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Journée internationale des femmes, 2020

Date de diffusion : le 6 mars 2020

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La Journée internationale des femmes de 2020 sera célébrée le dimanche 8 mars. Cette journée est l'occasion de prendre note des progrès réalisés pour atteindre l'égalité des genres et de sensibiliser le public au travail qui reste à accomplir. Un certain nombre de publications récentes de Statistique Canada ont mis en lumière la contribution des femmes à l’économie canadienne et à la société canadienne en général.

L’écart salarial entre les femmes et les hommes a diminué de 1998 à 2018

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à joindre le marché du travail et elles atteignent des niveaux de scolarité plus élevés qu’auparavant. D’ailleurs, le taux d’emploi chez les femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans) a atteint 79,8 % en 2019, soit le taux le plus élevé jamais enregistré depuis que des données comparables ont commencé à être produites en 1976Note . Toutefois, les femmes continuent de gagner moins que les hommes, en moyenne. Si l’on compare les salaires horaires des femmes et des hommes, une mesure qui n’est pas touchée par les différences dans le nombre d’heures ou de semaines travaillées, on constate que l’écart salarial entre les femmes et les hommes s’est rétréci de 1998 à 2018. En 1998, les femmes occupant un emploi gagnaient en moyenne 0,81 $ pour chaque dollar gagné par les hommesNote . En 2018, l’écart salarial était 0,87 $Note . Parmi les facteurs expliquant cet écart restant, on note les différences entre les industries dans lesquelles les femmes et les hommes travaillent, et le fait que les femmes sont plus susceptibles de travailler à temps partielNote . Parmi les caractéristiques qui ont contribué à réduire l’écart salarial entre les femmes et les hommes, notons la proportion plus élevée de femmes travaillant dans le secteur public ainsi que leur taux de syndicalisation et leur niveau de scolarité plus élevésNote .

Les femmes consacrent plus de temps que les hommes à effectuer un travail non rémunéré

Les femmes continuent de contribuer grandement au bien-être de leur famille, à l’économie et à la société canadienne en tant que travailleuses rémunérées et non rémunérées. En 2015, les femmes et les hommes ont apporté des contributions presque égales, comme le montre au nombre total d’heures consacrées au travail rémunéré et non rémunéré. Toutefois, la répartition de ce travail différait entre les femmes et les hommes. Les hommes qui avaient un emploi consacraient 5,7 heures de plus par semaine au travail rémunéré que les femmes qui occupaient un emploi, tandis que ces dernières consacraient 4,9 heures de plus par semaine au travail non rémunéré que les hommes qui avaient un emploiNote Note . Malgré une tendance vers une plus grande égalité en ce qui concerne la répartition des tâches ménagères, certaines tâches comme la lessive et la préparation des repas étaient plus susceptibles d’être accomplies par les femmes, les hommes étant plus susceptibles d’effectuer les travaux extérieurs et les réparationsNote Note . En outre, les femmes passaient plus de temps à s’occuper des enfants et étaient surreprésentées parmi les aidants familiauxNote .

Le niveau de scolarité des femmes a augmenté

De 1991 à 2015, le pourcentage de femmes titulaires d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade universitaire a augmenté et est passé de 15 % à 35 %Note . En outre, les femmes représentaient 58 % des diplômés d’établissements postsecondaires en 2015Note .

Graphique 1

Tableau de données du graphique 1

Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1 Femmes 25 à 64 ans, Hommes 25 à 64 ans, Pas de certificat, diplôme ou grade, Diplôme d'études secondaires ou l'équivalent, Certificat d'une école de métiers, Diplôme d'études collégiales et Certificat, diplôme ou grade universitaire, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Femmes 25 à 64 ans Hommes 25 à 64 ans
Pas de certificat, diplôme ou grade Diplôme d'études secondaires ou l'équivalent Certificat d'une école de métiers Diplôme d'études collégiales Certificat, diplôme ou grade universitaire Pas de certificat, diplôme ou grade Diplôme d'études secondaires ou l'équivalent Certificat d'une école de métiers Diplôme d'études collégiales Certificat, diplôme ou grade universitaire
pourcentage
1991 31 31 10 14 15 31 26 14 9 19
1996 24 30 9 19 19 25 25 15 13 21
2001 19 28 9 21 23 20 26 16 15 24
2006 15 26 9 23 27 16 25 15 17 26
2011 11 25 8 25 31 13 25 16 18 28
2015 9 23 7 26 35 11 25 15 19 30

La hausse du niveau de scolarité des femmes est importante, puisqu’on a constaté que l’éducation contribuait à améliorer les résultats en matière d’emploi des femmes, ce qui pourrait être particulièrement important pour les femmes autochtones. Selon les résultats du Recensement de 2016, les taux d’emploi étaient plus élevés chez les Métisses, les Inuites et les femmes des Premières Nations ayant atteint un plus haut niveau de scolarité, et ils étaient même légèrement supérieurs à ceux des femmes non autochtonesNote .

Les femmes choisissent différentes voies pour atteindre des niveaux de scolarité plus élevés. Elles sont plus susceptibles de choisir des domaines d’études en SACHESNote par rapport aux domaines d’études en STGMNote . En 2017/2018, les femmes représentaient 76,8 % des personnes inscrites dans les programmes d’éducation et d’enseignement et 78,5 % des inscriptions dans des programmes de soins de santé, mais seulement 20,2 % des inscriptions dans des programmes de génieNote . Dans l’ensemble, les femmes représentaient 37,8 % des inscriptions dans des programmes en STGM et 61,7 % des inscriptions dans des programmes en SACHESNote . Toutefois, les femmes qui choisissent des domaines en STGM dans le cadre de leur grade de premier cycle sont tout aussi susceptibles ou plus susceptibles que les hommes de persévérer dans leur domaine d’études initial en STGMNote . Par exemple, 87 % des femmes qui entreprennent des études en génie persévéraient dans ce domaine, par rapport à 82 % des hommesNote . De plus, les femmes titulaires d’un grade de premier cycle en STGM (13 %) étaient presque tout aussi susceptibles que les hommes (14 %) de commencer une maîtrise en STGM au cours des cinq années qui suivent l’obtention de leur diplômeNote .

Les femmes sont non seulement plus nombreuses au sein des établissements postsecondaires, mais elles sont également plus souvent membres du personnel enseignant à plein temps dans ces établissements. En 1957/1958, les femmes représentaient 11 % du personnel enseignant à plein tempsNote . En 2017/2018, elles occupaient 40 % de ces postesNote . Même si les femmes continuent d’être moins représentées au rang de professeur titulaire, la répartition entre les sexes est plus égale au rang de professeur adjoint et aux rangs inférieursNote .

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Le Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion

Le Centre des statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion de Statistique Canada a créé le Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion, qui permet d’accéder facilement aux données et aux analyses désagrégées selon le sexe et d’autres facteurs identitaires. Les tableaux de données et les analyses portent sur un large éventail de sujets, notamment le niveau de scolarité, la famille, le revenu et l’utilisation du temps.

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