Résumé

Contexte

Les chercheurs ont observé une association entre l’exposition à long terme à la pollution de l’air ambiant et des effets néfastes pour la fonction pulmonaire chez les enfants. Toutefois, rares sont les études ayant porté sur la fonction pulmonaire par rapport aux émissions industrielles de polluants atmosphériques.

Données et méthodes

La présente étude transversale est fondée sur les données de spirométrie recueillies auprès de 2 833 enfants et jeunes de 6 à 18 ans ayant participé à l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, de 2007 à 2011. La somme pondérée des émissions atmosphériques industrielles d’oxydes d’azote (NOx) et de matières particulaires fines (PM2.5) produites dans un rayon de 25 kilomètres de la résidence des participants a été calculée à partir des données de l’Inventaire national des rejets de polluants. On a procédé à une régression linéaire multivariée afin d’examiner la relation entre les émissions de NOx et de PM2.5 et la capacité vitale forcée (CVF), le volume expiratoire maximal seconde (VEMS) et le ratio VEMS/CVF.

Résultats

Il n’y avait pas d’association significative entre les émissions atmosphériques industrielles de NOx et la fonction pulmonaire chez les garçons ou les filles. Chez les garçons, il existait une association négative entre les émissions de PM2.5 et le VEMS ainsi que le ratio VEMS/CVF, mais pas avec la CVF. Les émissions de PM2.5 n’étaient pas liées de façon significative à la fonction pulmonaire chez les filles.

Interprétation

Les associations dégagées entre la fonction pulmonaire et les émissions industrielles de PM2.5 chez les garçons s’accordent avec l’obstruction des voies respiratoires. D’autres recherches s’imposent pour examiner plus à fond les différences observées selon le sexe.

Mots-clés

Pollution de l’air ambiant, matières particulaires, dioxyde d’azote, Inventaire national des rejets de polluants, pollution de l’air extérieur.

Résultats

La fonction pulmonaire constitue une mesure objective de la santé respiratoire, de même qu’un prédicteur de la morbidité et de la mortalité associées à des causes cardiorespiratoires. Certains chercheurs ont conclu à une association entre l’exposition à long terme à la pollution de l’air ambiant et des effets néfastes sur la fonction pulmonaire des enfants. Les polluants en question comprennent entre autres le dioxyde d’azote (NO2) et les matières particulaires fines (dont le diamètre est inférieur à 25 micromètres) (PM2.5). [Texte intégral]

Auteurs

Suzy L. Wong (suzy.wong@canada.ca) travaille à la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada. Allan L. Coates travaille à l’Hospital for Sick Children et Teresa To, à l’Hospital for Sick Children et à l’Université de Toronto.

Début de l'encadré

 

Ce que l’on sait déjà sur le sujet

  • On a établi une association entre l’exposition à long terme à la pollution de l’air ambiant, notamment les matières particulaires fines et le dioxyde d’azote, et des effets néfastes pour la fonction pulmonaire des enfants.
  • Les études ayant porté sur la fonction pulmonaire par rapport aux émissions industrielles de polluants atmosphériques sont peu nombreuses.

Ce qu’apporte l’étude

  • Les données concernant les émissions atmosphériques industrielles proviennent de l’Inventaire national des rejets de polluants, qui est l’inventaire légiféré du Canada, accessible au public, des polluants rejetés.
  • Chez les enfants et les jeunes de 6 à 18 ans de sexe masculin, on observe une association significative entre les émissions atmosphériques industrielles de matières particulaires fines et la fonction pulmonaire; chez les filles, aucune association n’est apparente.

Fin de l'encadré

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