Série thématique sur l'ethnicité, la langue et l'immigration
Les langues au Nunavut, 2021

Date de diffusion : le 7 novembre 2024

Passer au texte

Début du texte

Le rapport analytique « Les langues au Nunavut, 2021 » est également disponible en inuktitut et en inuinnaqtun en format PDF.

Remerciements

Le présent rapport est le fruit d’une collaboration entre le ministère de la Culture et du Patrimoine du gouvernement du Nunavut ainsi que le Centre de démographie et le Centre de la statistique et des partenariats autochtones de Statistique Canada.

Cette étude a été rendue possible grâce aux commentaires, aux renseignements et au travail de grande valeur de plusieurs contributeurs clés. Les auteurs tiennent à remercier en particulier Pierre Ducy, Allison Seguin, Isabelle Dika et Taylor Lavallee du ministère de la Culture et du Patrimoine du Nunavut, Éric Caron-Malenfant, Marie Desnoyers, Julien Acaffou et Mélanie Bélanger du Centre de démographie de Statistique Canada, ainsi que Vivian O’Donnell, Thomas Anderson et Tommy Akulukjuk du Centre de la statistique et des partenariats autochtones de Statistique Canada.

Début de la boîte de texte
Faits saillants
  • En 2021, près des deux tiers des résidents du Nunavut ont déclaré l’inuktut comme langue maternelle, seul ou en combinaison avec une autre langue (62,7 %), tandis que le tiers ont déclaré l’anglais comme leur seule langue maternelle (33,1 %). Parmi les Inuit, 73,1 % ont déclaré l’inuktut comme langue maternelle. L’inuktut désigne collectivement l’inuktitut, l’inuinnaqtun et les autres langues inuites.
  • Les Inuit plus jeunes étaient moins susceptibles de déclarer l’inuktut comme leur langue maternelle que les Inuit plus âgés : 65,6 % des Inuit âgés de moins de 15 ans avaient l’inuktut comme l’une de leurs langues maternelles, comparativement à 90,9 % des Inuit âgés de 55 ans et plus.
  • En 2021, plus des deux tiers des résidents du Nunavut pouvaient soutenir une conversation dans plus d’une langue (68,0 %). Les formes de bilinguisme les plus courantes étaient l’inuktut et l’anglais (62,4 %) et le français et l’anglais (3,8 %).
  • En 2021, 70,0 % des résidents du Nunavut pouvaient soutenir une conversation en inuktut, seul ou en plus d’une autre langue. En revanche, 94,1 % des résidents du Nunavut pouvaient soutenir une conversation en anglais et 4,0 % pouvaient soutenir une conversation en français.
  • Parmi les Inuit, 81,0 % pouvaient soutenir une conversation en inuktut. Les Inuit plus jeunes étaient moins susceptibles de déclarer la capacité de soutenir une conversation en inuktut : 73,7 % des Inuit âgés de moins de 15 ans connaissaient la langue, comparativement à 96,2 % de ceux âgés de 55 ans et plus. Parmi les non-Inuit, 8,6 % connaissaient l’inuktut; les jeunes non-Inuit âgés de 15 à 24 ans enregistraient la plus forte proportion, soit 15,4 %.
  • En 2021, environ 3 résidents du Nunavut sur 4 parlaient l’anglais au moins régulièrement à la maison (71,9 %), seul ou en combinaison avec une autre langue; l’anglais était la langue parlée de façon prédominante à la maison pour 46,6 % des résidents. En revanche, 64,6 % des résidents du Nunavut parlaient l’inuktut au moins régulièrement à la maison; 41,4 % parlaient l’inuktut de façon prédominante à la maison. Comparativement à l’anglais (40,2 %), l’inuktut est demeuré la langue parlée de façon prédominante à la maison d’une plus grande proportion d’Inuit (48,4 %).
  • Au Nunavut, presque tous les travailleurs utilisaient l’anglais au moins régulièrement au travail (94,6 %), et 42,8 % utilisaient l’inuktut au moins régulièrement au travail. Parmi les travailleurs inuits, 43,2 % utilisaient l’inuktut le plus souvent au travail, seul ou en plus d’une autre langue.
  • Les trois quarts des résidents du Nunavut dont l’inuktitut était la langue maternelle parlaient principalement cette langue à la maison (74,1 %). En revanche, parmi les personnes dont la langue maternelle était l’inuinnaqtun, un cinquième (20,2 %) parlaient cette langue de façon prédominante à la maison.
  • En 2021, environ la moitié des personnes de langue maternelle inuinnaqtun étaient âgées de 55 ans et plus. Toutefois, les personnes pouvant soutenir une conversation en inuinnaqtun comme langue seconde avaient un âge médian inférieur à celui des locuteurs de langue maternelle (35 ans par rapport à 54 ans), ce qui signifie que des personnes plus jeunes avaient appris l’inuinnaqtun comme langue seconde.
  • Parmi les enfants dont la mère était de langue maternelle anglaise, 94,2 % avaient la même langue maternelle que leur mère, seule ou en combinaison avec une autre langue. Cette proportion était plus faible chez les enfants nés de mères dont la langue maternelle était l’inuktitut (86,4 %) ou l’inuinnaqtun (23,1 %).
Fin de la boîte de texte

1. Introduction

Le Nunavut se démarque au Canada par le fait que les deux tiers de sa population déclarent une identité inuite, et que le Nunavut affiche le taux de bilinguisme le plus élevé parmi les provinces et les territoires. En 2021, 68,0 % des Nunavummiut pouvaient soutenir une conversation dans deux langues ou plus, la plupart en inuktitut et en anglais. Le multilinguisme au Nunavut se reflète dans le fait que le territoire compte quatre langues officielles : l’inuktitut, l’inuinnaqtun , le français et l’anglais.

L’inuktitut, l’inuinnaqtun et les autres langues inuites sont collectivement appelés langues inuktut. Les langues inuktut sont des langues autochtones de l’Inuit Nunangat , dont le Nunavut fait partie. La plupart des locuteurs de ces langues sont Inuit.

Bien que la langue soit un vecteur de culture et d’identité, les langues autochtones rencontrent des difficultés quant à leur utilisation à long terme. Au Canada, la Commission de vérité et réconciliation a documenté les répercussions durables des politiques coloniales discriminatoires visant à éradiquer l’utilisation des langues inuktut et d’autres langues autochtones, notamment dans le cadre du système des pensionnats autochtones . Selon l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), de nombreuses langues autochtones au Canada et dans le monde entier perdent des locuteurs et voient leur avenir menacé . L’organisme a lancé la Décennie internationale des langues autochtones en 2022, afin de faire la lumière sur cet enjeu.

La persistance et le regain de l’utilisation des langues inuktut au Nunavut sont une priorité du gouvernement territorial. Un objectif de longue date du gouvernement du Nunavut est de promouvoir et de soutenir l’utilisation de l’inuktut dans toutes les sphères de la société, que ce soit à l’école, au travail, ou lors de l’accès aux services fournis par les administrations publiques ou par le secteur privé, tout en préservant les droits des locuteurs du français et de l’anglais. Le résultat visé est une société entièrement bilingue . Dans ce contexte, le gouvernement du Nunavut a chargé Statistique Canada de produire le rapport de 2019 intitulé « Évolution de la situation linguistique au Nunavut, 2001 à 2016 » afin d’évaluer les progrès réalisés vers cet objectif.

Les constatations soulignées dans le rapport de 2019 comprenaient notamment que, malgré l’augmentation du nombre de résidents du Nunavut dont la langue maternelle était l’inuktut ou pouvant soutenir une conversation en inuktut, leur proportion a diminué de 2001 à 2016, surtout dans la région de Kitikmeot, dans l’ouest du Nunavut. En particulier, le taux de transmission de l’inuktut des parents aux enfants a diminué. Toutefois, une proportion croissante de résidents du Nunavut parlent l’inuktut à la maison, même s’il s’agit de plus en plus d’une langue seconde plutôt que d’une langue principale.

Maintenant que les résultats du Recensement de 2021 sont disponibles, le gouvernement du Nunavut a demandé à Statistique Canada de fournir un portrait à jour de la situation linguistique au Nunavut reposant sur les résultats du plus récent recensement. Le présent rapport porte sur la langue maternelle et les langues connues, parlées à la maison ou utilisées au travail chez les Inuit et les non-Inuit du Nunavut. Pour expliquer ces tendances et les mettre en contexte, le présent rapport porte également sur les facteurs associés à la croissance ou à la baisse du nombre de locuteurs des langues officielles du Nunavut, comme la transmission intergénérationnelle de la langue, la rétention de la langue parlée à la maison ainsi que les migrations à destination et en provenance du territoire. Les principaux résultats du recensement pour chacune des trois régions du Nunavut (Qikiqtaaluk, Kivalliq et Kitikmeot) et 25 communautés sont fournis en annexe.

De plus, le rapport présente les résultats de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 soulignant d’autres aspects de la situation linguistique du Nunavut, comme l’autoévaluation de la capacité de parler et de comprendre l’inuktut et la perception de l’importance de parler une langue autochtone.

1.1 Sources de données et limites

Le présent rapport est fondé sur les données du Recensement de la population de 2021 et de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2017.

Le Recensement de la population de 2021 brosse le portrait le plus complet et le plus à jour des langues connues et parlées par la population du Nunavut. Toutefois, la collecte des données du Recensement de la population de 2021 s’est déroulée dans le contexte de la pandémie de COVID-19, ce qui a posé des défis uniques par rapport aux cycles antérieurs. Certains défis, comme les restrictions relatives aux déplacements et l’absence de personnel local, ont eu une incidence sur le dénombrement en personne. En 2021, le dénombrement anticipé n’a pas eu lieu comme par le passé au Nunavut, et la collecte des données s’est étendue jusqu’à l’été, lorsque de nombreux résidents du Nunavut sont absents de leur domicile.

Le Recensement de la population de 2021 au Nunavut différait des recensements précédents en raison d’un taux plus élevé de sous-dénombrement net du recensement , de l’adoption de l’autodénombrement et d’une imputation des données plus importante . De plus, les modifications apportées aux questions en deux parties sur les langues parlées à la maison et les langues utilisées au travail ont eu une incidence sur la comparabilité avec les recensements précédents .

En raison des différences importantes entre le Recensement de 2021 et les recensements antérieurs au Nunavut, les utilisateurs de données devraient être prudents lorsqu’ils comparent les résultats du Recensement de 2021 sur les langues au Nunavut avec ceux des cycles antérieurs. Dans le présent rapport, certaines comparaisons avec les cycles précédents figurent dans des encadrés où les interprétations tiennent compte des circonstances particulières du Recensement de 2021.

Au Nunavut, l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 a porté sur la population autochtone âgée de 15 ans et plus. Les valeurs manquantes (« ne sait pas », « non déclaré » et « refus ») ont été exclues du dénominateur lors du calcul des pourcentages. En 2022, l’Enquête auprès des peuples autochtones a été renommée en anglais (d’« Aboriginal Peoples Survey » à « Indigenous Peoples Survey »). Au moment de rédiger le présent rapport, les données de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2022 n’étaient pas encore disponibles.

Début de la boîte de texte

Encadré A : Concepts

L’identité inuite indique si une personne a déclaré être Inuk (Inuit) lors du recensement.

La langue maternelle désigne la première langue apprise à la maison durant l’enfance et encore comprise par la personne lors de la collecte des données.

La connaissance d’une langue indique si une personne a déclaré qu’elle pouvait soutenir une conversation dans cette langue.

La langue parlée à la maison désigne une langue qu’une personne parle régulièrement à la maison au moment de la collecte des données. Les personnes peuvent déclarer parler une langue à la maison à diverses fréquences. Une langue est l’unique langue parlée à la maison lorsque c’est la seule langue déclarée par la personne. Une langue est surtout parlée à la maison lorsqu’elle est la seule langue parlée le plus souvent à la maison, mais qu’une autre langue est également parlée régulièrement comme langue secondaire. Les personnes parlant uniquement ou surtout une langue donnée à la maison la parlent de façon prédominante. Une langue est parlée le plus souvent à égalité à la maison lorsqu’une autre langue est également parlée le plus souvent. Une langue n’est parlée que régulièrement comme langue secondaire lorsqu’une autre langue est parlée le plus souvent à la maison.

La langue utilisée au travail est la langue qu’une personne utilise régulièrement au travail au moment de la collecte des données. Les personnes peuvent déclarer utiliser des langues au travail à diverses fréquences. Une langue est l’unique langue utilisée au travail lorsqu’il s’agit de la seule langue déclarée par la personne. Une langue est surtout utilisée au travail lorsqu’elle est la seule langue utilisée le plus souvent au travail, mais qu’une autre langue est également utilisée régulièrement comme langue secondaire. Les personnes utilisant uniquement ou surtout une langue donnée au travail l’utilisent de façon prédominante. Une langue est utilisée le plus souvent à égalité au travail lorsqu’une autre langue est également utilisée le plus souvent. Une langue n’est utilisée que régulièrement comme langue secondaire lorsqu’une autre langue est utilisée le plus souvent au travail. Les renseignements sur les langues utilisées au travail sont présentés pour les personnes qui occupaient un emploi pendant la semaine de référence du recensement.

Dans le présent rapport, le terme région fait référence aux divisions de recensement. Le terme communauté désigne les subdivisions de recensement dont la population lors du recensement était de 50 personnes ou plus.

carte A.1

Description de la carte A.1

Cette carte présente la taille de la population dans les 25 communautés du Nunavut en 2021. Dans le présent rapport, une communauté est une subdivision de recensement comptant une population d’au moins 50 personnes.

Sur la carte, les trois régions du Nunavut sont représentées par trois couleurs différentes : Qikiqtaaluk est représentée en vert, Kivalliq, en bleu et Kitikmeot, en rouge. Les communautés sont représentées par des cercles dont la taille correspond à la taille de la population de la communauté.

Qikiqtaaluk compte six communautés (Grise Fiord, Resolute, Arctic Bay, Qikiqtarjuaq, Hall Beach et Kimmirut) dont la population se situe entre 145 et 999 personnes.

Qikiqtaaluk compte cinq communautés (Pond Inlet, Pangnirtung, Cape Dorset, Clyde River et Sanikiluaq) dont la population se situe entre 1 000 et 1 999 personnes.

Qikiqtaaluk compte une communauté (Igloolik) dont la population se situe entre 2 000 et 2 999 personnes.

Qikiqtaaluk compte une communauté (Iqaluit) dont la population se situe entre 3 000 et 7 420 personnes.

Kivalliq compte deux communautés (Chesterfield Inlet et Whale Cove) dont la population se situe entre 145 et 999 personnes.

Kivalliq compte deux communautés (Coral Harbour et Naujaat) dont la population se situe entre 1 000 et 1 999 personnes.

Kivalliq compte trois communautés (Baker Lake, Arviat et Rankin Inlet) dont la population se situe entre 2 000 et 2 999 personnes.

Kitikmeot compte une communauté (Taloyoak) dont la population se situe entre 145 et 999 personnes.

Kitikmeot compte quatre communautés (Kugaaruk, Gjoa Haven, Kugluktuk et Cambridge Bay) dont la population se situe entre 1 000 et 1 999 personnes.

Fin de la boîte de texte

2. Identité inuite

Les Inuit habitent le territoire du Nunavut depuis des temps immémoriaux. Dans le cadre du Recensement de la population, les répondants déclarent s’ils s’identifient comme Inuk (Inuit). Dans le présent rapport, la population inuite comprend toutes les personnes ayant déclaré une identité inuite, seule ou en combinaison avec une autre identité autochtone.

En 2021, le Nunavut comptait 31 050 Inuit, ce qui représentait 84,4 % de la population totale du Nunavut. Le graphique 2.1 montre la structure par âge de la population du Nunavut en 2021, selon l’identité inuite. La comparaison entre la population inuite et la population non inuite en 2021 montre une disparité évidente dans la répartition selon l’âge, les Inuit étant en moyenne plus jeunes que la population non inuite. Par exemple, en 2021, plus du tiers des Inuit étaient âgés de moins de 15 ans (36,0 %), comparativement à 15,8 % des non-Inuit. En revanche, la majeure partie de la population non inuite faisait partie du principal groupe d’âge actif, soit les 25 à 54 ans (57,4 %), alors qu’une plus faible proportion d’Inuit faisait partie de ce groupe (35,8 %).

Graphique 2.1

Tableau de données du graphique 2.1 
Tableau de données du graphique 2.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2.1. Les données sont présentées selon Groupe d’âge (titres de rangée) et Inuit et Non-Inuit, calculées selon nombre de personnes unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’âge Inuit Non-Inuit
nombre de personnes
80 ans et plus 160 15
75 à 79 ans 190 20
70 à 74 ans 405 70
65 à 69 ans 520 195
60 à 64 ans 820 350
55 à 59 ans 1 145 450
50 à 54 ans 1 485 495
45 à 49 ans 1 400 510
40 à 44 ans 1 550 550
35 à 39 ans 1 745 595
30 à 34 ans 2 415 590
25 à 29 ans 2 510 450
20 à 24 ans 2 620 210
15 à 19 ans 2 900 170
10 à 14 ans 3 475 215
5 à 9 ans 3 695 295
0 à 4 ans 4 015 365

En raison de ces différences dans la répartition selon l’âge, la proportion de la population ayant déclaré une identité inuite est plus élevée chez les résidents plus jeunes du Nunavut. Alors que 84,4 % de tous les résidents du Nunavut étaient Inuit, 92,7 % des personnes âgées de moins de 15 ans ont déclaré une identité inuite. En revanche, un peu moins de 3 résidents du Nunavut sur 4 âgés de 35 ans et plus (74,4 %) étaient Inuit.

3. Langues en 2021

3.1  Langue maternelle

En 2021, 62,7 % de la population du Nunavut a déclaré une langue inuktut comme langue maternelle, seule ou en combinaison avec une autre langue. Plus précisément, plus de la moitié des résidents du Nunavut ont déclaré l’inuktitut comme leur seule langue maternelle (52,2 %), tandis que 0,6 % ont déclaré l’inuinnaqtun comme leur seule langue maternelle.

Graphique 3.1.1

Tableau de données du graphique 3.1.1 
Tableau de données du graphique 3.1.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.1.1. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Pourcentage de la population(figurant comme en-tête de colonne).
Langues Pourcentage de la population
Inuktut 62,7
Inuktitut seulement 52,2
Inuinnaqtun seulement 0,6
Inuktut n.i.a. 0,1
Inuktut et anglais 9,8
Anglais seulement 33,1
Français seulement 1,4
Autres langues 2,9

Au total, 42,8 % des résidents du Nunavut ont déclaré l’anglais comme l’une de leurs langues maternelles, 33,1 % ayant déclaré l’anglais seulement et 9,8 % ayant déclaré à la fois l’inuktut et l’anglais comme langues maternelles. Les personnes ayant participé au Recensement de 2021 étaient plus susceptibles de déclarer plusieurs langues maternelles que lors des recensements antérieurs dans l’ensemble du Canada et au Nunavut en particulier.

Début de la boîte de texte

L’augmentation de la population dont la langue maternelle est l’inuktut s’arrête avec le Recensement de 2021

Le nombre de résidents du Nunavut ayant déclaré l’inuktut comme langue maternelle a augmenté à chaque recensement de 2001 à 2016, passant de 19 040 à 23 215 personnes. Toutefois, en 2021, le nombre de personnes ayant l’inuktut comme langue maternelle, seule ou en plus d’une autre langue, a diminué de 300 locuteurs. Ce recul était plus significatif chez les personnes déclarant l’inuktut comme seule langue maternelle (-3 225 locuteurs). Toutefois, les facteurs démographiques à eux seuls (naissances, décès, migration) ne peuvent pas expliquer cette diminution.

La population du recensement au Nunavut était plus faible que prévu en 2021, en grande partie en raison des facteurs associés au dénombrement dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Cette population du recensement plus faible a probablement eu une incidence sur le nombre de locuteurs de l’inuktut dénombrés dans le cadre du Recensement de 2021.

Fin de la boîte de texte

Environ les trois quarts (73,1 %) de la population inuite ont déclaré l’inuktut comme langue maternelle en 2021, seule ou en combinaison avec une autre langue, tandis que 4,6 % des non-Inuit ont déclaré la même chose. Environ 2 Inuit sur 5 ont déclaré l’anglais comme l’une de leurs langues maternelles (38,1 %).

L’anglais était la langue maternelle la plus déclarée parmi les non-Inuit, suivi du français (8,8 %). De plus, environ 1 non-Inuit sur 5 a déclaré d’autres langues que l’inuktut, le français ou l’anglais comme langue maternelle en 2021 (18,0 %). Parmi ces autres langues, le tagalog (240 locuteurs), l’espagnol (55 locuteurs), l’arabe (45 locuteurs) et l’ourdou (30 locuteurs) ont été mentionnés le plus souvent.

Graphique 3.1.2

Tableau de données du graphique 3.1.2 
Tableau de données du graphique 3.1.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.1.2 Inuktut, Inuktut et anglais, Anglais seulement, Français seulement et Autres langues, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Inuktut Inuktut et anglais Anglais seulement Français seulement Autres langues
pourcentage de la population
Total 52,9 9,8 33,1 1,4 2,9
Inuit 61,7 11,4 26,7 0,1 0,2
Non-Inuit 3,6 1,0 68,7 8,8 18,0

Le graphique 3.1.3 présente la répartition des langues maternelles selon le groupe d’âge chez les Inuit en 2021. La proportion d’Inuit ayant déclaré l’inuktut comme leur seule langue maternelle était plus faible parmi les groupes d’âge plus jeunes, se chiffrant à 54,4 % parmi les enfants âgés moins de 15 ans et à 80,2 % parmi les adultes âgés 55 ans et plus. Plus de 1 Inuk (Inuit) sur 10 a déclaré l’inuktut et l’anglais comme langues maternelles dans tous les groupes d’âge.

Graphique 3.1.3

Tableau de données du graphique 3.1.3 
Tableau de données du graphique 3.1.3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.1.3. Les données sont présentées selon Groupe d’âge (titres de rangée) et Inuktut, Inuktut et anglais, Anglais et Autres langues, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d’âge Inuktut Inuktut et anglais Anglais Autres langues
pourcentage de la population
0 à 14 ans 54,4 11,2 34,1 0,3
15 à 24 ans 58,2 10,6 31,0 0,3
25 à 39 ans 61,9 12,0 25,9 0,3
40 à 54 ans 70,5 12,5 16,8 0,2
55 ans et plus 80,2 10,7 8,9 0,2

En revanche, la proportion d’Inuit ayant déclaré uniquement l’anglais comme langue maternelle était plus élevée dans les groupes d’âge plus jeunes. L’anglais a été déclaré la seule langue maternelle chez environ le tiers (34,1 %) des enfants inuits (de 0 à 14 ans); cette proportion s’établissait à 8,9 % chez les Inuit âgés de 55 ans et plus.

Début de la boîte de texte

La proportion de personnes ayant l’inuktut comme langue maternelle diminue au Nunavut

La proportion de résidents du Nunavut dont la seule langue maternelle était l’inuktut a diminué de 2001 (69,6 %) à 2016 (61,9 %). Cette tendance s’est poursuivie en 2021, la proportion diminuant à 52,9 %. Toutefois, cette diminution a été moins marquée lorsque l’on tient compte de toutes les personnes ayant déclaré l’inuktut comme langue maternelle, seule ou en combinaison avec une autre langue; leur proportion est passée de 65,3 % en 2016 à 62,6 % en 2021, en baisse par rapport à 71,2 % en 2001. La proportion d’Inuit ayant déclaré l’inuktut comme langue maternelle, seul ou en combinaison avec une autre langue, a également diminué entre 2001 (84,3 %), 2016 (76,6 %) et 2021 (73,1 %).

Les personnes ayant participé au Recensement de 2021 étaient plus susceptibles de déclarer plusieurs langues maternelles que lors des cycles précédents. Cela a été observé dans l’ensemble du Canada et au Nunavut en particulier. Au Nunavut, l’adoption de l’autodénombrement et du questionnaire électronique pour le Recensement de 2021 pourrait avoir joué un rôle, entre autres facteurs, puisqu’un plus grand nombre de personnes ont possiblement fourni une réponse différente à la question sur la langue maternelle comparativement aux cycles antérieurs, en déclarant, par exemple, l’inuktut et l’anglais comme langues maternelles plutôt que seulement l’inuktut.

Fin de la boîte de texte

3.2  Connaissance des langues

Dans le cadre du recensement, la connaissance d’une langue fait référence à la capacité de soutenir une conversation dans cette langue.

En 2021, plus des deux tiers des résidents du Nunavut ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en inuktut, seul ou en plus d’une autre langue (70,0 %). En particulier, environ 4 Inuit sur 5 ont déclaré être en mesure de parler l’inuktitut (79,4 %), tandis que seulement 8,5 % des non-Inuit pouvaient soutenir une conversation dans cette langue en 2021. Une proportion beaucoup plus faible de résidents du Nunavut ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en inuinnaqtun (1,4 %).

Graphique 3.2.1

Tableau de données du graphique 3.2.1 
Tableau de données du graphique 3.2.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.2.1 Total, Inuit et Non-Inuit, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Total Inuit Non-Inuit
pourcentage de la population
Inuktut 70,0 81,0 8,6
Inuktitut 68,7 79,4 8,5
Inuinnaqtun 1,4 1,7 0,1
Anglais 94,1 93,3 99,1
Français 4,0 0,8 21,7

Plus de 9 personnes sur 10 au Nunavut ont déclaré être en mesure de soutenir une conversation en anglais, seul ou en plus d’une autre langue (94,1 %). Comme le montre le graphique 3.2.1, cette proportion variait selon l’identité inuite, la proportion de personnes pouvant soutenir une conversation en anglais étant légèrement plus faible chez les Inuit (93,3 %) que chez les non-Inuit (99,1 %).

Début de la boîte de texte

La proportion d’Inuit déclarant connaître l’inuktut suit une tendance à la baisse, tandis que la proportion augmente chez les non-Inuit

La proportion d’Inuit pouvant soutenir une conversation en inuktut a légèrement diminué de 2001 (91,5 %) à 2016 (89,0 %). Cette proportion a diminué de façon marquée en 2021 pour s’établir à 81,0 %. De 2016 à 2021, la connaissance de l’inuktut chez les Inuit a diminué dans tous les groupes d’âge, surtout chez les personnes âgées de moins de 55 ans. Même si les personnes peuvent perdre la capacité de soutenir une conversation dans une langue au fil du temps, ces résultats pourraient également s’expliquer par les circonstances particulières du dénombrement lors du Recensement de 2021.

Parmi les non-Inuit, la proportion de personnes pouvant soutenir une conversation en inuktut est passée de 7,3 % en 2001 à 8,3 % en 2016, et a continué de croître en 2021 pour atteindre 8,6 %.

Fin de la boîte de texte

Les graphiques 3.2.2 et 3.2.3 présentent une comparaison de la connaissance des langues chez les Inuit et les non-Inuit selon le groupe d’âge.

La proportion d’Inuit ayant déclaré être en mesure de soutenir une conversation dans une langue inuktut était plus élevée dans les groupes d’âge plus âgés. La proportion d’Inuit pouvant soutenir une conversation en inuktut variait de 73,7 % chez les enfants (moins de 15 ans) à 96,2 % chez les adultes plus âgés (55 ans et plus).

Graphique 3.2.2

Tableau de données du graphique 3.2.2 
Tableau de données du graphique 3.2.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.2.2. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Total, 0 à 14 ans, 15 à 24 ans, 25 à 39 ans, 40 à 54 ans et 55 ans et plus, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues Total 0 à 14 ans 15 à 24 ans 25 à 39 ans 40 à 54 ans 55 ans et plus
pourcentage de la population
Inuktut 81,0 73,7 76,9 82,6 91,0 96,2
Anglais 93,3 85,6 99,1 99,4 98,1 90,2
Français 0,8 0,7 0,8 0,7 1,2 0,7

Plus de 9 Inuit sur 10 ont déclaré être en mesure de soutenir une conversation en anglais dans tous les groupes d’âge, à l’exception des enfants âgés de 0 à 14 ans, pour lesquels la proportion de locuteurs de l’anglais était un peu plus faible (85,6 %).

En 2021, presque tous les non-Inuit ont déclaré être en mesure de soutenir une conversation en anglais (99,1 %).

Début de la boîte de texte

Encadré B : Dans quelle mesure est-il important pour les Inuit du Nunavut de parler et de comprendre une langue autochtone? À quelle fréquence sont-ils en contact avec une langue autochtone?

La grande majorité des Inuit âgés de 15 ans et plus au Nunavut ont déclaré qu’il était important de parler et de comprendre une langue autochtone. Parmi les 19 720 Inuit âgés de 15 ans et plus vivant au Nunavut en 2017, selon les estimations de l’Enquête auprès des peuples autochtones, environ 9 sur 10 (86 %) ont déclaré que c’était « très important », et 1 autre sur 10 (11 %) a déclaré que c’était « assez important ». Le reste des Inuit de ce groupe d’âge dans le territoire a déclaré que le fait de parler et de comprendre une langue autochtone n’était « pas très important » ou n’était « pas important » ou a déclaré ne pas avoir d’opinion à ce sujet.

Presque tous les Inuit âgés de 15 ans et plus au Nunavut (99 %) ont déclaré avoir été en contact avec une langue autochtone à la maison ou à l’extérieur de la maison. Bon nombre d’entre eux ont souvent été en contact avec une langue autochtone dans les deux environnements. En 2017, environ 8 sur 10 (78 %) des 19 720 Inuit âgés de 15 ans et plus vivant au Nunavut ont déclaré avoir été en contact avec une langue autochtone « tous les jours » à la fois à la maison et à l’extérieur de la maison.

Fin de la boîte de texte

Graphique 3.2.3

Tableau de données du graphique 3.2.3 
Tableau de données du graphique 3.2.3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.2.3. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Total, 0 à 14 ans, 15 à 24 ans, 25 à 39 ans, 40 à 54 ans et 55 ans et plus, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues Total 0 à 14 ans 15 à 24 ans 25 à 39 ans 40 à 54 ans 55 ans et plus
pourcentage de la population
Inuktut 8,6 9,6 15,4 7,7 7,4 8,4
Anglais 99,1 95,6 100,0 99,8 99,7 99,5
Français 21,7 20,5 15,2 25,6 22,1 18,5

En 2021, alors que plus de 4 Inuit sur 5 pouvaient soutenir une conversation en inuktut (81,0 %), une proportion beaucoup plus faible de non-Inuit pouvaient soutenir une conversation dans cette langue (8,6 %). Toutefois, cette proportion était presque le double chez les non-Inuit âgés de 15 à 24 ans, puisque 15,4 % d’entre eux pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

Environ 1 non-Inuit sur 5 au Nunavut pouvait soutenir une conversation en français (21,7 %); cela était le cas de 1,0 % des Inuit.

Plus de la moitié des résidents du Nunavut (53,8 %) ayant déclaré connaître l’anglais n’ont pas acquis l’anglais comme langue maternelle, mais l’ont plutôt appris plus tard dans la vie, comme langue seconde. Cette proportion était plus élevée chez les Inuit, 3 sur 5 ayant appris l’anglais comme langue seconde (59,2 %).

Graphique 3.2.4

Tableau de données du graphique 3.2.4 
Tableau de données du graphique 3.2.4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.2.4. Les données sont présentées selon Connaissance des langues (titres de rangée) et Locuteurs de langue maternelle et Locuteurs de langue seconde, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Connaissance des langues Locuteurs de langue maternelle Locuteurs de langue seconde
pourcentage de la population
Total
Inuktitut 88,6 11,4
Inuinnaqtun 63,9 36,1
Anglais 46,2 53,8
Français 44,5 55,5
Inuit
Inuktitut 89,3 10,7
Inuinnaqtun 64,5 35,5
Anglais 40,8 59,2
Français 25,9 74,1
Non-Inuit
Inuktitut 51,3 48,7
Inuinnaqtun 14,3 85,7
Anglais 74,8 25,2
Français 48,7 51,3

Environ 1 résident du Nunavut sur 10 pouvant soutenir une conversation en inuktitut le parlait comme langue seconde (11,4 %), tandis que près de 4 locuteurs de l’inuinnaqtun sur 10 l’avaient appris comme langue seconde (36,1 %). Près de la moitié des non-Inuit pouvant parler l’inuktitut l’avaient appris comme langue seconde (48,7 %), tandis que 10,7 % des Inuit pouvant soutenir une conversation en inuktitut en étaient des locuteurs de langue seconde.

Début de la boîte de texte

Encadré C : Évaluation de la capacité à parler l’inuktut : très bonne, relativement bonne, avec effort ou seulement quelques mots? Dans quelle mesure l’inuktut est-il bien compris?

La section précédente présentait, à partir des données du recensement, des renseignements sur les Inuit du Nunavut parlant assez bien l’inuktut pour soutenir une conversation. Dans l’encadré C, les données sur la langue tirées de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2017 sont utilisées pour fournir des renseignements complémentaires sur la façon dont les Inuit du Nunavut ont évalué leur capacité à parler l’inuktut, de « quelques mots seulement » à « très bien », en plus de la mesure dans laquelle ils comprenaient cette langue.

En 2017, parmi les 19 720 Inuit âgés de 15 ans et plus vivant au Nunavut, selon les estimations tirées de l’enquête, 97 % ont déclaré pouvoir parler au moins quelques mots d’inuktut.

La majorité des Inuit du Nunavut âgés de 15 ans et plus parlant l’inuktut en 2017 ont déclaré qu’ils le parlaient « très bien » (65 %), tandis qu’un autre 15 % a indiqué le parler « relativement bien ». En revanche, 11 % étaient en mesure de parler « seulement quelques mots » d’inuktut, tandis que les 9 % restants ont déclaré pouvoir le parler « avec effort » (graphique C.1) .

Toutefois, une capacité minimale à parler l’inuktut ne signifie pas nécessairement que la langue n’est pas bien comprise. Parmi les 3 700 Inuit âgés de 15 ans et plus pouvant parler l’inuktut avec effort ou ne pouvant en parler que quelques mots, environ 40 % ont déclaré être en mesure de le comprendre « relativement bien » ou « très bien ».

Graphique C.1

Tableau de données du graphique C.1 
Tableau de données du graphique C.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique C.1 Parle très bien , Parle relativement bien , Parle avec effort et Parle seulement quelques mots, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Parle très bien Parle relativement bien Parle avec effort Parle seulement quelques mots
pourcentage
Inuit âgés de 15 ans et plus parlant l’inuktut 65 15 9 11

L’autoévaluation de la capacité de parler l’inuktut variait selon le groupe d’âge. Les adultes plus âgés étaient plus susceptibles de déclarer bien parler l’inuktut que les jeunes inuits. Parmi les locuteurs de l’inuktut, presque tous les Inuit âgés de 55 ans et plus (97 %) et environ 84 % des Inuit âgés de 25 à 54 ans ont déclaré parler l’inuktut très bien ou relativement bien. La proportion était plus faible chez les jeunes inuits. Parmi les jeunes inuits âgés de 15 à 24 ans pouvant parler l’inuktut, environ 65 % ont déclaré le parler très bien ou relativement bien (graphique C.2).

Alors qu’environ le tiers des jeunes inuits ont déclaré parler l’inuktut avec effort ou parler seulement quelques mots de cette langue, certains pouvaient très bien ou relativement bien le comprendre. Parmi les 1 870 jeunes inuits âgés de 15 à 24 ans qui déclaraient ne pas bien parler l’inuktut, 37 % le comprenaient tout de même bien.

Graphique C.2

Tableau de données du graphique C.2 
Tableau de données du graphique C.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique C.2 Parle très bien ou relativement bien, Parle avec effort ou seulement quelques mots, pourcentage et Intervalle de confiance de 95%, calculées selon limite inférieure et limite supérieure unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Parle très bien ou relativement bien Parle avec effort ou seulement quelques mots
pourcentage Intervalle de confiance de 95% pourcentage Intervalle de confiance de 95%
limite inférieure limite supérieure limite inférieure limite supérieure
15 ans et plus 80 78 83 20 17 22
15 à 24 ans 65Note * 60 70 35 30 39
25 à 54 ans 84Tableau de données du graphique C,2 Note  80 87 16 13 20
55 ans et plus 97Note * 94 98 3Note E: à utiliser avec prudence 2 6
Fin de la boîte de texte

3.3 Bilinguisme et plurilinguisme

Le bilinguisme fait référence à la capacité de soutenir une conversation dans deux langues, tandis que le plurilinguisme fait référence à la capacité de soutenir une conversation dans trois langues ou plus.

Parmi les provinces et les territoires du Canada, le Nunavut se distingue comme ayant la population au taux de bilinguisme le plus élevé. En 2021, plus des deux tiers des personnes vivant au Nunavut pouvaient soutenir une conversation dans deux langues ou plus (68,0 %), et environ 2,2 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation dans trois langues ou plus. En 2021, le taux de bilinguisme était plus élevé chez les Inuit (73,9 %) que chez les non-Inuit (35,2 %). Toutefois, environ 1 non-Inuk (non-Inuit) sur 10 pouvait soutenir une conversation dans trois langues ou plus (9,8 %), tandis que très peu d’Inuit le pouvaient (0,9 %).

Graphique 3.3.1

Tableau de données du graphique 3.3.1 
Tableau de données du graphique 3.3.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.3.1 Unilingue, Bilingue et Plurilingue, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Unilingue Bilingue Plurilingue
pourcentage de la population
Total 29,8 68,0 2,2
Inuit 25,2 73,9 0,9
Non-Inuit 55,0 35,2 9,8

La forme de bilinguisme la plus courante observée chez les Inuit était inuktitut-anglais; près de 3 Inuit sur 4 (72,3 %) ont déclaré pouvoir soutenir une conversation en inuktitut et en anglais en 2021. Contrairement au cas des Inuit, la forme de bilinguisme la plus courante déclarée par les non-Inuit du Nunavut était le français et l’anglais. En 2021, 1 non-Inuk (non-Inuit) sur 5 a déclaré être en mesure de soutenir une conversation en français et en anglais (21,0 %).

Graphique 3.3.2

Tableau de données du graphique 3.3.2 
Tableau de données du graphique 3.3.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.3.2. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Total, Inuit et Non-Inuit, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues Total Inuit Non-Inuit
pourcentage de la population
Inuktitut et anglais 62,4 72,3 7,2
Anglais et français 3,8 0,7 21,0
Anglais et langues non officielles 2,6 0,1 16,6

3.4 Langues parlées à la maison

De nombreux résidents du Nunavut parlent plus d’une langue à la maison. En 2021, environ 2 résidents du Nunavut sur 5 parlaient deux langues ou plus au moins régulièrement à la maison (40,6 %). Par ailleurs, cette proportion était de 18,6 % dans l’ensemble du Canada.

Au Nunavut, l’anglais était la langue la plus parlée à la maison : environ les trois quarts (71,9 %) des résidents du Nunavut parlaient l’anglais au moins régulièrement à la maison, seul ou en combinaison avec une autre langue. Près de la moitié des résidents du Nunavut parlaient l’anglais de façon prédominante à la maison (46,6 %), ce qui signifie que ces résidents parlaient cette langue le plus souvent à la maison, sans parler d’autres langues aussi souvent.


Tableau 3.4
Répartition des langues parlées à la maison selon la fréquence, Nunavut, 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Répartition des langues parlées à la maison selon la fréquence. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Fréquence de la langue parlée à la maison, Total, Seule langue parlée à la maison, Langue parlée le plus souvent, une autre langue étant parlée régulièrement, Langue parlée le plus souvent autant qu’une autre langue et Langue parlée régulièrement, une autre langue étant parlée le plus souvent, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues Fréquence de la langue parlée à la maison
Total Seule langue parlée à la maison Langue parlée le plus souvent, une autre langue étant parlée régulièrement Langue parlée le plus souvent autant qu’une autre langue Langue parlée régulièrement, une autre langue étant parlée le plus souvent
nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage
Inuktut 23 630 64,6 9 885 27,0 5 260 14,4 3 525 9,6 4 955 13,5
Inuktitut 23 280 63,6 9 855 26,9 5 225 14,3 3 485 9,5 4 725 12,9
Inuinnaqtun 340 0,9 30 0,1 25 0,1 40 0,1 240 0,7
Anglais 26 315 71,9 11 630 31,8 5 425 14,8 3 760 10,3 5 500 15,0
Français 705 1,9 235 0,6 105 0,3 110 0,3 260 0,7

Dans le territoire, l’inuktut se classait au deuxième rang parmi les langues les plus parlées à la maison : près des deux tiers des résidents du Nunavut parlaient l’inuktut au moins régulièrement à la maison (64,6 %). En particulier, 41,4 % de la population du Nunavut parlait l’inuktitut de façon prédominante à la maison en 2021.

Toutefois, l’inuktut est demeuré la langue parlée de façon prédominante à la maison par la plus grande part des Inuit (48,4 %), comme le montre le graphique 3.4.1. De plus, environ 1 Inuk (Inuit) au Nunavut sur 10 parlait l’inuktut et l’anglais le plus souvent à égalité à la maison (11,2 %) en 2021. Parmi les non-Inuit, 2,1 % parlaient l’inuktut de façon prédominante à la maison, et 0,8 % parlaient l’inuktut et l’anglais le plus souvent à égalité.

Graphique 3.4.1

Tableau de données du graphique 3.4.1 
Tableau de données du graphique 3.4.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.4.1 Anglais seulement, Inuktut et anglais, Inuktut, Français seulement et Autres langues, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Anglais seulement Inuktut et anglais Inuktut Français seulement Autres langues
pourcentage de la population
Total 46,6 9,6 41,4 0,9 1,5
Inuit 40,2 11,2 48,4 0,1 0,1
Non-Inuit 82,3 0,8 2,1 5,8 9,1

La proportion d’Inuit parlant l’anglais de façon prédominante à la maison (40,2 %) était deux fois moins élevée que la proportion des non-Inuit (82,3 %). Près de 1 non-Inuk (non-Inuit) sur 6 parlait une langue autre que l’anglais ou l’inuktut de façon prédominante à la maison (14,8 %), comme le français (5,8 %). Très peu d’Inuit parlaient une langue autre que l’anglais ou l’inuktut de façon prédominante à la maison (0,1 %).

Début de la boîte de texte

Modification apportée à la question sur les langues parlées à la maison dans le cadre du Recensement de 2021

Dans le cadre du Recensement de 2021, la formulation de la question sur les langues parlées à la maison a été modifié afin d’améliorer la qualité des données et d’alléger le fardeau de réponse. Dans l’ensemble du Canada, cette modification a eu une incidence sur la comparabilité des résultats relatifs à toutes les langues parlées à la maison et aux langues parlées régulièrement à la maison; ces résultats ne devraient pas être comparés avec ceux des cycles précédents. Les résultats sur les langues parlées le plus souvent à la maison demeurent comparables à ceux des cycles précédents au Canada; il faut, par ailleurs, faire preuve de prudence dans l’interprétation des réponses multiples.

La modification apportée à la question sur la langue parlée à la maison s’est produite en tenant compte des défis liés à la collecte des données au Nunavut en 2021. Au Nunavut, la proportion d’Inuit parlant l’inuktut de façon prédominante à la maison a diminué, passant de 67,4 % en 2001 à 58,4 % en 2016, puis à 48,4 % en 2021. Toutefois, la proportion d’Inuit parlant l’inuktut et l’anglais à la maison le plus souvent à égalité a augmenté, passant de 1,6 % en 2016 à 11,2 % en 2021. Par conséquent, la proportion d’Inuit parlant l’inuktut le plus souvent à la maison, seul ou en combinaison avec l’anglais, est demeurée relativement stable (passant de 60,0 % en 2016 à 59,6 % en 2021).

Parmi les non-Inuit, la proportion des personnes parlant l’inuktut de façon prédominante à la maison a augmenté de 2001 (0,8 %) à 2016 (1,4 %), pour ensuite se chiffrer à 2,1 % en 2021.

Fin de la boîte de texte

3.5 Langues utilisées au travail

Les travailleurs du Nunavut étaient plus susceptibles que les autres travailleurs au Canada d’utiliser plus d’une langue au travail. En 2021, environ 2 travailleurs du Nunavut sur 5 utilisaient plus d’une langue au travail (39,7 %). À titre comparatif, c’était le cas chez 11,7 % des travailleurs à l’échelle nationale.

Dans l’ensemble, l’anglais était la langue le plus souvent utilisée dans les milieux de travail du Nunavut : 94,6 % des travailleurs ont déclaré utiliser l’anglais au travail au moins régulièrement, seul ou en combinaison avec une autre langue, et 42,8 % des travailleurs ont déclaré utiliser l’inuktitut au moins régulièrement. En revanche, 2,5 % des travailleurs utilisaient le français au moins régulièrement au travail, et très peu de travailleurs utilisaient l’inuinnaqtun (0,5 %).

Près de 3 travailleurs du Nunavut sur 4 (70,1 %) ont déclaré utiliser l’anglais de façon prédominante au travail, et 17,6 % utilisaient l’inuktut de façon prédominante.


Tableau 3.5
Répartition des langues utilisées au travail selon la fréquence, Nunavut, 2021
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Répartition des langues utilisées au travail selon la fréquence. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Fréquence d’utilisation de la langue au travail, Total, Seule langue utilisée au travail, Langue utilisée le plus souvent, en plus d’une autre langue utilisée régulièrement , Langue utilisée le plus souvent à égalité avec une autre langue et Langue utilisée régulièrement, en plus d’une autre langue utilisée le plus souvent, calculées selon nombre et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues Fréquence d’utilisation de la langue au travail
Total Seule langue utilisée au travail Langue utilisée le plus souvent, en plus d’une autre langue utilisée régulièrement Langue utilisée le plus souvent à égalité avec une autre langue Langue utilisée régulièrement, en plus d’une autre langue utilisée le plus souvent
nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage nombre pourcentage
Inuktut 5 115 42,8 625 5,2 1 485 12,4 1 390 11,6 1 610 13,5
Inuktitut 5 055 42,3 625 5,2 1 485 12,4 1 380 11,6 1 580 13,2
Inuinnaqtun 60 0,5 - 0,0 - 0,0 10 0,1 45 0,4
Anglais 11 295 94,6 6 560 54,9 1 815 15,2 1 405 11,8 1 510 12,6
Français 295 2,5 25 0,2 20 0,2 25 0,2 225 1,9

Le graphique 3.5.1 montre que la majorité des travailleurs inuits travaillaient en anglais de façon prédominante (56,8 %), et que 43,2 % des travailleurs inuits utilisaient l’inuktut le plus souvent au travail, seul ou en combinaison avec l’anglais.

Graphique 3.5.1

Tableau de données du graphique 3.5.1 
Tableau de données du graphique 3.5.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3.5.1 Inuktut, Inuktut et anglais, Anglais seulement, Français seulement et Autres langues, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Inuktut Inuktut et anglais Anglais seulement Français seulement Autres langues
pourcentage de la population
Total 17,7 11,6 70,1 0,4 0,2
Inuit 26,2 17,0 56,8 0,0 0,0
Non-Inuit 0,5 0,7 97,1 1,2 0,5

En 2021, presque tous les travailleurs non-inuits utilisaient l’anglais de façon prédominante au travail (97,1 %), et seulement 1,2 % des travailleurs non-inuits utilisaient l’inuktut le plus souvent au travail, seul ou en combinaison avec l’anglais.

Dans l’ensemble, 30,2 % des travailleurs occupaient un emploi dans le secteur des administrations publiques. Une proportion semblable de travailleurs utilisant l’anglais de façon prédominante au travail occupaient un emploi dans ce secteur (32,6 %). En outre, plus du quart des travailleurs utilisant l’inuktitut en combinaison avec l’anglais (27,2 %) et un peu moins du quart des travailleurs utilisant uniquement l’inuktitut (24,1 %) le plus souvent au travail occupaient un emploi dans le secteur des administrations publiques.

Début de la boîte de texte

Modification apportée à la question sur les langues utilisées au travail dans le cadre du Recensement de 2021

Dans le cadre du Recensement de 2021, la formulation de la question sur les langues utilisées au travail a été modifié afin d’améliorer la qualité des données et d’alléger le fardeau de réponse. Dans l’ensemble du Canada, cette modification a eu une incidence sur la comparabilité des résultats relatifs aux langues utilisées régulièrement au travail ou le plus souvent à égalité. Au Nunavut en particulier, la modification apportée à la question s’est produite en tenant compte des défis liées au dénombrement . En particulier, la collecte des données s’est déroulée dans le contexte de la pandémie de COVID-19, qui a eu des répercussions sur le monde du travail, comme sur les taux d’emploi, la répartition des emplois dans différents secteurs et le travail à domicile .

Au Nunavut, la proportion de travailleurs inuits utilisant l’inuktut de façon prédominante au travail a diminué, passant de 45,3 % en 2001 à 36,1 % en 2016, puis à 26,2 % en 2021. En revanche, peu de travailleurs inuits ont déclaré utiliser l’inuktut et l’anglais le plus souvent à égalité au travail en 2016 (2,3 %), et leur proportion était de 17,0 % en 2021. Par conséquent, la proportion de travailleurs inuits utilisant l’inuktut le plus souvent au travail, seul ou en combinaison avec une autre langue, est passée de 38,3 % en 2016 à 43,2 % en 2021.

Fin de la boîte de texte

Dans l’ensemble, le tiers des travailleurs utilisant une langue inuktut de façon prédominante au travail occupaient un emploi soit dans le secteur des services d’enseignement (15,8 %) ou dans celui du commerce de gros et de détail (16,3 %). Une plus faible proportion de travailleurs utilisant l’anglais de façon prédominante au travail occupaient un emploi dans ces secteurs (respectivement 9,7 % et 12,3 %).

Début de la boîte de texte

Encadré D : Bénéficiaires de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut au Nunavut et à l’extérieur du Nunavut

Le Recensement de 2021 a été le premier à recueillir des renseignements sur les personnes inscrites en vertu d’un accord sur les revendications territoriales des Inuit ou les bénéficiaires d’un tel accord. Ces accords portent sur des questions telles que les titres fonciers, les droits de pêche et de piégeage et l’indemnisation financière.

En 2021, 29 670 résidents du Nunavut étaient inscrits en vertu d’un accord sur les revendications territoriales, ce qui représente 81,1 % de la population du territoire. Presque tous ces résidents étaient Inuit (99,8 %) et inscrits expressément en vertu de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (99,2 %). Même si certains résidents inuits du Nunavut n’étaient pas inscrits en vertu d’un accord sur les revendications territoriales (1 430 personnes), 3 880 personnes inscrites en vertu de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut résidaient à l’extérieur du Nunavut. Quelques-uns de ces bénéficiaires résidaient à l’extérieur du Nunavut résidaient ailleurs dans l’Inuit Nunangat (1,8 %), mais la plupart résidaient dans de grands centres urbains au sud du Canada (61,4 %), comme Ottawa–Gatineau (24,1 %), Winnipeg (7,0 %) et Edmonton (6,4 %).

Graphique D.1

Tableau de données du graphique D.1 
Tableau de données du graphique D.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique D.1 Total, Résident au Nunavut et Résident hors du Nunavut, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Total Résident au Nunavut Résident hors du Nunavut
pourcentage
Peut soutenir une conversation en inuktut 76,1 82,0 31,2
A l’inuktut comme langue maternelle 68,7 74,1 27,5
Parle l'inuktut à la maison au moins régulièrement 69,8 76,0 22,6
Utilise l'inuktut au travail au moins régulièrement 55,9 62,4 14,8

Les personnes inscrites en vertu de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut et vivant à l’extérieur de l’Inuit Nunangat étaient moins susceptibles de pouvoir soutenir une conversation en inuktut, d’avoir l’inuktut comme langue maternelle et de parler l’inuktut à la maison ou de l’utiliser au travail. Environ les trois quarts des bénéficiaires au Nunavut avaient l’inuktut comme langue maternelle (74,1 %), plus précisément l’inuktitut (61,7 %), l’inuktitut et l’anglais (11,2 %), l’inuinnaqtun (0,7 %) ou l’inuinnaqtun et l’anglais (0,4 %). À l’extérieur du Nunavut, un peu plus du quart des bénéficiaires avaient l’inuktut comme langue maternelle (27,5 %), plus précisément l’inuktitut (21,0 %), l’inuktitut et l’anglais (4,9 %), l’inuinnaqtun (1,0 %) ou l’inuinnaqtun et l’anglais (0,2 %).

Fin de la boîte de texte

3.6 Différences entre les régions et les communautés

La connaissance et l’utilisation des langues varient selon la région et la communauté du Nunavut. Les principaux résultats pour chaque région et chaque communauté du Nunavut sont présentés en annexe.

Presque tous les résidents de la région de Kitikmeot pouvaient soutenir une conversation en anglais (99,2 %), alors que la connaissance de la langue n’était pas aussi répandue dans la région de Qikiqtaaluk (92,1 %) et dans celle de Kivalliq (94,8 %). En revanche, la proportion de résidents pouvant soutenir une conversation dans une langue inuktut était près de deux fois plus élevée dans les régions de Qikiqtaaluk (74,2 %) et de Kivalliq (80,9 %) que dans la région de Kitikmeot (38,8 %).

Dans l’ensemble du Nunavut, environ 1 résident sur 20 pouvait soutenir une conversation en français (4,0 %). Cette proportion était plus élevée dans la communauté d’Iqaluit, où près de 1 personne sur 6 (15,2 %) pouvait soutenir une conversation en français.

Moins de 2 % des résidents du Nunavut pouvaient soutenir une conversation en inuinnaqtun, sauf dans les communautés de Kugluktuk (18,3 %) et de Cambridge Bay (15,0 %) de la région de Kitikmeot.

Un peu moins de 3 résidents sur 4 des régions de Qikiqtaaluk (70,4 %) et de Kivalliq (70,7 %) avaient une langue inuktut comme langue maternelle, alors que seulement 1 résident sur 4 de la région de Kitikmeot (25,7 %) a fait la même déclaration. Toutefois, la proportion de résidents n’ayant que l’anglais comme langue maternelle était trois fois plus élevée (72,4 %) dans la région de Kitikmeot comparativement aux régions de Qikiqtaaluk (23,2 %) et de Kivalliq (27,4 %). Près de 1 résident d’Iqaluit sur 10 (9,6 %) avait une langue maternelle autre que l’anglais, le français ou l’inuktut; il s’agit d’une proportion nettement plus élevée que la proportion globale pour le Nunavut (2,9 %).

Dans l’ensemble du Nunavut, plus de la moitié des résidents parlaient une langue inuktut le plus souvent à la maison, seul en combinaison avec une autre langue (51,0 %). Cela vaut également pour les régions de Qikiqtaaluk et de Kivalliq, où respectivement 62,6 % et 54,8 % des résidents parlaient une langue inuktut le plus souvent à la maison. En outre, seulement 1 résident de Kitikmeot sur 10 parlait une langue inuktut le plus souvent à la maison (9,5 %).

carte 3.6.1

Description de la carte 3.6.1

Cette carte présente la proportion de la population ayant l’inuktut comme langue maternelle dans les communautés du Nunavut en 2021. Dans le présent rapport, une communauté est une subdivision de recensement comptant une population d’au moins 50 personnes.

Sur la carte, les trois régions du Nunavut sont représentées par trois couleurs différentes : Qikiqtaaluk est représentée en vert, Kivalliq, en bleu et Kitikmeot, en rouge. Les communautés sont représentées par des cercles dont la taille correspond à la taille de la population de la communauté. La couleur des cercles représente la proportion de la population ayant l’inuktut comme langue maternelle.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Resolute) comptait une population de 145 à 999 personnes, et où 40,0 % à 64,9 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Grise Fiord) comptait une population de 145 à 999 personnes, et où 65,0 % à 89,9 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Qikiqtaaluk, quatre communautés (Arctic Bay, Qikiqtarjuaq, Hall Beach et Kimmirut) comptaient une population de 145 à 999 personnes, et où 90,0 % à 100,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Qikiqtaaluk, cinq communautés (Pond Inlet, Clyde River, Pangnirtung, Cape Dorset et Sanikiluaq) comptaient une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où 90,0 % à 100,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Igloolik) comptait une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 90,0 % à 100,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Iqaluit) comptait une population de 3 000 à 7 420 personnes, et où moins de 40,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kivalliq, deux communautés (Chesterfield Inlet et Whale Cove) comptaient une population de 145 à 999 personnes, et où 65,0 % à 89,9 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kivalliq, une communauté (Coral Harbour) comptait une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où 65,0 % à 89,9 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kivalliq, une communauté (Naujaat) comptait une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où 90,0 % à 100,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kivalliq, deux communautés (Baker Lake et Rankin Inlet) comptaient une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 40,0 % à 64,9 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kivalliq, une communauté (Arviat) comptait une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 90,0 % à 100,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kitikmeot, une communauté (Taloyoak) comptait une population de 145 à 999 personnes, et où moins de 40,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

À Kitikmeot, quatre communautés (Kugluktuk, Cambridge Bay, Gjoa Haven et Kugaaruk) comptaient une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où moins de 40,0 % d’entre elles avaient l’inuktut comme langue maternelle.

carte 3.6.2

Description de la carte 3.6.2

Cette carte présente la répartition de la connaissance de l’inuktut dans les communautés du Nunavut en 2021. Dans le présent rapport, une communauté est une subdivision de recensement comptant une population d’au moins 50 personnes.

Sur la carte, les trois régions du Nunavut sont représentées par trois couleurs différentes : Qikiqtaaluk est représentée en vert, Kivalliq, en bleu et Kitikmeot, en rouge. Les communautés sont représentées par des cercles dont la taille correspond à la taille de la population de la communauté. La couleur des cercles représente la proportion de la population pouvant soutenir une conversation en inuktut.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Resolute) comptait une population de 145 à 999 personnes, et où 40,0 % à 64,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Grise Fiord) comptait une population de 145 à 999 personnes, et où 65,0 % à 89,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Qikiqtaaluk, quatre communautés (Arctic Bay, Qikiqtarjuaq, Hall Beach et Kimmirut) comptaient une population de 145 à 999 personnes, et où 90,0 à 100,0 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Qikiqtaaluk, cinq communautés (Pond Inlet, Clyde River, Pangnirtung, Cape Dorset et Sanikiluaq) comptaient une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où 90,0 à 100,0 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Igloolik) comptait une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 90,0 à 100,0 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Qikiqtaaluk, une communauté (Iqaluit) comptait une population de 3 000 à 7 420 personnes, et où 40.0 % à 64,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kivalliq, deux communautés (Chesterfield Inlet et Whale Cove) comptaient une population de 145 à 999 personnes, et où 65,0 % à 89,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kivalliq, deux communautés (Coral Harbour et Naujaat) comptaient une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où 90,0 à 100,0 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kivalliq, une communauté (Baker Lake) comptait une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 40,0 % à 64,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kivalliq, une communauté (Rankin Inlet) comptait une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 65,0 % à 89,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kivalliq, une communauté (Arviat) comptait une population de 2 000 à 2 999 personnes, et où 90,0 à 100,0 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kitikmeot, une communauté (Taloyoak) comptait une population de 145 à 999 personnes, et où 40,0 % à 64,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kitikmeot, une communauté (Gjoa Haven) comptait une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où 40,0 % à 64,9 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

À Kitikmeot, trois communautés (Kugluktuk, Cambridge Bay et Kugaaruk) comptaient une population de 1 000 à 1 999 personnes, et où moins de 40,0 % d’entre elles pouvaient soutenir une conversation en inuktut.

4. Facteurs associés à la variation du nombre de locuteurs

4.1 Transmission intergénérationnelle de la langue

La transmission intergénérationnelle d’une langue reflète son utilisation continue d’une génération à l’autre et constitue un critère en vertu duquel la vitalité d’une langue peut être évaluée. Dans le présent rapport, la transmission intergénérationnelle de la langue maternelle renvoie au fait que les enfants apprennent d’abord durant l’enfance la même langue que leur mère a elle-même apprise pendant son enfance, ce qui signifie que l’enfant et la mère ont la même langue maternelle. Le taux de transmission intergénérationnelle est la proportion d’enfants de moins de cinq ans ayant la même langue maternelle que leur mère, seule ou en combinaison avec une autre langue.

Graphique 4.1

Tableau de données du graphique 4.1 
Tableau de données du graphique 4.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4.1. Les données sont présentées selon Langues (titres de rangée) et Taux de transmission(figurant comme en-tête de colonne).
Langues Taux de transmission
Inuktut 86,0
Inuktitut 86,4
Inuinnaqtun 23,1
Anglais 94,2
Français 55,9

En 2021, le taux de transmission intergénérationnelle de l’anglais était de 94,2 %, ce qui indique que la grande majorité des enfants nés de mères dont l’anglais était la langue maternelle avaient également l’anglais comme langue maternelle. Cette proportion était inférieure de 8,4 points de pourcentage chez les enfants nés de mères dont l’inuktitut était la langue maternelle : 86,4 % de ces enfants avaient également l’inuktitut comme langue maternelle. Le taux de transmission intergénérationnelle de la langue était nettement plus faible chez les enfants nés de mères dont l’inuinnaqtun était la langue maternelle : près du quart de ces enfants avait également l’inuinnaqtun comme langue maternelle (23,1 %).

Parmi les enfants nés de mères dont la langue maternelle était l’inuktut et qui avaient une langue maternelle différente, la grande majorité avait d’abord appris l’anglais durant l’enfance. Plusieurs raisons peuvent expliquer le fait que ces enfants ont d’abord appris l’anglais comme langue maternelle au lieu de l’inuktut. Par exemple, il est possible que l’anglais ait été la langue maternelle du père de l’enfant, ou que l’anglais ait été la langue parlée de façon prédominante à la maison dans le ménage de l’enfant.

Le taux de transmission intergénérationnelle de l’inuktitut était de 88,8 % chez les enfants nés de parents dont les deux langues maternelles étaient l’inuktitut. En revanche, le taux de transmission intergénérationnelle de l’anglais était plus élevé, soit 97,6 %, chez les enfants nés de parents dont les deux langues maternelles étaient l’anglais. Dans les couples exogames où l’un des parents avait l’inuktitut comme langue maternelle et l’autre parent, l’anglais, le taux de transmission intergénérationnelle de l’inuktitut était de 40,7 %, et le taux de transmission intergénérationnelle de l’anglais était de 69,6 %, y compris 20,5 % des enfants ayant appris l’inuktitut et l’anglais en même temps durant l’enfance.

4.2 Rétention et transferts linguistiques

La rétention linguistique désigne une situation où une personne parle sa langue maternelle de façon prédominante à la maison. Lorsqu’une langue maternelle n’est plus parlée à la maison, cela se traduit par une situation appelée transfert linguistique, dans laquelle une personne cesse d’utiliser sa langue maternelle comme principale langue d’usage à la maison. Un transfert linguistique partiel est une situation dans laquelle une personne parle encore sa langue maternelle le plus souvent à la maison, mais en combinaison avec une autre langue.

La grande majorité des résidents du Nunavut de la langue maternelle anglaise parlaient cette langue de façon prédominante à la maison (95,7 %); c’était le cas tant chez les Inuit (94,3 %) que chez les non-Inuit (98,7 %).

En 2021, le taux de rétention de la langue était plus faible chez les Inuit ayant l’inuktitut comme langue maternelle, parmi lesquels 3 sur 4 parlaient cette langue de façon prédominante à la maison (74,3 %). En revanche, environ le quart des Inuit ayant l’inuktitut comme langue maternelle ne parlaient plus l’inuktitut de façon prédominante à la maison, les taux de transfert linguistique partiels et complets étant respectivement de 8,6 % et de 17,1 %. Parmi les résidents du Nunavut ayant l’inuktitut comme langue maternelle et parlant une autre langue que l’inuktut à la maison, presque tous parlaient l’anglais de façon prédominante à la maison (99,6 %).

Graphique 4.2

Tableau de données du graphique 4.2 
Tableau de données du graphique 4.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4.2. Les données sont présentées selon la langue maternelle (titres de rangée) et Rétention, Transfert partiel et Transfert complet, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langue maternelle Rétention Transfert partiel Transfert complet
pourcentage de la population
Total
Inuktitut 74,1 8,6 17,4
Inuinnaqtun 20,2 9,6 70,2
Anglais 95,7 2,1 2,2
Français 55,7 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 44,3
Inuit
Inuktitut 74,3 8,6 17,1
Anglais 94,3 3,0 2,8
Français 29,4 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 70,6
Non-Inuit
Inuktitut 52,5 7,1 40,4
Anglais 98,7 0,2 1,1
Français 57,5 Note ...: n'ayant pas lieu de figurer 42,5

Parmi les non-Inuit, plus de 2 personnes sur 5 ayant l’inuktitut (40,4 %) ou le français (42,5 %) comme langue maternelle étaient en situation de transfert linguistique complet puisqu’elles ne parlaient plus leur langue maternelle le plus souvent à la maison.

Parmi les personnes au Nunavut ayant l’inuinnaqtun comme langue maternelle, 1 personne sur 4 continuait de parler l’inuinnaqtun de façon prédominante à la maison (20,2 %), et les trois quarts (70,2 %) ont déclaré parler l’anglais de façon prédominante.

La langue parlée à la maison par les parents est fort probablement la première langue que leurs enfants apprendront. Par conséquent, un parallèle peut être établi entre les taux de rétention de la langue, plus faibles chez les personnes ayant l’inuktut comme langue maternelle et les taux de transmission intergénérationnelle plus faibles des langues inuktut.

4.3 Vieillissement des locuteurs

Dans un contexte où la transmission intergénérationnelle d’une langue est faible, moins de personnes chez les générations plus jeunes vont déclarer que cette langue est leur langue maternelle.

Au Nunavut, la répartition des locuteurs selon le groupe d’âge montre que, dans l’ensemble, les personnes de langue maternelle anglaise étaient un peu plus jeunes que celles de langue maternelle inuktitut. Cela dit, une grande proportion des locuteurs de l’une ou l’autre langue étaient âgés de moins de 15 ans (36,2 % des locuteurs de l’anglais et 32,7 % des locuteurs de l’inuktitut).

Graphique 4.3.1

Tableau de données du graphique 4.3.1 
Tableau de données du graphique 4.3.1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4.3.1 Langues, Inuktitut, Inuinnaqtun, Anglais et Français, calculées selon pourcentage de la population unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues
Inuktitut Inuinnaqtun Anglais Français
pourcentage de la population
0 à 14 ans 32,7 8,0 36,2 23,6
15 à 24 ans 16,9 6,6 16,1 6,9
25 à 39 ans 21,9 15,5 23,4 28,2
40 à 54 ans 16,1 21,1 15,3 26,1
55 ans et plus 12,4 48,8 9,0 15,2

En revanche, près de la moitié des personnes ayant l’inuinnaqtun comme langue maternelle étaient âgées de 55 ans et plus en 2021 (48,8 %). Ce vieillissement des locuteurs signifie qu’il faut s’attendre à une diminution du nombre de personnes déclarant l’inuinnaqtun comme langue maternelle au cours des prochaines années.

Parmi les personnes pouvant soutenir une conversation en inuktitut, l’âge médian des locuteurs de langue seconde (23 ans) était inférieur à celui des locuteurs de langue maternelle (25 ans). Cette différence d’âge médian était plus prononcée chez les personnes pouvant soutenir une conversation en inuinnaqtun : il y avait une différence de 19 ans entre l’âge médian des locuteurs de langue maternelle (54 ans) et celui des locuteurs de langue seconde (35 ans). Ces résultats signifient que les plus jeunes apprennent l’inuktitut et l’inuinnaqtun comme langues secondes.

Graphique 4.3.2

Tableau de données du graphique 4.3.2 
Tableau de données du graphique 4.3.2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4.3.2. Les données sont présentées selon les langues (titres de rangée) et Locuteurs de langue maternelle et Locuteurs de langue seconde, calculées selon âge médian unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Langues Locuteurs de langue maternelle Locuteurs de langue seconde
âge médian
Inuktitut 25 23
Inuinnaqtun 54 35
Anglais 23 29
Français 35 37

4.4 Migration interne

La migration interne désigne la situation où une personne déménage au Nunavut en provenance d’une autre province ou d’un autre territoire au Canada ou qui quitte le Nunavut pour se rendre dans une autre province ou un autre territoire au Canada.

Au cours des dernières décennies, un niveau élevé d’immigration interne et d’émigration interne a été enregistré au Nunavut, surtout chez les non-Inuit . Toutefois, le nombre de personnes quittant le territoire avait tendance à être semblable au nombre de personnes qui y entraient, ce qui signifie que la migration interne avait généralement peu d’incidence directe sur la situation linguistique au Nunavut .

Le contexte de la pandémie de COVID-19 a modifié les flux migratoires au Canada ; par exemple, plusieurs personnes sont retournées dans leur province ou leur territoire d’origine. De 2016 à 2021, 2 175 personnes ont déménagé au Nunavut, et 3 265 personnes ont quitté le Nunavut pour se rendre dans une autre province ou un autre territoire, ce qui a entraîné la perte d’environ 1 090 résidents en raison de la migration interne. L’anglais est la langue maternelle de la plupart des immigrants et émigrants internes au Nunavut. En fait, de 2016 à 2021, la population de langue maternelle anglaise a perdu 925 locuteurs en raison de la migration interne. En revanche, la migration interne nette pour les locuteurs de l’inuktitut, de l’inuinnaqtun et du français n’a été que légèrement négative pendant cette période.

Graphique 4.4

Tableau de données du graphique 4.4 
Tableau de données du graphique 4.4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4.4 Migration nette , Entrées et Sorties, calculées selon nombre unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Migration nette Entrées Sorties
nombre
Inuktitut -55 180 -235
Inuinnaqtun -10 10 -20
Anglais -925 1 440 -2 365
Français -30 225 -255

Parmi les migrants internes de langue maternelle anglaise ayant déménagé au Nunavut au cours de la période allant de 2016 à 2021, 36,4 % provenaient des provinces de l’Ouest canadien et 31,8 %, de l’Ontario. Parmi les personnes ayant quitté le Nunavut au cours de la même période, le tiers ont déménagé dans les provinces de l’Atlantique (33,3 %) et 26,8 % ont déménagé en Ontario. En revanche, plus de la moitié des migrants internes de langue maternelle française ayant déménagé au Nunavut au cours de la période allant de 2016 à 2021 provenaient du Québec (56,0 %), et le Québec était la destination de 36,0 % des migrants internes de langue maternelle française ayant quitté le Nunavut au cours de la même période.

Parmi les migrants internes de langue maternelle inuktitut ayant déménagé au Nunavut au cours de la période allant de 2016 à 2021, 36,1 % provenaient de l’Ontario et 35,0 %, des provinces de l’Ouest canadien. Parmi les personnes ayant quitté le Nunavut au cours de la même période, les principales destinations étaient également l’Ontario (26,8 %) et les provinces de l’Ouest canadien (28,9 %).

4.5 Migration internationale

De 2016 à 2021, 180 personnes de l’extérieur du Canada ont déménagé au Nunavut et y résidaient encore en 2021. Parmi celles-ci, 37,4 % ont déclaré l’anglais comme seule langue maternelle, et 51,0 % ont déclaré une langue autre que l’anglais, le français ou l’inuktut comme langue maternelle. Très peu de migrants internationaux avaient l’inuktut ou le français comme langue maternelle.

Environ 1 personne sur 4 ayant déménagé au Nunavut depuis l’étranger dans la période 2016-2021 était en fait une personne née au Canada qui revenait au pays (25,2 %). L’autre principal pays d’origine des migrants internationaux ayant déménagé au Nunavut était les Philippines (16,7 %).

5. Conclusion

Le gouvernement du Nunavut a demandé à Statistique Canada de fournir un portrait à jour et complet des langues au Nunavut dans le présent rapport à partir des données du Recensement de la population de 2021. En raison des défis liés à la collecte de données dans le territoire dans le contexte de la pandémie de COVID-19, il faut faire preuve d’une certaine prudence au moment de comparer les données avec celles des cycles précédents. Les tendances émergentes observées en 2021, comme une diminution du nombre de résidents du Nunavut déclarant une langue maternelle inuktut, et l’accélération des tendances existantes, comme la diminution plus rapide de la proportion de résidents du Nunavut connaissant l’inuktut, devront être confirmées à l’aide des données recueillies dans le cadre du Recensement de la population de 2026.

Ce rapport a montré que les Inuit plus jeunes sont moins susceptibles que les Inuit plus âgés d’avoir l’inuktut comme langue maternelle ou de déclarer pouvoir soutenir une conversation en inuktut. De plus, la transmission intergénérationnelle des langues inuktut demeure inférieure à celle de l’anglais. L’anglais est parlé à la maison et utilisé au travail par un plus grand nombre de résidents du Nunavut que l’inuktut, mais l’inuktut demeure la langue parlée de façon prédominante à la maison par une grande proportion d’Inuit.

Il existe des différences notables entre l’inuktitut et l’inuinnaqtun. L’inuinnaqtun compte un faible nombre de locuteurs, peu de personnes ayant l’inuinnaqtun comme langue maternelle la parlent à la maison, et la transmission intergénérationnelle de cette langue est inférieure à celle de l’anglais ou de l’inuktitut. La moitié des personnes ayant l’inuinnaqtun comme langue maternelle sont âgées de 55 ans et plus, ce qui indique des défis potentiels pour l’utilisation à long terme de cette langue. Cela dit, les plus jeunes apprennent l’inuinnaqtun, comme le montre l’âge médian plus faible des locuteurs de langue seconde.

Par ailleurs, plus des deux tiers des résidents du Nunavut peuvent soutenir une conversation en inuktitut. Les locuteurs de l’inuktitut sont jeunes : le tiers des personnes ayant l’inuktitut comme langue maternelle sont des enfants âgés de moins de 15 ans.

Parmi les résidents du Nunavut pouvant soutenir une conversation en inuktitut, 11,4 % l’ont appris comme langue seconde. Cette proportion est de 37,2 % chez les personnes pouvant soutenir une conversation en inuinnaqtun. Les résidents du Nunavut, les Inuit comme les non-Inuit, continuent de parler les langues inuktut. À mesure que des données plus récentes sur les langues officielles du Nunavut sont recueillies, il faudra accorder une attention particulière à l’utilisation soutenue de l’inuktitut et de l’inuinnaqtun, surtout chez les Inuit plus jeunes.

6. Profils des régions et des communautés


Date de modification :