Résumé

Passer au texte

Contexte
Mots-clés
Résultats
Auteurs
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude

Début du texte

Contexte

Les conséquences à long terme sur la santé des mauvais traitements physiques durant l’enfance sont souvent étudiées au moyen de données rétrospectives autodéclarées par les adultes. La présente étude évalue la qualité d’une question sur les mauvais traitements physiques durant l’enfance posée dans l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP).

Données et méthodes

Tous les participants à l’ENSP âgés de 18 ans et plus (n = 15 027) ont été appelés à répondre à une question concernant les mauvais traitements physiques durant l’enfance aux cycles 1 (1994-1995), 7 (2006-2007) et 8 (2008-2009). On a évalué la fiabilité de cette question sur ces périodes. On a examiné les associations entre les modèles de réponse à la question sur les mauvais traitements et les problèmes de santé liés aux mauvais traitements physiques durant l’enfance.

Résultats

Dans tous les cycles de l’ENSP, très peu de participants à l’enquête ont refusé de répondre à la question sur les mauvais traitements physiques durant l’enfance ou ont répondu « Ne sais pas ». La fiabilité, mesurée au moyen du test de concordance kappa de Cohen, était « forte » pour l’intervalle de deux ans entre les cycles 7 et 8, et « modérée » pour les intervalles de 12 et 14 ans par rapport au cycle 1. Les estimations kappa étaient similaires lorsqu’elles étaient examinées selon divers facteurs démographiques. Comparativement à ceux niant uniformément avoir subi des mauvais traitements physiques durant l’enfance, les participants à l’enquête qui ont uniformément affirmé avoir subi des mauvais traitements physiques durant l’enfance et ceux qui ont fourni des réponses non uniformes affichaient des cotes plus élevées exprimant le risque de dépression, d’état de santé autoévalué passable ou mauvais, d’incapacité, de migraine et de maladie cardiaque.

Interprétation

Même si elle comporte certaines limites, la question de l’ENSP sur les mauvais traitements physiques durant l’enfance permet aux chercheurs d’examiner les conséquences à long terme des mauvais traitements sur la santé.

Mots-clés

Mauvais traitements à l’égard des enfants, maltraitance des enfants, fiabilité, remémoration rétrospective, validité.

Résultats

Bon nombre d'études ont documenté les associations entre les mauvais traitements physiques durant l'enfance et les troubles mentaux et physiques subséquents. La mesure des mauvais traitements dans ces analyses est habituellement fondée sur des déclarations rétrospectives d'adultes. Afin de mieux interpréter les études qui relient les mauvais traitements physiques durant l'enfance aux problèmes de santé plus tard dans la vie, il est important de comprendre la validité et la fiabilité de ces mesures. [Texte intégral]

Auteurs

Margot Shields est une chercheuse indépendante. Wendy Hovdestad (wendy.hovdestad@phac-aspc.gc.ca) et Lil Tonmyr (lil.tonmyr@phac-aspc.gc.ca) travaillent à l’Agence de la santé publique du Canada.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Les déclarations rétrospectives sur les mauvais traitements physiques subis durant l’enfance comportent une erreur de mesure marquée et un taux important de faux négatifs.
  • Les fausses déclarations positives sur les mauvais traitements physiques subis durant l’enfance sont rares.
  • Les questions rétrospectives qui mettent l’accent sur les mauvais traitements liés à un comportement ont une plus grande validité et sont plus fiables que les questions générales comportant des réponses subjectives.

Ce qu'apporte l'étude

  • Selon les données de l’Enquête nationale sur la santé de la population, la fiabilité de la question sur les mauvais traitements physiques subis durant l’enfance s’est avérée « forte » après avoir été examinée sur un intervalle de deux ans et « modérée » dans le cas des intervalles de 12 et 14 ans.
  • Il n’y avait pas de lien entre les déclarations non uniformes sur les mauvais traitements physiques subis durant l’enfance et les variables démographiques.
  • Comparativement aux personnes ayant uniformément nié avoir subi des mauvais traitements physiques durant l’enfance, celles ayant uniformément répondu en avoir subis et celles dont les réponses étaient non uniformes affichaient des cotes plus élevées exprimant le risque de dépression, d’état de santé autoévalué passable ou mauvais, d’incapacité, de migraine et de maladie cardiaque.
Date de modification :