Activités de soutien

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Pour en savoir plus sur l’ensemble du programme, communiquez avec :
Mike Hidiroglou (613-951-0251, mike.hidiroglou@statcan.gc.ca).

Séries chronologiques

La recherche sur les séries chronologiques a pour objectif de maintenir un haut niveau de compétence et d’offrir les consultations nécessaires dans ce domaine, de concevoir et de mettre à jour des outils en vue d’appliquer des solutions aux problèmes que posent les séries chronologiques dans des situations réelles, ainsi que d’étudier les problèmes courants pour lesquels il n’existe aucune solution connue ou acceptable.

Les projets se répartissent en sept sous-catégories :

  • Consultation concernant les séries chronologiques (y compris l’élaboration de cours)
  • Traitement et désaisonnalisation des séries chronologiques
  • Soutien du logiciel G-Series (étalonnage et réconciliation)
  • Calendarisation
  • Modélisation et prévision
  • Estimation de la tendance
  • Autres projets de recherche et du développement (R-D) sur les séries chronologiques

Consultation

Dans le cadre de son mandat, le Centre de recherche et d’analyse en séries chronologiques (CRASC) a offert des consultations en réponse aux demandes de divers clients. Les sujets les plus fréquemment abordés durant la période visée par le rapport demeurent la modélisation, la prévision et l’utilisation d’outils de désaisonnalisation aux fins de la validation et de l’assurance de la qualité des données.

Les membres du CRASC continuent de participer à divers groupes d’analyse et de diffusion tels que le forum des analystes du Quotidien et le nouveau forum sur la désaisonnalisation et les signaux économiques. Un examen détaillé des méthodes directes et indirectes a été présenté au forum sur la désaisonnalisation et les signaux économiques. De plus, les membres du CRASC ont rencontré divers visiteurs internationaux afin de discuter des enjeux touchant les séries chronologiques, et ils ont examiné des articles pour des revues externes.

On a préparé un document offrant un aperçu de la désaisonnalisation à l’intention des non-spécialistes (Fortier et Gellatly, 2014).

Traitement et désaisonnalisation des séries chronologiques

Ce projet vise à surveiller les activités de haut niveau liées au soutien et au développement d’un système de traitement des séries chronologiques. La désaisonnalisation est effectuée à l'aide de X-12-ARIMA (pour l’analyse et le développement ou la production) ou de Proc X12 de SAS (pour la production).

Le système de traitement des séries chronologiques a été mis à jour afin d’améliorer la robustesse de la plate-forme d’installation, d’inclure davantage de critères diagnostiques sur les risques de valeurs aberrantes saisonnières et extrêmes, et d’accroître la souplesse du module d’attribution de noms. D’autres petits ajustements et améliorations mineures ont également été apportés et documentés dans les rapports mensuels.

Les nouvelles lignes directrices sur la sélection des options de désaisonnalisation dans le contexte des exercices de déflation ont fait l’objet d’essais supplémentaires et se sont avérées valides.

Diverses approches novatrices ayant pour but de traiter la situation économique instable ont été illustrées et consignées par Matthews, Ferland, Patak et Fortier (2013). Cet article fournit des exemples récents de désaisonnalisation qui ont donné des résultats intéressants à l’extérieur du cadre des options habituelles.

En réponse aux enjeux liés à l’apparente augmentation de la volatilité d’indicateurs importants, tels que l’Enquête sur la population active, diverses mesures de lissage ont été calculées et présentées pour l’Enquête sur la population active (Le Petit et Fortier, 2014).

Soutien du logiciel G-Series (étalonnage et réconciliation)

L’étalonnage s’entend des techniques utilisées pour s’assurer de la cohérence entre les données des séries chronologiques d’une variable cible mesurée à diverses fréquences, par exemple, infra-annuellement et annuellement. La réconciliation est une méthode utilisée pour imposer des contraintes d’agrégation simultanées aux tableaux de séries chronologiques, de sorte que les sommes des « cellules » des séries soient égales aux « totaux de marge » de la série appropriée. Nous élaborons des procédures SAS afin de mettre en œuvre les solutions d’étalonnage et de réconciliation dans le logiciel généralisé G-Series.

Un soutien à la récente version G-Series 1.04.001 a été fourni, au besoin. Des plans ont été adoptés afin que la prochaine version du système soit conçue en 2014-2016. L’objectif est d’ajouter une nouvelle procédure ou solution d’équilibrage à l’ensemble des procédures disponibles dans G-Series. La procédure d’équilibrage conviendra à la fois aux contraintes linéaires généralisées et aux contraintes de non-négativité. Il sera alors possible de traiter des règles de rapprochement plus complexes et de faciliter la calendarisation avec l’étalonnage. Une revue de la littérature sur les progrès à venir est en cours d’élaboration. L’accent sera mis sur l’approche du Bureau of Economic Analysis et sur les expériences de Statistics Netherlands.

Calendarisation

Cette sous-catégorie englobe les travaux de soutien et de développement de méthodes de calendarisation tant sous l’angle de l’étalonnage que des techniques les plus récentes d’interpolation par splines. Les récentes expériences ont été présentées à Statists Netherlands et à l’atelier ESSnet Admin Data (Fortier, 2013). De plus, des exemples illustratifs de Quenneville, Picard et Fortier (2013) ont été présentés au Joint Statistical Meeting 2013.

Le lien entre les différentes méthodes (y compris la relation entre les modèles du filtre Hodrick Prescott, les splines et les modèles d'espaces d’états) ont été définis de manière plus détaillée (Picard, 2014).

Le module d’étalonnage du système de traitement des séries chronologiques a été adapté pour effectuer la calendarisation.

Estimation de la tendance

Un nouveau projet a été lancé afin d’étudier la possibilité de réintroduire des lignes de tendance dans nos publications officielles (particulièrement dans Le Quotidien). Diverses méthodes ont été examinées, en commençant par la revue de la littérature, puis en réalisant une étude de simulation avec un ensemble réduit de méthodes. Les résultats, qui encouragent l’utilisation d’une ligne de tendance-cycle obtenue avec une variante de Dagum et Luarti (2009) dans nos graphiques publiés, ont été présentés à divers comités internes (Fortier, Picard et Matthews, 2013). Des approches en matière de publication seront mises à l’essai l’an prochain dans le cadre de groupes de discussion formés de nos lecteurs.

Autres projets de R-D sur les séries chronologiques

Dans cette catégorie, le sous-projet le plus important est la création d’un intervalle de confiance relatif aux données désaisonnalisées. Bien que de nombreuses approches aient été examinées par le passé, elles n’ont jamais été utilisées pour la production de statistiques officielles, ou ne l’ont été que rarement. L’approche prometteuse étudiée à l’heure actuelle consiste à utiliser des modèles d’espaces d’états pour imiter le lisseur de long terme représentant l’algorithme X-11, avec une extension permettant de tenir compte d’une composante d’erreur d’échantillonnage. Les idées fondamentales et leurs liens avec la littérature existante ont été résumés par Quenneville (2013).

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Susie Fortier (613 951-4751, susie.fortier@statcan.gc.ca).

Bibliographie

Dagum, E.B., et Luati, A. (2009). A cascade linear filter to reduce revisions and false turning points for real time trend-cycle estimation. Econometric Reviews, 28, 1-3, 40-59.

Centre de ressources en couplage d’enregistrements

Les objectifs du Centre de ressources en couplage d’enregistrements (CRCE) consistent à offrir des services de consultations aux utilisateurs internes et externes des méthodes de couplage d’enregistrements, y compris des recommandations concernant les logiciels et les méthodes à utiliser et des travaux concertés sur les applications de couplage d’enregistrements. Nous avons pour mandat d’évaluer diverses méthodes de couplage d’enregistrements et divers progiciels de couplage d’enregistrements et, au besoin, de développer des prototypes de logiciel intégrant des méthodes non offertes dans les progiciels existants. Nous facilitons aussi la diffusion de l’information concernant les méthodes, les logiciels et les applications de couplage d’enregistrements aux personnes intéressées à l’intérieur et à l’extérieur de Statistique Canada.

Consultation

Nous avons continué à offrir, au besoin, des conseils sur les projets de couplages d’enregistrements en réponse aux demandes des utilisateurs internes et externes. De plus, nous avons offert un soutien à l’équipe de développement du système G-Coup, notamment en participant aux réunions du groupe de travail sur le couplage d’enregistrements de la Division de l’ingénierie des systèmes (DIS) de la Méthodologie, et aux réunions du groupe des utilisateurs du couplage d’enregistrements. L’équipe a aidé à résoudre certains problèmes avec la version 3.0 de G-Coup. En outre, nous avons appuyé le travail de la direction sur le couplage d’enregistrements à titre de ressource sur G-Coup, et mis à jour l’inventaire des couplages réalisés à la direction. Nous avons offert un soutien au couplage d’enregistrements portant sur les données sur la santé et les données sur la justice, et nous avons aidé à attirer l’attention de la Division de la statistique de la santé et de l’équipe G-Coup de la DIS sur les problèmes rendement de G-Coup et de migration entre le SGCE et G-Coup. Nous avons travaillé sur les couplages de l’Environnement de couplage d’enregistrements du domaine social (ECEDS) et utilisé les couplages pour mettre à l’essai sur le terrain les caractéristiques de G-Coup 3.0 et élaborer des approches plus systématiques et ayant un meilleur fondement théorique pour définir et ajuster les couplages d’enregistrements.

Technique d’ajustement pour les enregistrements non couplés

Nous avons travaillé à l’élaboration d’une technique d’ajustement fondée sur la repondération pour corriger le problème des enregistrements non couplés. Les enregistrements non couplés sont produits par des paires d’enregistrements manquantes et appartenant à une même unité. Une étude empirique a été réalisée entre l’ESCC 3.1 et la Base de données sur les congés des patients (BDCP) de 2001-2009. De plus, nous avons commencé à élaborer une méthode pour corriger l’erreur associée aux couplages incorrects dans le cas de la régression logistique. Les couplages incorrects sont produits par l’acceptation erronée des faux couplages. Une étude empirique sera effectuée entre l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) 4.1 et la BDCP de 2001-2009.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Abdelnasser Saidi (613 951-0328, abdelnasser.saidi@statcan.gc.ca).

Activités de soutien du centre de ressources en analyse de données (CRAD)

Le Centre de ressources en analyse de données (CRAD) est le centre interne de ressources en analyse de données de Statistique Canada dont le mandat est de proposer et de fournir de bonnes méthodes et de bons outils pour l’analyse de tous les types de données. Le CRAD offre des services aux employés (analystes et méthodologistes) de Statistique Canada, aux analystes des Centres de données de recherche et, à l’occasion, aux chercheurs et aux clients externes. Le Centre étudie des problèmes méthodologiques qui ont été remarqués par les analystes, les méthodologistes ou les clients externes. Le Centre participe au transfert et à l’échange de connaissances et d’expérience grâce à l’examen et à la publication de documents techniques et en donnant des séminaires, des présentations et des cours. Cette année, nous offrons également un soutien administratif à la DMEE pour l’aider à gérer les consultations sur les méthodes d’enquête fournies par Claude Girard.

Le Centre a participé à de nombreuses consultations auprès d’analystes internes, d’analystes externes et de méthodologistes. Au sein de Statistique Canada, nous avons consulté le personnel des divisions suivantes : Tourisme et Centre de la statistique de l’éducation; Statistique de la santé; Analyse sociale; Analyse économique; Analyse de la santé; Investissement, science et technologie; et Prix à la consommation. Ces consultations variées ont permis d’aborder différents sujets, notamment l’utilisation des poids dans l’étude d’une cohorte couplée, l’incidence du couplage sur l’analyse, comment réaliser une étude d’évaluation de l’incidence, comment évaluer la multicolinéarité dans une régression, les tests de Hosmer et Lemeshow, les ajustements de Satterthwaite, STATA et les enjeux liés à la régression par étapes.

En plus de nos consultations analytiques internes, nous avons mené des consultations externes auprès d’analystes d’Action Cancer Ontario, de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, des chercheurs de l’Université Queen’s et de l’Agence de la santé publique du Canada. Ces consultations ont porté sur la comparaison des estimateurs, la compréhension de l’échantillonnage fondé sur le plan de sondage, la qualité des données, l’estimation bayésienne sur petits domaines (confidentialité), l’utilisation des poids dans l’estimation par paires ainsi que les ajustements de Satterthwaite.

Par ailleurs, les méthodologistes ont continué de faire partie de notre clientèle. Nous avons mené des consultations auprès de Méthodes d’enquêtes auprès des entreprises, Méthodes d’enquêtes auprès des ménages et Méthodes d’enquêtes sociales. Ces consultations ont englobé des questions relatives à l’analyse du score de propension dans les études des effets du mode d’enquête, la conception et l’analyse des études des effets du mode, les ajustements de Satterthwaite, la régression logistique, la comparaison des proportions dans les domaines, les modèles linéaires hiérarchiques, la comparaison de différents estimateurs pondérés, l’analyse d’événements rares (cas classique), l’analyse de la régression par étapes, les études de simulation de la variance avec bootstrap dans un échantillonnage à plusieurs phases, l’entropie, la non-réponse et la régression logistique, les estimations avec bootstrap, le SUDAAN, et la régression de Poisson.

En outre, nous avons examiné des articles techniques pour la Division de la recherche et de l’innovation en statistique et la Division de la coopération internationale, et avons soumis des commentaires écrits à leur sujet. Ces deux articles portaient sur des enjeux touchant les événements rares. Nous avons examiné deux articles techniques, l’un portant sur le bootstrap et l’autre sur l’estimation de la variance sous la linéarisation. Nous avons aussi examiné deux rapports de l’initiative de projets d’analyse (IPA) qui avaient été achevés au cours de l’exercice précédent.

Deux cours d’une demi-journée ont été offerts pendant le nouvel atelier sur l’interprétation des données. Un cours sur les méthodes de collecte à l’intention des méthodologistes a été élaboré. Nous avons étudié plusieurs nouvelles stratégies de communication, telles que les vidéos explicatives (pour les clients des Centres de données de recherche), qui pourraient être un outil utile pour répondre aux questions les plus fréquemment posées par le personnel. Nous avons commencé la réorganisation des ressources déjà enregistrées sur nos lecteurs afin d’en faciliter la récupération et la distribution.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Karla Fox (613 951-4624, karla.fox@statcan.gc.ca).

Systèmes généralisés

L’objectif principal de ces projets de recherche est d’explorer de nouvelles méthodes qui, selon nous, ont de bonnes chances d’être incluses dans l’un des systèmes généralisés. Les activités de recherche peuvent englober un examen des ouvrages publiés, la construction et la mise à l’essai de prototypes et la comparaison du rendement et des fonctionnalités de différentes méthodes. Cette année, les travaux ont porté sur le contrôle de la divulgation et le codage automatisé.

Contrôle de la divulgation : fonction de score et méthode séquentielle

À l’occasion, il arrive que la macro de suppression de G-Confid soit incapable de trouver une solution. Dans ce cas, la macro arrête immédiatement le traitement et envoie un message d’erreur à l’utilisateur. Nous avons analysé une fonction de score ainsi qu’une méthode séquentielle dans le but de subdiviser le problème de suppression en éléments plus petits afin de pouvoir trouver une solution.

La méthode actuelle (séparé en plusieurs tables le problème initial) permet de garder le lien entre les dimensions et permet de tenir compte de la structure hiérarchique. Cependant, l’application directe de l’approche Hitas peut amener à des solutions infaisables. Donc, certaines modifications ont dû être apportées. Étant donné que nous ne pouvons pas appliquer le patron de suppression d’une table à l’autre (pour les cellules dites publiables), plusieurs rondes sont nécessaires pour aboutir à un patron de suppression final. Ce changement de stratégie peut amener, à l’occasion, des divulgations exactes et/ou des protections inachevées. Afin d’éviter ces problèmes, nous avons regardé les deux options suivantes :

Option C

  1. Suppression pour chaque table
  2. Suppression de toutes les tables ensemble en tenant compte des suppressions faites en (A)

Option D

  1. Suppression pour chaque table
  2. Validation de toutes les tables ensemble avec audit pour vérifier s’il y a des divulgations exactes ou des protections inachevées pour les données sensibles
  3. Suppression en tenant compte des résultats de (B), c.-à-d. seulement pour les cellules sensibles n’ayant pas une bonne protection.

L’option D donne un temps d’exécution moins élevé ou pareil que l’option C, dépendant du problème à résoudre. Pour des problèmes très complexes, ces deux options ne peuvent être utilisées, car la suppression/validation n’aboutit pas en ramenant toutes les tables ensemble.

Trois autres approches ont donc été envisagées :

  1. Suppression pour chaque table, mais en ajoutant de façon itérative les contraintes associées aux cellules supprimées provenant des autres tables. Cette méthode permet d’avoir un patron de suppression final sans divulgation exacte. Cependant, plusieurs itérations sont nécessaires, ce qui peut entraîner un temps d’exécution 2 à 3 fois plus élevé que le problème initial.
  2. La méthode Hypercube consiste à vérifier toutes les combinaisons possibles de cellules définissant les sommets d’un cube qui permettre d’assurer la protection des cellules sensibles. L’approche permet d’éviter l’utilisation d’un système optimisation programmation linéaire (PL).
  3. Prendre en considération de combien chaque combinaison de cellules a bougé dans une table afin d’utiliser cette information dans une autre table pour la même combinaison de cellules.

Les approches 2 et 3 seront évaluées au cours de la prochaine année fiscale. Un document décrivant les différentes approches analysées et les résultats obtenus sera aussi produit.

Contrôle de la divulgation : données pondérées

Le système actuel de G-Confid, qui est cohérent avec les méthodes utilisées dans le monde entier pour calculer la sensibilité d’une cellule, n’intègre pas l’information fournie par le poids de sondage. Intuitivement, à mesure que le poids d’une entreprise particulière augmente, la probabilité qu’elle soit sélectionnée pour l’enquête diminue. Par conséquent, toutes les méthodes doivent veiller à ce que les contributions des entreprises ayant un poids plus élevé (c.-à-d. les unités à tirage partiel) réduisent la mesure de la sensibilité de la cellule.

Dans la pratique actuelle, on encourage les utilisateurs de G-Confid à considérer une entreprise dont le poids de sondage est supérieur à 3 comme un contributeur anonyme. Cependant, on applique toujours sa contribution non pondérée. Les travaux effectués au cours du dernier exercice ont permis d’établir un ensemble de solutions de rechange, notamment : (1) utiliser la contribution pondérée des entreprises anonymes dans le calcul de la mesure de la sensibilité; (2) répartir la contribution d’une entreprise au-delà de l’autoreprésentation, (wi-1)yi, afin de réduire la mesure de la sensibilité; (3) répartir la contribution uniquement si le poids se situe entre 1 et 3, et réduire ensuite la mesure de la sensibilité en utilisant la totalité de la contribution si le poids de sondage dépasse 3; et (4) créer une population synthétique dans laquelle chaque unité a une valeur correspondant à une moyenne pondérée (Gagné). Pour cette dernière option, un prototype de macro SAS a été conçu pour calculer la sensibilité pondérée. Puisque les données incluent uniquement les contributions non négatives et qu’il n’y a aucune renonciation, plusieurs arguments solides appuyant chacune de ces options plutôt que le statu quo ont été établis. Des recherches supplémentaires sur l’utilisation des poids de sondage sont requises dans les situations comportant des valeurs négatives ou des renonciations.

Contrôle de la divulgation : renonciations

Certains répondants aux enquêtes-entreprises ont signé des ententes, appelées renonciations, qui permettent à Statistique Canada de publier leurs données même si elles sont confidentielles. Dans le cas des tableaux de données, les renonciations permettent de publier des cellules qui, autrement, seraient supprimées. Cependant, il faut assurer la protection des données confidentielles des autres répondants dans les cellules publiées. Des progrès considérables réalisés pendant l’exercice ont démontré qu’il était possible d’utiliser efficacement les renonciations. L’approche propose de vérifier si des renonciations existent pour les entreprises dominantes qui contribuent à une cellule considérée sensible. La solution, un ensemble de procédures SAS et d’étapes de données, a été élaborée et mise à l’essai avec l’ensemble de données d’un client de G-Confid à Statistique Canada. Les recherches futures viseront à trouver une solution plus générale. Deux possibilités sont envisagées : (1) fixer la contribution à zéro (Tambay et Fillion) et (2) réduire la contribution pour égaler la contribution la plus élevée suivante pour laquelle aucune renonciation n’existe. Dans le cadre de futurs travaux, nous évaluerons les avantages et les faiblesses de ces propositions et nous vérifierons leur applicabilité à l’aide d’ensembles de données réalistes.

Contrôle de la divulgation : valeurs négatives

G-Confid est conçu pour calculer uniquement la sensibilité des cellules à l’aide des valeurs non négatives, malgré le fait que certaines variables économiques (par exemple les transferts, les pertes) comprennent des valeurs négatives. En outre, une entreprise peut être dominante dans une cellule en contribuant à une « forte » valeur négative. Dans le cadre de la pratique actuelle, on utilise des valeurs absolues pour mesurer la sensibilité. Cette méthode heuristique est préconisée dans le monde entier depuis de nombreuses années (voir par exemple Willenborg et de Waal, 2001). Au cours de l’exercice, nous avons proposé une nouvelle méthode qui fournit une solide base théorique pour évaluer les variables ayant des valeurs négatives (Gagné). Après avoir examiné deux documents internes ainsi que des articles publiés par les chercheurs de l’extérieur, un document de discussion a été rédigé afin de décrire les forces et les faiblesses des méthodes envisagées pour traiter les valeurs négatives (Wright). Un sous-ensemble des méthodes a été jugé supérieur aux autres méthodes. Les recherches à venir devraient mettre à l’essai chaque méthode jugée supérieure à l’aide d’ensembles de données réalistes. Il faut poursuivre le travail visant à déterminer l’approche optimale en présence de renonciations et en relation avec l’utilisation des poids de sondage.

Contrôle de la divulgation : arrondissement contrôlé additif

Actuellement, dans G-Confid, la suppression des cellules vise uniquement à empêcher la divulgation de données confidentielles. Une autre méthode consiste à arrondir certaines valeurs. Un prototype d’arrondissement contrôlé additif a été conçu par Statistique Canada et utilisé dans plusieurs enquêtes sociales. Toutefois, la méthode devrait être intégrée à G-Confid afin que la fonctionnalité puisse être utilisée et prise en charge dans l’ensemble de Statistique Canada.

Plusieurs méthodes et choix d’implantations ont été testés, la méthode et son implémentation la plus appropriée a été choisie sur des bases de vitesse d’exécution, de taille maximale et qualité des résultats.

L’approche générale reste essentiellement la même que celle employée par l’ACROUND mais certains aspects ont été améliorés alors que d’autres ont été simplifiées. La nouvelle méthode a été implantée dans une macro SAS, ses résultats ont été testés et son interface documentée. Le prototype ainsi obtenu est donc tout à fait fonctionnel et peut être utilisé.

De ce travail, des spécifications techniques ont été produites et communiquées à la Division de l'ingénierie des systèmes (DIS) pour l’implantation d’un module dans G-Confid.

Codage automatisé

Dans le système de codification généralisé G-Code, la méthode par défaut d’appariement par mot est fondée sur l’algorithme de Hellerman. Cette année, des activités de programmation ont été réalisées pour inclure une méthode d’appariement par chaîne ou par expression basée sur l’algorithme de Levenshtein. Nous avons présenté des spécifications détaillées et réalisé des essais approfondis. Le logiciel devrait être disponible en juillet 2014. Des lignes directrices seront rédigées pour aider les utilisateurs de G-Code à déterminer comment utiliser ces deux méthodes le plus efficacement possible. Jusqu’à présent, les essais réalisés montrent que les deux méthodes se complètent, et que l’appariement par chaîne est plus efficace lorsque les chaînes sont courtes, notamment dans le codage des noms de ville ou de pays.

La méthodologie de la méthode de Levenshtein a été consignée afin d’être incluse dans la documentation à l’appui de G-Code.

Un cours sur le codage automatisé a été préparé et une formation pilote a été présentée en français en mars 2013. De nombreuses améliorations ont été apportées au contenu du cours après ce premier essai, et le matériel a ensuite été traduit. Le cours a été donné en anglais en septembre 2013. Il sera offert à plusieurs reprises dans le futur.

Des services de soutien ont été fournis aux nombreux clients de G-Code tant au sein de Statistique Canada qu’à l’externe.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Laurie Reedman (613 951-7301, laurie.reedman@statcan.gc.ca).

Bibliographie

Willenborg, L., et de Waal, T. (2001). Elements of Statistical Disclosure Control. Springer.

Assurance de la qualité

De la formation sur la méthodologie de contrôle de la qualité et ses applications est offerte aux méthodologistes ainsi qu’aux non-méthodologistes. Une formation et des conseils sur les mesures et les pratiques relatives au contrôle et à l’assurance de la qualité sont offerts à Statistique Canada ainsi qu’à l’extérieur de l’organisme.

Formation statistique en contrôle de la qualité et consultation

La formation sur la méthodologie du contrôle de la qualité a été offerte à quatre reprises au cours de l’exercice. De nombreux participants à la formation ont demandé que l’on étende le contenu du cours en y ajoutant la gestion de la qualité au sens large. Nous répondrons à ces attentes l’année prochaine. De l’information sur les processus de contrôle de la qualité dans les enquêtes auprès des ménages a été fournie à la Division de la coopération internationale pour une de ses missions en Chine. Un module sur l’assurance de la qualité a été présenté dans le Cours de base sur les enquêtes, en français et en anglais.

Données administratives

Statistique Canada étudie des moyens d’exploiter les données provenant de sources administratives. L’objectif de ce projet est d’établir un cadre d’évaluation de la qualité des données administratives qui sera utilisé dans le processus décisionnel touchant l’acquisition des données. Ce projet a été cofinancé par le fonds de la recherche en méthodologie, le Secrétariat de la qualité et le Secrétariat des données administratives. Le projet comportait trois parties.

La première partie du projet était la revue de la littérature. Nous avons examiné des documents de plusieurs autres organismes de statistique nationaux. Les similitudes et les principales caractéristiques ont été relevées. Nous nous sommes inspirés de ces sources pour élaborer la base pour notre propre cadre d’évaluation.

La deuxième partie du projet était la validation du concept. Afin d’évaluer la qualité de ses fichiers de données, le Manitoba Centre for Health Policy a élaboré un ensemble d’indicateurs de qualité ainsi que les programmes SAS qui les produisent. Nous avons commencé à analyser ces méthodes et outils pour en connaître le fonctionnement et relever les techniques qui pourraient être utiles à notre propre cadre d’évaluation.

L’indicateur VIMA (valide, invalide, manquant, aberrant) utilisé par le Centre for Health Policy a été mis à l’essai sur un certain nombre de variables du fichier T1 de 2011 et les résultats ont été documentés. Son calcul est spécifique à chacune des variables évaluées et sa mise en œuvre nécessite une bonne connaissance de ces variables. L’indicateur VIMA est jugé pertinent et sera inclus dans les outils du cadre d’évaluation de la qualité des données administratives élaborés dans la partie 3 du projet d’indicateurs de qualité des données administratives.

La troisième partie du projet est l’élaboration d’un cadre d’évaluation qui comportera trois volets. Un de ces volets sera un document dans lequel nous décrirons les deux autres volets. Nous avons préparé une version préliminaire détaillant les trois étapes de l’évaluation : la découverte, l’exploration et l’acquisition. Le deuxième volet sera la production d’un modèle. Au moment d’examiner un ensemble de données administratives particulières, le gestionnaire de programme utilisera ce modèle pour évaluer objectivement cet ensemble de données à l’aide de critères prédéfinis touchant des aspects tels que les concepts et les définitions des variables, la fréquence et la rapidité prévues pour la réception du fichier, ainsi que son format. Le troisième volet portera sur la rédaction de directives sur la façon de valider les variables et le contenu de l’ensemble de données après la réception du fichier.

Les connaissances acquises pendant les deux premières parties de ce projet ont été utilisées pour élaborer un modèle de prototype. Nous avons fourni le prototype à plusieurs gestionnaires de programme afin de recueillir leurs commentaires. Nous avons ensuite apporté des modifications. La version finale du modèle sera disponible à l’automne 2014.

Nous avons utilisé les programmes SAS du Manitoba Centre for Health Policy pour déterminer les validations qui pourraient convenir aux fichiers administratifs envisagés par Statistique Canada. Nous avons appliqué une stratégie de validation similaire aux fichiers de données administratives que l’on utilise déjà (données 2011 T1). Au cours de la prochaine étape, nous généraliserons l’utilisation de ces validations dans les pratiques recommandées et nous formulerons des lignes directrices sur l’évaluation.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Laurie Reedman (613 951-7301, laurie.reedman@statcan.gc.ca).

Formation statistique

Le Comité de la formation statistique (CFS) coordonne l’élaboration et l’exécution de 27 cours offerts à intervalles réguliers sur les méthodes d’enquête, la théorie et la pratique de l’échantillonnage, la conception de questionnaires, les méthodes applicables aux séries chronologiques et les méthodes statistiques d’analyse des données. Pendant l’exercice 2013-2014, 33 séances de cours réguliers (96 jours de formation) ont été données en français ou en anglais. Veuillez noter que le nombre total de jours de formation a augmenté de 39 % par rapport à 2012-2013 (69 jours de formation).

La série de cours continue de s’allonger, notamment avec l’ajout des cours suivants, qui ont été offerts pour la première fois en 2013-2014 :

0460 : Introduction aux méthodes de collecte des données selon le modèle de l’erreur d’enquête totale;
0494 : Introduction à l’analyse des données d’enquêtes répétées;
04381 : Méthodes de contrôle de la divulgation pour les données tabulaires à l’aide de G-Confid.

Nous préparons présentement de nouveaux cours sur les valeurs aberrantes et l’exploration des données.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
François Gagnon (613 951-1463, francois.gagnon@statcan.gc.ca).

Symposium 2013

Le Symposium international de 2013 sur les questions de méthodologie de Statistique Canada s’est déroulé du 16 au 18 octobre 2013 au Centre des congrès d’Ottawa. Ce symposium s’intitulait « Produire des estimations fiables à partir de bases imparfaites ». Tous les membres de la communauté statistique y ont été conviés, qu’ils proviennent d’organismes de recherche privés, gouvernementaux ou universitaires, et notamment ceux qui s’intéressent aux enjeux méthodologiques qui découlent de l’utilisation de bases imparfaites. En tout, il a eu 264 participants de la Méthodologie, 15 de Statistique Canada hors Méthodologie et 137 de l’extérieur de Statistique Canada.

Le discours d’ouverture a été donné par Olivier Sautory de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) (France) et le Prix Waksberg a été décerné à Ken Brewer. Le Comité scientifique a élaboré un programme contenant plus de 60 présentations provenant d’une douzaine de pays. Les présentations ont touché les sujets suivants : bases multiples; méthodes de collecte de données; échantillonnage à deux phases; modélisation et estimation; plans alternatifs; utilisation de données administratives pour la création de bases de sondage et l’estimation; alternatives aux recensements; sondage indirect/adaptatif; enquêtes par le web; défis avec les bases de sondage imparfaites; enquêtes auprès de populations difficiles à rejoindre; développement de bases de sondage pour les recensements et les grandes enquêtes.

Le Comité de logistique s’est occupé de tâches telles que la traduction, les installations et l’audiovisuel. De son côté, le Comité de registrariat s’est occupé des inscriptions. On prévoit publier le Recueil du Symposium à l’été 2014.

Pour plus de renseignements, contactez :
Pierre Lavallée (613 951-2892, pierre.lavallee@statcan.gc.ca).

Revue techniques d’enquête

Techniques d’enquête est une revue internationale où sont publiés des articles dans les deux langues officielles sur les divers aspects des méthodes statistiques qui intéressent les organismes statistiques. Le comité de rédaction compte des chefs de file de renommée mondiale du domaine des méthodes d’enquête issus des secteurs public, universitaire et privé. Il s’agit de l’une des rares revues scientifiques de premier plan à l’échelle mondiale qui traite de la méthodologie des statistiques officielles. On peut consulter cette revue à l’adresse suivante : http://www.statcan.gc.ca/pub/12-001-x/index-fra.htm.

Cette année a été une année importante pour la revue, car la publication est passée d’une version imprimée et PDF à une version électronique seulement. Techniques d’enquête est maintenant offerte gratuitement en ligne en format PDF et en version HTML entièrement accessible. Le caractère scientifique de la revue et la grande quantité de formules mathématiques présentes dans son contenu ont ajouté des difficultés à la production d’une version HTML accessible.

La version PDF du numéro de juin 2013, Techniques d’enquête (TE) 39-1, a été publiée le 28 juin 2012. Ce numéro contient neuf articles.

Le numéro de décembre 2013, SM 39-2, a été publié le 15 janvier 2014. Il renferme neuf articles, dont le treizième de la série d’articles annuels sollicités en l’honneur de Joseph Waksberg. Ken Brewer est le lauréat du prix Waksberg 2013.

En 2013, la revue a reçu 73 propositions d’articles soumises par divers auteurs.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Susie Fortier (613 951-4751, susie.fortier@statcan.gc.ca).

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