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Ce que l’on sait déjà sur le sujet
Ce qu’apporte l’étude

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Contexte

La chlamydia, causée par Chlamydia trachomatis, et l’herpès génital, causé par le virus de l’herpès simplex de type 2 (VHS-2), sont des infections transmises sexuellement qui sont courantes. Leur prévalence a été estimée dans certaines populations, mais on n’en connaît pas la prévalence globale au Canada.

Données et méthodes

Les données proviennent de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2009 à 2011. Des renseignements sur les caractéristiques sociodémographiques, la santé et le mode de vie ont été obtenus au moyen d’un questionnaire du ménage; des échantillons de sang et d’urine recueillis dans un centre d’examen mobile ont été utilisés pour déterminer la présence de Chlamydia trachomatis et du virus de l’herpès simplex de type 2 chez les personnes âgées de 14 à 59 ans.

Résultats

Selon les estimations, les proportions de Canadiens qui ont obtenu un résultat positif pour le virus de l’herpès simplex de type 2 et pour la chlamydia, respectivement, s’établissent à 13,6 % (2,9 millions) et 0,7 % (158 000). Le VHS-2 touche un pourcentage plus élevé de femmes que d’hommes, et davantage de personnes âgées de 35 à 59 ans que de personnes âgées de 15 à 34 ans. Aucune différence significative dans la prévalence du VHS-2 n’a été observée selon l’état matrimonial, le revenu du ménage, la scolarité ou l’origine raciale. À peu près toutes les personnes chez qui les tests en laboratoire ont confirmé la présence de la chlamydia ou du VHS-2 ignoraient qu’elles étaient infectées.

Interprétation

Cette étude est la première au Canada à faire état de la prévalence confirmée en laboratoire de la chlamydia et du VHS-2 à partir d’un échantillon représentatif de la population nationale. Les résultats laissent penser que la plupart des personnes infectées l’ignorent.

Mots-clés

Déclaration des maladies, enquêtes sur la santé, maladies transmises sexuellement.

Résultats

L’information sur la prévalence des infections transmises sexuellement (ITS) au Canada tend à être limitée : ce ne sont pas toutes les ITS qui sont à déclaration obligatoire. Il peut donc y avoir une sous-déclaration; de plus, en raison d’un biais de sélection, la généralisabilité est limitée. Également, même dans le cas des infections à déclaration obligatoire à l’échelle nationale, les données obtenues dans le cadre de la surveillance courante rendent uniquement compte des cas diagnostiqués et déclarés aux autorités responsables de la santé publique. [Texte intégral]

Auteurs

Michelle Rotermann (michelle.rotermann@statcan.gc.ca; 1-613-951-3166) et Kellie A. Langlois (kellie.langlois@statcan.gc.ca; 1-613-951-3806) travaillent à la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0T6. Alberto Severini et Stephanie Totten travaillent à l’Agence de la santé publique du Canada.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • La chlamydia et le virus de l’herpès simplex de type 2 (VHS-2) peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques graves, à la fois dans l’immédiat et à long terme.
  • Au Canada, l’information sur la prévalence de la chlamydia et du VHS-2 est fondée sur des données recueillies lors de tests de dépistage volontaire ou à la suite d’activités de dépistage visant des populations à haut risque, ou encore sur des données administratives des services de santé ou des données de laboratoire.

Ce qu'apporte l'étude

  • Se fondant sur les résultats d’analyses d’échantillons d’urine et de sang dans le cadre de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé de 2009 à 2011, la présente étude fait état d’estimations de la prévalence de la chlamydia et du VHS-2 qui sont représentatives à l’échelle nationale.
  • On estime à 13,6 % (2,9 millions) et à 0,7 % (158 000), respectivement, les proportions de Canadiens âgés de 14 à 59 ans dont les tests ont été positifs pour le VHS-2 et pour la chlamydia.
  • Presque toutes les personnes chez lesquelles la présence du virus de l’herpès simplex de type 2 a été confirmée en laboratoire et toutes celles chez lesquelles la présence de la chlamydia a été confirmée en laboratoire ne savaient pas qu’elles étaient infectées.