Consulter la version la plus récente.
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Le Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire (DUC 2) recueille des renseignements sur chaque affaire criminelle signalée à la police, y compris les caractéristiques des victimes, des auteurs présumés et des affaires. En 2007, des données détaillées ont été recueillies auprès de 153 services de police qui desservaient environ 94 % de la population du Canada. Le Service de police de Hamilton est toutefois exclu de l’analyse en raison de la qualité de ses données sur le lien de l’auteur présumé avec la victime. Les données proviennent principalement de services de police des régions urbaines, à l’exception de l’Ontario et du Québec. Le lecteur est prié de noter que ces données ne sont pas représentatives à l’échelle nationale ou provinciale sur le plan géographique. La couverture du Programme DUC 2 s’établissait à au moins 97 % dans l’ensemble des provinces et des territoires, sauf en Colombie-Britannique, où elle était de 59 %.
La base de données DUC 2 sur les tendances renferme des données historiques qui permettent d’analyser les tendances des caractéristiques des affaires, des auteurs présumés et des victimes, comme le lien entre la victime et l’auteur présumé. Elle comprend actuellement les données de 63 services de police qui ont toujours participé au Programme DUC 2 depuis 1998. Ces services de police desservaient 53 % de la population du Canada en 2007.
Un certain nombre de services de police ont déclaré une importante proportion d’affaires de violence pour lesquelles le lien entre la victime et l’auteur présumé était inconnu. Le fait de ne pas tenir compte de ce lien entraînerait une sous-estimation du taux d’affaires de violence conjugale. Par exemple, le Service de police de Hamilton a imputé le code de lien « inconnu » à 83 % des affaires de violence, la Gendarmerie royale du Canada en Alberta, à 52 %, et la Police provinciale de l’Ontario, à 50 %. Une mesure de la qualité des données du Programme DUC qui évalue cette variable a indiqué que le Service de police de Hamilton devait être supprimé de toutes les analyses. Quant au reste des répondants qui ont déclaré un nombre important d’affaires pour lesquelles le lien était inconnu, on a élaboré une méthode qui tient compte des affaires dont le lien est inconnu en attribuant plus de poids aux affaires dont le lien est connu.
Le tableau suivant indique le pourcentage d’affaires de violence déclarées par la police pour lesquelles le lien de l’auteur présumé avec la victime était inconnu, selon la province et le territoire.
Pour compenser les liens inconnus et améliorer la comparabilité des statistiques provinciales et territoriales, il a fallu calculer un taux pondéré de violence conjugale pour chaque province et territoire. Plutôt que de simplement ne pas tenir compte des liens inconnus, on a calculé un facteur d’ajustement pour la non-déclaration du lien pour chaque service de police. Le poids de chaque service de police dans le chiffre global pour la province correspond au nombre total de crimes violents déclarés par ce service de police. L’hypothèse sous-jacente que nous posons dans le présent rapport est que les affaires de violence pour lesquelles le lien est inconnu sont semblables à celles où le lien est connu. Cette hypothèse a été appuyée par la même mesure de la qualité des données du Programme DUC que celle qui a servi à déterminer que le Service de police de Hamilton devait être exclu.
L’Enquête sur les homicides a commencé à recueillir des données auprès de la police sur les affaires d’homicide, les victimes et les auteurs présumés au Canada en 1961; depuis 1974, elle recueille aussi des données sur les homicides commis dans la famille. Chaque fois qu’un homicide est porté à la connaissance de la police, le service qui fait enquête remplit un questionnaire, qu’il transmet ensuite au Centre canadien de la statistique juridique. Le dénombrement d’une année particulière représente tous les homicides déclarés au cours de l’année visée, peu importe à quel moment le décès est réellement survenu. En 1991 et en 1997, l’enquête a été remaniée et son champ d’observation a été élargi afin d’inclure d’autres variables, telles que les antécédents criminels de l’auteur présumé et de la victime, leur emploi respectif, l’usage de la force par la victime au moment de l’affaire et le syndrome du bébé secoué comme cause de décès.
L’Enquête sur les homicides compte également une partie « description de l’événement », où les enquêteurs consignent d’autres détails sur les homicides. La description renferme un éventail de renseignements descriptifs non inclus dans la partie questionnaire de l’enquête, comme la présence ou l’absence d’une ordonnance d’interdiction et la tentative de suicide de l’auteur présumé. Toutefois, on ne peut tirer de conclusions générales pour l’ensemble des homicides, étant donné que l’accessibilité de ces renseignements supplémentaires varie entre les rapports sur les homicides.
L’Enquête sur les maisons d’hébergement (EMH) a été élaborée dans le cadre de l’Initiative de lutte contre la violence familiale du gouvernement fédéral, de concert avec les gouvernements provinciaux et territoriaux et les associations de maisons d’hébergement. Cette enquête vise à recueillir des renseignements sur les caractéristiques des services d’hébergement offerts aux femmes violentées et à leurs enfants au cours des 12 mois d’activité précédents. En outre, l’EMH recueille des données sur certaines caractéristiques des femmes et des enfants qui résident dans ces refuges en un jour d’instantané donné. En 1991-1992, Statistique Canada a commencé à recueillir des renseignements de base sur les services et la clientèle des maisons d’hébergement. Une enquête plus approfondie a été élaborée et réalisée au cours d’années subséquentes.
L’EMH est une enquête biennale envoi-retour par la poste menée auprès de tous les établissements d’hébergement qui offrent des services aux femmes violentées et à leurs enfants. Sont également inclus dans l’EMH les refuges qui desservent une population plus vaste, outre les femmes fuyant la violence familiale, comme les hommes victimes de violence conjugale et les hommes et femmes cherchant un refuge pour des raisons autres que la violence. Toutefois, les établissements dont les services s’adressent exclusivement aux hommes victimes de violence conjugale ne font pas partie du champ de l’enquête. Au moment de réaliser l’enquête, on ne connaissait qu’un seul établissement de ce genre en activité.
Enfin, l’EMH ne comprend pas les refuges qui ne fournissent pas de services d’hébergement. Pour en savoir davantage sur les résultats de l’EMH, voir l’article du Juristat intitulé « Les résidents des refuges pour femmes violentées au Canada, 2008 ».