Résumé

Le nombre d’hospitalisations liées à une intoxication aux opioïdes augmente. Bien qu’il existe beaucoup de renseignements sur la répartition démographique et géographique des événements liés aux opioïdes, les données nationales sur les conditions sociales et économiques des personnes qui ont subi ces événements sont limitées. La présente étude s’appuie sur les données de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011 couplées à la Base de données sur les congés des patients (de 2011 à 2016) pour fournir les premières estimations nationales des caractéristiques socioéconomiques des personnes faisant l’objet d’hospitalisations liées aux opioïdes. Les résultats révèlent des taux d’hospitalisation plus élevés chez les personnes dont le niveau de revenu et le niveau de scolarité sont inférieurs, qui sont en chômage ou qui font partie de la population inactive, qui se définissent comme des Autochtones, qui vivent dans des ménages monoparentaux et qui consacrent plus de 50 % du revenu du ménage au logement. Le fait de comprendre les circonstances des personnes qui subissent des événements indésirables relatifs aux opioïdes aidera à élaborer des politiques tenant compte de déterminants potentiels.

Mots-clés

données couplées sur la santé, hospitalisation, intoxication aux opioïdes

Résultats

Une crise des opioïdes sévit actuellement au Canada. Le nombre de décès liés aux opioïdes continue d’augmenter et il a presque atteint le chiffre de 4 000 en 2017. La consommation problématique d’opioïdes a aussi une incidence sur l’utilisation des services hospitaliers. Selon un rapport produit par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), le taux d’hospitalisations liées à une intoxication aux opioïdes (HIO) a augmenté de 56 %, de l’exercice de 2007-2008 à celui de 2016-2017, pour s’établir à 15,6 personnes pour 100 000 habitants. Près de la moitié de la hausse a été observée au cours des trois dernières années. Les taux étaient les plus élevés parmi les personnes âgées de 45 ans ou plus (environ 20 personnes pour 100 000 habitants), mais la hausse la plus marquée a été observée chez les personnes âgées de 15 à 24 ans, soit de 6,5 à 13,3 personnes pour 100 000 habitants. Au cours de la dernière décennie, les taux ont été plus élevés chez les femmes que chez les hommes jusqu’à l’exercice 2016-2017. À ce moment, le taux chez les hommes (15,8 personnes pour 100 000 habitants) a dépassé celui chez les femmes (15,5 personnes pour 100 000 habitants). Les taux étaient plus élevés dans les provinces de l’Ouest (Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique) et dans les territoires que dans les provinces de l’Est. [Texte intégral]

Auteures

Gisèle Carrière (gisele.carriere@canada.ca) et Rochelle Garner travaillent au sein de la Division de l’analyse de la santé, et Claudia Sanmartin travaille au sein de la Direction des études analytiques de Statistique Canada, à Ottawa, en Ontario.

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