Rapports sur la santé
Respect des Directives canadiennes en matière de mouvements sur 24 heures pour les enfants et les jeunes

par Karen C. Roberts, Xiaoquan Yao, Valerie Carson, Jean-Philippe Chaput, Ian Janssen et Mark S. Tremblay

Date de diffusion : le 18 octobre 2017

Pour les enfants et les jeunes, l’activité physique modérée à vigoureuse (APMV) pratiquée régulièrement a des répercussions positives sur la santé physique et mentale à court et à long termeNote 1Note 2Note 3. Toutefois, bien que l’APMV ait tendance à être le centre de l’attention, tous les comportements en matière de mouvements sont liés à la santéNote 4Note 5Note 6Note 7. Fait à noter, des bienfaits indépendants liés à la réduction des activités sédentaires (particulièrement le temps passé devant un écran) sur l’adiposité, la condition physique, l’estime de soi, le rendement scolaire et le comportement prosocial ont été documentésNote 8Note 9Note 10. Des preuves donnent aussi à penser qu’un sommeil inadéquat est associé à la prise de poids, à la dépression et à un faible rendement scolaireNote 11Note 12Note 13.

Des recherchesNote 1Note 3Note 4ont souligné l’importance d’une approche intégrée qui tient compte de tous les comportements à travers le continuum de mouvementsNote 9Note 14Note 15. Les Directives canadiennes en matière de mouvements sur 24 heures pour les enfants et les jeunes : une approche intégrée regroupant l’activité physique, le comportement sédentaire et le sommeilNote 14 ont été diffusées en juin 2016. Ces Directives présentent des recommandations générales pour les enfants et les jeunes âgés de 5 à 17 ans au sujet de l’APMV, de l’activité physique de faible intensité, des comportements sédentaires et du sommeil, ainsi que des recommandations précises sur les heures qui devraient être consacrées à l’APMV, les heures de loisir passées devant un écran et le sommeil pendant une journée typique de 24 heures.

Le présent article utilise les données combinées tirées de deux cycles de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé afin d’examiner la mesure dans laquelle les enfants et les jeunes suivent les recommandations des Directives.

Méthodes

Source des données

L’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) recueille les données d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de la population âgée de 3 à 79 ans vivant dans des ménages privésNote 16.L’enquête exclut les résidents des réserves indiennes et de certaines régions éloignées, les personnes vivant en établissement ainsi que les membres à temps plein des Forces canadiennes qui, ensemble, représentent environ 4 % de la population cible.

Le Comité d’éthique de la recherche de Santé Canada a donné son approbation déontologique pour l’ECMS. Pour les enfants âgés de 5 à 13 ans, un parent ou un tuteur légal a donné son consentement éclairé par écrit en plus de l’assentiment de l’enfant. Le consentement éclairé indépendant a été obtenu par écrit auprès des jeunes âgés de 14 ans et plus. La participation était volontaire; les participants pouvaient se désister en tout temps.

Cette étude porte sur les enfants et les jeunes de 5 à 17 ans. Pour augmenter la taille de l’échantillon et la précision des estimations, les données des cycles 2 (2009 à 2011) et 3 (2012 à 2013) de l’ECMS ont été combinéesNote 17.

Les participants ont répondu à un questionnaire donné à domicile par un intervieweur et ont visité un centre d’examen mobile (CEM) où les mesures physiques ont été prises. Pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, c’est un parent ou tuteur qui a répondu au questionnaire à domicile.

Après la visite au CEM, on a demandé aux participants capables de marcher de porter un accéléromètre Actical (Phillips – Respironics, Oregon, États-Unis) retenu par une ceinture élastique sur la hanche droite, durant leurs heures d’éveil, pendant 7 jours d’affilée. Les accéléromètres ont été initialisés pour commencer à recueillir des données à minuit après la visite au CEM. Les données ont été recueillies en périodes de 60 secondes pour tous les participants du cycle 2 et pour les enfants âgés de 6 ans et plus du cycle 3. Dans le cycle 3, les données pour les enfants de 5 ans ont été recueillies en périodes de 15 secondes afin de correspondre à la recherche actuelleNote 18. Lorsque les données du cycle 2 et du cycle 3 ont été combinées, des équations de correctionNote 19ont été appliquées pour s’ajuster à la différence de durée des périodes pour les enfants de 5 ans. Les seuils d’intensité des accéléromètres utilisés dans l’ECMS pour définir l’APMV des enfants de 5 ans (288 périodes de 15 secondes) et des enfants de 6 à 17 ans (1 500 périodes de 1 minute) ont été obtenus à partir d’études sur le calibrage de la dépense énergétiqueNote 20Note 21.Les descriptions du concept, de l’échantillon, des procédures d’interview, des protocoles du CEM et du moniteur d’activités (accéléromètre) de l’enquête sont publiées ailleursNote 16Note 22Note 23.

Au total, 4 123 participants âgés de 5 à 17 ans ont répondu au questionnaire à domicile et visité le CEM; 3 119 (75,6 %) d’entre eux ont retourné les accéléromètres avec un minimum de 4 journées de données validesNote 22. De ces participants, 8 ont été exclus en raison de données incomplètes sur le temps passé devant un écran. L’échantillon final (3 111) était partagé en parts égales entre les garçons (1 553) et les filles (1 541). En raison du suréchantillonnage des jeunes enfants, les enfants de 5 à 11 ans (1 985) étaient plus nombreux que les jeunes de 12 à 17 ans (1 126); toutefois, les pourcentages pondérés de chaque groupe d’âge étaient les mêmes (49,9 % et 50,1 %).

Une journée valide était constituée de 5 heures ou plus de port de l’accéléromètre pendant les heures d’éveil pour les enfants de 5 ans et de 10 heures ou plus pour les enfants de 6 à 17 ansNote 18.Le temps de port était calculé en soustrayant le temps pendant lequel il n’était pas porté (périodes d’au moins 60 minutes consécutives sans mouvements dénombrés, permettant jusqu’à 2 minutes de dénombrements entre 0 et 100) de la journée de 24 heures. La moyenne du temps de port pour les jours valides était de 12,3 heures pour les enfants de 5 ans, et de 13,6 heures pour les enfants de 6 à 17 ans.

Le taux de réponse global pour le questionnaire à domicile, la visite au CEM et le retour d’un accéléromètre comportant suffisamment de jours valides a été de 40,7 % pour les cycles 2 et 3 combinés. Pour corriger le biais potentiel du faible taux de réponse à la portion de l’enquête sur l’accéléromètre et le biais introduit par les différences entre les participants avec et sans données valides, Statistique Canada a généré des poids de sondage distincts pour le sous-échantillon de l’accéléromètreNote 17. Les détails à propos de la combinaison des cycles de l’ECMS et de la collecte et du traitement des données de l’accéléromètre sont publiés ailleursNote 17Note 18Note 22.

L’âge du participant était déterminé au moment de l’interview à domicile. Aux fins de cohérence avec les directives précédentes sur l’activité physique et les comportements sédentairesNote 24Note 25 et les analyses de l’ECMS antérieuresNote 26, les participants ont été regroupés selon qu’ils étaient des enfants (5 à 11 ans) ou des jeunes (12 à 17 ans).

Respect des Directives sur 24 heures

Les Directives présentent des recommandations générales liées à l’APMV, à l’activité physique de faible intensité, aux comportements sédentaires et au sommeil pour une journée de 24 heures, ainsi que des recommandations précises sur le temps quotidien consacré à l’APMV (au moins 60 minutes), au temps de loisir passé devant un écran (pas plus de 2 heures) et au sommeil ininterrompu (de 9 à 11 heures pour les enfants âgés de 5 à 13 ans et de 8 à 10 heures pour les jeunes âgés de 14 à 17 ans). On considère que les individus ont satisfait aux Directives si, en moyenne, au cours d’une semaine, ils avaient suivi les trois recommandations de temps précisesNote 14.

Activité physique

Les renseignements sur l’activité physique étaient tirés des données de l’accéléromètre. Le nombre de minutes d’APMV de chaque journée valide était additionné et l’on a établi une moyenne des totaux quotidiens.

Sommeil

La durée du sommeil était déclarée par le parent (pour les enfants de 5 à 11 ans) ou autodéclarée (pour les jeunes de 12 à 17 ans). La moyenne quotidienne d’heures de sommeil était déterminée à l’aide de la question suivante : « Combien d’heures dormez-vous généralement au cours d’une période de 24 heures, en excluant le temps consacré au repos? » Les réponses ont été arrondies à la demi-heure près par l’intervieweur. Les participants ont été classés comme suivant les recommandations si la quantité d’heures se situait dans la fourchette appropriée à leur groupe d’âge.

Temps passé devant un écran

Le temps passé devant un écran a été estimé séparément pour les enfants âgés de 5 à 11 ans et les jeunes âgés de 12 à 17 ans. Pour les enfants, on a demandé au parent ou tuteur combien d’heures par jour, en moyenne, l’enfant passait : 1) à regarder la télévision ou des vidéos ou à jouer à des jeux vidéo; 2) à l’ordinateur. Les catégories de réponse étaient différentes entre le cycle 2 (aucune, moins de 1, de 1 à 2, de 3 à 4, de 5 à 6, 7 ou plus) et le cycle 3 (aucune, moins de 1, de 1 à moins de 3, de 3 à moins de 5, de 5 à moins de 7, 7 ou plus). Pour le cycle 2, la moyenne quotidienne du temps passé devant l’écran était obtenue à l’aide du point médian de la catégorie de réponse (0, 0,5, 1,5, 3,5, 5,5, 7). Pour assurer la cohérence, les mêmes valeurs ont été attribuées à chacune des catégories respectives du cycle 3. Les réponses aux deux questions ont été additionnées pour déterminer la moyenne quotidienne du temps passé devant un écran.

On a demandé aux jeunes âgés de 12 à 17 ans combien de temps ils avaient passé pendant une semaine typique au cours des trois derniers mois : 1) à l’ordinateur; 2) à jouer à des jeux vidéo; 3) à regarder la télévision, des DVD ou des vidéos. Les réponses ont été additionnées pour toutes les questions, et la moyenne quotidienne de temps passé devant un écran a été calculée. Les questions sur les jeux vidéo étaient différentes d’un cycle à l’autre. Le cycle 2 posait une seule question, tandis que le cycle 3 posait des questions distinctes à propos des jeux vidéo actifs et des autres jeux vidéo. Les heures de jeux vidéo actifs ont été exclues de l’estimation du temps passé devant un écran pour les participants du cycle 3. Les participants ont été catégorisés comme suivant la recommandation sur le temps passé devant un écran s’ils avaient déclaré « pas plus de 2 heures par jour ».

Analyses statistiques

Toutes les analyses ont été effectuées avec la version 5.1 SAS/ENTERPRISE GUIDE (Institut SAS, Cary, Caroline du Nord). Les poids de sondage des accéléromètres des cycles 2 et 3 combinés ont été utilisés afin d’assurer que les résultats étaient représentatifs de la population canadienne âgée de 5 à 17 ans.

Des statistiques descriptives ont été utilisées pour examiner la moyenne quotidienne d’APMV, de temps passé devant un écran et de durée du sommeil, ainsi que le pourcentage de participants qui suivaient les recommandations pour chaque comportement à l’égard des mouvements séparément et pour tous les regroupements possibles.

Les résultats sont présentés pour l’ensemble de l’échantillon et selon le groupe d’âge et le sexe. Une procédure surveyreg a été utilisée pour tester la signification des différences de moyenne quotidienne d’heures de comportement. Le test khi carré de Rao-Scott a été utilisé pour tester les différences entre les groupes au chapitre du pourcentage de participants suivant chaque recommandation et combinaison de recommandations. La signification statistique a été fixée à une valeur p de 0,05.

Les intervalles de confiance de 95 % et les coefficients de variation ont été obtenus à l’aide de la méthode de rééchantillonnage bootstrap pour tenir compte du concept d’échantillonnage complexe de l’ECMSNote 18Note 27.

Résultats

Comparativement aux jeunes âgés de 12 à 17 ans, les enfants âgés de 5 à 11 ans présentaient des moyennes considérablement plus élevées pour l’APMV (61,3 minutes comparativement à 46,3 minutes par jour), moins élevées pour le temps passé devant un écran (2,3 heures comparativement à 3,8 heures) et plus élevées pour le sommeil (9,6 heures comparativement à 8,3 heures) (tableau 1). Les garçons consacraient plus de temps à l’APMV (60,1 minutes comparativement à 47,1 minutes) et passaient plus de temps devant un écran (3,3 heures comparativement à 2,8 heures) que les filles. La durée moyenne du sommeil n’était pas différente d’un sexe à l’autre, pour aucun des deux groupes d’âge.

Environ un tiers (36,0 %) des enfants et des jeunes suivaient la recommandation précise à propos des heures d’APMV, près de la moitié (49,3 %) suivaient la recommandation à propos du temps passé devant un écran et les trois quarts (75,3 %) suivaient la recommandation à propos du sommeil (tableau 2). Les enfants âgés de 5 à 11 ans étaient plus susceptibles que les jeunes âgés de 12 à 17 ans de suivre les recommandations pour l’APMV (47,6 % comparativement à 24,4 %), le temps passé devant un écran (70,6 % comparativement à 28,1 %) et le sommeil (82,6 % comparativement à 68,1 %).

Le pourcentage de garçons qui suivaient la recommandation pour l’APMV était presque le double de celui des filles : 46,8 % par rapport à 24,6 %. Les différences entre les garçons et les filles étaient considérables de 5 à 11 ans (59,6 % par rapport à 35,0 %) et de 12 à 17 ans (34,1 % par rapport à 14,1 %) pour l’APMV. Parmi les jeunes (mais pas les enfants), le pourcentagede filles qui suivaient la recommandation à propos du temps passé devant un écran était plus élevé que le pourcentage de garçons : 32,8 % par rapport à 23,6 %. Les différences de pourcentages des participants qui suivaient la recommandation sur le sommeil étaient non négligeables.

Dans l’ensemble, 17,5 % des enfants et des jeunes suivaient les trois recommandations (tableau 3). Le pourcentage était considérablement plus élevé pour le groupe des 5 à 11 ans (29,6 %) que celui des 12 à 17 ans (5,5 %). Cette différence entre les groupes d’âge était évidente parmi les garçons (37,3 % par rapport à 8,7 %) et parmi les filles (21,6 % par rapport à 2,0 %). Plus d’un cinquième (22,9 %) des garçons suivaient les trois recommandations, comparativement à 11,8 % des filles.

Un peu plus de 1 enfant et jeune sur 10 (10,7 %) ne suivait aucune des recommandations; plus de la moitié (53,8 %) en suivaient au moins deux. Près de la moitié des enfants âgés de 5 à 11 ans (45,8 %) suivait deux recommandations; le pourcentage était plus faible (26,8 %) pour les jeunes âgés de 12 à 17 ans.

Discussion

La recommandation des Directives sur 24 heures relative à l’APMV est identique à celle des directives précédentes24; la méthodologie utilisée pour déterminer la conformité est différenteNote 14.Un seuil de 60 minutes d’APMV pendant au moins 6 jours par semaine a toujours été utilisé auparavantNote 26. En revanche, les Directives utilisent une moyenne quotidienne d’APMV, qui permet une variabilité normale d’une journée à l’autre et assure une cohérence de l’approche pour chaque comportement en matière de mouvementNote 2Note 14.Par conséquent, le pourcentage d’enfants et de jeunes qui ont été déclarés comme suivant la recommandation dans cette étude (36,0 %) n’est pas directement comparable aux estimations précédentes fondées sur les données de l’ECMS (9,3 %)Note 28. Cependant, les minutes d’APMV par jour et les tendances selon l’âge et le sexe sont comparables aux rapports antérieursNote 29.

Auparavant, le Canada n’avait aucune directive pour le sommeil; un consensus dégagé par des expertsNote 30était utilisé pour produire des rapports de surveillanceNote 28.Les seuils différaient légèrement de ceux des Directives pour les enfants de 5 ans (de 10 à 13 heures au lieu de 9 à 11 heures par jour), mais les pourcentages d’enfants et de jeunes qui obtenaient un sommeil adéquat étaient similaires : 75,3 % dans la présente étude, comparativement à 74,6 % selon l’ECMS de 2012 à 2013Note 28.

La recommandation sur le temps passé devant un écran dans les Directives est identique à celle des directives canadiennes précédentesNote 25. Les résultats de la présente étude correspondent à ceux qui ont été présentés précédemmentNote 28.

Forces et limites

Malgré les limites liées à la capacité des accéléromètres d’enregistrer l’APMV pendant certaines activités (telles que le vélo et les exercices du tronc supérieur) et pour les activités au cours desquelles l’appareil n’est pas porté (comme la natation), les données sont jugées plus robustes que l’autodéclaration.

Les données autodéclarées (ou déclarées par un parent) ont été utilisées pour le temps passé devant un écran et les heures de sommeil. Même s’il fait l’objet d’une désirabilité sociale et d’un biais de rappel, le temps autodéclaré passé devant un écran comporte une fiabilité et une validité acceptables dans le cas des enfantsNote 31.

Les différences de catégories de réponse entre les cycles 2 et 3 pour les questions sur le temps passé devant un écran pour les enfants de 6 à 11 ans ont inséré une imprécision quant à l’estimation de la conformité aux recommandations. Néanmoins, les répartitions des réponses dans chaque catégorie des deux cycles étaient similaires; il est donc peu probable que la prévalence ait changé considérablement entre les cycles. Par conséquent, l’utilisation des mêmes valeurs pour des catégories de réponse similaires (dans ce cas, les points médians du cycle 2) a été jugée appropriée. L’ajout d’une question à propos des jeux vidéo actifs dans le cycle 3, mais pas dans le cycle 2, a soulevé des questions à propos de la comparabilité des cycles. L’exclusion du temps passé à jouer à des jeux vidéo actifs, même si elle était possible uniquement dans le cycle 3, était justifiable, compte tenu de la preuve que les jeux vidéo actifs ne sont pas sédentairesNote 32.

Des mesures objectives du sommeil ou des questions supplémentaires sur la qualité du sommeil permettraient peut-être de mieux déterminer si le sommeil est « ininterrompu ». Cependant, aucune de ces options n’était disponible dans l’ECMS au moment de l’analyse.

Conclusion

Les taux de conformité aux recommandations des Directives sur 24 heures sont utiles en vue d’élaborer des politiques, des programmes et des interventions en matière de santé publique. Les pourcentages d’enfants et de jeunes canadiens qui suivaient les Directives étaient faibles; moins de 1 enfant sur 3 et moins de 1 jeune sur 20 suivaient les trois recommandations qui ont des seuils établis.

Références
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