement réduite par d’importantes exportations. Au 31 août 2007, les stocks de maïs avaient chuté de 33 % par rapport à août 2006, principalement à cause de l’accroissement de l’utilisation industrielle dans l’est du Canada. Les stocks s’établissaient à 1,343 million de tonnes comparativement à la moyenne quinquennale de 1,422 million de tonnes.

La sécheresse réduit la récolte australienne

Après des perspectives prometteuses, le temps sec a sensiblement réduit le rendement des cultures en Australie. Il s’agit de la deuxième année où la sécheresse a été un facteur important. La production de 2007‑2008 sera supérieure à celle de l’année précédente, mais elle restera bien inférieure à la moyenne quinquennale. Selon les prévisions, la production de blé devait atteindre 15,5 millions de tonnes en 2007‑2008, ce qui dépasse les 9,8 millions de tonnes récoltées en 2006‑2007, mais qui représente une baisse de 7 millions de tonnes par rapport aux prévisions de juin. La situation était semblable pour l’orge et le canola.

Offre et demande de céréales secondaires

L’USDA a augmenté la production de maïs américaine en septembre par rapport à ses estimations d’août. Le rendement devrait être le deuxième par ordre d’importance dans les annales. On prévoit également que les approvisionnements de maïs devraient atteindre un niveau record. L’USDA a augmenté sa prévision des stocks de fermeture du maïs de 2007‑2008 en s’appuyant sur l’augmentation de la production, et ceci malgré l’augmentation des exportations prévues. Globalement, l’augmentation des estimations de production s’est traduite par des stocks de fin d’année prévus plus importants, lorsqu’on les compare aux prévisions d’août.

Nouvelle usine de biodiesel

Heartland Bio-Resources commencera la production de biodiesel à partir d’huile de canola en octobre. L’installation de Winkler (Manitoba) devrait ajouter une installation de broyage pour fabriquer sa propre huile de canola à l’avenir. Il existe un certain nombre d’autres sociétés qui effectuent des études de faisabilité pour des usines de biodiesel, avec l’aide de subventions fédérales.

Prix

Les prix étaient généralement à la hausse au cours du mois de septembre.

Le dollar canadien a atteint la parité avec le dollar américain. Il s’est renforcé après que la Réserve fédérale eut réduit les taux d’intérêt aux États-Unis, afin de rendre le logement plus abordable. L’appréciation du dollar canadien a en outre été soutenue par les gains des prix du pétrole brut. La vigueur du dollar canadien a fait baisser les prix que les agriculteurs canadiens obtiennent pour leurs céréales, car les marchés établissent les prix des céréales principalement en dollars américains.

Les prix du blé ont continué de monter en flèche, à mesure que la demande mondiale dépassait l’offre. Des problèmes météorologiques dans l’Union européenne, en Australie et en Argentine et une faible récolte au Canada ont réduit les approvisionnements exportables, au moment où les stocks mondiaux étaient bas et la demande forte. Le Département de l’Agriculture des États-Unis a prévu pour 2007‑2008 que les stocks de fermeture de blé seront à leur niveau le plus bas depuis 1973‑1974. L’USDA prévoit que les stocks diminueront et que les exportations américaines demeureront fortes, car le resserrement des réserves mondiales améliore les perspectives des ventes de blé américaines. Les usines d’éthanol de l’Ouest canadien proposaient 220 $ la tonne pour le blé livré directement à leurs usines pour garantir un approvisionnement suffisant. Les prix mondiaux élevés devraient aboutir à une augmentation des ensemencements en 2008, ce qui pourrait exercer une pression à la baisse sur les prix.

Les prix du maïs ont continué à subir la pression de la récolte, mais les prix élevés du blé et l’achat de fonds ont limité les baisses. En milieu de mois, le maïs a été renforcé par le chiffre de production de soya de l’USDA, qui était légèrement inférieur à ce qui était attendu et qui a fait grimper le prix du soya.

Des données favorables de la production végétale de l’USDA et des prix plus élevés pour l’huile de soya, conjugués à l’achat de fonds, ont entraîné les prix du soya à la hausse. Ceux-ci ont atteint de nouveaux sommets à la mi‑septembre, car le gel dans le Upper Midwest des États-Unis et la perte éventuelle de rendement ont été pris en compte dans les tableaux de bilan qui étaient déjà resserrés. La pensée que le temps sec au Brésil pourrait réduire la superficie ensemencée, ainsi que le besoin de rationner la demande, ont également apporté un soutien.

Les prix du canola ont rebondi à la suite de l’accroissement des prix du soya et des semences de tournesol pour atteindre de nouveaux sommets. Les prévisions d’une régression de la superficie et des stocks par suite des prévisions d’une augmentation des ensemencements de blé et des achats des broyeurs ont limité les baisses.

Les prix de l’orge canadienne ont monté en flèche à la suite de nouvelles que la Commission canadienne du blé pourrait acheter de l’orge de sociétés de silos-élévateurs aux fins d’exportations. Les nouvelles d’un fléchissement de l’offre mondiale entraîné par les restrictions imposées par la Russie sur les exportations d’orge ont renforcé davantage les prix. Les prix ont également été étayés par le resserrement des approvisionnements de blé fourrager au Canada et des observations au sujet de la détérioration de la qualité de l’orge albertaine qui est toujours en champ.

Les marchés des légumineuses et des cultures spéciales ont généralement été calmes, car les producteurs terminaient la récolte et le travail d’automne sur le terrain. Les prix sont demeurés forts pour la plupart des cultures spéciales, principalement en raison de la forte demande d’exportation. Les prix des pois secs sont restés stables, les prix des pois alimentaires s’échelonnant entre 2 $ et 3 $ le boisseau au‑dessus des prix des pois fourragers. Les prix des pois alimentaires étaient étayés par un solide programme d’expédition à l’exportation dans l’Ouest canadien et par la volonté des utilisateurs finaux d’acheter des pois fortement blanchis aux fins de transformation. Il y a eu peu de changements sur le marché des pois chiches, les prix étant demeurés stables pour les pois chiches Kabuli et Desi. Les prix des lentilles ont grimpé sous la poussée de l’augmentation des soumissions des producteurs dans l’Ouest canadien. Les soumissions de lentilles vertes ont progressé de 0,75 $ à 1 $ le quintal. Les soumissions de lentilles rouges sont demeurées stables pour les produits de catégorie no 1 et ont augmenté de 1,25 $ le quintal pour les produits de catégorie no 2. Les prix de la moutarde brune et de la moutarde orientale sont demeurés forts, et celui de la moutarde jaune était légèrement plus élevé. Les prix des graines de l’alpiste des Canaries ont augmenté de 0,50 $ la livre au niveau du producteur.