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Qualité de l’air
Émissions de gaz à effet de serre
Qualité de l’eau douce
Établir un lien entre les indicateurs, la société et l’économie
Qualité de l’air
Les indicateurs de la qualité de l'air donnent un suivi des mesures de l'exposition à long terme des Canadiens à l'ozone troposphérique et aux particules fines (P2,5) pendant la saison chaude (1er avril au 30 septembre). Un lien a été établi entre ces éléments, qui sont deux des principaux composants du smog, et les impacts négatifs sur la santé, allant des troubles respiratoires mineurs à l'hospitalisation et à la mort prématurée. Des études indiquent que des effets néfastes sur la santé peuvent se produire même si seulement de faibles concentrations de ces polluants se trouvent dans l'air.
- De 1990 à 2005, l'indicateur d'exposition à l'ozone a révélé une hausse moyenne de 0,8 p. 100 par année à l'échelle nationale, ce qui représente une augmentation globale d'environ 12 p. 100 pour cette période (plus ou moins 10 points de pourcentage, soit une augmentation se situant entre 2 p. 100 et 22 p. 100, à un niveau de confiance de 90 p. 100). En 2005, les concentrations d'ozone les plus élevées ont été enregistrées aux stations situées dans le sud de l'Ontario. Plusieurs stations du sud du Québec et de l'Alberta ont également enregistré des concentrations élevées d'ozone.
- Entre 1990 et 2005, l'indicateur d'exposition à l'ozone a augmenté uniquement dans deux régions – dans le sud de l'Ontario, de 17 p. 100 (plus ou moins 13 points de pourcentage, soit une augmentation se situant entre 4 p. 100 et 30 p. 100, à un niveau de confiance de 90 p. 100), et dans le sud du Québec, de 15 p. 100 (plus ou moins 12 points de pourcentage, soit une augmentation se situant entre 3 p. 100 et 27 p. 100, à un niveau de confiance de 90 p. 100). Dans les autres régions, l'indicateur d'exposition à l'ozone n'affichait aucune tendance à la hausse ou à la baisse statistiquement significative.
- De 2000 à 2005, l'indicateur d'exposition aux P2,5 n'affichait aucune tendance à la hausse ou à la baisse statistiquement significative, autant à l'échelle nationale que régionale. En 2005, les concentrations de P2,5 les plus élevées ont été enregistrées aux stations dans le sud de l'Ontario et dans le sud du Québec.
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Émissions de gaz à effet de serre
- En 2005, on a estimé que les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada ont atteint 747 mégatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone, une hausse de 25 p. 100 par rapport à 1990.
- En 2005, les émissions du Canada étaient 33 p. 100 plus élevées que l’objectif à atteindre conformément au Protocole de Kyoto établie de 563 mégatonnes, soit 6 p. 100 sous le niveau de base de 1990.
- Plus récemment (2003 à 2005), la croissance des émissions avait ralenti, principalement en raison d'une importante réduction des émissions issues de la production d'électricité (réduction du charbon et augmentation de la production hydroélectrique et nucléaire), jumelées avec une diminution de la demande de combustibles de chauffage en raison des hivers plus doux et d'un taux réduit de l'accroissement de la production de combustibles fossiles.
- Dans l'ensemble, la production et la consommation d'énergie représentaient environ 82 p. 100 des émissions totales de GES au Canada en 2005. De 1990 à 2005, ces émissions ont augmenté de 29 p. 100, soit 90 p. 100 de la croissance des émissions totales de GES enregistrées au Canada sur une période de 16 ans.
- La quantité de gaz à effet de serre émis par unité d'activité économique était de 17,8 p. 100 inférieure en 2005 qu’en 1990. Cependant, la croissance de l'ensemble des activités économiques a causé une augmentation de l'utilisation totale de l'énergie et des émissions de GES.
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Qualité de l’eau douce
Cet indicateur, en tant qu'indice de la qualité de l'eau basé sur de nombreux paramètres chimiques et physiques, évalue la qualité de l'eau douce de surface en ce qui a trait à la protection de la vie aquatique (par exemple, les poissons, les invertébrés et les plantes) Il n'évalue pas la qualité de l'eau à des fins de consommation ou d'utilisation par les humains. En ce moment, les données disponibles ne sont pas suffisantes pour établir tendances nationales pour cet indicateur. Celui-ci est fondé sur des données recueillies de 2003 à 2005.
- Parmi les 359 sites de surveillance du sud du Canada, la qualité de l'eau douce était considérée comme « bonne » ou « excellente » dans 44 p. 100 des sites, « moyenne » dans 33 p. 100 des sites, et « médiocre » ou « mauvaise » dans 23 p. 100 des sites.
- La qualité de l'eau douce de 36 sites du nord du Canada était considérée comme « bonne » ou « excellente » dans 56 p. 100 des sites, « moyenne » dans 31 p. 100 des sites, et « médiocre » ou « mauvaise » dans 14 p. 100 des sites.
- Le phosphore, un élément nutritif provenant principalement des activités humaines et un facteur clé de l'indice de la qualité des eaux, représente l'une des principales préoccupations concernant la qualité de l'eau douce de surface au Canada. Dans 127 des 344 sites de surveillance du sud du Canada, les taux de phosphore dépassent les limites établies conformément aux recommandations sur la qualité de l'eau pour la vie aquatique dans plus de la moitié des cas.
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Établir un lien entre les indicateurs, la société et l’économie
- L'envergure, la répartition et la densité de la population jouent un rôle important dans le constat de l'incidence des activités humaines sur l'environnement. De 1990 à 2005, la population du Canada a augmenté de 17 p. 100, passant de 27,7 millions à 32,3 millions de personnes. Avec un nombre croissant de personnes vivant dans et à proximité des zones urbaines, les possibilités d’impacts sur la qualité de l’eau de surface et de l’air au niveau local et régional sont multipliées. De 1991 à 2006, la population urbaine a augmenté de 21 p. 100 tandis que la population rurale a chuté de 2 p. 100.
- La croissance économique a comme avantage l’augmentation du revenu, mais peut également mener à des pressions sur l’environnement plus soutenues. La croissance économique a mené, par exemple, à une plus grande utilisation énergétique par les industries, qui par la suite a mené à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques. Néanmoins, certaines grandes industries énergivores deviennent plus efficaces sur le plan énergétique et par conséquent atténuent quelque peu l’augmentation des émissions. À titre d’exemple, l’industrie manufacturière a réduit de 33 p. 100 ses besoins énergétiques pour produire une unité de biens et de services entre 1990 et 20021. Toutefois, l’augmentation totale des ventes de biens et services pour l’industrie manufacturière a pris une avance sur les améliorations fondées sur le rapport énergie-efficacité, ce qui a mené à une augmentation totale de 4 p. 100 de l’utilisation énergétique totale dans le secteur manufacturier.
- Les habitudes de consommation ont également un effet sur l’environnement. Par exemple, près d’un cinquième (17 p. 100) de l’énergie consommé au Canada est directement utilisée par les ménages pour le chauffage et l’alimentation électrique domiciliaires, ce qui impacte autant la qualité de l’air que les émissions de gaz à effet de serre.
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Notes
- Les calculs sont fondés sur la production brute réelle (la valeur des rentes d’une industrie donnée corrigée pour l’inflation)