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Contexte
Mots-clés
Résultats
Auteurs
En quoi cette étude est-elle importante?
Ce que l'on sait déjà sur le sujet?
Ce qu'apporte l'étude

Contexte

Comparativement aux autres Canadiens, les Autochtones assument un fardeau lié à la maladie disproportionné. Toutefois, il existe peu de données sur la mortalité chez les Métis et les Indiens non inscrits.

Méthodes

La présente étude permet de calculer les années potentielles de vie perdues avant l'âge de 75 ans (APVP) chez les personnes de 25 à 74 ans, pour la mortalité toutes causes confondues et la mortalité par cause, et examine l'effet des facteurs socioéconomiques sur la mortalité prématurée. On a calculé les taux d'APVP par âge et normalisés selon l'âge pour 11 600 Métis, 5 400 Indiens non inscrits et 2 475 700 adultes non autochtones sur la base du nombre d'années-personnes à risque jusqu'à l'âge de 75 ans.

Résultats

Les Métis et les Indiens non inscrits risquaient environ deux fois plus de mourir avant l'âge de 75 ans que les adultes non autochtones. Même si le pourcentage d'APVP le plus important était attribuable aux maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires et le cancer, les inégalités relatives et absolues étaient les plus importantes pour les blessures. Les facteurs socioéconomiques, comme le revenu, la scolarité et l'emploi, expliquent une part substantielle des disparités de mortalité prématurée.

Interprétation

Les résultats font ressortir les pertes d'années potentielles de vie attribuables aux maladies chroniques, ainsi que l'importance possible des programmes de prévention des blessures à l'intention des Métis et des Indiens non inscrits.

Mots-clés

Autochtone, cause de décès, taux de mortalité, Premières nations, espérance de vie, longévité, mortalité.

Résultats

Par suite d'un ensemble complexe de circonstances sociales, économiques et environnementales, les Autochtones assument un fardeau lié à la maladie disproportionné comparativement aux autres Canadiens. L'espérance de vie, l'indicateur le plus fondamental de la santé, est considérablement plus courte pour les Indiens inscrits (Premières nations inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens du Canada) et pour les personnes vivant dans les régions peuplées par les Inuits au Canada (dont 80 % sont des Inuits). Toutefois, des défis méthodologiques limitent les données qui sont disponibles sur la mortalité chez les Métis et les Indiens non inscrits. En fait, par rapport à la taille de leur population, ces deux groupes autochtones sont sous-représentés dans la recherche sur la santé en général. [Texte intégral]

Auteurs

Michael Tjepkema (1-613-951-3896; michael.tjepkema@statcan.gc.ca) et Russell Wilkins (1-613-951-5305; russell.wilkins@statcan.gc.ca) travaillent à la Division de l'analyse de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario) K1A 0T6. Sacha Senécal, Éric Guimond et Christopher Penney travaillent à la Direction de la recherche stratégique et de l'analyse d'Affaires indiennes et du Nord Canada, Gatineau (Québec).

En quoi cette étude est elle importante?

  • Il existe relativement peu de données sur la mortalité chez les Métis et les Indiens non inscrits.

Ce que l'on sait déjà sur le sujet?

  • Les taux d'années potentielles de vie perdues sont plus élevés pour les membres des Premières nations inscrits en vertu de la Loi sur les Indiens (Indiens inscrits), les décès dus aux blessures contribuant le plus à cette disparité.

Ce qu'apporte l'étude

  • Chez les Métis et les Indiens non inscrits, les taux d'années potentielles de vie perdues (de 25 à 74 ans) représentaient environ deux fois ceux chez les non-Autochtones.
  • Les inégalités absolues et relatives étaient particulièrement élevées dans le cas des blessures.
  • Des facteurs socioéconomiques, comme le revenu, la scolarité, le logement et l'emploi, expliquent une part substantielle de la mortalité prématurée excédentaire chez les Métis et les Indiens non inscrits.