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Contexte

Les contraceptifs oraux sont offerts sur le marché depuis plus de 50 ans au Canada. Ils représentent la méthode la plus couramment utilisée de contraception réversible. Au fil de l’évolution des contraceptifs oraux, les concentrations d’œstrogène ont diminué, de nouveaux progestatifs ont vu le jour et les schémas posologiques ont changé. Cependant, il n’y a pas beaucoup de données détaillées sur l’utilisation des contraceptifs oraux par les Canadiennes.

Méthodes

Les données de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) de Statistique Canada menée de 2007 à 2009 et de 2009 à 2011 ont servi à évaluer la prévalence de l’utilisation des contraceptifs oraux, selon certaines caractéristiques sociodémographiques, certains facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, la dose d’œstrogène et le type de progestatif. On a eu recours à la régression logistique pour modéliser les liens entre l’utilisation des contraceptifs oraux et les facteurs sociodémographiques.

Résultats

Environ 1,3 million (16 %) de femmes de 15 à 49 ans ont déclaré avoir utilisé un contraceptif oral le mois ayant précédé l’enquête. La prévalence de l’utilisation des contraceptifs oraux diminuait avec l’âge, 30 % des 15 à 19 ans en prenant, contre 3 % des 40 à 49 ans. Les utilisatrices étaient significativement plus susceptibles que les non-utilisatrices d’être nullipares, sexuellement actives et nées au Canada, et chez le groupe des 35 à 49 ans, elles étaient moins susceptibles d’afficher un ou plusieurs facteurs de risque de maladie cardiovasculaire. La presque totalité des utilisatrices (99 %) prenaient une préparation d’éthinylestradiol et d’un progestatif. Les deux tiers d’entre elles prenaient une pilule contenant 30 microgrammes (mcg) d’éthinylestradiol ou plus. Les femmes de 15 à 24 ans étaient plus susceptibles que celles de 35 à 49 ans de prendre une pilule à dose plus faible d’éthinylestradiol (moins de 30 mcg).

Interprétation

Un pourcentage substantiel de femmes canadiennes en âge de procréer, les moins âgées en particulier, utilisaient des contraceptifs oraux, dont l’usage variait selon des caractéristiques sociodémographiques et certains facteurs de risque d’évènement cardiovasculaire. La majorité des utilisatrices prenaient une pilule contenant 30 mcg d’éthinylestradiol ou plus.

Mots-clés

Contraception, œstrogènes, prévention de la grossesse, progestatif, santé reproductive.

Résultats

La commercialisation des contraceptifs oraux (CO) au Canada remonte à plus de 50 ans. Il s'agit de la méthode la plus couramment utilisée de contraception réversible, ainsi que de médicaments comptant parmi les plus consommés par les Canadiennes, les trois quarts d'entre elles ayant pris la pilule à un moment quelconque. Il existe deux catégories de pilules contraceptives : celles contenant un œstrogène et un progestatif et celles contenant un progestatif uniquement.[Texte intégral]

Auteures

Michelle Rotermann (Michelle.Rotermann@statcan.gc.ca) travaille à la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario), Sheila Dunn, au Département de médecine familiale et communautaire de l’Université de Toronto, Toronto (Ontario) et Amanda Black, au Département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université d’Ottawa, Ottawa (Ontario).

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Les contraceptifs oraux constituent la méthode de contraception réversible la plus couramment utilisée.
  • Au cours de l’évolution des contraceptifs oraux, les doses d’œstrogènes ont diminué, on a conçu de nouveaux progestatifs et les schémas posologiques ont changé. Malgré l’accès généralisé aux contraceptifs oraux au Canada, les données détaillées concernant leur utilisation font défaut.

Ce qu'apporte l'étude

  • Environ 1,3 million (16 %) de femmes de 15 à 49 ans ont déclaré avoir utilisé un contraceptif oral au cours du mois ayant précédé l’enquête.
  • Le recours aux contraceptifs oraux diminuait de façon marquée avec l’âge, passant de 30 % chez les 15 à 19 ans à 3 % chez les 40 à 49 ans.
  • Les utilisatrices de contraceptifs oraux étaient significativement plus susceptibles que les non�utilisatrices d’être sexuellement actives, nées au Canada et nullipares.
  • Chez les 35 à 49 ans, les utilisatrices étaient moins susceptibles que les non�utilisatrices de présenter un ou plusieurs facteurs de risque de maladie cardiovasculaire.
  • Presque toutes les utilisatrices (99 %) de contraceptifs oraux prenaient une formule combinée d’éthinylestradiol et d’un progestatif.
  • Les femmes de 15 à 24 ans étaient plus susceptibles que celles de 35 à 49 ans d’utiliser une formule à faible dose d’éthinylestradiol (moins de 30 mcg).
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