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    Série de documents de travail

    La santé des adultes chez les Premières Nations vivant hors réserve, les Inuits, et les Métis au Canada : l'incidence du statut socioéconomique sur les inégalités en matière de santé

    La santé des adultes chez les Premières Nations vivant hors réserve, les Inuits, et les Métis au Canada : l'incidence du statut socioéconomique sur les inégalités en matière de santé

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    par Rochelle Garner, Gisèle Carrière, Claudia Sanmartin et l'équipe de recherche de l'Initiative sur les données longitudinales administratives et sur la santé

    Sommaire

    Les Autochtones, c'est-à-dire les Premières Nations, les Métis et les Inuits, représentent une part croissante de la population canadienne. Malgré l'âge moyen plus faible de ces populations, les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont tendance à subir un plus lourd fardeau de morbidité et de mortalité que les Canadiens non autochtones. Cette situation pourrait tenir, en partie, à des taux plus élevés de désavantage socioéconomique chez les populations autochtones.

    Les objectifs de la présente étude sont les suivants :

    • décrire la santé et le bien-être des adultes  inuits, métis et membres des Premières Nations vivant hors réserve, et comparer ces caractéristiques à celles des adultes non autochtones;
    • examiner la contribution des facteurs socioéconomiques et liés au mode de vie aux inégalités en matière de santé chez les adultes inuits, métis et membres des Premières Nations vivant hors réserve comparativement aux adultes non autochtones;
    • examiner l'effet des facteurs socioéconomiques liés au mode de vie sur la santé des non-Autochtones, des membres des Premières Nations vivant hors réserve, des Métis et des Inuits adultes.

    Pour réaliser ces objectifs, nous avons analysé des données provenant de l'Enquête auprès des peuples autochtones de 2006 et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2007 (cycle 4.1). Les analyses ont été limitées aux adultes de 20 ans et plus provenant des deux enquêtes.

    Les résultats indiquent que les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits adultes sont moins susceptibles que les adultes non autochtones de déclarer être en excellente ou en très bonne santé, et plus susceptibles de souffrir d'un problème de santé limitant leurs activités. En outre, les membres des Premières Nations et les Métis adultes étaient plus susceptibles que les non-Autochtones adultes d'avoir reçu le diagnostic d'au moins un problème de santé chronique, tandis que les Inuits adultes étaient aussi ou moins susceptibles d'être dans cette situation. Tenir compte de l'effet de facteurs tels que le revenu et le niveau de scolarité réduits, mais n'élimine pas toujours les inégalités en matière de santé entre les adultes autochtones et non autochtones. La correction pour tenir compte d'autres facteurs, dont le tabagisme, l'indice de masse corporelle, les contacts avec un professionnel de la santé ou la vie dans un centre urbain, ne produit qu'une faible réduction supplémentaire des inégalités en matière de santé. De plus, l'effet de plusieurs de ces facteurs sur la santé n'est pas le même chez les adultes des divers groupes autochtones que chez les adultes non autochtones.

    Les résultats de la présente étude montrent que, même si le revenu et le niveau de scolarité expliquent partiellement les différences d'état de santé entre les Canadiens autochtones et non autochtones, des écarts persistent souvent. Cela signifie que d'autres facteurs contribuent au fardeau de morbidité plus lourd chez les Premières Nations, les Métis et les Inuits. En outre, les facteurs souvent associés à la santé de la population dans son ensemble n'agissent pas de la même façon chez certaines populations autochtones. De futurs travaux de recherche pourraient porter sur l'étude de prédicteurs plus généraux et culturellement plus pertinents de la santé chez les peuples autochtones.

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