Section 2 : Analyse des effectifs et des proportions de certains professionnels de la santé

Warning Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

[an error occurred while processing this directive]91-550-x[an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive]

Médecins

En 2006, la population ayant le français comme première langue officielle parlée à l'extérieur du Québec représentait 4,2 % de l'ensemble de la population. Il s'agit d'une diminution de la proportion observée au moment du Recensement de 2001 (4,4 %).

Sur les quelque 30 595 médecins énumérés à l'extérieur du Québec en 2006, 1 075 avaient le français comme première langue officielle, soit une proportion de 3,5 %. En comparaison, 1 860 médecins ont déclaré faire usage du français au moins régulièrement au travail, soit 6,1 % d'entre eux. De ces 1 860 médecins, 515 utilisent le français le plus souvent au travail, soit 1,7 % alors que 1 345 médecins en font usage régulièrement (4,4 %) 1 . Ce dernier effectif comprend donc des médecins pour qui le français n'est pas la première langue officielle parlée. Les données sur la connaissance des langues officielles révèlent qu'à l'extérieur du Québec, 6 445 médecins déclarent pouvoir soutenir une conversation en français, soit 21,1 % d'entre eux. Il s'agit là d'un potentiel important de médecins locuteurs du français.

Au Québec, on dénombrait 10 540 médecins en 2006, dont 1 610 avaient l'anglais comme première langue officielle, soit 15,3 % d'entre eux. L'utilisation de l'anglais le plus souvent au travail y a été rapportée par 1 535 médecins, soit 14,5 %. Par comparaison, un nombre plus élevé de médecins, soit 3 860, déclarent utiliser l'anglais régulièrement au travail (36,6 %). Quant au nombre de médecins qui ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en anglais dans cette province, leur nombre atteignait 9 025, soit 85,5 % d'entre eux. Rappelons qu'au Québec la population dont l'anglais est la première langue officielle parlée atteignait 13,4 % en 2006, en hausse depuis 2001 (12,9 %).

L'Est du pays

Dans l'ensemble des provinces situées à l'est du Nouveau-Brunswick, 2,6 % de la population a le français en tant que première langue officielle parlée alors que c'est le cas de 1,1 % des médecins. Le nombre de médecins qui déclaraient utiliser le français au moins régulièrement 2  au travail représentait 4,6 % de ce groupe professionnel alors que 19,6 % des médecins déclaraient pouvoir soutenir une conversation en français.

Les très petits effectifs de médecins observés à Terre-Neuve-et-Labrador et, en particulier, à l'Île-du-Prince-Édouard rendent difficile la présentation d'une estimation fiable du nombre et de la proportion de médecins qui pratiquent dans ces provinces. Compte tenu de l'erreur d'échantillonnage et de l'arrondissement aléatoire dont ces nombres font l'objet, il est difficile d'estimer avec précision le nombre de médecins de langue française, ceux qui utilisent le français au travail, ou encore d'estimer le nombre de locuteurs de cette langue chez les médecins.

En Nouvelle-Écosse, 1,8% des 1 380 médecins avaient le français comme première langue officielle en 2006, soit environ 25 d'entre eux. Quant au nombre de médecins qui y déclaraient utiliser le français au moins régulièrement au travail était près de trois fois plus élevé, soit 75 médecins ou 5,4 % d'entre eux. En comparaison, la Nouvelle-Écosse comptait 280 de ses médecins (20,3 %) qui déclaraient pouvoir soutenir une conversation en français.

L'Ouest et le Nord du pays

La situation observée dans les territoires et dans les provinces de l'Ouest est, en général, assez semblable à celle observée dans les provinces à l'est du Nouveau-Brunswick. Ainsi, en raison de l'erreur d'échantillonnage et de l'arrondissement aléatoire, les effectifs de médecins dans les trois territoires sont trop petits pour qu'on soit en mesure de présenter de l'information fiable sur le sujet. La population de langue française représentait quant à elle 1,4 % au Nunavut, 2,5 % dans les Territoires du Nord-Ouest et 3,9 % au Yukon. Rappelons que, tous territoires confondus, la population de langue française y était de 2 615 personnes en 2006.

Le nombre de médecins qui déclaraient pouvoir soutenir une conversation en français dans les territoires en 2006 était d'environ 55 3 .

Dans les provinces de l'Ouest, la part relative de la population de langue française varie de 1,5 % en Colombie-Britannique à 3,8 % au Manitoba. De même, la proportion des médecins de langue française se situe entre 1,3 % en Colombie-Britannique et 2,6 % au Manitoba. Cependant, en raison du très faible effectif tant des médecins que de la population de langue française dans ces provinces, l'écart entre la proportion des médecins de langue française et celle de la population de langue officielle minoritaire n'est pas significatif.

Du côté de l'utilisation du français au travail, seuls les résultats observés en Colombie-Britannique permettent d'établir une comparaison avec la part relative de la population de langue française dans la province. Ainsi, 145 médecins de cette province ont déclaré faire usage du français au travail au moins régulièrement 4 , soit 2,7 % d'entre eux alors que la part de la population francophone y est de 1,3 %.

Enfin, si l'utilisation du français au travail par les médecins est inférieure à 3,0 % dans les provinces de l'Ouest, le bassin de médecins locuteurs de cette langue est, en revanche, beaucoup plus important. Ainsi, en 2006, plus de 1 000 médecins (19,3 %) de la Colombie-Britannique déclaraient pouvoir soutenir une conversation en français. Au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, ces proportions étaient de 15 %, 12 % et 15 % respectivement.

Le Nouveau-Brunswick

En 2006, le Nouveau-Brunswick comptait parmi sa population 32,7 % de personnes dont le français est la première langue officielle. En comparaison, 38,6 % des médecins de cette province sont de langue française. De même, l'utilisation au moins régulière du français au travail est une pratique répandue chez 45,8 % des médecins. Contrairement aux autres provinces à l'extérieur du Québec, 280 des 380 médecins du Nouveau-Brunswick (73,7 %) qui déclarent faire usage du français au travail l'utilisent « le plus souvent ». Cette situation prévaut en particulier dans le Nord de la province où 120 médecins, soit 72,7 % d'entre eux, déclarent utiliser le français le plus souvent au travail alors que 9,1 % l'utilisent de façon régulière. De même, au Sud-Est du Nouveau-Brunswick, 52,5 % des médecins utilisent la langue minoritaire le plus souvent au travail et 20,3 % régulièrement. En comparaison, 53,0 % des 825 médecins de la province ont déclaré en 2006 pouvoir soutenir une conversation en français. Le niveau de connaissance de la langue minoritaire chez les médecins du Nouveau-Brunswick est, dans l'ensemble, très élevé. Ce n'est que dans le « Reste du Nouveau-Brunswick » qu'il est plus faible, soit 20 %, alors qu'il est de 78 % dans le Sud-Est et de 85 % dans le Nord de la province.

Le Québec et ses régions

Parmi les régions du Québec, c'est à Montréal qu'on retrouve la proportion la plus élevée de médecins qui utilisent l'anglais au moins régulièrement au travail, soit 69,2 %. Cette langue y est utilisée le plus souvent au travail par le quart des médecins alors que 43,7 % déclarent l'utiliser régulièrement, en plus du français ou d'une autre langue. Dans cette région métropolitaine, la part que représente la population de langue anglaise était de 22,3 % en 2006. En comparaison, dans l'Est du Québec, aucun médecin ou presque n'a déclaré faire usage de l'anglais le plus souvent au travail 5 . Les quelque 140 médecins qui font usage de l'anglais au travail, soit 26,9 %, le font de façon régulière en plus de l'utilisation prédominante du français.

En Estrie et dans le Sud du Québec, là où 8,7 % de la population a l'anglais comme première langue officielle, l'utilisation de l'anglais le plus souvent au travail a été observée chez 2,9 % des médecins. Cependant, 55 % des médecins de cette région indiquent utiliser la langue minoritaire de façon régulière au travail. Enfin, c'est dans l'Ouest du Québec qu'on observe l'écart le plus important entre la proportion de médecins qui déclarent faire usage de l'anglais au travail le plus souvent (4,4 %) et celle de la population ayant l'anglais comme première langue officielle (13,3 %). Toutefois, 63,7 % des médecins utilisent l'anglais régulièrement au travail.

Au Québec, la proportion de médecins ayant une connaissance de l'anglais est la plus élevée au pays. Le cas de la région de Québec et ses environs retient l'attention. Dans cette région, 15,1 % des médecins déclarent utiliser l'anglais au moins régulièrement au travail alors que 76,3 % des médecins ont une connaissance de la langue minoritaire. On observe une situation analogue dans l'Est du Québec puisque la population anglophone y représente près de 4 %, que 26,9 % des médecins indiquent faire usage de l'anglais au moins régulièrement au travail et que 78,8 % des médecins déclarent pouvoir soutenir une conversation dans cette langue.

L'Ontario et ses régions

En Ontario, la population de langue française représentait 4,5 % en 2006 alors que 7,0 % des médecins déclaraient faire usage du français au moins régulièrement dans le cadre de leur travail. De plus, la part relative des médecins de langue française y était de 3,5 %. Enfin, c'est 23 % des 15 225 médecins de la province qui ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en français.

Parmi les régions de cette province, c'est à Ottawa qu'on a observé l'écart le plus important entre la proportion des médecins qui déclarent faire usage du français au travail et le poids relatif de la population de langue française, en raison sans doute du nombre important de francophones de l'Outaouais qui y reçoivent des soins médicaux. Ainsi, alors que les francophones y comptaient pour 16,9 % de la population en 2006, c'est 36,4 % des médecins qui déclaraient faire usage du français au moins régulièrement au travail 6  et 42 % qui indiquaient pouvoir soutenir une conversation en français.

Le cas du Nord-Est ontarien retient également l'attention. La population de cette région est francophone dans une proportion de 25 % alors que 7 % des médecins ont le français comme première langue officielle. Dans cette région, 30 % des médecins déclarent pouvoir soutenir une conversation en français. Enfin, notons que plus de 20 % des médecins de Toronto déclarent connaître le français, alors que 2 % de la population est francophone.

Infirmières

À l'extérieur du Québec, le Recensement de 2006 a permis de dénombrer 213 795 infirmières dont 9 705, soit 4,5 %, avaient le français comme première langue officielle. En outre, 11 935 infirmières ont déclaré utiliser au moins régulièrement cette langue au travail (2,3 % le plus souvent et 3,3 % régulièrement). C'est donc dire qu'un certain nombre d'infirmières qui utilisent le français au travail n'ont pas cette langue comme première langue officielle. En ce qui a trait à la capacité de soutenir une conversation en français, 23 130 infirmières ont déclaré connaître cette langue, soit 10,8 %.

La population ayant le français comme première langue officielle parlée à l'extérieur du Québec représentait en 2006 4,2 % de l'ensemble de la population. La part relative des infirmières appartenant au groupe de langue officielle minoritaire (4,5 %) est donc légèrement plus élevée que celle de la population de langue française.

Au Québec, des 61 320 infirmières énumérées en 2006, 5 275 avaient l'anglais comme première langue officielle, soit 8,6 %. Rappelons que la part anglophone de l'ensemble de la population du Québec est de 13,4 %. En comparaison, 22 555 infirmières, soit une proportion de 36,8 %, ont déclaré faire une utilisation au moins régulière de l'anglais au travail. Le tiers de ces infirmières utilisaient le plus souvent l'anglais au travail (14 760 personnes). Ce nombre comprend donc des infirmières dont la première langue officielle n'est pas l'anglais. Quant au nombre d'infirmières qui ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en anglais, celui-ci se situait à 27 535, soit 44,9 % d'entre elles.

L'Est du pays

Dans l'Est du pays, 345 infirmières ont le français comme première langue officielle, soit 2,0 % de l'ensemble de ce groupe de professionnels 7 . De plus, 1 270 infirmières ont déclaré connaître le français assez bien pour soutenir une conversation dans cette langue (7,5 %). Il s'agit d'un potentiel d'infirmières locutrices du français relativement important en comparaison de la proportion qui déclarent faire usage de cette langue au travail (2,6 %). Indiquons que la population de langue française dans l'Est du pays formait 2,6 % de l'ensemble de la population en 2006, en légère baisse absolue et proportionnelle depuis 2001 (2,7 %).

À Terre-Neuve-et-Labrador ainsi qu'à l'Île-du-Prince-Édouard, le nombre et la proportion d'infirmières de première langue officielle française sont très petits (moins de 0,2 % et 1,2 % de toutes les infirmières respectivement). Cependant, 70 infirmières (1,2 %) déclarent se servir au moins régulièrement du français au travail à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui représente presque le triple de la part de la population francophone de la province (0,4 %). Quant aux locuteurs du français, 230 infirmières à Terre-Neuve-et-Labrador, soit 4,0 %, et 130 infirmières à l'Île-du-Prince-Édouard, soit 8,0 %, ont déclaré pouvoir soutenir une conversation dans cette langue.

En Nouvelle-Écosse, les proportions d'infirmières dont le français est la première langue officielle (3,3 %) et de celles qui utilisent au moins régulièrement cette langue au travail (3,2 %) ne se distinguent pas statistiquement parlant de la part de la population de première langue officielle française (3,6 %). La proportion d'infirmières ayant une connaissance de la langue minoritaire est de 9,5 %, soit 915 personnes.

L'Ouest et le Nord du pays

Des quelque 88 515 infirmières dans l'Ouest du pays, 1 770, soit 2,0 %, ont le français comme première langue officielle. Un nombre plus faible, 1 055 infirmières, utilisent la langue minoritaire au moins régulièrement au travail (1,2 %) 8 . Cela donne à penser que la forte majorité des infirmières qui font usage du français au travail ont cette langue comme première langue officielle. Quant à la capacité de soutenir une conversation en français, 6 105 infirmières déclarent avoir une connaissance de cette langue, soit 6,9 %. Le bassin de locuteurs du français chez les infirmières est ainsi largement supérieur à celui des infirmières dont le français est la première langue officielle.

Dans les provinces de l'Ouest, la proportion de la population dont le français est la première langue officielle varie entre 1,5 % en Colombie-Britannique et 3,8 % au Manitoba. La part relative des infirmières se situe entre 1,3 % en Colombie-Britannique et 4,1 % au Manitoba. Cependant, l'écart en pourcentage entre la part des infirmières dont le français est la première langue officielle et celle de la population minoritaire ne se révèle pas être statistiquement significative.

Dans les 4 provinces, les effectifs des infirmières qui utilisent la langue minoritaire au moins régulièrement au travail sont inférieurs à ceux des infirmières ayant le français comme première langue officielle. En Saskatchewan, 70 infirmières affirment utiliser cette langue au travail, soit 0,7 %, tandis que 150 infirmières ont le français comme première langue officielle parlée, soit 1,6 %. En Alberta, la part des infirmières qui font usage du français au travail représente la moitié (1,0 %) de celle des infirmières ayant cette langue comme première langue officielle (2,1 %). Cette situation est également observée en Colombie-Britannique où 460 infirmières appartiennent au groupe de langue officielle minoritaire, soit 1,3 %, alors que 230 déclarent faire usage du français au moins régulièrement au travail, soit 0,7 %. Dans ces 4 provinces, l'écart entre la proportion des infirmières de langue française et celle de ces professionnelles qui utilisent le français au travail est statistiquement significatif.

Les 4 provinces de l'Ouest affichent un bassin relativement important d'infirmières locutrices du français. Au Manitoba, 1 020 infirmières, soit 8,5 %, déclarent avoir une connaissance de la langue officielle minoritaire. En Alberta, cette proportion est de 7,2 % ou 2 310 infirmières. Un effectif quasi similaire de locutrices du français (2 340 infirmières) est observé en Colombie-Britannique, soit 6,7 %. Enfin, en Saskatchewan, on a dénombré 435 infirmières (4,6 %) pouvant soutenir une conversation en français.

Enfin, les effectifs d'infirmières de langue française sont trop petits dans les territoires pour permettre de présenter une information fiable. Mentionnons simplement que des 955 infirmières qui pratiquent dans les territoires, celles qui ont le français comme première langue officielle représentaient environ 4 % de ce groupe professionnel en 2006. En outre, 13 % des infirmières des territoires ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en français.

Le Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, on dénombrait 2 765 infirmières de langue officielle minoritaire en 2006, soit 34,3 %. L'utilisation au moins régulière du français au travail est une pratique observée chez 3 570 infirmières (44,3 %), dont trois infirmières sur quatre utilisant le plus souvent cette langue au travail. La connaissance du français est encore plus répandue. Ainsi, 3 935 infirmières déclarent pouvoir soutenir une conversation en français, soit 48,8 %. L'écart entre la proportion des locutrices et celle des infirmières qui font usage du français au travail est donc relativement moins important que celui observé dans l'Est et l'Ouest du pays. Rappelons que la part de la population de langue française au sein de l'ensemble du Nouveau-Brunswick était de 32,7 %.

Dans le Nord de la province, 91,6 % des infirmières font usage du français au travail, essentiellement de façon prédominante. Cette proportion est beaucoup plus faible dans la région « Reste du Nouveau-Brunswick » (13,3 %) 9 , mais elle y représente néanmoins le double de celle des infirmières de langue française (6,1 %).

Le niveau de connaissance de la langue minoritaire est très élevé et surpasse celui de son utilisation au travail. Dans le « Reste du Nouveau-Brunswick », il est de 20,1 %, ce qui représente une proportion significativement plus élevée que celle des infirmières qui y utilisent le français au travail (13,3 %). Dans le Sud-Est de la province, 61,5 % des infirmières déclarent connaître le français comparativement à 91,1 % dans le Nord de la province.

Le Québec et ses régions

C'est à Montréal que l'on retrouve la part la plus élevée d'infirmières de langue anglaise dans la province (16,0 %). Dans cette région métropolitaine, 22,3 % de la population a l'anglais comme première langue officielle. En comparaison, 55,5 % des infirmières utilisent l'anglais au moins régulièrement au travail, soit un écart de près de 39 points de pourcentage avec la proportion d'infirmières de langue anglaise. Parmi les quelque 30 000 infirmières qui travaillent à Montréal, 6 785 déclarent utiliser l'anglais le plus souvent au travail, soit 23,7 %, alors que 9 130 infirmières l'utilisent de manière régulière, en plus du français, soit 31,8 %.

La part des infirmières de langue anglaise est significativement inférieure d'un point de vue statistique à celle de la population de langue anglaise dans toutes les régions du Québec. Toutefois, en Estrie et dans le Sud du Québec ainsi que dans l'Ouest de la province, la proportion des infirmières qui utilisent au moins régulièrement l'anglais au travail est plus de 34 points de pourcentage supérieure à celle que représente la population de langue anglaise.

Quant à la connaissance de l'anglais chez les infirmières, elle est répandue chez 60 % d'entre elles dans la région de Montréal, 47 % et 52 % dans les régions de l'Estrie et Sud du Québec et de l'Ouest du Québec respectivement. Dans toutes les régions, la proportion des infirmières déclarant une connaissance de l'anglais est plus élevée que celle faisant usage de cette langue au travail. Parfois, cependant, cet égard est très faible : dans l'Ouest du Québec, par exemple, 51,3 % des infirmières déclarent faire usage de l'anglais au travail alors que 51,9 % indiquent une connaissance de cette langue.

L'Ontario et ses régions

En Ontario, 4 785 infirmières ont le français comme première langue officielle, soit 4,8 % de toutes les infirmières de cette province. Le taux d'utilisation de la langue minoritaire au travail est plus élevé (6,9 %). En d'autres termes, au moins 2 000 infirmières qui font usage du français au travail n'ont pas le français comme première langue officielle parlée. La capacité de soutenir une conversation en français est présente chez près de 12 % de ces professionnels de la santé. Rappelons que la population de langue française en Ontario représentait, en 2006, 4,5 % de l'ensemble de la population.

La majorité des infirmières dans le Sud-Est de l'Ontario déclarent utiliser, au moins régulièrement, le français au travail, soit 55,9 %. Le taux d'utilisation de la langue minoritaire au travail s'élève à 40,6 % à Ottawa et à 31,1 % dans le Nord-Est de la province 10 . La part des infirmières qui utilisent le français au travail dans ces trois régions est plus élevée que celles des infirmières de langue française. C'est dans le Sud-Est de la province que cet écart est le plus élevé, soit plus de 20 points de pourcentage.

À Toronto et dans le Reste de l'Ontario, l'effectif et la part relative des infirmières qui utilisent la langue minoritaire au travail sont quasi analogues à ceux des infirmières de langue française. Toutefois, cette proportion (1,3 % à Toronto et 1,4 % dans le Reste de la province) y est plus faible que la part relative de la population de langue française (1,9 %). Dans ces deux régions, une part supérieure d'infirmières (7,0 % à Toronto et 6,4 % dans le Reste de la province) déclarent pouvoir soutenir une conversation en français, ce qui se traduit par un bassin de locutrices potentielles du français d'environ 1 770 et 3 800 infirmières respectivement.

Psychologues et travailleurs sociaux

Étant donné le nombre relativement restreint de psychologues comparativement à celui des médecins et, surtout, des infirmières, nous les avons regroupés avec les travailleurs sociaux. Ces deux groupes de professionnels se distinguent des autres groupes en particulier parce que leur pratique repose essentiellement sur des interactions de nature orale avec leur clientèle. En raison de cette importance de la langue comme outil d'intervention, il importe donc d'examiner leur pratique linguistique au travail ainsi que leur connaissance de la langue minoritaire.

À l'extérieur du Québec, 2 755 psychologues et travailleurs sociaux sont de langue française, soit 5,6 %. Le français est cependant utilisé au moins régulièrement au travail par une proportion plus élevée de ces professionnels de la santé, soit par 6,9 % d'entre eux, ce qui signifie qu'un certain nombre de psychologues et de travailleurs sociaux font usage du français au travail sans que cette langue soit leur première langue officielle. La connaissance du français parmi les psychologues et les travailleurs sociaux est encore plus répandue, car 16,0 % de ce groupe de professionnels déclare pouvoir soutenir une conversation en français à l'extérieur du Québec. Dans ces trois situations, celle de l'appartenance linguistique, celle de l'utilisation de la langue minoritaire au travail et celle de la connaissance de cette langue, la part des psychologues et travailleurs sociaux est supérieure à la proportion de la population de langue française, laquelle était de 4,2 % selon le Recensement de 2006.

L'Est du pays

Dans l'ensemble des provinces à l'est du Nouveau-Brunswick, près de 40 000 personnes ont le français comme première langue officielle, soit 2,6 % de la population. Une proportion quasi analogue, soit 2,7 % de psychologues et travailleurs sociaux déclare utiliser au moins régulièrement le français au travail alors que 12,4 % de ces professionnels de la santé affirment pouvoir soutenir une conversation dans cette langue.

Notons cependant que l'estimation de l'utilisation du français au travail à l'Île-du-Prince-Édouard par ces professionnels de la santé repose sur des effectifs trop petits pour qu'on puisse les estimer avec précision. Il en va de même pour ce qui est de l'effectif de ces professionnels à Terre-Neuve-et-Labrador qui ont le français comme première langue officielle. La connaissance de la langue française semble plus répandue dans la mesure où 75 psychologues et travailleurs sociaux à Terre-Neuve-et-Labrador, soit 6,7 % d'entre eux, ont déclaré pouvoir tenir une conversation en français. Rappelons que la population de langue minoritaire à Terre-Neuve-et-Labrador représente 0,4 % de l'ensemble de la population de cette province en 2006. À l'Île-du-Prince-Édouard, cette part était de 3,8 %.

En Nouvelle-Écosse, la proportion des psychologues et travailleurs sociaux qui affirment connaître le français (15,0 %) est près de quatre fois plus élevée que celle des professionnels qui déclarent faire usage de la langue minoritaire au travail (4,4 %).

L'Ouest et le Nord du pays

Dans l'Ouest du pays, on dénombre 290 psychologues et travailleurs sociaux qui utilisent au moins régulièrement le français au travail, soit 1,6 % de ce groupe de professionnels. De plus, une proportion 6 fois plus importante de ces professionnels déclarent pouvoir soutenir une conversation dans la langue minoritaire, soit 9,0 % d'entre eux.

C'est au Manitoba que l'utilisation au moins régulière du français au travail parmi les psychologues et les travailleurs sociaux est la plus répandue (2,9 %), suivi de la Colombie-Britannique (1,6 %) et de l'Alberta (1,2 %). Dans les 4 provinces de l'Ouest, la proportion de locuteurs du français parmi ces professionnels est plus élevée que son utilisation au travail. En Colombie-Britannique, 10,7 % de l'ensemble des psychologues et travailleurs sociaux indiquent pouvoir soutenir une conversation dans la langue minoritaire. Il s'agit d'une proportion quasi analogue à ce qu'on observe au Manitoba (10,1 %). En Alberta et en Saskatchewan, cette part est un peu plus faible, soit 7,7 % dans la première et 6,2 % dans la seconde. Pour l'ensemble de ces quatre provinces, le bassin potentiel de locuteurs du français parmi ce groupe de professionnels est donc assez important en comparaison de celui des utilisateurs de cette langue dans le cadre de leur pratique.

Dans les territoires, tout comme c'était le cas pour les infirmières et les médecins, l'effectif des psychologues et des travailleurs sociaux qui utilisent le français au travail est trop petit pour nous permettre de l'estimer avec précision. Des 295 psychologues et travailleurs sociaux qui oeuvrent dans les territoires, seul un très petit nombre (moins de 20) de ces professionnels, soit 5 %, sont de langue française. La connaissance de la langue minoritaire a été déclarée par 55 de ces professionnels, soit par 18,6 % d'entre eux.

Le Nouveau-Brunswick

Plus de la moitié de l'ensemble des psychologues et travailleurs sociaux, soit 56,5 %, utilisent au moins régulièrement le français au travail au Nouveau-Brunswick. Cette proportion est assez similaire à la part des professionnels de la santé qui ont le français comme première langue officielle, soit 51,5 %. De plus, 975 psychologues et travailleurs sociaux ont déclaré pouvoir soutenir une conversation dans la langue minoritaire, soit 60,2 %.

L'utilisation du français au travail est quasi généralisée dans le Nord du Nouveau-Brunswick. Ainsi, 410 des 425 psychologues et travailleurs sociaux, soit 96,5 % d'entre eux, font usage du français au travail dans cette région. Cette proportion est identique à celle des psychologues et travailleurs sociaux de langue française. Tous les psychologues et travailleurs sociaux déclarent utiliser le français le plus souvent au travail. Dans le Sud-Est de la province, 89,9 % de ces professionnels de la santé utilisent au moins régulièrement le français au travail (dont 57 % le plus souvent), alors que dans le Reste de la province, cette proportion atteint 19,4 % (dont 4,4 % le plus souvent).

Rappelons que dans le Nord de la province, 77,4 % de l'ensemble de la population a le français comme première langue officielle alors que cette part est de 48,7 % dans la région du Sud-Est et de 7,5 % dans le Reste du Nouveau-Brunswick.

Le Québec et ses régions

Au Québec, des 18 230 psychologues et travailleurs sociaux qui y pratiquent, 5 365 déclarent utiliser au moins régulièrement l'anglais au travail, soit 29,4 % d'entre eux. Cette proportion est supérieure à celle de la population de langue anglaise (13,4 %). Plus de la moitié de l'ensemble des psychologues et travailleurs sociaux, soit 55,5 % déclarent connaître suffisamment l'anglais pour pouvoir soutenir une conversation dans cette langue. Dans toutes les régions du Québec, la proportion de psychologues et de travailleurs sociaux qui utilisent au moins régulièrement l'anglais au travail est supérieure à la part de la population de langue anglaise. L'écart peut atteindre 24 points de pourcentage (Ouest du Québec).

La région métropolitaine de Montréal compte 4 105 psychologues et travailleurs sociaux qui font usage de l'anglais au travail. Près de 45 % de ces derniers déclarent utiliser l'anglais le plus souvent. La proportion des psychologues et travailleurs sociaux qui utilisent l'anglais le plus souvent au travail (18,9 %) n'est cependant pas significativement plus élevée du point de vue statistique que celle des professionnels de langue anglaise (17,4 %), ni inférieure à celle de la population de langue anglaise (22,3 %). Quant au taux de connaissance de la langue anglaise au sein de ce groupe professionnel, il était de 68,0 % en 2006.

Dans l'Ouest du Québec, 37,2 % des psychologues et travailleurs sociaux déclarent utiliser au moins régulièrement l'anglais au travail. Dans cette région, la connaissance de l'anglais est une caractéristique de 59,2 % des psychologues et travailleurs sociaux.

Enfin, en Estrie et Sud de la province, la population de langue anglaise représentait en 2006 8,7 % de l'ensemble de la population. Dans cette région, 23,0 % des psychologues et travailleurs sociaux utilisent la langue minoritaire au moins régulièrement au travail et 53,1 % déclarent pouvoir soutenir une conversation dans cette langue.

L'Ontario et ses régions

En Ontario, on dénombre 2 085 psychologues et travailleurs sociaux qui utilisent le français au moins régulièrement au travail, soit 8,2 % des 25 360 professionnels de ce groupe que compte la province. Cette proportion est supérieure à celle des membres de ce groupe professionnel qui ont le français comme première langue officielle (6,0 %). La connaissance de la langue française a été déclarée par 18,6 % de ces professionnels. Il existe donc un bassin important de locuteurs du français comparativement à ce qui est observé à la lumière de l'information sur la langue de travail et aux 4,5 % de la population de langue française dans la province.

C'est dans le Sud-Est de la province que l'on observe la proportion la plus élevée de psychologues et travailleurs sociaux faisant usage du français au travail, soit 72,6 % d'entre eux. Un peu plus de la moitié de ces professionnels déclarent utiliser le plus souvent le français au travail. Une part importante de ces professionnels ne sont pas de langue française, car seulement 51,2 % de ces professionnels ont le français comme première langue officielle. La population de langue française dans cette région forme 41,3 % de l'ensemble de la population.

Alors que les personnes de langue française forment 16,9 % de la population d'Ottawa, 34,4 % des psychologues et travailleurs sociaux utilisent le français au travail (11,9 % le plus souvent, 22,5 % régulièrement). Cette proportion des psychologues et travailleurs sociaux qui utilisent le français au travail est supérieure à celle des professionnels de langue française qui pratiquent dans cette ville (22,5 %). Près de la moitié des psychologues et travailleurs sociaux d'Ottawa (49,1 %) déclarent pouvoir soutenir une conversation dans la langue minoritaire.

Même à Toronto, la part des psychologues et travailleurs sociaux qui utilisent le français au moins régulièrement au travail (3,8 %) surpasse de façon significative la part de la population de langue française (1,9 %). En outre, la proportion de ces professionnels qui déclarent connaître le français y est près de 5 fois plus élevée (15,0 %). Dans le Reste de la province, cette dernière proportion est de 11,1 %. Ces professionnels y font par ailleurs usage du français au travail dans une proportion inférieure à 2 %.

Autres professionnels de la santé

Le regroupement des autres professionnels de la santé en une seule catégorie a l'avantage de donner un aperçu des caractéristiques et des comportements langagiers de ces professionnels. Toutefois, il a le désavantage de grouper un certain nombre de professions sans qu'on puisse les distinguer les unes des autres 11 . Une telle approche permet cependant d'examiner dans quelle mesure ce regroupement des « autres professionnels » se distingue de ceux déjà présentés dans le présent rapport.

À l'extérieur du Québec, le Recensement de 2006 a permis de dénombrer 473 210 autres professionnels de la santé dont 22 055, soit 4,7 %, avaient le français comme première langue officielle. En comparaison, 25 090 professionnels ont déclaré utiliser au moins régulièrement cette langue au travail (5,3 %). En ce qui a trait à la capacité de soutenir une conversation en français, 57 220 professionnels de la santé ont déclaré connaître cette langue, soit 12,1 % d'entre eux.

La population ayant le français comme première langue officielle parlée à l'extérieur du Québec représentait en 2006 4,2 % de l'ensemble de la population. La part relative des autres professionnels de la santé appartenant au groupe de langue officielle minoritaire (6,6 %) est donc plus élevée que celle de la population de langue française.

Au Québec, des 167 940 autres professionnels de la santé énumérés en 2006, 16 635 avaient l'anglais comme première langue officielle, soit 9,9 %. Rappelons que la part anglophone de l'ensemble de la population du Québec est de 13,4 %. En comparaison, 59 530 « autres professionnels » de la santé, soit une proportion de 35,4 %, ont déclaré faire une utilisation au moins régulière de l'anglais au travail (dont 11,7 % le plus souvent). Quant au nombre des autres professionnels de la santé qui ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en anglais, celui-ci se situait à 83 135, soit une proportion de 49,5 %.

L'Est du pays

Toutes provinces confondues, il n'y a pas de différence statistique significative entre la part de la population dont le français est la première langue officielle dans l'Est du pays et celle des autres professionnels de la santé qui sont également de langue française (2,8 %). Il en va de même pour ce qui est de l'utilisation de cette langue au moins régulièrement au travail (2,9 %). Dans cette région du pays, la proportion de ces autres professionnels de la santé qui peuvent soutenir une conversation en français se situe à 9,6 %.

L'Ouest et le Nord du pays

Toutes confondues, les provinces à l'Ouest de l'Ontario comptent 3 940 professionnels de la santé autres que médecin généraliste, infirmière, psychologue ou travailleur social dont le français est la première langue officielle. Il s'agit de 2,0 % des 197 850 autres professionnels de la santé que comptent ces quatre provinces réunies. En comparaison, 1,4 % de ces professionnels déclarent faire un usage du français au travail et 7,9 % indiquent pouvoir soutenir une conversation en français, soit environ 15 725 professionnels de la santé.

Dans les trois territoires réunis, alors que la population de langue française y représentait 2,6 % de l'ensemble de la population en 2006, la part des « autres professionnels » de la santé n'était pas significativement différente d'un point de vue statistique. Il en va de même pour ce qui est de l'utilisation du français au travail chez ces professionnels. Enfin, notons que 13,8 % de ces professionnels ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en français au moment du dernier recensement.

Le Nouveau-Brunswick et ses régions

Le Nouveau-Brunswick compte près de 6 000 autres professionnels de la santé de première langue officielle française, soit 37,3 % des 15 940 autres professionnels de la santé que compte la province. En comparaison, 44,5 % de ces professionnels déclarent faire usage du français au travail (34,3 % le plus souvent, 10,2 % régulièrement) et plus de 50 % déclarent pouvoir soutenir une conversation en français.

En ce qui a trait aux régions de la province, l'écart entre la part de la population de langue française et celle des « autres professionnels » de la santé du même groupe linguistique n'est pas statistiquement significatif. Cependant, dans les trois régions du Nouveau-Brunswick que présente ce rapport, la part de l'utilisation au moins régulière du français au travail par ces professionnels de la santé est supérieure à la part qu'y représente la population de langue française.

La quasi-totalité de ces professionnels de la santé dans le Nord de la province (82 %) utilisent le français le plus souvent au travail, alors que 10,2 % en font un usage régulier. Dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick, 62,2 % des « autres professionnels » de la santé utilisent le français au moins régulièrement dont les deux tiers le plus souvent. Dans ces deux régions, la proportion des professionnels qui indique connaître le français surpasse à peine la proportion de ceux qui utilisent cette langue au travail. Enfin, dans le Reste de la province, 2,8 % des « autres professionnels » de la santé déclarent utiliser le français le plus souvent au travail et 7,1 % en font un usage régulier. Par comparaison, 20,6 % de ces professionnels ont une connaissance de la langue minoritaire.

Le Québec et ses régions

Au Québec, toutes les régions définies dans ce rapport affichent une proportion des « autres professionnels » de la santé inférieure à la part que représente la population de langue anglaise au sein de ces régions. Pour ce qui est de l'utilisation au moins régulière de l'anglais en milieu de travail, cette part est toujours supérieure tant au poids relatif de ces professionnels de la santé qu'à celui de la population de langue anglaise au sein des régions. À Montréal, par exemple, 52 % de ces professionnels de la santé ont déclaré faire usage au moins régulièrement de l'anglais au travail, alors que 22,3 % de la population a cette langue comme première langue officielle. Dans l'Ouest du Québec, les proportions correspondantes sont de 46,7 % et 13,3 % respectivement. Tout comme pour les médecins, les infirmières, les psychologues et les travailleurs sociaux, la proportion des autres professionnels qui déclarent pouvoir soutenir une conversation en anglais est toujours plus élevée. À Montréal, 63 % de ces professionnels déclarent avoir une telle connaissance de l'anglais.

L'Ontario et ses régions

En Ontario, la part que représentent les « autres professionnels » de la santé de langue française était de 5,0 % en 2006. En comparaison, l'utilisation du français au travail se situait à 6,3 %, une proportion supérieure au poids de la population de langue française dans la province (4,5 %). De plus, 13,3 % de ces professionnels, soit environ 30 000 individus déclaraient pouvoir soutenir une conversation en français. Certaines régions de l'Ontario retiennent l'attention à la lumière de ce qui a déjà été observé chez les médecins. Ainsi, l'utilisation au moins régulière du français au travail par les « autres professionnels » de la santé atteint 31,0 % dans le Nord-Est de la province, 34,4 % à Ottawa et 59,3 % dans le Sud-Est. De même, le niveau de connaissance du français par ces professionnels dans les trois régions était de 36,5 %, 43,6 % et 63,8 % respectivement. Enfin, à Toronto, la proportion de ces « autres professionnels » de la santé ayant une connaissance du français est considérablement plus élevée (7,9 %) que la part de ces travailleurs qui utilisent la langue minoritaire au travail (1,3 %).

Suivant | Précédent

Date de modification :