Estimation bayésienne robuste sur petits domaines
Section 2. Le modèle
Un modèle au
niveau du domaine type est donné par
où
désigne le nombre de petits domaines,
est
le vecteur de covariables de dimension
et
est
le vecteur de coefficients de régression. Les distributions des effets
aléatoires
et
des erreurs d’échantillonnage
sont supposées indépendantes avec
et
Autrement dit, le modèle au niveau du domaine
classique est
Les
sont supposées connues afin d’éviter la
non-identifiabilité. L’hypothèse que les
sont connues devient presque obligatoire pour
les utilisateurs secondaires des données qui n’ont accès à aucunes microdonnées
pour les modéliser. Cependant, en réalité les variances sont aléatoires, basées
sur des données échantillonnées. Dans les situations où l’on dispose de données
additionnelles pour modéliser les
ces
dernières peuvent être estimées efficacement. En outre, dans de telles
situations, il est possible d’obtenir des estimateurs à rétrécissement des
moyennes de petit domaine
ainsi que des variances
Nous nous
penchons sur les problèmes d’estimation sur petits domaines pour lesquels nous
disposons de données additionnelles pour modéliser les
En
outre, pour la robustification, nous supposons que les effets aléatoires
suivent une loi
plutôt qu’une loi normale. Nous énonçons notre
modèle comme il suit,
où
est la taille de l’échantillon dans
le
domaine,
désigne la loi
de Student
avec paramètres de position
d’échelle
et de degrés de liberté
et
désigne la loi gamma avec la densité
estimée par noyau
pour
Pour une
analyse bayésienne complète, notre objectif est de trouver la loi a posteriori
de
sachant
et
Pour cela, nous devons d’abord trouver les
lois a priori de tous les hyperparamètres,
et
Le
premier essai habituel est la loi a priori
de Jeffreys qui est proportionnelle à la
racine carrée positive du déterminant de la matrice d’information de Fisher. Dans
notre cas, cette matrice est
où
et
avec
et
qui sont des fonctions digamma et
trigamma. Donc, la loi a priori
de Jeffreys est
Cependant,
la loi a priori de Jeffreys mène à une loi a posteriori impropre
en raison du facteur
dans (2.2).
Théorème 1. La loi a priori de Jeffreys (2.2) mène à une loi a posteriori impropre.
Preuve. Soit
la densité a posteriori avec la
loi a priori de Jeffreys (2.2). En considérant les termes qui
contiennent
dans
et en prenant la transformation
c’est-à-dire
nous avons
Donc, la loi a priori
de Jeffreys mène à une loi a posteriori impropre.
Cependant,
une fois que la composante
dans (2.2) est remplacée par
pour une valeur
cette version modifiée de la loi a priori de Jeffreys mène à une loi a posteriori
propre sous la contrainte
Par
conséquent, nous proposons pour notre modèle une loi a priori de Jeffreys modifiée
comme il suit :
En
combinant la vraisemblance de (2.1) et la loi a priori de Jeffreys modifiée
(2.3), la loi a posteriori complète des paramètres, sachant les données, est
Théorème 2. Sous
le modèle (2.1), la loi a posteriori
dans (2.4) est propre, à condition
que
Preuve. Voir l’annexe A.
Le
théorème 2 montre que la loi a priori de Jeffreys
modifiée (2.3) mène à une loi a posteriori propre (2.4). L’idée
essentielle est que nous avons besoin d’une loi a priori pour
telle que
Remarque 1.
peut être factorisé en quatre lois a priori
indépendantes pour chaque paramètre.
où
et
Ici,
désigne la loi gamma inverse avec la
densité estimée par noyau
pour
Les lois
conditionnelles complètes pour appliquer la méthode Monte Carlo par chaîne de
Markov (MCMC) sont données à l’annexe B. Pour générer les échantillons,
nous utilisons l’échantillonnage de Gibbs avec l’algorithme de
Metropolis-Hastings, où la loi conditionnelle d’un paramètre est connue
uniquement jusqu’à une constante multiplicative. Nous expliquons de façon
détaillée comment appliquer un résultat de Chib
et Greenberg (1995) pour l’algorithme de Metropolis-Hastings afin de générer
les échantillons.