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Contexte

La présente étude vise à quantifier les différences dans l’espérance de vie entre les résidents de l’Inuit Nunangat et la population du reste du Canada; à estimer la contribution de causes particulières de décès aux différences; et à examiner ces différences au fil du temps, selon le sexe et le groupe d’âge.

Méthodologie

On a utilisé une approche géographique pour décomposer les différences dans l’espérance de vie entre les résidents de l’Inuit Nunangat et les personnes vivant à l’extérieur de cette région géographique. On a calculé les différences dans l’espérance de vie selon la cause, le sexe et le groupe d’âge, au moyen de la méthode discrète de décomposition, et on les a appliquées aux tables de mortalité abrégées. Les causes de décès ont été classées selon les catégories de la charge mondiale de morbidité. Des causes de décès attribuables ont été calculées pour les causes traitables par une intervention médicale et pour les maladies liées au tabagisme.

Résultats

Ce sont les traumatismes qui ont contribué le plus aux différences dans l’espérance de vie entre les hommes de l’Inuit Nunangat et ceux du reste du Canada, et plus particulièrement les traumatismes auto-infligés chez les 15 à 24 ans. Dans le cas des femmes, ce sont les néoplasmes malins et les maladies respiratoires chez les 65 à 79 ans qui ont contribué le plus.

Interprétation

L’écart dans l’espérance de vie entre les résidents de l’Inuit Nunangat et ceux du reste du Canada peut être attribué à des groupes particuliers de causes correspondant à des fourchettes d’âge particulières.

Mots-clés

Autochtone, cause de décès, taux de décès, indigène, longévité, mortalité.

Résultats

L’espérance de vie au Canada a augmenté de façon constante au cours des dernières décennies et figure parmi les plus élevées au monde. Toutefois, les augmentations de la longévité et les baisses de la mortalité ne sont pas égales pour tous les groupes de population ou régions. De façon plus particulière, les taux de mortalité dans les régions à fort pourcentage d’Autochtones sont plus élevés pour une gamme de maladies et de traumatismes. [Texte intégral]

Auteur

Paul A. Peters (1-613-951-0616; paul.a.peters@statcan.gc.ca) travaille à la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0T6.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • L’espérance de vie au Canada a augmenté de façon constante au cours des dernières décennies et figure parmi la plus élevée au monde.
  • Les augmentations de la longévité et les baisses de la mortalité ne sont pas égales pour tous les groupes de population ou régions.
  • L’espérance de vie des résidents de l’Inuit Nunangat a toujours été plus faible que celle estimée pour la population du reste du Canada, tandis que la mortalité et la morbidité sont plus élevées.

Ce qu'apporte l'étude

  • Les différences dans l’espérance de vie entre les résidents de l’Inuit Nunangat et la population du reste du Canada peuvent être attribuées à des causes particulières qui se produisent à l’intérieur de fourchettes d’âge définies.
  • Dans le cas des hommes, les traumatismes auto-infligés sont ceux qui contribuent le plus aux différences dans l’espérance de vie, principalement de 15 à 24 ans.
  • Dans le cas des femmes, les cancers et les maladies respiratoires sont ceux qui contribuent le plus aux différences dans l’espérance de vie, de 65 à 79 ans.
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