Rapports sur la santé
La mortalité chez les Premières Nations, 2006 à 2016

par Jungwee Park

Date de diffusion : le 20 octobre 2021

DOI: https://www.doi.org/10.25318/82-003-x202101000001-fra

Résumé

Contexte

On a indiqué que les Premières Nations auraient une espérance de vie plus courte et seraient plus susceptibles que leurs homologues non autochtones de mourir prématurément de causes évitables.

Méthodes

À l’aide de la Cohorte santé et environnement du recensement canadien (CSERCan) de 2006, le nombre et le taux de décès sur une période de suivi de 10 ans chez les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve et chez la population non autochtone ont été calculés selon le sexe, l’âge et la région.

Résultats

Selon les données de la CSERCan de 2006, les Premières Nations affichaient des taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) plus élevés comparativement à la population non autochtone. Les Premières Nations vivant dans les réserves affichaient des TMNA plus élevés que les Premières Nations vivant hors réserve. La surmortalité des Premières Nations, comparativement à leurs homologues non autochtones, était attribuable à des décès liés au diabète, aux maladies du cœur, à la maladie chronique du foie et à la cirrhose, aux blessures non intentionnelles et aux blessures intentionnelles (suicide et agression). On a constaté que la différence au chapitre de la mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone était plus prononcée chez les groupes d’âge plus jeunes.

Interprétation

On peut mieux comprendre la surmortalité des Premières Nations en examinant les causes de décès précises chez des groupes de population particuliers, selon l’âge, le sexe, le fait de vivre dans les réserves ou hors réserve et selon la région.

Mots-clés

Autochtones, causes de décès, études de cohorte, mortalité, Premières Nations

Auteur

Jungwee Park travaille à la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, à Ottawa, en Ontario (Canada).

Début de l'encadré

 

Ce que l’on sait déjà sur le sujet ?

  • Il existe une différence significative au chapitre de la mortalité entre les populations autochtones et non autochtones au Canada.
  • Les Premières Nations sont plus susceptibles que leurs homologues non autochtones de mourir prématurément de causes évitables.

Ce qu’apporte l'étude ?

  • Les causes de décès précises entraînant la surmortalité des Premières Nations, comparativement à leurs homologues non autochtones, sont examinées.

Fin de l'encadré

Introduction

On a indiqué que la santé des Autochtones au Canada est fondamentalement liée aux processus historique et continu de colonisation. Les conséquences de la colonisation ont été reconnues à l’échelle internationale comme un déterminant social unique et fondamental de la santé des Autochtones, lié à toutes les autres inégalités en matière de santé auxquelles sont confrontées les AutochtonesNote 24. Le processus de colonisation a également entraîné un racisme permanent et bien ancré contre les Autochtones et qui nuit considérablement à leur santé et à leur bien-être. Ce racisme a une incidence sur les déterminants sociaux de la santé et sur l’accès à l’éducation, au logement, à la sécurité alimentaire et à l’emploi, et se répand dans les systèmes et les institutions de la société, notamment les systèmes de soins de santé, de protection de l’enfance et de justice pénaleNote 1Note 2Note 6Note 12Note 20Note 21Note 22Note 33. De plus, les déterminants sociaux de la santé prédisposent les Autochtones à un certain nombre de comportements néfastes pour la santé, lesquels influent à leur tour sur les résultats en matière de santé : l’usage du tabac, qui est associé aux maladies cardiovasculaires et au cancer du poumonNote 22, et le manque d’exercice et une mauvaise alimentation, qui sont associés au diabète de type IINote 8Note 9Note 15. Une étude menée en Ontario a présenté un résultat prometteur quant à la consommation d’alcool : les Premières Nations vivant dans les réserves sont plus susceptibles de s’abstenir de consommer de l’alcoolNote 19. Cependant, la fréquence de la consommation excessive et de l’abus d’alcool, qui sont associés à une hausse de la mortalité, y est également plus élevéeNote 22Note 23. En outre, les adultes des Premières Nations, en particulier les hommes (vivant dans les réserves et hors réserve), sont plus susceptibles de combiner la consommation abusive d’alcool et l’usage du tabac que les adultes non autochtones, ce qui accroît considérablement leur risque de cancer de la bouche et de la gorgeNote 19.

La Commission de vérité et réconciliation (CVR) du Canada (recommandation no 19) a demandé au gouvernement fédéral de publier des données sur les tendances à long terme en matière de santé des Autochtones et de les évaluerNote 32, et les statistiques sur la mortalité représentent un important indicateur de la santé. Malgré des recherches approfondies sur les disparités en matière de santé, les statistiques détaillées existantes sur la mortalité des Premières Nations sont raresNote 2. Les études ayant examiné la mortalité des Premières Nations à l’échelle nationale sont limitées, surtout celles qui se sont penchées sur des causes de décès précises. En outre, des analyses distinctes de la mortalité des Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve sont raresNote 2.

Dans l’ensemble, la disparité au chapitre de la mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone est bien documentée Note 2Note 4Note 6Note 7Note 11Note 13Note 14Note 17Note 31. En 2011, l’espérance de vie de la population des ménages des Premières Nations à 1 an était de 72,5 ans chez les hommes et de 77,7 ans chez les femmes. Cela indique que l’espérance de vie des Premières Nations était 8,9 ans et 9,6 ans plus courte, respectivement, que celle des hommes et des femmes non autochtonesNote 29. En plus d’avoir une espérance de vie plus courte, les Premières Nations étaient plus susceptibles que leurs homologues non autochtones de mourir prématurément de causes évitables. Au cours de la période de 1991 à 2006, les adultes des Premières Nations étaient plus de deux fois plus à risque de mourir de causes évitables comparativement aux adultes non autochtonesNote 21.

En s’appuyant sur les données couplées sur la mortalité rendues disponibles au cours des dernières années (pour la période de 2006 à 2016), la présente analyse cherche à combler cette lacune en matière de données. Cette étude vise à fournir des renseignements détaillés sur les taux de mortalité et les causes de décès chez les hommes et les femmes des Premières Nations à l’échelle du pays, contrairement aux études précédentes, qui se sont appuyées sur des données régionales. En comparant leurs taux de mortalité par cause à ceux de la population non autochtone, l’étude examine les causes de la surmortalité chez les Premières Nations. Cette analyse permet d’évaluer les tendances à long terme en matière de santé des Premières Nations, comme l’a recommandé la CVRNote 32.

De plus, cette analyse présente les écarts de mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone chez des groupes d’âge précis et dans des régions géographiques précises. Il importe de mener un examen des écarts de mortalité selon l’âge, car des groupes d’âge précis ont tendance à avoir des causes principales de décès différentes. Les écarts de mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone peuvent présenter des tendances différentes dans chaque groupe d’âge. En contribuant à relever les populations qui sont plus à risque, des analyses des écarts de mortalité à la fois selon l’âge et la région fourniraient des renseignements pertinents pour l’élaboration des politiques.

De plus, cette étude examine séparément les données sur la mortalité des Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve. Étant donné que de nombreuses différences dans les résultats en matière de santé entre les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserveNote 5Note 10Note 16 ont été enregistrées, il importe d’examiner si des tendances distinctes en matière de mortalité existent entre les deux groupes. De même, les écarts de mortalité selon la région géographique méritent d’être examinés. Il importe de mener un tel examen compte tenu de la répartition provinciale propre à la population des Premières NationsNote 27 et du rôle des gouvernements provinciaux et territoriaux à l’égard de la santé des Autochtones (ICSI, 2020)Note 35. On a indiqué que, même au sein d’une province, les Premières Nations vivant dans différentes régions affichaient un état de santé significativement différentNote 18.

Cette étude tente de répondre aux questions de recherche suivantes.

Questions de recherche :

Méthodes

La présente étude fournit une analyse secondaire des données de la Cohorte santé et environnement du recensement canadien (CSERCan) de 2006.

Source de données et population à l’étude :

Les CSERCan sont des ensembles de données sur la population couplés de façon probabilisteNote 30. Les CSERCan combinent des répondants au questionnaire détaillé du recensement (ou des répondants à l’Enquête nationale auprès des ménages) à des données administratives sur la santé (p. ex. mortalité, cancer, hospitalisations, soins ambulatoires) et aux codes postaux annuels de l’adresse postale. Les couplages de données pour la CSERCan de 2006 ont été réalisés dans l’Environnement de couplage de données sociales (ECDS) de Statistique CanadaNote 28. L’ECDS facilite la création de fichiers de données couplées sur la population aux fins d’analyse sociale grâce au couplage avec le Dépôt d’enregistrements dérivés (DED), une base de données relationnelle dynamique contenant uniquement des identificateurs personnels de base. Les données d’enquête et les données administratives sont couplées au DED à l’aide d’un logiciel généralisé de couplage d’enregistrements qui prend en charge le couplage déterministe et le couplage probabiliste. Contrairement aux CSERCan précédentes, la CSERCan de 2006 ne comportait pas de restrictions d’âge.

Les données du recensement pour la CSERCan de 2006 reposaient sur le questionnaire détaillé obligatoire qui a été distribué à la population excluant les pensionnaires d’établissements institutionnels (environ un ménage sur cinq), y compris les personnes habitant dans des logements collectifs (p. ex. les maisons de chambres et les hôtels), qui vivent habituellement au Canada le jour du recensement. En 2006, le taux de réponse au questionnaire détaillé a été de 93,5 %.

Dans le Recensement de 2006, il y avait 22 réserves indiennes partiellement dénombréesNote 30 Dans la présente étude, la population dans les réserves est une variable dérivée du recensement, déterminée d'après le type de subdivision de recensement (SDR) et selon les critères établis par Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC)Note 25.

Techniques d’analyse :

Le nombre de décès et de personnes toujours en vie pendant une période de suivi de 10 ans a été calculé. Les chiffres ont été fournis pour les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve et la population non autochtone selon le sexe, l’âge et la région. L’utilisation de poids de rééchantillonnage bootstrap a permis d’estimer les erreurs-types appropriées et les intervalles de confiance à 95 %. Des tests statistiques visant à évaluer les différences entre les groupes ont été réalisés à l’aide des estimations pondérées et des erreurs-types en fonction des 500 poids bootstrap fournis avec la CSERCan de 2006.

À l’aide du Recensement de 2006, les taux de mortalité ont été normalisés en fonction de la structure par âge de la population autochtone (les deux sexes combinés). Les taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) ont été calculés chez les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve et la population non autochtone, selon le sexe et la province.

Pour examiner les écarts de mortalité entre les groupes, des rapports de taux (RT) ont été calculés, permettant de comparer les TMNA chez les Premières Nations (vivant dans les réserves et hors réserve) à ceux de la population non autochtone. De plus, pour évaluer la contribution relative de causes de décès précises à l’écart de mortalité global, des différences de taux ont été calculées.

Mesures

Premières Nations

Dans cette étude, l’identité des Premières Nations a été définie à l’aide de la question suivante dans le Recensement de 2006 : « Cette personne est-elle un Autochtone, c’est-à-dire un Indien de l’Amérique du Nord, un Métis ou un Inuit (Esquimau)? » Les choix de réponse étaient « Non »; « Oui, Indien de l’Amérique du Nord »; « Oui, Métis »; et « Oui, Inuit (Esquimau) ». On a considéré que les répondants ayant répondu « Oui, Indien de l’Amérique du Nord » faisaient partie des Premières Nations.

Les répondants qui avaient des identités autochtones multiples ont été exclus de l’étude. Ils représentent généralement une faible proportion de l’ensemble de la population ayant une identité autochtone.

Population non autochtone

Les critères suivants ont servi à définir la population non autochtone : 1) n’a pas déclaré être un Autochtone (Première Nation, Métis ou Inuit) (réponses uniques ou multiples); 2) n’a pas déclaré être un Indien inscrit (les Indiens inscrits sont les personnes inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens); et 3) n’a pas déclaré être une personne appartenant à une bande indienne ou à une Première Nation.

Population vivant dans les réserves

La population vivant dans les réserves comprend toutes les personnes vivant dans l’un ou l’autre des huit types de SDR légalement affiliés aux Premières Nations ou bandes indiennes, ainsi que dans certaines SDR de divers autres types qui sont des collectivités nordiques en Saskatchewan, dans les Territoires du Nord-Ouest ou au Yukon, où l’on trouve de fortes concentrations d’Indiens inscrits. Par « dans les réserves », on entend les réserves indiennes et les établissements indiens au sens de la loi, d’autres types de terres créées grâce à la ratification d’accords sur l’autonomie gouvernementale, de même que d’autres collectivités du Nord rattachées aux Premières Nations, selon les critères établis par Affaires autochtones et du Nord CanadaNote 25.

Causes de décès

Les causes de décès reposaient sur la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes de l’Organisation mondiale de la Santé, 10e révision (CIM-10)Note 34. La cause de décès compilée est la cause initiale du décès. Cette dernière se définit comme étant : a) la maladie ou le traumatisme qui a déclenché l’évolution morbide conduisant directement au décès; ou b) les circonstances de l’accident ou de la violence qui ont entraîné le traumatisme mortel. La cause initiale est choisie parmi les états indiqués sur le certificat médical de décèsNote 26. Dans la présente étude, 12 causes principales ont été choisies aux fins de présentation, ainsi que leur code de la CIM-10 :

Résultats

Taux de mortalité normalisés selon l’âge par cause de décès

Comparativement à la population non autochtone, les Premières Nations affichaient des taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) plus élevés. Au cours de la période de 2006 à 2016, le taux de mortalité toutes causes confondues pour 100 000 années-personnes chez la population non autochtone était de 335, tandis que celui des Premières Nations vivant dans les réserves était de 581 et celui des Premières Nations vivant hors réserve était de 419 (tableau A en annexe). Pour la plupart des causes, les Premières Nations affichaient des taux de mortalité plus élevés comparativement à la population non autochtone. Certaines exceptions ont été relevées : il n’y avait pas de différence au chapitre de la mortalité attribuable au cancer, aux maladies du cœur, aux maladies cérébrovasculaires et à la grippe et à la pneumopathie entre les Premières Nations vivant hors réserve et leurs homologues non autochtones. Les Premières Nations (vivant dans les réserves et hors réserve) affichaient également des TMNA moins élevés liés à la maladie d’Alzheimer et aux autres formes de démence.

Les Premières Nations vivant dans les réserves affichaient des TMNA significativement plus élevés pour la plupart des causes comparativement aux Premières Nations vivant hors réserve. Seuls les décès attribuables aux maladies chroniques des voies respiratoires inférieures ne présentaient aucune différence statistique entre les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve.

La figure 1 présente les TMNA pour les 12 principales causes. Tant chez la population non autochtone que chez les Premières Nations, les deux causes de décès les plus importantes étaient le cancer et les maladies du cœur. Chez les Premières Nations vivant dans les réserves, ces deux principales causes étaient suivies des blessures involontaires, du diabète, du suicide et des maladies chroniques des voies respiratoires inférieures. Chez les Premières Nations vivant hors réserve, les principales causes étaient suivies des blessures involontaires, du diabète, des maladies chroniques des voies respiratoires inférieures, du suicide et de la maladie chronique du foie et de la cirrhose. Les principales causes de décès chez la population non autochtone comprenaient les blessures involontaires, les maladies cérébrovasculaires et les maladies chroniques des voies respiratoires inférieures. La maladie d’Alzheimer et les autres formes de démence étaient une cause de décès importante chez la population non autochtone, tandis que cette cause était la moins importante des 12 principales causes chez les Premières Nations. Le TMNA lié à la maladie d’Alzheimer était d’environ 6 années-personnes sur 100 000; cependant, lorsque ces décès étaient combinés aux décès attribuables à la démence vasculaire et aux autres formes de démence, le TMNA passait à 20.

Figure 1 Taux de mortalité normalisés selon l’âge pour 100 000 années-personnes à risque, selon la cause de décès, Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve et population non autochtone, Canada, 2006 à 2016

Tableau de données de la Figure 1 
Tableau de données du Figure 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Figure 1 Premières Nations vivant dans les réserves, Premières Nations vivant hors réserve et Non-Autochtones, calculées selon taux de mortalité unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Premières Nations vivant dans les réserves Premières Nations vivant hors réserve Non-Autochtones
taux de mortalité
Agression (homicide) 12,0Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 5,6Tableau de données du Figure 1 Note  0,8
Lésions auto-infligées (suicide) 33,1Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 17,4Tableau de données du Figure 1 Note  8,0
Accidents (blessures involontaires) 69,4Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 40,3Tableau de données du Figure 1 Note  18,2
Néphrite, syndrome néphrotique et néphropathie 9,6Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 6,5Tableau de données du Figure 1 Note  4,3
Maladie chronique du foie et cirrhose 22,3 17,3Tableau de données du Figure 1 Note  3,8
Maladies chroniques des voies respiratoires inférieures 19,9Tableau de données du Figure 1 Note  18,6Tableau de données du Figure 1 Note  14,5
Grippe et pneumopathie 14,9Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 9,2 7,3
Maladies cérébrovasculaires 20,8Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 15,0 17,1
Maladies du cœur 92,5Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 66,6 67,0
Maladie d’Alzheimer et autres formes de démence 1,7Tableau de données du Figure 1 Note  2,5Tableau de données du Figure 1 Note  5,9
Diabète sucré 42,1Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 18,9Tableau de données du Figure 1 Note  8,7
Tumeurs malignes 115,7Tableau de données du Figure 1 Note  Tableau de données du Figure 1 Note †† 101,9 108,8

Rapports de taux

Pour examiner la mesure dans laquelle les TMNA pour des causes précises présentent des différences entre les Premières Nations et leurs homologues non autochtones, la figure 2 présente des rapports de taux (RT). Le TMNA global chez les Premières Nations vivant dans les réserves était 1,7 fois (1,8 fois chez les hommes et 1,6 fois chez les femmes) plus élevé que celui de la population non autochtone; le TMNA chez les Premières Nations vivant hors réserve était 1,3 fois (1,3 fois chez les hommes et 1,2 fois chez les femmes) plus élevé que celui de la population non autochtone.

Figure 2 Rapports de taux liés aux taux de mortalité normalisés selon l’âge pour 100 000 années-personnes à risque, selon la cause de décès, Premières Nations comparativement à la population non autochtone, Canada, 2006 à 2016

Tableau de données de la Figure 2 
Tableau de données de la figure 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données de la figure 2 Premières Nations vivant dans les réserves et Premières Nations vivant hors réserve, calculées selon rapports de taux unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Premières Nations vivant dans les réserves Premières Nations vivant hors réserve
rapports de taux
Global 1,73 1,25
Tumeurs malignes 1,06 0,94
Diabète sucré 4,82 2,16
Maladie d’Alzheimer et autres formes de démence 0,29 0,43
Maladies du cœur 1,38 0,99
Maladies cérébrovasculaires 1,21 0,88
Grippe et pneumopathie 2,05 1,26
Maladies chroniques des voies respiratoires inférieures 1,38 1,28
Maladie chronique du foie et cirrhose 5,88 4,56
Néphrite, syndrome néphrotique et néphropathie 2,22 1,50
Accidents (blessures involontaires) 3,82 2,22
Lésions auto-infligées (suicide) 4,16 2,19
Agression (homicide) 14,44 6,77

Les RT les plus élevés ont été observés pour les agressions (14,4 dans les réserves, 6,8 hors réserve, respectivement), la maladie chronique du foie et la cirrhose (5,9 dans les réserves, 4,6 hors réserve), le diabète (4,8 dans les réserves, 2,2 hors réserve), le suicide (4,2 dans les réserves, 2,2 hors réserve) et les blessures involontaires (3,8 dans les réserves, 2,2 hors réserve). Les hommes des Premières Nations vivant dans les réserves étaient 16 fois plus susceptibles que les hommes non autochtones de mourir en raison d’une agression (9 fois plus susceptibles chez les femmes vivant dans les réserves). Chez les femmes des Premières Nations, la maladie chronique du foie et la cirrhose ont contribué à la disparité observée comparativement aux femmes non autochtones : le RT chez les femmes vivant dans les réserves était de 8,4 et le RT chez les femmes vivant hors réserve était de 6,7. Les RT liés aux intoxications accidentelles étaient plus élevés que les RT liés à l’ensemble des blessures. Le RT chez les Premières Nations vivant dans les réserves était de 6,2 tandis que, chez les Premières Nations vivant hors réserve, il était de 5,7.

Contribution à la disparité en matière de mortalité

La figure 3 présente la contribution relative de causes précises aux écarts de mortalité globaleNote 3. Elle présente la proportion des différences de taux pour chacune des six principales causes (diabète, maladies du cœur, maladie chronique du foie et cirrhose, blessures involontaires, suicide et agression) par rapport aux différences du TMNA global entre les Premières Nations et la population non autochtone. Par exemple, la différence observée dans le TMNA pour tous les décès entre les Premières Nations vivant dans les réserves et la population non autochtone était de 245,5, et la différence du TMNA entre les deux populations pour le diabète était de 33,4. Ainsi, on estime que la contribution du diabète à l’écart de mortalité globale était d’environ 13 %.

Figure 3 Principales causes de surmortalité chez les Premières Nations : contribution à la surmortalité selon la cause de décès, Premières Nations, Canada, 2006 à 2016

Tableau de données de la Figure 3 
Tableau de données de la figure 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données de la figure 3 Diabète sucré, Maladies du cœur, Maladie chronique du foie et cirrhose, Accidents (blessures involontaires), Lésions auto-infligées (suicide) et Agression (homicide), calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Diabète sucré Maladies du cœur Maladie chronique du foie et cirrhose Accidents (blessures involontaires) Lésions auto-infligées (suicide) Agression (homicide)
pourcentage
Premières Nations vivant dans les réserves
Tous 13,607556 10,385987 7,5384872 20,886339 10,237137 4,5369474
Hommes 12,535489 14,410721 6,3334548 22,269072 9,8391798 6,1811542
Femmes 10,191735 2,6966791 6,2417857 12,596368 7,2321568 1,3557461
Premières Nations vivant hors réserve
Tous 12,081579 0 16,087348 26,355692 11,27358 5,7016272
Hommes 9,0734398 3,5505995 12,973082 28,900252 11,085338 8,9876631
Femmes 11,126136 0 14,084522 16,851668 8,659169 0

Plus des deux tiers de la surmortalité des Premières Nations vivant dans les réserves, comparativement à la population non autochtone, étaient attribuables aux six causes de décès; les mêmes six causes ont contribué à plus de 70 % de la surmortalité des Premières Nations vivant hors réserve.

La contribution présentant le pourcentage le plus élevé était les décès attribuables à des blessures involontaires. Par exemple, chez les hommes des Premières Nations vivant hors réserve, près de 30 % de la surmortalité globale était attribuable aux blessures involontaires. La contribution des agressions était beaucoup moins grande chez les femmes. L’étude a également révélé que les décès attribuables aux maladies du cœur ont contribué à la surmortalité des Premières Nations hors réserve, mais une telle contribution n’a pas été observée chez les Premières Nations vivant dans les réserves.

Écarts de mortalité selon le groupe d’âge

L’âge est associé non seulement aux taux de mortalité, mais également aux causes de décès. Reposant sur les RT pour l’ensemble des décès pour chaque groupe d’âge, la figure 4 présente la structure par âge de l’écart de mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone. En général, on a constaté que l’écart de mortalité était plus prononcé chez les groupes âgés de moins de 50 ans. Les RT avaient tendance à diminuer à mesure que l’âge au décès augmentait. Les taux bruts de mortalité des Premières Nations âgées de moins de 40 ans et vivant dans les réserves étaient environ cinq fois plus élevés que ceux de leurs homologues non autochtones. Parmi les décès survenus après l’âge de 75 ans, les écarts de mortalité étaient beaucoup plus faibles : les RT étaient de 1,4 chez les Premières Nations vivant dans les réserves et de 1,1 chez les Premières Nations vivant hors réserve.

Figure 4 Rapports de taux liés aux taux bruts de mortalité pour 100 000 années-personnes à risque, selon le groupe d’âge, Premières Nations comparativement à la population non autochtone, Canada, 2006 à 2016

Tableau de données de la Figure 4 
Tableau de données de la figure 4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données de la figure 4 Premières Nations vivant dans les réserves et Premières Nations vivant hors réserve, calculées selon rapports de taux unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Premières Nations vivant dans les réserves Premières Nations vivant hors réserve
rapports de taux
0 à 19 ans 4,8115671 3,0682388
20 à 29 ans 4,8516612 2,8190559
30 à 39 ans 4,8062088 3,4715665
40 à 49 ans 3,4710541 2,6865255
50 à 59 ans 2,6974587 2,1077005
60 à 69 ans 2,4463120 1,9766834
70 à 74 ans 2,2272119 1,6353454
75 ans et plus 1,4291834 1,1242334

Pour ce qui est des causes précises, chaque groupe d’âge présentait une tendance distincte. Les taux de décès plus élevés des jeunes des Premières Nations âgés de moins de 20 ans, comparativement à la population non autochtone, étaient liés à de grands écarts de mortalité pour les blessures involontaires et les blessures volontaires (suicide et agression). Les RT liés au suicide étaient de 12,4 chez les jeunes vivant dans les réserves et de 7,0 chez les jeunes vivant hors réserve, et les RT liés à l’homicide étaient de 15,1 et de 11,4, respectivement. Pour les décès qui sont survenus chez les Premières nations âgées de 20 à 39 ans, des RT particulièrement élevés ont été observés dans le cas des décès attribuables à la maladie chronique du foie et à la cirrhose (22,5 chez ceux âgés de 20 à 29 ans vivant dans les réserves et 21,5 chez ceux âgés de 30 à 39 ans vivant dans les réserves). Chez les Premières Nations âgées de 40 ans et plus, les RT élevés avaient tendance à s’étendre à plusieurs causes plutôt que d’être liés à un nombre restreint de causes. Outre les blessures involontaires et les agressions, on a observé des RT élevés pour le diabète; la grippe et la pneumopathie; la maladie chronique du foie et la cirrhose; et la néphrite, le syndrome néphrotique et la néphropathie. Les RT liés au suicide diminuaient parmi les décès survenus après l’âge de 40 ans, mais cette cause de mortalité demeurait tout de même importante.

Écarts de mortalité selon la province ou le territoire

Il importe d’examiner les tendances en matière de mortalité dans différentes régions géographiques. Dans la quasi-totalité des provinces et territoires, les Premières Nations affichaient des TMNA plus élevés que leurs homologues non autochtones. Les seuls cas dans lesquels les TMNA n’ont pas présenté de différence significative comparativement à la population non autochtone étaient les Premières Nations vivant hors réserve dans les provinces de l’Atlantique et au Québec (figure 5). De plus, les taux de mortalité des Premières Nations vivant dans les réserves étaient plus élevés que ceux des Premières Nations vivant hors réserve dans toutes les régions à l’exception de la Saskatchewan.

Figure 5 Taux de mortalité normalisés selon l’âge pour 100 000 années-personnes à risque, selon la région, Premières Nations et population non autochtone, Canada, 2006 à 2016

Tableau de données de la Figure 5 
Tableau de données du Figure 5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du Figure 5 Premières Nations vivant dans les réserves, Premières Nations vivant hors réserve et Non-Autochtones, calculées selon rapports de taux unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Premières Nations vivant dans les réserves Premières Nations vivant hors réserve Non-Autochtones
rapports de taux
Provinces de l’Atlantique 550,27Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 343,06 381,53
Québec 439,18Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 361,55 320,75
Ontario 592,79Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 381,74Tableau de données du Figure 5 Note  329,47
Manitoba 646,43Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 489,69Tableau de données du Figure 5 Note  399,17
Saskatchewan 634,66Tableau de données du Figure 5 Note  552,83Tableau de données du Figure 5 Note  412,53
Alberta 654,65Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 430,52Tableau de données du Figure 5 Note  311,86
Colombie-Britannique 531,48Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 418,87Tableau de données du Figure 5 Note  338,12
Territoires 517,81Tableau de données du Figure 5 Note  Tableau de données du Figure 5 Note †† 386,44Tableau de données du Figure 5 Note  228,06

Comme l’ont révélé les TMNA à l’échelle nationale, la surmortalité des Premières Nations à l’échelle provinciale était grandement attribuable à un nombre restreint de causes précises. Des RT élevés ont été observés pour les agressions, le diabète, la maladie chronique du foie et la cirrhose, les blessures involontaires et le suicide. En particulier, les taux de décès attribuables à une agression dans les provinces des Prairies étaient plus élevés que les taux liés aux agressions de la population non autochtone dans les mêmes provinces. Par exemple, les RT liés aux décès attribuables à une agression chez les Premières Nations vivant dans les réserves étaient de 19,8, 22,1 et 14,3, respectivement, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. Les Premières Nations dans les territoires présentaient une surmortalité élevée attribuable aux blessures involontaires, surtout l’intoxication. Les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve dans les territoires étaient plus de 10 fois plus susceptibles de mourir d’une intoxication que leurs homologues non autochtones.

Discussion

La présente étude a permis d’analyser les statistiques sur la mortalité des Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve afin d’examiner de quelle façon leurs tendances en matière de mortalité se comparent à celles de la population non autochtone. À l’aide des données de la CSERCan de 2006, la présente étude a fourni des renseignements détaillés sur la mortalité des Premières Nations; elle a permis d’explorer les statistiques sur les Premières Nations vivant dans les réserves et hors réserve. Cette étude a présenté non seulement des taux globaux de mortalité, mais également des taux de décès par cause précise. En outre, les écarts de mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone ont été décrits pour des groupes d’âge précis et des régions géographiques précises.

Les Premières Nations affichaient systématiquement des TMNA plus élevés que ceux de la population non autochtone. Les Premières Nations vivant dans les réserves affichaient des TMNA plus élevés que ceux des Premières Nations vivant hors réserve. Au cours de la période de 2006 à 2016, le taux de mortalité (toutes causes confondues pour 100 000 années-personnes) chez la population non autochtone était de 335, tandis que celui des Premières Nations vivant dans les réserves était de 581 et celui des Premières Nations vivant hors réserve de 419.

Comme chez la population non autochtone, les deux principales causes de décès étaient le cancer et les maladies du cœur. Cependant, les écarts de mortalité mesurés au moyen des RT n’étaient pas significatifs pour les deux principales causes. Cela donne à penser que le facteur le plus important à l’origine des écarts de mortalité était les autres causes. On a constaté que les différences les plus importantes entre les décès des Premières Nations et ceux de la population non autochtone étaient attribuables aux agressions, à la maladie chronique du foie et à la cirrhose, au diabète, au suicide et aux blessures involontaires.

Pour déterminer les causes de décès à l’origine de la surmortalité chez les Premières Nations, la contribution de chaque cause aux écarts entre les TMNA pour toutes les causes des Premières Nations et ceux de la population non autochtone a été calculée. Malgré les RT les plus élevés observés, les agressions n’étaient pas la cause qui contribuait le plus à la surmortalité. Cela s’explique par le fait que le nombre total de décès attribuables aux agressions était relativement faible. Les décès attribuables aux blessures involontaires étaient ceux qui contribuaient le plus à la surmortalité des Premières Nations, comparativement à leurs homologues non autochtones. Six causes (diabète, maladies du cœur, maladie chronique du foie et cirrhose, blessures involontaires, suicide et agression) étaient à l’origine de plus des deux tiers de la surmortalité des Premières Nations.

On a constaté que l’écart de mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone était plus prononcé dans les groupes d’âge inférieurs à 50 ans. Chez les groupes d’âge plus âgés, les différences avaient tendance à diminuer. Autrement dit, les écarts dans les décès prématurés étaient plus grands que ceux observés pour les décès qui sont survenus à un âge plus avancé. De nombreux décès prématurés (attribuables par exemple à des blessures volontaires et involontaires) auraient pu être évités.

Dans la plupart des provinces et des territoires, la tendance des écarts de mortalité des Premières Nations était semblable à celle de l’ensemble du pays : les Premières Nations affichaient des TMNA plus élevés que leurs homologues non autochtones (à l’exception des Premières Nations vivant hors réserve dans les provinces de l’Atlantique et au Québec), et les Premières Nations vivant dans les réserves avaient des taux de mortalité plus élevés que les Premières Nations vivant hors réserve (sauf en Saskatchewan).

Limites

Étant donné que la présente analyse reposait sur les données de la CSERCan, ses conclusions concernent la population à domicile au moment de la collecte de données du recensement et ne témoignent pas de l’ensemble de la population canadienne (la population vivant en établissement est exclue).

La petite taille de la cohorte des Premières Nations n’a pas permis de faire des analyses détaillées. Par exemple, de nombreux taux de mortalité par cause selon le groupe d’âge et selon la région géographique ont été supprimés en raison de la petite taille des échantillons. Des analyses fondées sur l’âge et la région (figures 4 et 5) n’ont pas pu être menées séparément selon le sexe.

Certains suicides peuvent avoir été classés à tort dans une autre cause de décès, comme la noyade, l’intoxication ou une autre blessure. Le signalement des suicides peut également différer selon le territoire (réserves, villes, villages)Note 31.

Conclusions

Selon les données de la Cohorte santé et environnement du recensement canadien (CSERCan) de 2006, les Premières Nations affichaient des taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) plus élevés que ceux de la population non autochtone. Les Premières Nations vivant dans les réserves affichaient des TMNA plus élevés que ceux des Premières Nations vivant hors réserve. La surmortalité des Premières Nations, comparativement à leurs homologues non autochtones, découlait des décès attribuables au diabète, aux maladies du cœur, à la maladie chronique du foie et à la cirrhose, aux blessures involontaires et aux blessures volontaires (suicide et agression). On a constaté que l’écart de mortalité entre les Premières Nations et la population non autochtone était plus prononcé chez les groupes d’âge plus jeunes. Dans l’ensemble, les provinces et les territoires présentaient un écart de mortalité semblable au Canada.

Appendix


Tableau A en annexe
Taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour 100 000 années-personnes à risque, selon la cause de décès, Premières Nations et population non autochtone, Canada, 2006 à 2016
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux de mortalité normalisés selon l’âge (TMNA) pour 100 000 années-personnes à risque. Les données sont présentées selon Causes de décès (titres de rangée) et Premières Nations
identité unique
vivant dans les réserves, Premières Nations
identité unique
vivant hors réserve, Non-Autochtones, TMNA et Intervalle de confiance à 95 %(figurant comme en-tête de colonne).
Causes de décès Premières Nations
identité unique
vivant dans les réserves
Premières Nations
identité unique
vivant hors réserve
Non-Autochtones
TMNA Intervalle de confiance à 95 % TMNA Intervalle de confiance à 95 % TMNA Intervalle de confiance à 95 %
de à de à de à
Tous
Global 580,7 572,1 589,4 419,1 404,2 434,1 335,3 334,2 336,4
Tumeurs malignes [C00-C97] 115,7 111,6 119,9 101,9 94,9 108,9 108,8 108,1 109,4
Diabète sucré [E10-E14] 42,1 39,7 44,6 18,9 15,8 22,0 8,7 8,5 8,9
Maladie d’Alzheimer et autres formes de démence [F01, F03, G30] 8,5 7,4 9,6 8,6 6,6 10,5 19,8 19,6 20,1
Maladies du cœur [I00-I09, I11, I13, I20-I51] 92,5 88,8 96,1 66,6 60,8 72,5 67,0 66,5 67,4
Maladies cérébrovasculaires [I60-I69] 20,8 19,1 22,5 15,0 12,2 17,8 17,1 16,9 17,4
Grippe et pneumopathie [J09-J18] 14,9 13,6 16,3 9,2 7,2 11,3 7,3 7,1 7,5
Maladies chroniques des voies respiratoires inférieures [J40-J47] 19,9 18,2 21,5 18,6 15,3 21,9 14,5 14,2 14,7
Maladie chronique du foie et cirrhose [K70, K73-K74] 22,3 20,4 24,2 17,3 14,3 20,2 3,8 3,7 3,9
Néphrite, syndrome néphrotique et néphropathie [N00-N07, N17-N19, N25-N27] 9,6 8,5 10,7 6,5 4,6 8,3 4,3 4,2 4,4
Accidents (blessures involontaires) [V01-X59, Y85-Y86] 69,4 66,1 72,7 40,3 35,7 44,9 18,2 17,8 18,5
Lésions auto-infligées (suicide) [X60-X84, Y87.0] 33,1 30,9 35,3 17,4 14,0 20,8 8,0 7,7 8,2
Agression (homicide) [X85-Y09, Y87.1] 12,0 10,7 13,2 5,6 3,7 7,5 0,8 0,7 0,9
Hommes
Global 663,6 649,9 677,2 470,6 447,0 494,1 370,1 368,4 371,8
Tumeurs malignes [C00-C97] 119,7 113,7 125,7 106,8 96,0 117,5 119,0 118,1 120,0
Diabète sucré [E10-E14] 47,1 43,5 50,8 19,5 14,7 24,2 10,4 10,1 10,7
Maladies du cœur [I00-I09, I11, I13, I20-I51] 120,1 114,1 126,2 81,4 71,7 91,2 77,9 77,1 78,6
Maladies cérébrovasculaires [I60-I69] 21,5 19,1 23,9 13,7 9,5 17,8 15,7 15,4 16,1
Grippe et pneumopathie [J09-J18] 15,5 13,6 17,5 9,1 6,1 12,1 7,3 7,0 7,5
Maladies chroniques des voies respiratoires inférieures [J40-J47] 20,2 17,9 22,5 16,8 12,1 21,4 15,7 15,4 16,1
Maladie chronique du foie et cirrhose [K70, K73-K74] 23,8 20,8 26,9 18,3 13,2 23,4 5,3 5,0 5,5
Néphrite, syndrome néphrotique et néphropathie [N00-N07, N17-N19, N25-N27] 10,0 8,4 11,6 8,5 5,4 11,7 4,7 4,6 4,9
Accidents (blessures involontaires) [V01-X59, Y85-Y86] 88,5 83,4 93,7 52,2 44,6 59,9 23,2 22,6 23,8
Lésions auto-infligées (suicide) [X60-X84, Y87.0] 41,1 37,6 44,6 23,4 17,9 28,9 12,3 11,8 12,7
Agression (homicide) [X85-Y09, Y87.1] 19,3 17,0 21,6 10,2 6,5 14,0 1,2 1,0 1,3
Femmes
Global 497,9 486,0 509,8 378,5 360,5 396,4 303,0 301,7 304,4
Tumeurs malignes [C00-C97] 111,8 106,3 117,2 98,5 89,8 107,3 99,6 98,7 100,5
Diabète sucré [E10-E14] 37,2 33,6 40,7 18,4 14,6 22,3 7,3 7,0 7,5
Maladie d’Alzheimer et autres formes de démence [F01, F03, G30] 8,8 7,2 10,3 8,2 5,7 10,8 23,2 22,8 23,6
Maladies du cœur [I00-I09, I11, I13, I20-I51] 65,0 60,8 69,3 55,5 48,2 62,8 57,1 56,5 57,7
Maladies cérébrovasculaires [I60-I69] 20,1 17,7 22,5 16,0 12,2 19,8 18,4 18,0 18,7
Grippe et pneumopathie [J09-J18] 14,4 12,4 16,4 9,2 6,5 12,0 7,3 7,1 7,6
Maladies chroniques des voies respiratoires inférieures [J40-J47] 19,6 17,1 22,0 19,9 15,5 24,4 13,3 13,0 13,6
Maladie chronique du foie et cirrhose [K70, K73-K74] 20,8 18,3 23,3 16,6 12,8 20,4 2,5 2,3 2,6
Néphrite, syndrome néphrotique et néphropathie [N00-N07, N17-N19, N25-N27] 9,2 7,6 10,8 4,9 2,9 6,9 3,9 3,8 4,1
Accidents (blessures involontaires) [V01-X59, Y85-Y86] 50,2 46,3 54,0 30,1 24,6 35,7 13,2 12,8 13,6
Lésions auto-infligées (suicide) [X60-X84, Y87.0] 25,0 22,3 27,8 12,5 8,4 16,7 3,8 3,6 4,1
Agression (homicide) [X85-Y09, Y87.1] 4,4 3,3 5,6 Note x: confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique Note x: confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique Note x: confidentiel en vertu des dispositions de la Loi sur la statistique 0,5 0,4 0,6
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