Résumé

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.








Contexte
Mots-clés
Résultats
Auteurs
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude

Contexte

Les données d'enquête et les données administratives provinciales sur la santé constituent les principales sources de données dans le calcul des estimations des consultations d'un omnipraticien pour soins de santé mentale au niveau de la population. Selon des recherches antérieures, les estimations du nombre de consultations d'un professionnel de la santé par personne pour obtenir des soins de santé mentale sont peut-être plus élevées lorsque fondées sur des données autodéclarées que sur les données administratives tirées des enregistrements de remboursement des médecins.

Données et méthodes

Les données autodéclarées tirées de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) : Santé mentale et bien-être (2002) ont été couplées aux dossiers administratifs du régime de soins médicaux (Medical Services Plan) de la Colombie-Britannique. L'échantillon d'analyse se composait de 145 participants à l'ESCC qui, selon les deux sources de données, avaient consulté un omnipraticien au moins une fois au cours des douze derniers mois pour obtenir des soins de santé mentale. Les surdéclarations (nombre de consultations plus élevé selon les données autodéclarées), les sous-déclarations (nombre de consultations moins élevé selon les données autodéclarées) et les déclarations concordantes ont fait l'objet de deux analyses. Dans la première, on a utilisé les codes de diagnostic afin de repérer les consultations liées à la santé mentale dans les données administratives. Dans la seconde, toutes les consultations d'un omnipraticien dans les données administratives ont été considérées comme pouvant être liées à la santé mentale. Les différences reposent sur le nombre médian de consultations.

Résultats

Dans l'analyse effectuée à l'aide de codes de diagnostic pour repérer les consultations liées à la santé mentale, les surdéclarations dépassaient de loin les sous-déclarations (49 % contre 24 %) et la proportion de déclarations concordantes s'établissait à 27 %. Selon un sens plus large de la consultation liée à la santé mentale, la proportion de déclarations concordantes atteignait 51 %. Les surdéclarations étaient courantes chez les personnes atteintes de troubles mentaux.

Interprétation

Le nombre de consultations d'un omnipraticien liées à la santé mentale par personne varie selon qu'il repose sur des données autodéclarées ou administratives. L'écart peut être marqué.

Mots-clés

Bases de données, collecte des données, couplage de dossiers médicaux, enquêtes sur la santé, interprétation des données, services de santé mentale, troubles mentaux.

Résultats

Les omnipraticiens sont les principaux fournisseurs de soins de santé mentale pour la plupart des Canadiens. L'information sur le nombre de consultations liées à la santé mentale qui ont lieu avec les omnipraticiens est utilisée à différentes fins, par exemple pour évaluer le respect des lignes directrices sur le suivi des soins. Les principales sources de données personnelles sur les consultations pour soins de santé mentale primaires sont les enquêtes, en particulier l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) : Santé mentale et bien-être (2002, cycle 1.2), ainsi que les dossiers administratifs provinciaux sur la santé, qui sont désormais utilisés par l'Agence de la santé publique du Canada aux fins de la surveillance nationale des cas de santé mentale « traités ». Cela dit, deux études antérieures ont montré que, par rapport aux données administratives provinciales, les données d'enquête produisent des estimations intra-individuelles plus élevées du nombre de consultations sur l'état de santé mentale.. [Texte intégral]

Auteurs

JoAnne L. Palin (1-250-816-5050; joanne.ubc@gmail.com), Mieke Koehoorn et Clyde Hertzman travaillent à l'École de la santé de la population et de la santé publique de l'Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver (Colombie-Britannique) V6T 1Z3, et Elliot M. Goldner, au Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction de l'Université Simon Fraser, également à Vancouver.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

Les principales sources de données sur le nombre de consultations pour soins de santé mentale que donnent les omnipraticiens sont les enquêtes (données autodéclarées) et les enregistrements de remboursement des médecins dans les bases de données administratives provinciales.

Le nombre autodéclaré de consultations pour soins de santé mentale par personne est plus élevé lorsque fondé sur des données d'enquête que sur les dossiers administratifs provinciaux.

Ce qu'apporte l'étude

Le nombre autodéclaré de consultations d'un omnipraticien pour soins de santé mentale a tendance à être supérieur à celui établi à partir de données administratives fondées sur des codes de diagnostic de trouble mental, en particulier chez les personnes à qui on a diagnostiqué un épisode dépressif majeur ou un trouble anxieux.

Même en élargissant le sens d'une « consultation » dans les dossiers administratifs de manière à inclure toutes les consultations avec un omnipraticien, on n'obtient concordance entre les deux sources de données que pour la moitié de l'échantillon.